Michel GBAGBO - Source : Pressinfos

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Le député Michel Larive tient une conférence de presse sur les Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire

Mardi 6 février 2018, le député de la France Insoumise (Ariège) Michel Larive a tenu dans les locaux de l’Assemblée nationale une conférence de presse sur le thème “Libertés publiques et droits de l’Homme en Côte d’Ivoire”, aux côtés de Michel Galy, politologue, et Patrice Finel, spécialiste des questions africaines.

Dans son exposé, Michel Larive a rapporté les observations qu’il a pu faire à l’occasion d’un séjour effectué en Côte d’Ivoire en janvier 2018 ; en particulier grâce à une série d’entretiens menés avec diverses personnalités : militants associatifs et politiques, l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, des associations des Droits de l’Homme, des collectifs de femmes de prisonniers.

Il fait le constat suivant :
– Un contexte de blocage et de fracture du pays ;
– Une systématisation des attaques contre la famille Gbagbo ;
– Des conditions de détention des prisonniers d’opinion ou politiques scandaleuses ayant entraîné le décès de plusieurs d’entre eux ;
– Des gardes à vue prolongées au-delà des délais légaux ;
– Des irrégularités jurifiques…

En conséquence, il lui apparaît que les obstacles à lever afin d’ouvrir le chemin vers la réconciliation sont les suivants :
– Résoudre rapidement la situation des détenus ;
– Mettre fin aux irrégularités juridiques ;
– Autoriser le fils de Laurent Gbagbo, Michel Gbagbo, à se déplacer en dehors du territoire ivoirien ;
– Respecter l’avis de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur la « Commission Electorale Indépendante » jugée discriminatoire vis à vis de l’opposition, non indépendante, non impartiale ;
– Libérer Simone Gbagbo qui a été acquittée ;
– Régler le cas de Laurent Gbagbo en respectant les principes du droit international ;
– Reconnaître au COJEP le statut de parti lui permettant d’être membre de la future nouvelle « Commission Electorale Indépendante ».

L’exposé préliminaire a été filmé en direct sur la page Facebook de Michel Larive. Comme le début n’a pas été filmé horizontalement, il est possible de regarder :
La version complète :
https://www.facebook.com/LariveMichel/videos/357141778101024/
Ou uniquement la partie filmée dans le sens correct :
https://www.facebook.com/LariveMichel/videos/357875564694312/

 

 

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Abidjan : Michel Gbagbo à nouveau victime de la justice politique

Le verdict est tombé ce vendredi 26 janvier 2018, à travers la décision (en délibéré) du tribunal correctionnel à Abidjan.

Communiqué de Maître Ange Rodrigue Dadjé :

Laurent Despas reconnu coupable de divulgation de fausses nouvelles et Michel Gbagbo reconnu coupable de complicité de divulgation de fausses nouvelles.

Michel Gbagbo condamné à six mois de prison sans mandat et à 500.000 F d’amende. Laurent Despas e[s]t condamné à 10.000.000 F d’amende.

Je viens de faire appel de cette décision que je conteste fermement et qui pourrait constituer un précédent grave en matière de liberté de la presse car les journalistes pourraient désormais se faire condamner pour avoir simplement recueilli les propos de personnes ou personnalités si le pouvoir ivoirien estime ne pas partager ce point de vue.

Soutenons Michel Gbagbo !

Le procès de la liberté d’expression

Dans le procès qui est fait à Michel Gbagbo et au directeur de publication Laurent Despas, pour avoir déclaré qu’il y avait des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, la Cour a fixé la date du délibéré au vendredi 26 janvier 2018.

(Source de l’affiche : Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité)

