Michel GBAGBO - Source : Pressinfos

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La liberté de la presse en question dans le procès intenté contre Michel Gbagbo

Côte d’Ivoire : Procès intenté contre Michel Gbagbo et KOACI, la Défense demande la mobilisation de la presse et alerte sur les dangers


Par Koaci.com

Le verdict du procès intenté contre KOACI et le fils de l’ancien Président ivoirien, Michel Gbagbo, poursuivis tous les deux pour divulgation de fausses nouvelles conformément à l’article 173 du code pénal sera connu vendredi prochain après le report de l’audience d’hier, lié à un dysfonctionnement de l’appareil judiciaire comme annoncé par le Procureur Bokro.

La Défense du fils de Laurent Gbagbo et du média indépendant panafricain à travers son propriétaire estime que toute la presse doit se mobiliser pour ce procès la semaine prochaine, parce qu’elle est concernée au même titre que les prévenus.

«La presse est concernée par ce procès, l’article 173 lié au délit de presse du code pénal. Pour moi, un pays démocratique aurait du le supprimer» a déclaré Maitre Rodrigue Dadjé.

Selon l’avocat, cet article rentre en confrontation avec des textes plus nouveaux qui ont établis la loi sur la presse et qui ont établis de nouvelles condamnations et de nouvelles qualifications pénales.

Maitre Dadjé estime que l’implication de toute la presse est fondamentale parce que les journalistes ne seront pas épargnés de poursuite arbitraires.

«On vous dit que toutes les fois que vous allez interroger quelqu’un dont vous allez publier les déclarations, si on estime que ces déclarations sont fausses, même si ce n’est pas vérifié, on vous poursuivra au même titre que Messieurs Laurent Despas et Michel Gbagbo. C’est extrêmement grave. Je pense que toute la presse doit être concernée» s’est justifié Maitre Rodrigue Dadjé.

L’avocat souhaite la mobilisation de la presse ivoirienne afin d’éviter qu’une décision soit rendue le vendredi 30 juin.

«Si une décision est rendue lors de ce procès, elle fera jurisprudence et toutes les fois que vous interrogerez un homme politique, selon qu’il ne soit plus en odeur de sainteté avec le pouvoir, vous serez poursuivis pour des déclarations que vous aurez rapportées, » a souligné Maitre Dadjé.

Les propos de l’avocat seront-ils entendus par la presse comme il l’a souhaité ? Le rendez vous du 30 juin nous situera.

Alors que nous apprenons que des ONG de défense des droits fondamentaux, dont Reporter Sans Frontières (RSF), suivent de près l’affaire, hier, nombreux furent les journalistes qui effectuèrent le déplacement du Tribunal de première instance du Plateau pour assister à la première audience malheureusement reportée pour une semaine.

Dans un respect des règles démocratiques et d’équité qui fondent la philosophie du média indépendant, KOACI est poursuivi pour avoir donné la parole en mai 2016 à un opposant (Michel Gbagbo, ndlr) qui répondait à une déclaration du pouvoir exprimée le 1er mai par président Ouattara et également diffusée sur KOACI.

Pour Alassane Ouattara, il n’existait pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, position que contestait en réponse via KOACI le fils du président Gbagbo. Contradiction qui lui vaut lui aussi d’être poursuivi.

Wassimagnon, Abidjan

In : Koaci.com, 24 juin 2017
(Surtitre de la Rédaction)

 

Michel Gbagbo

Michel Gbagbo

 

 

Michel Gbagbo : le procès pour « divulgation de fausses informations » est reporté

Nous apprenons le report d’une semaine du procès de Michel Gbagbo et Laurent Despas engagé à leur encontre pour divulgation à travers un média – le site d’informations en ligne Koaci.com -, de l’existence de nombreux prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.

Alerte ! Michel Gbagbo convoqué devant le tribunal

Ce vendredi 23 juin 2017, Michel Gbagbo a été convoqué pour 8 h par le Tribunal correctionnel du Plateau (Abidjan).
Laurent Despas, Directeur général du site d’information en ligne Koaci.com, serait également poursuivi pour le même chef d’inculpation, à savoir « Divulgation de fausses informations », suite à une interview publiée en mai 2016 dans laquelle Michel confirmait l’existence de prisonniers politiques et de personnes disparues en Côte d’Ivoire.

