Michel GBAGBO - Source : Pressinfos

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Simone Gbagbo acquittée !

Voici une grande et belle nouvelle :
Le jury de la Cour d’Assises d’Abidjan vient de déclarer le mardi 28 mars 2017 Simone Gbagbo non coupable des crimes dont elle était accusée.

C’est un pas important et un espoir pour le peuple ivoirien !

Arrestation de Sam l’Africain

Mise à jour du 24/03/2017 : une audience devant un tribunal a été fixée au vendredi 31 mars.

 

Jichi Sam Mohamed dit Sam l’Africain a été arrêté sous d’étranges prétextes (des propos tenus lors d’un meeting… ), en d’autres termes il s’agit d’une nouvelle atteinte à la liberté d’expression de la part du pouvoir.

Rappelons que Sam l’Africain fut appelé à témoigner à la CPI par l’accusation contre le Président Gbagbo dont il fit cependant, à la barre, un éloge émouvant :

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-248-hommage-du-temoin-au-president-gbagbo.html

 

Libérez nos parents au lieu de les déporter d’une prison à l’autre !

Liberez nos parents

Par le Collectif des Femmes (COFED)

« Chers parents, nous vous informons que nos parents Dahi Nestor et Crépin ont été déportés du Camp Pénal de Bouaké a la prison de Katiola.

Koua Justin et Jean Didier du Camp Pénal de Bouaké à la prison de Dimbokro.

Adohi Samson, Clack Guiraud et Ali Gbizie du Camp Pénal de Bouaké à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Lago, Zaourou et Bogui du Camp Pénal de Bouaké à la prison d’Abengourou.

Et ceux qui sont restés au Camp pénal de Bouaké sont nos parents Maître Bahi, [le] Ministre Assoa Adou et Koffi Serge.

Alors face à tout cela nous exigeons leurs libérations parce que nous les parents nous sommes fatigués, et que dire de nos parents qui sont détenus depuis plus de 6 ans de manière abusive et arbitraire ! »

#COFED
#JUSQUAUDERNIERDETENU

Source : Facebook, 5 mars 2017

 

 

Prisonniers politiques et Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire : le rapport d’Amnesty International

Par CI-RDV

L’association “Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité” souligne l’intérêt du Rapport annuel 2016/17 d’Amnesty International, notamment les pages 162 à 165.

Toutefois, CI-RDV note qu’il n’a pas été fait mention des milliers d’Ivoiriens toujours en exil depuis 2011, et que le rapport reste silencieux sur le procès à l’encontre du Président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.
En effet, avec des témoins à charge peu crédibles, le procureur n’apporte aucune preuve sur les faits allégués et moins encore sur l’intention des accusés de commettre les crimes reprochés.
Alors que l’acquittement apparaît comme une évidence, une sentence politique discréditerait à jamais la CPI.

Télécharger le rapport d’Amnesty International (PDF)

Dans son rapport 2016/2017, Amnesty International consacre un chapitre à David Samba.

david-samba

Le point sur les dernières arrestations de journalistes en Côte d’Ivoire

72 Heures de détention abusive de six journalistes ivoiriens

Déclaration du COJEP (Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples)

Le Cojep s’indigne et condamne

Convoqués à la brigade de recherche de la gendarmerie, pour être entendus suite à des articles de presse relatifs à la mutinerie des forces spéciales, six journalistes ivoiriens, Vamara Coulibaly, Amadou Ziao, Jean Bedel, Gbané Yacouba, Fabrice Tété et Bamba Franck Mamadou, avaient été mis aux arrêts le samedi 11 février 2017 à 10 heures et incarcérés au camp de gendarmerie d’Agban.

Le vaste mouvement de désapprobation et la mobilisation exceptionnelle que cette énième violation de la liberté de la presse par le régime Ouattara a suscités, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à travers le monde, ont contraint le pouvoir à les libérer le mardi 14 Février 2017.

Le Cojep se satisfait de cette issue heureuse et salue l’attitude de Dignité et le courage exemplaire des journalistes qui viennent de recouvrer leur liberté dont ils ont injustement été privés.

Le Cojep tient à rappeler à toute fin utile au Gouvernement ivoirien que la liberté de la presse et la dépénalisation des délits de presse sont des acquis de la lutte démocratique en Côte d’Ivoire. Rien, pas même le prétexte de sûreté de l’Etat, ne saurait en conséquence justifier l’arrestation de journalistes ivoirien[s], dans le cadre de l’exercice de leur métier.