Né à Lyon, franco-ivoirien, Michel Gbagbo est enseignant-chercheur en Psychologie à Abidjan. Il est l’auteur, en dehors de ses travaux universitaires, de plusieurs recueils de poésie et de nouvelles.  C’est un homme discret qui, sans être un leader politique, a toujours affirmé son attachement à la paix civile et oeuvré, dans toutes les situations, à l’apaisement des tensions.
Pendant le conflit postélectoral, réfugié avec sa femme et ses enfants à la résidence de son père, le Président Laurent Gbagbo, il fut enlevé le 11 avril 2011 après le bombardement de la résidence par l’armée française. Tous les occupants, hommes, femmes et enfants, ont été livrés aux troupes des anciens rebelles rebaptisées FRCI qui s’acharnèrent sur eux avec une rare violence, comme en témoignent les images diffusées alors sur toutes les chaînes de télévision.
D’abord séquestré au «Golf Hôtel», le QG d’Alassane Ouattara, il fut ensuite emprisonné dans un centre de détention à Bouna, au Nord-Est de la Côte d’Ivoire, en toute illégalité. Il ne faisait l’objet d’aucune poursuite au moment de son enlèvement, et le ministre ivoirien de la Justice ainsi qu’un des geôliers de Michel avoueront que ce dernier n’a été arrêté que parce qu’il était avec son père.
Après cinq mois de détention illégale, et suite à la saisine de la Cour de justice de la CEDEAO et à la dénonciation par Amnesty International des détentions arbitraires, sans fondements juridiques, le pouvoir de Guillaume Soro – alors Premier Ministre – imagina en août 2011 une série de motifs d’inculpations pour donner un cadre légal à une situation illégale.
Le caractère illégal et arbitraire de son arrestation fut confirmé par la Cour de Justice de la CEDEAO. Saisie pour violation des droits de l’homme, elle dit le 22 février 2013 «que l’arrestation et la détention de Michel GBAGBO effectuées dans le cadre de son assignation à résidence sont illégales, arbitraires et constituent une violation de l’article 6 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples« .
Plainte avec constitution de partie civile
En juin 2012, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée en son nom par Maître Habiba Touré auprès de la Justice française contre Guillaume Soro et les Commandants de zone (« Com’zones ») pour «Enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants».
Les procès d’Assises des proches de Laurent Gbagbo
A Abidjan, en juillet 2013, au terme d’une seule journée d’audience, le Tribunal prit dans un délibéré la décision d’envoyer 84 personnes, dont Michel Gbagbo, en Cour d’Assises. Des condamnations à de très lourdes peines de prison seront prononcées en mars 2015 (pour Michel, 5 ans de prison).
Après une hospitalisation de plusieurs mois à la PISAM, à Abidjan, Michel fut enfin remis en liberté, par une décision de la Chambre d’Accusation du 6 août 2013, en même temps que 13 autres personnes proches du Président Gbagbo. Mais depuis cette date il n’a jamais pu quitter la Côte d’Ivoire, que ce soit pour rendre visite à sa famille française ou pour répondre aux convocations de la juge Madame Sabine Khéris chargée d’instruire sa plainte contre Guillaume Soro et les Com’zones.
Aujourd’hui, en lui intentant ce procès – qui est une atteinte à la liberté d’expression et d’opinion -, on veut l’empêcher de parler de l’existence et des conditions de vie des prisonniers politiques et, par extension, également de leurs familles.
En soutenant Michel, nous soutenons leur combat pour vivre libres.
 
(Photos : Michel Gbagbo / Me Habiba Touré / Me Ange Rodrigue Dadjé)

Reprise des grands procès politiques à Abidjan

Vingt ans de prison pour d’anciens ministres de Laurent Gbagbo, et Laurent Gbagbo lui-même, pour « Braquage de banque » !

Pour en savoir plus :

« Justice des vainqueurs /Affaire «Braquage de la Bceao», 20 ans de prison pour Gbagbo, Katina Aké N’Gbo et Désiré Dallo »
https://letempsinfos.com/2018/01/19/affaire-braquage-de-la-bceao-20-ans-de-prison-pour-gbagbo-katina-ake-ngbo-et-desire-dallo/

« Casse de la BCEAO : Laurent Gbagbo condamné à 20 ans de prison ! »
http://www.malisenegal.com/casse-de-bceao-laurent-gbagbo-condamne-a-20-ans-de-prison/

« L’ancien ministre de Laurent Gbagbo, Justin Katinan Koné, victime en exil d’une traque incessante »
http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-468-lancien-ministre-de-laurent-gbagbo-justin-katinan-kone-victime-en-exil-dune-traque-incessante.html

 

(Source photo Le Temps Infos)

 

Quinze ans de prison pour Moïse Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense, et trois co-accusés militaires, pour « complot contre l’autorité de l’Etat »

Déposition de Moïse Lida Kouassi le 16 janvier 2018
http://resistancisrael.com/cour-dassises-deposition-integrale-du-ministre-lida-kouassi/

Chez l’Harmattan, 2010

 

L’ancien ministre Hubert Oulaye (Travail, Fonction Publique et Réforme administrative) condamné à 20 ans de prison

Entretien avec Maître Ange Rodrigue Dadjé
https://soutienetliberte.wordpress.com/2017/12/27/proces-politique-lancien-ministre-hubert-oulaye-condamne-a-20-ans-de-prison/

 

 