Relire l’article du 25/05/2016 sur ce sujet

Aux mains de la DST

La Dst en Côte d’Ivoire « demeure un camp de torture… 20 personnes détenues à la Maca sont aujourd’hui très mal en point »

Interview de Désirée Douati  (Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire)
Par SD, Abidjan

Désirée Douati, la fille de l’ancien ministre de Laurent Gbagbo, Alphonse Douati, dirige depuis 2014, une association qui apporte aide et assistance aux prisonniers d’opinion ainsi qu’à leurs familles respectives. Elle parle dans cette interview du combat de l’Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire (Affdo-Ci).

Deux ans après la création de votre association, quel est votre bilan en termes d’actions en faveur des prisonniers d’opinion ?

Nous ne pouvons étayer les différentes actions que nous avons menées sur le plan diplomatique car la diplomatie est avant tout silencieuse ni les actions menées à l’endroit des détenus eux-mêmes et également des familles car nous leur apportons notre aide dans la discrétion. Cependant nous pensons que notre bilan général est négatif car les arrestations arbitraires continuent et nos parents demeurent toujours des otages.

A combien estimez-vous le nombre de prisonniers que vous défendez et qui sont-ils vraiment ?

Le nombre de détenus en Côte d’Ivoire comme j’ai pour l’habitude de le dire s’accroît de jour en jour. A cette heure précise, nous sommes à près de 300 détenus d’opinion dans les prisons légales et près de 100 à la Dst (Direction de la surveillance du territoire, ndlr) qui demeure un camp de torture. Les détenus sont des ivoiriens civils ou militaires. Ce sont des personnalités publiques mais également des citoyens ordinaires.

Quel est l’état des lieux dans les familles de détenus que vous avez dû visiter au cours de ces derniers mois ?

Les familles sont dans l’ultime détresse car tous les détenus sont de grands malades et tout porte à croire que le gouvernement se réjouit de voir leur santé se dégrader dangereusement. C’est triste, c’est inhumain et c’est pour cette raison que nous continuons de mener des actions certes discrètes afin que tous, sans aucune condition, recouvrent la liberté. Les familles des détenus sont à bout.

Le pouvoir n’est pas d’accord avec vous quand vous parlez de prisonniers politiques ou de prisonniers d’opinion. Comment justifiez-vous de votre côté l’usage de cette terminologie de « prisonniers politiques » ?

Nous considérons comme prisonnier d’opinion toute personne détenue ou restreinte dans sa liberté du fait de ses convictions politiques ou religieuses ou pour toute autre raison de conscience, de son origine ethnique. Aucun pouvoir, aussi dictatorial soit-il, ne peut se réjouir de détenir des personnes pour leurs opinions politiques. Ici, les faits sont concrets et visibles. Seules les personnes proches du Président Laurent Gbagbo sont injustement incarcérées. Seuls les corps habillés qui ont dit ‘’non’’ là où l’on leur demandait de dire ‘’oui’’ sont injustement condamnés comme c’est le cas du Général Dogbo Blé et de son adjoint Abi Jean pour ne citer que ceux-là. Il faut que cette justice de vengeance et de haine gratuite prenne fin car les détenus et leurs familles se meurent de jour en jour.

A la mi-mai, le décès du Mdl Kouatchi a ébranlé l’opinion ivoirienne surtout qu’il est décédé au Chu de Treichville, enchaîné sur son lit. Avez-vous des choses à dire sur les circonstances de ce décès ?