Le Cojep félicite tous les démocrates, les organisations de journalistes, toutes les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme et de défense de la liberté de presse, dont la mobilisation a permis de venir à bout de cette autre violation flagrante et abusive de la liberté d’expression.

Le Cojep assure la grande famille de la presse ivoirienne de son constant soutien et la rassure qu’il se tiendra toujours à ses côtés en de pareilles circonstances, peu importera le régime en place.

Le Cojep invite enfin le pouvoir Ouattara à éviter de dégrader davantage l’image déjà trop ternie de notre pays désormais gouverné au rythme des bruits de bottes tolérés et primés, au lieu de sortir ses puissants muscles devant des bruits de plumes de journalistes qui ne font qu’informer et dénoncer la gouvernance calamiteuse et improvisée qu’il continue de servir aux ivoiriens.

Fait à Abidjan, le 15 Février 2017.

POUR LE COJEP
Sita COULIBALY
Porte-parole

(Source : Patrice Saraka sur Facebook, 15 fév. 2017)

Lire sur le même thème : « Sur le rôle irremplaçable des journaux d’opposition »

Rapport du 20 janvier 2017 sur les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Le dernier rapport du Secrétariat National chargé de l’Administration pénitentiaire et des prisonniers politiques (FPI), daté du 20 janvier 2017, est en ligne.

Son fil conducteur : Interrogations sur la cohésion nationale.

Lire ou télécharger le Rapport (PDF)

Sur le rôle irremplaçable des journaux d’opposition (la presse dite « bleue ») en Côte d’Ivoire

Contribution de Séri Dedy

HONNEUR ET GLOIRE A LA COALITION DES JOURNAUX BLEUS (CJB)

Introduction. Nous célébrons le courage des journalistes de la Coalition des Journaux Bleus, et au-delà, de tous les journalistes victimes de la terreur du 11 avril 2011, au sujet du panurgisme et de la déroute des journalistes d’ici et d’ailleurs, qui ont ostracisé et continuent d’ostraciser la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo pour des raisons économiques et idéologiques.
En effet, nous constatons avec fierté que depuis pratiquement un quart de siècle – pour certains – les Journaux Bleus,  en raison de leur attachement obstiné aux valeurs de liberté, d’égalité et de justice, ont toujours pris en flagrant délit de désinformation, et surclassé par la même occasion, la plupart des médias jusque-là considérés (complaisamment) comme étant les plus prestigieux du 21ème siècle.
Nous avons alors décidé, à notre humble niveau, d’honorer le professionnalisme de ces journaux ivoiriens. Ce sont, dans l’ordre alphabétique : Aujourd’hui, LG Infos, Le Nouveau Courrier, Le Quotidien d’Abidjan, Le Temps, La Voie Originale.
La récompense proposée, ici, a un caractère immatériel pour la simple raison que l’homme est un animal symbolique. Nous célébrons nos héros avec des biens symboliques – les idées – en égrenant les obstacles franchis dans l’exercice de leur métier ; en  pourfendant les abus, les dérapages, la cruauté et la dangerosité des persécuteurs de la presse libre ; et surtout en mettant en lumière les facteurs explicatifs de tant d’attaques haineuses et barbares.