Sam l’Africain a retrouvé la liberté

Jichi Sam Mohamed, dit Sam l’Africain, Président fondateur de la NACIP, Nouvelle Alliance de Côte d’Ivoire pour la Patrie, a quitté la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) où il était incarcéré, tard dans la soirée du lundi 15 janvier 2018. Il avait été arrêté le 17 mars 2017 parce qu’il aurait, selon l’accusation, diffamé et porté atteinte à l’honneur et au prestige du président de la République, lors d’un meeting dans la commune de Yopougon le 11 mars 2017. Même si cette période d’incarcération s’est « ajoutée » à une autre période concernant une ancienne affaire d’ordre non politique, il n’en demeure pas moins que cet emprisonnement est bien d’ordre politique, compte tenu non seulement des chefs d’accusation, mais aussi de la nature du témoignage de Sam l’Africain devant la CPI.
En effet, convoqué en mars 2016 comme « témoin à charge » contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la Procureure de la CPI, Sam l’Africain s’était exprimé devant la Cour essentiellement comme un témoin à décharge, vibrant d’émotion lorsqu’il évoquait sont attachement quasi « filial » au Président Laurent Gbagbo.

Sam l'Africain témoin devant la CPI

Sam l’Africain témoin devant la CPI

 

 

Le régime d’Alassane Ouattara poursuit ceux qui dénoncent l’emprisonnement politique

Vendredi 12 janvier 2018, Michel Gbagbo a comparu devant le Tribunal de Première Instance du Plateau (Abidjan) pour le motif qu’il aurait contribué, avec le directeur de publication de Koaci, Laurent Despas, à la « divulgation de fausses nouvelles ». Il est accusé d’avoir affirmé, dans une interview donnée au journal en ligne Koaci, qu’il y avait des prisonniers politiques et des personnes disparues en Côte d’Ivoire.
Pour ces déclarations, le Parquet a requis contre lui une peine d’un mois de prison ferme, ainsi qu’une amende.
Le jugement a été mis en délibéré.
Naturellement son avocat, Maître Ange Rodrigue Dadjé, a fait valoir que l’emploi du terme « prisonnier politique » ne pouvait constituer en tant que tel une infraction.
Au demeurant, des personnes arrêtées dans le cadre de la crise postélectorale de 2010-2011 pour leur soutien au Président Laurent Gbagbo ou pour leur proximité avec lui, sans motif d’infraction clairement établi, sont des prisonniers politiques. Et certaines ont effectivement disparu après avoir été enlevées.

Michel Gbagbo

Source photo : « Connection ivoirienne »

 

Nestor Dahi vient d’être remis en liberté

Le mercredi 10 janvier 2018, Nestor Dahi a enfin recouvré la liberté qu’il avait perdue après son enlèvement, puis son emprisonnement au début du mois de juillet 2015.
Lors de son arrestation, Nestor Dahi remplaçait Justin Koua à la tête de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien) suite à l’arrestation de celui-ci en mai 2015.

Nestor Dahi et Maître Ange Rodrigue Dadjé

 

Turquie : des milliers de prisonniers d’opinion croupissent en prison

Par Amnesty international :

Alors qu’Emmanuel Macron reçoit le président turc [Recep Tayyip Erdogan] ce vendredi 5 janvier, de nombreux défenseurs des droits humains continuent d’être poursuivis pour terrorisme en Turquie, sans aucun fondement.

Depuis la violente tentative de coup d’État en Turquie, en juillet 2016, une répression d’une ampleur sans précédent s’abat sur les journalistes et professionnels des médias, les fonctionnaires mais aussi les défenseurs des droits humains.

Aujourd’hui, l’État de droit n’est plus respecté en Turquie. En moins de deux ans, plus d’un tiers des juges et procureurs d’un pays a été limogé ou poursuivi pour de prétendus liens avec le terrorisme.

Lutter contre le terrorisme est certes un but légitime mais ne doit pas devenir un prétexte pour faire taire toute voix dissidente et bafouer les droits humains.

Le président de la section turque d’Amnesty International, avocat engagé de longue date pour la défense des droits humains , est lui aussi poursuivi pour appartenance à une organisation terroriste. Il est emprisonné depuis près de sept mois.

La répression en quelques chiffres :

Plus de 50 000 personnes sont toujours en détention préventive, pour de prétendus liens avec le mouvement de Fethullah Gülen, et un nombre équivalent de personnes se trouve en liberté conditionnelle pour les mêmes motifs. Pourtant, seule une minorité est poursuivie pour des liens directs avec la tentative de coup d’État.

  • 150 000 personnes font face à des enquêtes criminelles,
  • plus de 100 000 employés du secteur public ont été renvoyés sans préavis,
  • plus de 180 organes de presse ont été fermés,
  • environ 2 500 journalistes et autres professionnels des médias ont perdu leur emploi.

A la fin de l’année 2017, plus de 100 journalistes et travailleurs des médias étaient toujours en détention provisoire.

Une diplomatie française qui doit aller plus loin

Si nous saluons les déclarations de la diplomatie française dénonçant les attaques répétées contre la société civile turque, nous appelons vivement Emmanuel Macron à être plus ferme lors de son entrevue avec son homologue turc.