Je tiens avant tout propos à avoir une pensée pour sa famille biologique en particulier pour sa compagne Rose qui était à ses côtés et dont la souffrance est aujourd’hui silencieuse et profonde. J’ai également une pensée pour les détenus car ils sont plus endeuillés que nous. Enfin Je m’incline devant sa dépouille et prie afin que Dieu lui accorde cette paix qui lui a manqué durant 6 ans de détention arbitraire. Le MDL Kouatchi est décédé par la faute des services du Ministère de la Justice et M. Sansan Kambilé actuel Ministre de la Justice en est le 1er responsable car lorsqu’on est à la tête d’un Ministère, on est comptable des manquements graves au sein de ce département. Le MDL Kouatchi est mort par négligence car malade depuis décembre 2016, ce n’est qu’en mai 2017 qu’il a été transféré dans un centre hospitalier à la charge des membres de sa famille biologique et juridique. C’est grave !!!! Naturellement le mal s’était déjà propagé et lorsqu’il arrivait à l’hôpital il était déjà dans le coma. Malgré les soins reçus, il a rendu l’âme au Chu de Treichville. C’est l’occasion pour moi de remercier toutes les organisations de défense des droits au niveau national et international, le fonds de prévoyance militaire qui souhaitait l’évacuer dans une clinique et enfin tout le corps médical des centres hospitaliers universitaires de Yopougon et de Treichville. Nous leur sommes sincèrement reconnaissants.

Ce décès pose le problème des conditions de détention des prisonniers. Avez-vous enquêté pour dresser un rapport sur lesdites conditions ?

Ce décès pose surtout le problème du DROIT à la santé des prisonniers et de façon générale du traitement humain dû à leur égard. Selon le droit pénal international, un détenu a droit à la santé. En Côte d’Ivoire, il s’avère que les personnes détenues pour leurs opinions n’ont droit qu’à la mort. Lorsqu’elles sont malades, l’administration pénitentiaire attend qu’elles soient d’abord invalides avant de les transférer dans un centre hospitalier. Nous prions et implorons toutes les organisations nationales et internationales des droits de l’Homme afin qu’elles se préoccupent des conditions de détention des prisonniers d’opinion qui se meurent en Côte d’Ivoire. Il est bon de signaler que 20 personnes détenues à la Maca sont aujourd’hui très mal en point et en ce moment rien n’est fait pour leur prise en charge.

Plusieurs fois vous avez lancé un appel au gouvernement pour la libération des prisonniers. Depuis la justice va à son rythme et six ans après la fin de la crise postélectorale, ils sont encore nombreux en détention préventive. Comment envisagez-vous d’orienter votre démarche pour leur faire bénéficier de la liberté provisoire ou accélérer les procédures judiciaires contre eux ?

En commençant ce combat, nous étions conscients qu’il serait très long et nous nous sommes préparés en conséquence. Nous ne baisserons jamais les bras tant que nos parents seront emprisonnés et traités comme des animaux. Nous resterons debout jusqu’à ce que nous obtenions leur libération totale ! Le pouvoir en continuant de les détenir arbitrairement prouve à la face du monde que seule la tyrannie règne dans notre pays. Il faut libérer les détenus avant de parler d’émergence car aucun développement ne se construit dans l’oppression. Il faut libérer les détenus car aucune réconciliation n’est envisageable sans une justice équitable et impartiale. Il faut libérer les détenus car détenir des personnes sans raison c’est faire preuve d’un abus de pouvoir. Pour la dignité humaine, libérez nos parents !

In : Moacinter, 9 juin 2017
(Surtitre de la Rédaction)

 

Hubert Oulaye en liberté provisoire

Selon Maître Rodrigue Dadjé, la Chambre d’accusation a accédé le 7 juin 2017 à la demande de mise en liberté provisoire de l’ancien ministre Hubert Oulaye qui avait été arrêté le 4 mai 2015 pour avoir participé à l’organisation du Congrès du Front Populaire Ivoirien à Mama.
Les libérations au compte-gouttes, nous les saluons chaque fois avec joie, mais nous demandons que TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES soient libérés, et libérés sans charges, non à titre provisoire (ce qui constitue une « épée de Damoclès » sur leur tête).

Hubert Oulaye

 

 

 

Alerte, prisonniers en danger à Dimbokro

Mise à jour du 1er juin 2017 :
L’un des 4 prisonniers politiques de Dimbokro, M. Félicien BAWA, a été transféré mercredi 31 mai à la MACA (Abidjan).
(Source : le COFED)


Nos parents de la prison de Dimbokro sont en danger !