Dérapage, dangerosité et cruauté. « Raphael Lapké est un danger pour la presse de l’opposition », en tant qu’il incarne et représente, depuis le 11 Avril 2011, un régime qui a peur de la contradiction : non seulement le RHDP porte fièrement les attributs de l’autoritarisme et du racisme (économico-politico-idéologique)  baptisé « rattrapage ethnique », mais encore il se dit toujours prêt à mater dans le sang, par les sanctions économiques ou par la prison (dans l’indifférence totale des grandes démocraties), tous ceux qui critiquent Alassane Dramane Ouattara. Nous reviendrons sur ce paradoxe tragique.
Mais avant tout, qu’est-ce donc la peur et quels en sont les déterminants ? Le Petit Larousse la définit comme étant ce « sentiment de forte inquiétude (…) en présence ou à la pensée d’un danger, d’une menace». La sociobiologie enseigne que l’animal prend peur lorsqu’il s’aperçoit d’un danger alors qu’il est sans défense ; et dans ce cas de figure, il devient redoutablement agressif.  Il en est ainsi parce que l’instinct de conservation sécrète généralement un surcroît d’énergie, l’énergie du désespoir.
Rapportons, à titre démonstratif, cette loi biologique aux réactions des Houphouëtistes depuis l’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo le 26 octobre 2000 : prenant la mesure des atouts redoutables (au niveau de la théorisation et de la conceptualisation, au niveau politique, éthique et moral) des Refondateurs, les Houphouëtistes de tous horizons et leurs maîtres à penser élyséens, n’hésiteront pas à faire usage de la force physique, là où la modernité politique exige l’usage exclusif de la force symbolique ou civilisationnelle. En tout état de cause, les continuateurs du « Vieux » ont fait feu de tout bois. Et craignant de ne pas pouvoir conquérir et exercer le pouvoir d’Etat par le combat d’idées (qui n’est pas leur terrain de prédilection), ils se sont organisés à Paris, sous la houlette de Jacques Chirac, pour déstabiliser et renverser le président Laurent Gbagbo.
Là-dessus, Harris Memel Fôtê donne une explication éclairante : « Cette rébellion est une guerre-surprise menée par des gens surpris ». Entendez par-là, « des gens pris de peur parce que incapables de donner la réplique politique idoine, c’est-à-dire avec des « armes conventionnelles » telles que le projet de société et le programme de gouvernement qui en découle. Ainsi, à la manière d’un boxeur malmené par son adversaire et obligé de violer les règles du jeu pugilistique en mordant son adversaire à la figure, le RHDP multiplie les actes de déstabilisation, rejette le recomptage des voix, opte pour la guérilla urbaine et s’empare du pouvoir par les armes grâce à une coalition afro-franco-onusienne. Il devient aussitôt une administration militante, donc peu sensible aux exigences de la gouvernance démocratique. Raphael Lapké est une émanation  du contexte de cette logique délibérée de non-respect des règles du jeu par le boxeur qui tape n’importe quand, n’importe où et n’importe comment. En désespoir de cause. Oui, Raphael Lapké pose ici des actes désespérés.
Raphael Lapké est un danger pour la presse de l’opposition parce qu’il est conscient que, sans l’arbitraire, le RHDP aurait été mis KO avant la fin de l’année 2011, année au cours de laquelle le peuple s’est rendu compte qu’en fait, Gbagbo kafissa (Gbagbo valait mieux). En d’autres termes, en portant tant d’atteintes graves à la liberté de la presse en Côte d’Ivoire, le Conseil National de la Presse (CNP) montre qu’il n’est qu’une prothèse, un instrument destiné à compenser l’infirmité (politique) dont souffre le RHDP. Mais à l’évidence, le rôle que tient Raphael Lakpé relève de l’arbitraire et n’a donc rien à voir avec la gestion démocratique de la presse.
Honneur et gloire donc aux journalistes de la CJB dont l’engagement et la perspicacité ont eu raison de la cruauté du RHDP.