Le président français rappellera-t-il que  les défenseurs des droits humains ne sont pas des terroristes ? Car ce sont eux qui jour après jour mettent leur liberté et parfois leur vie en danger pour défendre les droits humains de tous.

Source : Amnesty International, 4 janvier 2018

 

Par le Parti Communiste Français :

Erdogan à Paris : Une provocation et un outrage

L’annonce de la visite du président turc Erdogan à Paris, le 5 janvier 2018, tonne comme une provocation. Elle se déroulera la veille d’une manifestation commémorant l’assassinat de trois militantes kurdes il y a cinq ans. La justice française avait pourtant mis en évidence l’implication des services secrets turcs dans ce crime.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan constitue un nouvel outrage à l’égard des familles des victimes et des Kurdes qui subissent une impitoyable guerre meurtrière. Les parlementaires et les maires du HDP ont vu leur immunité levée, ont été destitués et croupissent désormais en prison après avoir été condamnés dans des procès iniques.

La Turquie d’Erdogan est dans une situation de chaos, dans une fuite répressive permanente.

L’opposition est réduite au silence tandis que des purges gigantesques peuplent les prisons. La politique est devenue un champ de vengeance dans lequel des milices islamo-fascistes jouissent de l’impunité pour tuer et lyncher ceux qui protestent encore.

Comment dans ces circonstances affirmer que la Turquie demeure « un partenaire essentiel » ? Le devoir de la France est d’être aux côtés des défenseurs des droits humains en Turquie.

Le PCF condamne la visite du dictateur R.T. Erdogan et exprime sa solidarité totale avec tous les démocrates de Turquie. Il appelle à faire de la manifestation du 6 janvier 2018 à Paris un succès pour que Vérité et Justice soient rendues à Leïla, Sakine et Rojbin.

Source : PCF, 2 janvier 2018

 

Procès politique : l’ancien ministre Hubert Oulaye condamné à 20 ans de prison

Verdict contre Hubert Oulaye, Me Dadjé réagit : « C’est une décision politique »

Entretien avec Maître Ange Rodrigue Dadjé,
Réalisé par Marcel Dezogno :

« Nous avons été fortement déçus par l’Arrêt rendu par la Cour d’Assises. Nous nous sommes dit que cette cour allait prendre de la hauteur et dire le droit et qu’elle allait se défaire de la pression du pouvoir politique et rendre une décision d’équité. Pour nous la décision d’équité est de prononcer purement et simplement un non-lieu. Parce que l’Accusation n’a apporté aucun élément de preuve. Vous avez vu, tout au long du procès, concernant une quelconque preuve de complicité, tant du côté du ministre Hubert Oulaye que du jeune Guiré, il n’y a n’en aucune. Nous sommes complètement désolés. Pour nous, c’est un arrêt de non-lieu pur et simple qui devait être prononcé et c’est ce qui est vrai. Cette décision de condamnation à 20 ans est une décision politique.

Un verdict politique

Nous pensons qu’elle est ainsi faite pour empêcher Mr Hubert Oulaye d’exercer librement ses activités politiques et le « mettre [hors] d’état de nuire » sur le plan politique. Afin qu’il ne gêne pas le pouvoir, d’éventuels opposants ou des suiveurs politiques. Le dossier est complètement vide pour les accusés. Mêmes les cinq (5) procès-verbaux d’audition que la Dst dit avoir synthétisés n’existent pas. A part cette note de synthèse qui est [un] ramassis de faux , il n’y aucun élément de preuve de complicité. Pour preuves, le fameux Goulia, à qui Hubert Oulaye aurait remis de l’argent et qui serait allé remettre cette somme à un mercenaire libérien, n’a jamais fait l’objet de poursuite judiciaire. Et pourtant, il est la pièce maîtresse, s’il devrait avoir une complicité. Il a été entendu librement et il reparti librement de la Cour.

Si le complice principal, qui est en rapport avec les Libériens, n’est pas poursuivi, ce n’est pas le ministre qui doit être condamné pour complicité. Nous allons faire un pourvoi en cassation, dès aujourd’hui, car ces deux accusés sont complètement innocents.

C’est une décision purement politique qui a été rendue.

Mais nous voulons dire par cette condamnation sans preuve, que ce pouvoir est train de créer un précédent suffisamment grave et ceux qui viendront après ce pouvoir, vont vouloir faire la même chose en se vengeant. Et nous allons être dans un cycle infernal de vengeance en vengeance. Les Ivoiriens sont excédés. Ils ont besoin d’une justice équitable et transparente. Pas celle qui prononce une condamnation à 20 ans sans élément de preuve. Cette justice parcellaire et partiale n’est pas à l’honneur de la Côte d’Ivoire.