Par Le COFED (Collectif des Femmes et des Enfants des Détenus de la crise postélectorale)

« … En effet, depuis hier [le 28 mai 2017] il y a des tirs entre les prisonniers de droit commun c’est à dire les bandits de grands chemins et les gardes pénitenciers.
Et nos parents sont enfermés depuis hier sans nourriture et dans une chaleur atroce.
En plus les gardes pénitenciers veulent procéder a une fouille et tout leur arracher.

Nous sommes inquiets pour le sécurité de nos parents et nous interpellons une fois de plus les organismes de droits des hommes pour gérer cette situation car nos parents aussi ont des droits.
Il faut rappeler qu’ils sont encore 4 prisonniers politiques dans la prison de Dimbokro, il s’agit de :

ADOGONY FRANÇAIS
DAZIRIGNON ANGE ARISTIDE
BAWA FELICIEN
KOUDOU GNANGO JEAN DIDIER »

(Source : COFED, sur Facebook)

Lire aussi :

Par Christine Tibala :

« ALERTE ALERTE A DIMBROKO : PRISONNIERS POLITIQUES EN DANGER DE MORT !
Le Collectif Des Femmes Cofed (Collectif des Femmes et des Enfants de Détenus) lance une alerte sur la situation des 4 prisonniers politiques de DIMBROKO. Dimanche dernier, une mutinerie a éclatée à l’initiative des prisonniers de droit commun. Fortement réprimée, elle a fait 3 morts parmi eux. C’est là que la Direction de l’établissement a décidé de sanctions collectives y compris contre les 4 prisonniers politiques de DIMBROKO. Il s’agit de François ADOGONI (mandat de dépôt 27/07/2012) ; Koudou GNANGO Jean Didier (MD 21/08/2012) ; Serge DAZIRIGNON (MD : 21/09/2012) et Félicien BAWA (MD : 31/12/2013). Depuis dimanche donc, ils ne reçoivent plus ni nourriture, ni électricité, ni même eau et les visites sont suspendues. La responsable du collectif des femmes Cofed, Simone Datte Bennie, a bien essayé de discuter avec la régisseuse de la prison Akissi N’DRI, mais elle refuse de prendre l’appel. Ce mardi 30 mai 2017, elle est partie voir le Directeur de l’Administration Pénitentiaire (Koffi COMOE) mais en vain également.
Leurs familles sont très inquiètes et nous invitent à nous mobiliser de toutes les façons possibles afin de contribuer à leur libération et en attendant à l’amélioration de leurs conditions de détention. »

(Source : Facebook)

 

Nouvelles condamnations politiques de trois militants

Mrs Dano Djedje, Justin Koua et Nestor Dahi ont été condamnés le 26 mai 2017 à 30 mois de prison.

Sébastien Dano Djedje, Vice-Président du Front Populaire Ivoirien, et Justin Koua, Secrétaire Général Adjoint, ont été enlevés le 4 mai 2015 et emprisonnés. Après une hospitalisation de plusieurs mois, M. Dano Djedje fut remis en liberté à la fin de l’année 2015.
Le 7 juillet de la même année, Nestor Dahi qui remplaçait Justin Koua dans ses fonctions de responsable de la Jeunesse du FPI, a été à son tour mis en prison.
Le motif de cette lourde condamnation serait : « Discrédit sur une décision de justice ».

(Source : Presse)

 

 

 

Meurtres en silence dans les prisons ivoiriennes : que fait la « communauté internationale » ?

Déclaration du COJEP
(Mouvement de Soutien au Président Laurent GBAGBO)
sur le DÉCÈS du prisonnier politique : le MDL KOUATCHI ASSIE JEAN

Le 20 mai dernier, le COJEP apprenait avec consternation, dégoût et révolte, le décès à l’hôpital du détenu politique, le MDL de la gendarmerie nationale : KOUATCHI ASSIE JEAN.

Consternation, car la liste des morts parmi les prisonniers pro-Gbagbo ou supposés tels est devenue, hélas, trop longue. Des familles sont endeuillées et le pays perd des valeureux fils du fait de ces emprisonnements à la fois inutiles et inhumains.