D’immenses souffrances cyniquement infligées aux journalistes de la CJB.
Hâter le retour de la pensée unique en mettant (rapidement) fin à la vie des journaux bleus, et par voie de conséquence, à l’existence des journalistes eux-mêmes, voilà la mission première assignée au CNP. On peut en juger par les  mesures répressives infligées mécaniquement aux journaux en question, d’avril 2011 à ce jour. Raphael Lakpé et ses collaborateurs ont en effet prononcé 121 suspensions de parution contre les journaux bleus, 2 mois de suspension d’activités contre Germain Sehoué, une peine emprisonnement ferme de 2 semaines  infligée à César Etou et à Depri Didier. Au-delà de cette brutalité politico-judiciaire, il sied de souligner les nombreux cas de pillages et de saccages des locaux des quotidiens libres dont le crime est de ne s’être pas tus face à l’injustice et d’avoir soutenu la biopolitique (gouvernance préservant la vie des individus et des groupes) de Laurent Gbagbo, par opposition à la thanatopolitique (l’arbitraire pourvoyeur de tragédie) du RHDP. Une logique barbare pour autant que les motifs de suspension sont manifestement politiques, n’ayant rien à voir avec la déontologie du journalisme.
C’est que Raphael Lakpé reproche aux journalistes l’emploi de mots ou expressions qui dérangent le camp Ouattara : « Alassane  Drahamane Ouattara » ;« prisonnier politique » (à propos de Laurent et Simone Gbagbo, Charles Blé Goudé, Hubert Oulaye, Assoa Adou, Koua Justin, Dahi Nestor, Lida Kouassi, Me Bailly Patrice, Samba David, etc.), « détention arbitraire » ou encore l’opinion selon laquelle « Laurent Gbagbo est le président du FPI reconnu par le troisième congrès extraordinaire du parti ». Lequel congrès n’avait pourtant pas été formellement interdit par le régime Ouattara.
Il faut savoir que ces mesures moyenâgeuses surgissent toujours à des périodes critiques pour les tenants de la pensée unique. Raphael Lakpé est un danger pour la CJB, c’est certain ; mais avec le temps survient inéluctablement l’effet boomerang. Car en prenant peur et en réprimant aussi sauvagement les journaux bleus, le CNP donne à l’opinion de solides arguments pour accréditer, preuves à l’appui, la thèse de l’incapacité politique d’un RHDP au secours duquel Raphael Lakpé est obligé de voler à tout moment. C’est pourquoi, l’Ivoirien lambda considère, aujourd’hui, ces atteintes répétées comme un hommage indirect à leur capacité de dévoilement du mensonge et de la désinformation. Cet hommage, l’ONG Reporter sans frontière (RSF) le consolide par son silence coupable face aux attaques inhumaines du CNP.
Honneur et gloire aux journaux bleus qui ont trouvé déshonorant et inacceptable d’entendre les moutons de Panurge médiatiques d’ici et d’ailleurs, affirmer que « c’est la pluie qui tombe sur le peuple de Côte d’Ivoire alors qu’ils pissent sur lui ».
Nous devons leur rendre hommage parce qu’ils ont remporté tous les combats engagés contre les imposteurs de tout bord et autres ennemis de la vérité. Très tôt, au journalisme voyou et d’agression dicté par la boulimie néolibérale, les journaux de l’opposition ont opposé, sans concession, le journalisme de résistance réfléchie, c’est-à-dire adossé aux valeurs politiques et éthiques telles que proclamées par l’ONU et enseignées dans les Instituts de presse et de sciences de l’information. Ils n’avaient pas le choix sachant que le peuple ivoirien est confronté depuis l’an 2000 à une guerre totale. Cette adversité bestiale rappelle la légende de Zoumassa, un litige imaginé par un humoriste abidjanais : Dame Zoumassa, une tenancière de maquis (bar-restaurant africain), avait l’habitude de s’approvisionner en charbon de bois chez un fournisseur nommé Codiawé, habitant à Abidjan-Plateau. Au début des années 2000, Zoumassa découvre un fournisseur plus offrant et envisage de coopérer désormais avec lui. Rationalité économique oblige ! Et le jour où elle décida de mettre en pratique son projet de collaboration avec d’autres  fournisseurs de Marcory, d’Adjamé, de Yopougon, d’Attécoubé, etc, elle fut prise à parti et sauvagement rouée de coups à son domicile par le sieur Codiawé et ses partenaires venus de Sikensi, d’Aboisso et même de San-Pedro. Sans autre forme de procès. L’affaire a été portée depuis devant les tribunaux, mais à la surprise générale, c’est dame Zoumassa, seule, qui est inculpée pour atteinte à l’ordre économique et crime contre l’humanité.