La justice actuelle n’est pas en mesure de se défaire de la pression politique. À la veille de l’année 2018, nous avons encore des juges zélés qui veulent rendre service au pouvoir politique pour se faire remarquer. Nous disons que ce n’est pas le rôle d’un juge de se faire remarquer. Son rôle est de rendre une décision de justice en toute équité sur la base de preuve. Mais il n’y a eu aucun élément de preuve au procès du ministre Hubert Oulaye. »

In Le Temps Infos, 27 décembre 2017

Voir aussi :
Assises : accusé sans preuve, Hubert Oulaye condamné à 20 ans
In Le Temps Infos, 26 décembre 2017

Hubert Oulaye

 

 

Mettons des visages et des noms sur les prisonniers politiques ivoiriens

Campagne de soutien

https://blogs.mediapart.fr/christine-tibala/blog/151217/mettons-des-visages-et-des-noms-sur-les-prisonniers-politiques-ivoiriens

Plusieurs journaux ivoiriens suspendus

Atteintes répétées à la liberté d’expression en Côte d’Ivoire

Les journaux LG Infos et La Voie originale ont écopé de plusieurs jours de suspension de parution pour avoir mis en avant l’existence de prisonniers politiques.

Rappel : le prisonnier politique est emprisonné pour ses actions ou/et ses prises de position politiques ; le prisonnier d’opinion est emprisonné pour les opinions qu’il a exprimées.
La répression qui sévit sous le régime d’Alassane Ouattara concerne :
– des militants politiques ou syndicaux ;
– des citoyens ayant usé de la liberté d’expression normalement inscrite dans la constitution ;
– d’autres faisant l’objet de soupçons – et de ce fait, de harcèlements -, à cause de leur proximité familiale (ou autre) avec Laurent Gbagbo.

 

 

Rapport 2-2017 sur les prisonniers politiques

Le dernier rapport du Secrétariat national du FPI chargé de l’administration pénitentiaire et des prisonniers politiques est paru le 1er décembre 2017, avec pour sous-titre : « Le régime du rattrapage en Côte d’Ivoire et la banalisation de la prison politique mouroir ».

Télécharger : RAPPORT N° 2-2017 SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES  (PDF)

 

 

Le Parti Communiste Français s’interroge : Emmanuel Macron a-t-il réellement l’intention de changer la politique africaine de la France ?

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Emmanuel Macron veut-il réellement mettre un terme à la politique africaine de la France ?

Lors de son passage au Burkina Faso, le président Macron a tenu un discours qui ne change pas, invariablement quelle que soit la latitude. Il s’est fait VRP d’un modèle entrepreneurial, libéral, inégalitaire qui, depuis des décennies a démontré l’incapacité à répondre aux défis humains et environnementaux. Le continent africain en a fait la douloureuse expérience avec l’endettement, les politiques d’ajustement structurel, le démantèlement des services publics et le délitement des Etats au profit d’une économie de prédation utile aux transnationales. Considérer l’Afrique comme une start-up n’assure pas un avenir à une jeunesse en quête d’avenir, d’emplois, de progrès social et de paix.

Les annonces de quelques aides sonnantes et trébuchantes sont le corollaire de l’offensive d’une diplomatie économique assumée. Paradoxe d’un président qui assure qu’il n’y aurait plus « de politique africaine de la France »…  Alors dans ce cas, des actes doivent suivre. Les occasions ne manquent pas. A commencer par la restitution des œuvres d’art à l’Afrique. Mais également à l’ouverture des archives comme l’exigent les parlementaires communistes. M. Macron promet que les « documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè qui aura accès à tous les documents sur l’affaire Sankara ». Cela constitue une avancée à la condition que toutes les archives soient ouvertes, c’est-à-dire les documents classés « confidentiel défense »,  bien sûr, mais également les documents de haut degré de classification, ceux que l’Etat n’ouvre jamais, classés « très secret défense ».
Et, puisque M. Macron fait une halte à Abidjan, il aura l’occasion de parler des droits humains malmenés et de plaider pour la libération des très nombreux prisonniers politiques qui croupissent en prison en Côte d’Ivoire. Parmi ceux-là, il y a Assoa Adou, figure historique de la gauche ivoirienne, 72 ans, ancien syndicaliste et ancien ministre, et Samba David, dirigeant de la Coalition des indignés, embastillés en toute illégalité.
Enfin, Emmanuel Macron passe par le Ghana, frontalier du Togo. Ce dernier pays est une dictature installée et soutenue par l’État français depuis 50 ans. Le peuple togolais multiplie les manifestations depuis le mois d’août pour réclamer le départ de la dynastie des Gnassingbé. Des conseillers militaires, du financement et du matériel français sont utilisés par les forces armées togolaises tenues pour responsables d’exactions. La vente au Togo d’hélicoptères français de type Gazelle est envisagée par le premier ministre, pour un contrat de 20 M€. Sous la précédente mandature, Jean-Marc Ayrault avait suspendu cette vente, de peur que le matériel soit utilisé contre des civils. M. Macron va-t-il mettre en œuvre son propre discours ou faire la démonstration que la France garde une politique africaine, celle visant au soutien explicite d’un régime autoritaire et corrompu pour préserver des intérêts dans le cadre d’une diplomatie économique aveugle ?