Dégoût, car les conditions de la mort du MDL Kouatchi Assie Jean sont dignes des pires régimes fachistes, jugez-en vous même. Le MDL est tombé malade du fait de sa détention prolongée. Détention qui va du 26 mars 2012 à son décès le 20 mai 2017, dans ce que nos traditions, par la bouche du savant Harris Mémêl-Fôté, nomment : « l’anus de la société » (la prison). Malade, le MDL Kouatchi n’a bénéficié que d’un traitement sommaire. Mourant, le MDL Kouatchi a été hospitalisé avec des menottes aux pieds pour l’empêcher, dit-on, de s’évader. Décédé, le corps sans vie du MDL Kouatchi a bénéficié, du retrait des honteuses menottes. C’est le summum du cynisme d’État.

Révolte, car le drame que nous vivons dans notre pays se produit au vu et au su de tous, communauté nationale comme internationale. Ils étaient nombreux, ceux qui à la moindre action sécuritaire du président Laurent GBAGBO, crachaient leur bile sur le pays et son président. Où sont-ils les : Amnesty international, Human Rights Watch, RFI, BBC, France24, la voix de l’Amérique, l’Union Européenne, le FMI, l’ONU, la CPI… ? Où sont ces inspirateurs, initiateurs, soutiens et porte-parole de la rébellion et de la guerre en Côte-d’Ivoire ? Aujourd’hui devant des crimes d’État qui déshumanisent l’homme, ils sont subitement devenus aphones. Oh Honte à eux.

Le COJEP :

  • Exprime toute sa compassion à la famille biologique (la famille Kouatchi) et à la famille professionnelle (la gendarmerie) du MDL Kouatchi Assie Jean dans ce moment terrible qu’elles traversent ;
  • Condamne avec la dernière énergie ce nième meurtre de prisonnier politique issu de la guerre postélectorale de 2011. Être prisonnier sous Ouattara, c’est être déjà condamné à mort. En effet, non content de les avoir torturés, ce régime dictatorial organise leur meurtre. Ainsi jours après jours des personnes dans la fleur de l’âge se voient voler leur force vitale. C’est leur vie que Alassane DRAMANE Ouattara leur vole. Les plus chanceux sortent de ces goulags complètement valétudinaires pour le reste de la vie ; les moins chanceux comme le MDL Kouatchi, en sortent les pieds devant. Pauvre Côte-d’Ivoire ;
  • Accuse le régime dictatorial de Alassane DRAMANE Ouattara de procéder à une épuration ethnique par prisons interposées. Une statistique faite par nos soins révèle que 98% des détenus politiques anonymes sont dans l’ordre ethnique décroissant : les guérés, les Attié, les Bété, les Dida… Le plus frappant c’est une absence quasi-totale de nordiste, et de musulmans. On peut dire que Ouattara emprisonne et assassine les pauvres anonymes, parce qu’ils ne sont ni musulmans, ni du nord donc présumés soutenir le président Laurent GBAGBO.
  • Invite les organisations de défense des droits humains, tant nationales qu’internationales à faire, enfin, leur travail de dénonciation, d’interpellation et de condamnation. L’inexplicable silence actuel fait d’eux des complices du dictateur Alassane Ouattara ;
  • Invite le peuple ivoirien à faire barrage, par tous les moyens légaux, [à] cette autre guerre silencieuse faite à la Côte-d’Ivoire ;
  • S’engage à prendre toute sa place dans cette lutte de libération nationale.

« LORSQUE LA NUIT EST TROP NOIRE, C’EST QUE LE JOUR EST TRÈS PROCHE ».

Fait à Abidjan le 21 mai 2017,
Agenor Youan BI, Le Président National du COJEP

(Source : Presse ; surtitre de la Rédaction)

 

 

La Côte d’Ivoire est incapable de protéger ses prisonniers, qu’elle les libère !

Interview de Toussaint Alain
par Franck Harding M’Bra, pour Le Nouveau Courrier

Prisonniers politiques, mutineries, climat social en Côte d’Ivoire
Toussaint Alain : « Le gouvernement doit assumer ses responsabilités »

On a appris samedi le décès d’un 5ème prisonnier politique de la crise post-électorale de 2011 : le MDL Kouatchi Assie Jean, détenu depuis le 26 mars 2012 à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Comment réagissez-vous à cette autre mauvaise nouvelle ?