Grâce à leur professionnalisme qui devrait faire rougir de honte les dinosaures de la presse nationale et internationale, les journaux bleus ont permis à l’opinion de déconstruire toutes les rhétoriques et les arguments avancés par la rébellion du 19 septembre 2002 ; de montrer que Laurent Gbagbo et ses camarades n’ont exclu aucune catégorie d’Ivoiriens – les Dioula et les Sénoufo – au profit d’une autre (les Bété et autres communautés de la zone forestière).
Grâce aux journaux de l’opposition, les Ivoiriens et autres communautés africaines sont maintenant convaincus que la capacité politique se trouve du côté de Laurent Gbagbo, tandis que la capacité de nuisance, la politique du « cimetière », du côté du RHDP. A preuve, le camp Ouattara n’a de cesse de magnifier la violence physique que suscitent toujours les dérapages langagiers. En voici quelques morceaux choisis : (1) « Nous assumons la responsabilité de l’insécurité dont les militants du FPI parlent tant (…) Désormais nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI qui s’attaqueront au président Alassane. Nous n’allons plus accepter les arrogances du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière » (Amadou Soumahoro, Secrétaire général du RDR, Daloa, le 18 Mars 2012) ; (2) « Nous sommes vos guerriers et nous sommes fiers de l’être. Celui qui touche à Ado, il doit d’abord passer sur notre corps. Quand tu as affaire à Ado, tu as affaire à nous. Monsieur le président, ici, quand on dit “Alassane“, les gens lèvent la main. Si la suite est bonne, ils viennent de façon vigoureuse vous rejoindre pour donner une clameur d’applaudissements. Mais si tu dis “Alassane“ (…) et que ce que tu dis ne leur plaît pas, ils [se jettent] sur toi″ (Le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko le 24 Juillet 2015, lors d’un meeting d’Alassane Ouattara à Séguéla) ; (3) « Vous savez que c’est quand même un procès politique. En plus du droit, c’est aussi l’aspect politique qu’il faut regarder (…) Il faut savoir que le politique est important, il faut en tenir compte. Il faut tenir compte du fait que nous sommes dans un environnement (…) Il s’agit aussi d’un procès politique. Donc il faut tenir compte de ce procès, du fait qu’il soit politique » (la ministre Affousiata Bamba-Lamine le 22 Octobre 2014, à propos du jugement des ex-dignitaires de l’administration Gbagbo) ; (4) « La torture ne tue pas » (Le ministre Alain Lobognon se prononçant sur les traitements inhumains et dégradants infligés aux prisonniers politiques, et la mort de Manhan Gahé quelques temps après sa mise en liberté provisoire).
Ce n’est pas tout. Sur les conditions de son arrestation, le 11 avril 2011, Simone Ehivet Gbagbo dira à l’audience en juin 2016 : « Moi-même, je suis arrivée à l’hôtel du Golf (quartier général d’Alassane Ouattara) les fesses en l’air ; ma nudité exposée, j’ai subi plusieurs tentatives de viol en plein jour (…) et tout cela en présence des soldats français qui filmaient » (LG Info n°1339 du 08 juin 2010, p. 6). Mais aussi hallucinant que cela puisse paraître, c’est une femme – Mme Touré Aya Virginie, l’ex-présidente des femmes du RDR – qui met en doute le témoignage de Simone Ehivet-Gbagbo, affirmant que celle-ci (6) « Raconte n’importe quoi ! Ses habits étaient certes déchirés, mais elle n’est pas arrivée nue au Golf ». Bien plus, et à la stupéfaction générale, c’est M. Amadou Soumahoro, le Secrétaire Général par intérim du RDR, encore lui, qui en rajoute au mépris et à l’obscénité : (7) « Simone Gbagbo était-elle la femme la plus belle parmi les détenus pour qu’on veuille la violer ? » (Le Nouveau Courrier n°1447, 09-06-2016, p.4 ; LG Infos, n°1341, 10 juin 2016 p. 4).