Parti communiste français,

Paris, le 29 novembre 2017

 

La Diaspora africaine s’adresse au 5e Sommet Union Africaine-Union Européenne

ADRESSE DE LA DIASPORA AFRICAINE AU

5ème Sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) à Abidjan (Côte d’Ivoire) des 29 et 30 novembre 2017

 

Au moment où est prévu pour se tenir le cinquième sommet UA-UE les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan,
     Nous, Africaines et Africains de la Diaspora,
Signataires de la présente avons l’extrême obligeance et l’insigne honneur de nous adresser à vous à cette occasion, en raison de la gravité des situations auxquelles les Filles et Fils de l’Afrique font face du fait surtout des relations asymétriques entre les pays du Nord et ceux du Sud ET DE L’URGENCE DES DECISIONS A PRENDRE.
     Des rapports inégaux Nord-Sud
Chaque pays défend ses intérêts ; Les Occidentaux défendent leurs intérêts ; les Africains défendent les leurs. L’espace de la coopération UE-UA doit être celui de la réciprocité et du gagnant-gagnant, le seul qui peut répondre aux nouvelles tendances de la mondialisation. Il ne peut pas, il ne peut plus être question que les pays européens au moyen de leur puissance mettent les pays africains en coupe réglée. Il est venu le temps de traiter l’Afrique comme partenaire et sur un pied d’égalité.
     De la saignée financière de l’Afrique de l’espace francophone par le Franc FCA interposé
Le franc CFA imposé par la France à ses anciens pays colonisés est le puissant instrument de sujétion économique au profit des intérêts français. Beaucoup de chefs d’Etats africains n’osent pas aborder le sujet de peur de subir le triste sort de ceux qui les ont précédés. La monnaie qui est un enjeu économique et un instrument de souveraineté nationale ne peut pas, ne doit plus être aux mains d’une autre puissance mais plutôt aux mains des Africains eux-mêmes. L’UE et l’UA ne doivent pas assister passivement à l’asphyxie des économies africaines par la France qui continue de saigner financièrement l’espace francophone africain par la monnaie coloniale, le franc FCA interposé. Le temps est venu d’y mettre ensemble un terme.
     De la CPI comme instrument de soumission des leaders africains souverainistes
La CPI, point n’est besoin de le démontrer est un instrument aujourd’hui aux mains des puissances occidentales pour soumettre les dirigeants des petits pays et surtout les dissuader de l’option de souveraineté. Le procès actuel du Président Gbagbo et de son ministre Blé Goudé devant le CPI en est une preuve patente. Le Président Gbagbo qui a subi une guerre injuste amenée par la France au profit de Ouattara, est victime de son audace d’avoir voulu tenir tête à la France notamment. Un procès qui se poursuit avec une insuffisance flagrante de preuves et où les témoins peinent à convaincre de l’existence d’un plan commun contre les civils pro-Ouattara ; mais qui s’avère plutôt la mise en place d’une volonté manifeste de la France de sortir définitivement le Président Laurent Gbagbo du jeu politique ivoirien (Voir dernières révélations de Mediapart). Il faut tout remettre à plat en ce qui concerne la CPI et pour l’heure rendre leur liberté à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
     De la crise migratoire comme conséquence des rapports asymétriques entre le Nord et le Sud
Dans des embarcations défiant toute imagination, des milliers et des milliers de ressortissants des pays du Sud et notamment d’Afrique perdent la vie dans la mer méditerranée dans l’indifférence de l’Europe qui se barricade. L’Europe sait pourtant que ces hommes et ces femmes fuient soit la dictature soit la misère ambiante de leur pays d’origine, souvent la conséquence des rapports tutélaires avec les pays de l’UE.
     Du drame que vivent nos frères en Libye
La Libye d’aujourd’hui, vidée d’elle-même par les pays de l’OTAN qui ont mis ses richesses en coupe réglée après avoir liquidé son guide suprême, est triste à voir. La principale responsabilité de cette dramatique situation incombe à l’Europe. L’indignation sélective ne saurait être admise. Après par exemple Charly Hebdo et le Bataclan, où nous avons vu des chefs d’État africains se déplacer pour aller manifester en France, des députés ivoiriens organiser une marche à Abidjan, l’inaction et l’indifférence de l’Europe ne peuvent plus être tolérées. Non à l’esclavagisme des temps modernes si vivace aujourd’hui en Libye.
          Honorables chefs d’Etats et de gouvernement réunis en sommet,