Je voudrais commencer par présenter mes condoléances à la famille, aux proches du défunt ainsi qu’à ses codétenus. C’est une grande tragédie pour les siens et une très triste nouvelle pour les mouvements de défense des droits de la personne. Le gouvernement risque de payer le prix politique de ce cinquième décès d’un détenu de la crise post-électorale. Kouatchi Assie Jean est mort prisonnier, enchainé sur son lit d’hôpital. Pendant longtemps, les demandes constantes de soins et d’assistance ont été refusées. En dépit des nombreux appels au secours, toutes les sollicitations sont tombées dans un silence létal de l’administration pénitentiaire. En le privant des soins appropriés alors que ce gendarme souffrait d’un cancer et d’autres infections, les autorités ont commis un crime virtuel, gratuit et prémédité. Je redoute que ce triste dénouement se reproduise à cause de la privation de soins médicaux, la torture et des conditions de détention des 247 autres prisonniers. D’ailleurs 185 détenus attendent toujours d’être jugés. Quand on n’a pas les moyens de juger ou de soigner des gens, on ne les emprisonne pas. Face à ces drames humains, il y a une extrême urgence à agir pour éviter d’autres drames. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et reconnaître enfin la nécessité de décrisper le climat en libérant ces détenus. Je demande à mes concitoyens de multiplier les plaidoyers pour sauver la vie de ces prisonniers de la crise post-électorales. Les enfants de notre pays ne méritent pas de mourir ainsi. Le besoin de justice est incompatible avec le revanchisme. Cette situation ternit l’image de la Côte d’Ivoire.

De nombreux prisonniers croupissent depuis des années dans les prisons du pays, sans jugement. Certains se meurent [à petit] feu. Pensez-vous que le régime Ouattara est disposé à aller à la réconciliation ?

Je n’ai pas sondé les cœurs et les reins du régime Ouattara. Je préfère me fier aux actes, aux signaux qui iraient dans le bon sens. Or, là, je ne vois absolument rien ! Je constate que le gouvernement vit dans un déni de réalité permanent. Dans leurs déclarations publiques, des ministres, et non des moindres, s’évertuent à minimiser ce dossier et même à ignorer carrément l’existence des prisonniers de la crise post-électorale. Le pouvoir ne peut pas indéfiniment garder des personnes en détention sans jugement depuis plusieurs années, en leur coupant illégalement tout accès aux soins de santé. Cela est inacceptable, inhumain. Vous savez qu’on a enregistré la mort d’un cinquième détenu. Un autre est entre la vie et la mort. Il s’agit du sergent Seri Daleba, actuellement interné au CHU de Treichville pour une tumeur à l’oreille. Il l’a déjà été au CHU de Cocody à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Ce prisonnier est placé en détention dans un hôpital mais il ne reçoit pas les traitements adéquats parce qu’il est sans ressources. Je m’interroge sur les droits des détenus en matière de santé. L’État devrait s’assurer que tout prisonnier est détenu dans des conditions qui sont compatibles avec le respect de la dignité humaine. Il lui incombe de prendre en charge ceux que son système judiciaire prive de liberté. Cela est-il acceptable dans ce pays où l’on distribue des milliards à des mutins ? Est-ce ainsi que nous pouvons construire une Nation forte, unie et prospère ? Nous avons le devoir de léguer aux générations futures un pays apaisé, fort de ses valeurs et de sa diversité. Or, notre gouvernement a tourné le dos aux valeurs élémentaires de la civilisation moderne : la compassion, la solidarité et l’humanisme. Le régime doit faire un geste de bonne volonté afin de donner de vraies chances à la réconciliation. Celle-ci ne peut s’incarner qu’à travers des actes de paix et de fraternité.