La liste des maux que traversent nos pays dans l’indifférence générale ne saurait être exhaustive. Elle suffit cependant pour appeler votre attention sur l’urgence de vos engagements pour réparer les injustices que l’Afrique et d’illustres Africains continuent de subir. Les Africains n’ont pas besoin qu’on pense à leur place. Les Africains connaissent leurs problèmes et en ont les solutions. Pourvu qu’on respecte leur personnalité et leur souveraineté.
     C’est en conséquence de tout ce qui précède que par la présente Adresse,
    Nous appelons votre aimable attention sur l’urgence des décisions à prendre pour redonner confiance aux Africains dans leurs rapports avec l’Europe. Il s’agit entre autres des mesures urgentes suivantes :
– La renégociation des rapports UE-UA sur la base d’une coopération gagnant-gagnant ;
– La fin du Franc CFA pour une ou de nouvelles monnaies africaines affranchies de la mainmise occidentale, française notamment ;
– La liberté pour Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé ;
– La liberté pour les prisonniers politiques Ivoiriens ;
– Le retour sécurisé des exilés ivoiriens.
     Fait à Paris le 27 novembre 2017
Les Signataires sont des économistes ; des médecins ; des spécialistes du droit ; des psychologues ; des hommes et femmes de lettres et de la culture ; des ingénieurs ; des chimistes ; des physiciens ; des historiens et sociologues ;…
Raymond Ahivi (Togo, Plateforme panafricaine en France) ; Ardiouma Sirima (Ligue des Droits de l’Homme Burkina Faso en France) ; Professeur Raymond Koudou Kessié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur en exil au Royaume Uni) ; Docteur Ahoua Don Mello (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil) ; Professeur Balan Facho (Tchad, en exil en France) ; Justin Koné Katinan (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Zadi Zokohi (Côte d’Ivoire, Enseignant en exil au Maroc) ; Didier Ouédraogo (Ligue des Droits de L’Homme, Burkina Faso en France) ; Professeur Pascal Kokora (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur aux USA)  ; Docteur Claude Koudou (Côte d’Ivoire, ONG Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique, Enseignant en France) ; Richard Inago (Côte d’Ivoire, Effort humanitaire, en France) ; Clotilde Ohouochi (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil en France) ; Demba Traoré (Côte d’Ivoire, ex-Directeur général du VITIB, en exil aux USA) ; Docteur Nicolas Agbohou (Côte d’Ivoire, Enseignant en France) ; Professeur Balou Bi Toto Jérôme (Côte d’Ivoire, ex-Secrétaire général de l’Université d’Abidjan, en exil en France) ; Célestine Dabah (Halte aux Génocide, en France) ; Docteur Raphaël Dagbo (Côte d’Ivoire, Association des Amis de Laurent Gbagbo, Enseignant en France) ; Klah Popo (Côte d’Ivoire, Consultant en économie solidaire, en Guadeloupe) ; Docteur Gervais Boga Sako (Côte d’Ivoire, Fondation ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique, en exil en Italie) ; Tano Félix(Côte d’Ivoire, Professeur agrégé de droit, ancien Membre du Conseil constitutionnel en exil au Ghana) ; Thomas N’guessan Yao (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil au Ghana) ; Professeur Jacques Lorou (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Komlan Rigobert (Bénin, Ingénieur en France) ; Eric Edi (Côte d’Ivoire, Comité d’action pour la Côte d’Ivoire aux USA) ; Docteur Lazare Koffi Koffi (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Maître Téti Gervais (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Docteur Issa Coulibaly Malick (ex-Ministre, en exil au Bénin) ; Docteur Hervé Zogoé Abié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur, en exil en Afrique du Sud) ; Emile Guiriéoulou (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Théophile Kouamouo (Ivoiro-Camerounais, Journaliste en exil en France) ; PHD Papé Marc Adoux (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Nestor Koffi (Côte d’Ivoire, Membre du Bureau politique du PDCI) ; Paul Ngassa (Cameroun, Enseignant en France) ; Docteur Jean-Claude Djéréké (Côte d’Ivoire, en exil aux USA) ; Maître Habiba Touré (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Darnasse Benace (Bénin, en France) ; Jean-Hilaire Yapi (Côte d’Ivoire, Congrès ivoirien du Canada) ; Sidi Tidiane Gueye (Sénégal, Fédération des Travailleurs africains en France). Issopha Isangou (Cameroun, Ingénieur commercial chargé de projet événementiel en France).
[Destinataires : ]
Ambassade de Côte d’Ivoire en France ;
Parlement européen ;
Commission de l’Union européenne ;
Commission de l’Union africaine ;
Elysée ;
Comité de pilotage du Sommet UA-UE.

Relations France-Côte d’Ivoire, Lettre ouverte au Président de la République

LETTRE OUVERTE

 

Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité

à Monsieur Emmanuel Macron,
Président de la République française

Grenoble, le 24 novembre 2017

 

Objet : relations de la France avec la Côte d’Ivoire

Monsieur le Président de la République,

Le 5ème Sommet Union africaine – Union Européenne se tiendra les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, sur le thème « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ».

À l’approche de cette date, je me permets de vous rappeler notre courrier du 7 juin dernier, qui a de plus fait l’objet de deux courriels à votre Conseiller en charge de l’Afrique.

Monsieur le Président, comment écrire une nouvelle page des relations de notre pays avec la Côte d’Ivoire sans prendre en compte les responsabilités de la France ?

En effet, la France est intervenue directement et indirectement à de multiples reprises ; notamment l’intervention militaire d’avril 2011 en soutien à Monsieur Alassane Ouattara, qui a laissé des traces durables au sein des populations.

Le passé nous oblige ; il vous oblige.

Pourquoi, à long terme, est-il de l’intérêt supérieur de la France de changer de politique africaine ?

Le passé dans les relations entre la France et les pays d’Afrique est lourd de la traite négrière et de l’esclavage, des guerres coloniales et de la colonisation, et enfin, des indépendances entrecoupées de multiples interventions militaires.

Néanmoins, la francophonie et la francophilie sont deux composantes majeures des relations entre de nombreux Africains et Français, qui y sont très attachés.

Mais force est de constater que, dans le contexte de la mondialisation, la jeune génération devenant démographiquement prépondérante n’acceptera plus ce que ses aînés ont supporté.

En effet, même atténué par l’aide au développement et les actions caritatives, le caractère inégal des relations économiques, aggravé par les changements climatiques, ne peut que conduire à l’exil et l’émigration, à la violence et la guerre…

Il est donc de l’intérêt supérieur de la France d’engager une transition vers un nouveau paradigme dans les relations entre la France et l’Europe avec l’Afrique.

Ce nouveau modèle doit être fondé sur le principe de partenariats « gagnant-gagnant » ou mieux, de « juste échange ».

Cette transition implique le long terme, mais il est urgent d’agir aussi à court terme.

Pourquoi, à très court terme, est-il de l’intérêt supérieur de la France d’agir pour la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés en Côte d’Ivoire ?

Les quelques libérations au compte-gouttes à l’approche d’évènements internationaux ne doivent pas faire illusion.

La société ivoirienne reste profondément divisée.

La réconciliation est – et restera – impossible tant que ne seront pas libres et rétablis dans leurs droits les prisonniers politiques et les exilés suite aux évènements de 2011 auxquels la France a participé activement.

La capacité de la Côte d’Ivoire à jouer un rôle stabilisateur au sein de la région en est affaiblie.

L’image de la France en Afrique est affaiblie.

Ces questions pourraient résonner dans les rues d’Abidjan, les 29 et 30 novembre.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, sont attendus une parole forte et des actes de la part de la France, la France pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, Paris ville de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Monsieur le Président, votre parole et vos actes doivent converger en faveur de la libération et l’acquittement de tous les prisonniers politiques, ainsi que du retour des exilés avec réintégration dans leurs droits.

Cette initiative de votre part est attendue, espérée et sollicitée, non seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi en Afrique et à travers le monde, par des femmes et des hommes épris de Justice et de Paix.

Ce sera un acte fort et une étape indispensable vers le nécessaire changement dans les relations entre la France et l’Afrique.

Enfin, ce sommet est dédié à la jeunesse africaine.

Nos concitoyens épris de Liberté ne manqueront pas de se poser cette question majeure :

Quel « avenir durable » lorsque tant de jeunes Africains sont contraints à l’immigration au péril de leur vie ?

En effet, une bonne part des raisons et des solutions aux problèmes d’asile et d’immigration se trouve d’abord dans le pays de départ, où sévissent toutes les formes de persécutions, d’exploitation et de pillages des richesses, des hommes, des femmes, et trop souvent des enfants.

Puissiez-vous percevoir ces innombrables appels et signaux de détresse avant qu’il ne soit trop tard, pour la France aussi…

Une réelle transition dans les politiques africaines de la France et de l’Europe est possible.

Monsieur le Président, sachant pouvoir compter sur votre détermination, je vous prie, au nom de notre association, d’agréer l’expression de ma profonde déférence.

Pour CI-RDV, le Président,
André Prochasson

Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité,
(association 1901)
Contact : ci-rdv [at] orange.fr

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