(…)

Lire l’article complet sur Le Nouveau Courrier du 22 mai 2017
ou en ligne sur : AfrikEco.com ou  Seneplus International

[Surtitre de la Rédaction]

Décès du prisonnier Jean Assie Kouatchi

La douloureuse nouvelle est tombée : gravement malade, finalement hospitalisé, Jean Assie Kouatchi n’a pas survécu. Il est décédé dans la nuit du 19 au 20 mai 2017.
Nous adressons à ses proches, à ses amis, toute notre compassion.

 

Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Prisonniers en danger !

Soutien à Kouatchi Assié Jean :

« Chers Ivoiriens, Ivoiriennes, Chers Peuples Africains et du Monde Entier,
Vous tous qui êtes épris de JUSTICE et de PAIX,
Alors que des Gens se promènent un peu partout [pour dire] qu’il n’y a pas de PRISONNIERS POLITIQUES en Côte d’Ivoire,
Nous vous annonçons l’état de santé très précaire de l’un de ces nombreux PRISONNIERS POLITIQUES en détention depuis le 26 mars 2012 à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). il s’agit du mdl KOUATCHI ASSIE JEAN, actuellement hospitalisé au CHU de Yopougon. Il est interné dans cet hôpital depuis le mardi 09 mai 2017. Nous voudrions vous signaler que vu la pauvreté du peuple Ivoirien en général actuellement, et celle de la famille de notre camarade KOUATCHI en particulier, nous sollicitons l’aide des uns et des autres pour lui permettre de suivre ses soins.

Nous ne devons pas ignorer que vu le manque criard de médicaments dans nos hôpitaux et vu le non-paiement des factures par l’État, les hôpitaux et centres de santé publics refusent tous de recevoir tous les prisonniers, sans exception pour leur administrer des soins pour le compte de l’État de Côte d’Ivoire.

À l’heure où nous vous parlons, notre camarade a besoin d’argent pour faire un second scanner. N’oublions pas qu’après cela, il doit faire d’autres analyses et visites médicales sans ignorer les nombreuses ordonnances médicales à lui délivrées chaque jour lors des soins.

(…) Nous vous informons que le même jour où notre camarade a été admis au CHU de Yopougon pour ses soins, seulement quelques heures après son hospitalisation, on nous annonça le décès de son père biologique.
Et voici, nous avons actuellement, toutes les difficultés du monde pour lui annoncer cette nouvelle.
Nous voudrions vous informer également que notre camarade KOUATCHI souffre énormément en dehors de sa maladie, car il a perdu son fils de 10 ans au début du mois de mars de cette année 2017 à la suite d’une courte maladie.

Avec tous ces tableaux sombres dans la vie de notre camarade que nous venons de peindre, nous voudrions demander à tous, un regard particulier envers lui, aux fins de lui apporter tous nos soutiens. (…) »

Soutien à Damoue Hassane :

« Ensemble, demandons la LIBERATION de Damoue Hassane detenu injustement à l’hôpital Psychatrique de Bingerville depuis maintenant 1 an, suite à des troubles mentaux qui sont dus aux tortures qu’il a subit durant son arrestion en 2012.———
Pour la dignité humaine, Libérez nos parents !
Nous vous en supplions !!!!
6 ANS DE DETENTION C’EST ENORME !! »

(Source : Facebook)

Antoinette Meho est en liberté !

Une nouvelle qui réjouit les siens et tous ceux qui se battent en Côte d’Ivoire et ailleurs pour la libération des prisonniers arbitrairement détenus.

Mme Antoinette Rouissa Meho, 60 ans, a bénéficié d’une mise en liberté provisoire ordonnée par la chambre d’accusation de la Cour d’appel», a annoncé son avocat, Me Toussaint Dako dans le courant de la journée d’hier jeudi 4 mai.

Antoinette Meho avait été enlevée à son domicile le 10 août 2016.

L’artiste Abou Galliet pour les prisonniers politiques

Merci à Abou Galliet !

Vidéo mise en ligne par Afrique tv le 26 avril 2017 – Durée : 0.45 mn

 

Entretien avec Maître Habiba Touré

Interview de Me Habiba Touré, par EventnewsTV

« Justice : Maître Habiba Touré donne les dernières nouvelles de Simone Gbagbo »
Vidéo mise en ligne le 2 avril 2017
Durée : 25.14 mn