David contre Goliath. Grâce à leur perspicacité et à leur flair pour les dérapages médiatiques, les journalistes de l’opposition doivent être considérés, au regard de la fragilité et de l’insignifiance des moyens matériels dont ils disposent, comme ″des David contre des Goliath″.
Cette performance historique saute aux yeux depuis l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé, une mascarade qu’ils ont appelée à juste titre le procès de la honte et de la recolonisation. En effet, transcrivant témoignages après témoignages, contre-interrogatoires après contre-interrogatoires, là où les médias d’Etat ivoiriens et français ont préféré fuir la manifestation de la vérité en fermant les yeux et les oreilles sur le déroulement du procès, les journaux de l’opposition ont fait preuve d’une combativité sans précédent. Par le journalisme de recherche et le souci d’analyse des paradoxes et autres zones d’ombre, les journalistes de l’opposition sont devenus des plumes qui comptent et des sources d’information crédibles tant sur le plan local qu’à l’échelle internationale. Ils peuvent triompher et marcher la tête haute partout dans le monde pour avoir terrassé bien des géants pourtant précédés d’une grande réputation. La déroute est retentissante, attestant ainsi que c’est au pied du mur qu’on voit le vrai maçon.

Les plus grandes démocraties n’en sont pas. Si l’on en croit la plupart des analystes non conformistes, ces grandes démocraties sont plutôt des systèmes politiques truqués qui transforment le citoyen en un « homme unidimensionnel » (Hubert Marcuse), c’est-à-dire un homme dont le consentement est durablement formaté par les médias du mensonge. Noam Chomsky en témoigne de manière saisissante : « Moi qui regardais depuis des années les journaux et les émissions traitant de l’actualité à la télévision, j’avais fini par oublier que les présentateurs surpayés de ces vitrines communicantes sont pour la plupart les salariés de multinationales vivant d’abord de marché plus ou moins public. Fini par oublier que l’information est d’abord une valeur marchande, ensuite un moyen de trafiquer de l’influence, enfin le théâtre de conflits d’intérêts dont les enjeux dépassent notre compréhension immédiate ».
A partir de cette analyse, on comprend mieux la démission fracassante le 05 octobre 2002, de Théophile Kouamouo, alors correspondant du journal Le Monde en poste à Abidjan :« J’ai démissionné, principalement parce que  le samedi 05 octobre 2002, en allant sur Internet, pour voir le rendu de l’article  que j’avais envoyé la veille, j’ai vu un tout autre papier qui ne reprenait aucun des éléments que j’avais fournis, mais qui rentrait dans les grandes analyses éditorialisantes sur le président Gbagbo qui était entêté et qui risquait de perdre le soutien de Dominique De Villepin (…) J’avais démissionné parce que j’avais été professionnellement contrarié par un procédé malhonnête qui consiste à se retrancher derrière la signature d’un autre pour salir sa plume dans un article particulièrement orienté. Mais j’ai également été personnellement et politiquement contrarié dans une démarche qui heurtait mes convictions qui doivent être la base commune, le socle de la corporation des journalistes : la foi  en la vérité, en la démocratie, au droit de l’homme, à la justice, à l’équité. (…) J’ai également démissionné parce que je n’étais pas dupe pour ce qui se dessinait devant mes yeux et dont je faisais partie, incapable que j’étais de contrarier le mouvement général : une vaste machine de manipulation de l’information, de propagande, visant à transformer les rebelles ivoiriens en anges afin de les légitimer pour arriver au résultat que nous ″contemplons″ tous actuellement. Le Monde, pour lequel je travaillais, a participé à cette entreprise. Mais nous n’étions pas les seuls » (In La crise ivoirienne et l’avenir d’une nation en refondation, Editions PUCI 2005 :116-17).
Laurent Mauduit, journaliste et cofondateur de Médiapart, ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde, semble confirmer le fait que ce quotidien n’est pas le seul à patauger dans la voyousie et l’imposture intellectuelle et morale. En effet dans son dernier livre (Main basse sur l’information, Editions Don Quichotte, 2016), l’auteur dénonce la caporalisation de la quasi-totalité des médias français par les puissances d’argent : « Dans le concert des grandes démocraties, la France a l’une des presses les plus dépendantes  des puissances d’argent ; de surcroît c’est l’un des pays où les influences du pouvoir se font le plus sentir » et débouchent sur ce qu’il nomme « la presse de connivence » (2016 : 412). Pierre Rimbert abonde dans le même sens que Laurent Mauduit, en dressant un tableau des organes de presse français aux ordres des puissances d’argent, et de l’Elysée. Le tout présente, ici, un « journalisme de marché rongé par des connivences, le panurgisme et la précarité ». Ce sont, (excepté Le Canard Enchaîné et Médiapart) : Le Monde, Canal+, Libération, L’Express, BFM-TV, BFM-Business, RMC, Le Nouvel Observateur, Les Inrocks, Radio Nova, Les Echos, Le Parisien, Valeurs actuelles, Europe 1, Paris-Match, Le Journal du Dimanche, TF1, Le Figaro, Le Point, L’Opinion, France Télévisions, Radio France, etc.
Tout comme la démocratie française, le système politique américain est une vaste machine dressée contre la démocratie depuis fort longtemps. Dans ce pays, « le candidat qui remporte le plus de suffrage à l’échelle nationale ne devient pas toujours président (…) ; la campagne électorale ignore trois quarts des Etats où l’issue du scrutin semble acquise (…) ; près de 6 millions de citoyens ayant été condamnéspar la justice ont perdu le droit de voter (…) ; 11% des électeurs potentiels ne disposent pas des papiers d’identité exigibles s’ils veulent déposer un bulletin dans l’urne (…); le mode de scrutin accorde aux deux partis dominants un avantage exorbitant. On n’ignorait pas non plus que l’argent, les médias, les lobbys, le découpage des circonscriptions défigurent la représentation démocratique du pays » (Serges Halimi in Le Monde diplomatique, octobre 2016 :1).
Honneur et gloire aux journaux bleus grâce auxquels l’Ivoirien est désormais convaincu que les grands organes d’information dont on louait jusqu’à présent le sérieux, ne sont plus que des nains professionnels et éthiques. Ils ne sont plus le quatrième pouvoir après l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Cette presse accompagne désormais les trois autres pouvoirs ; en d’autres termes, entre le dire et le faire, il y a un gouffre entretenu par l’hypocrisie.
Honneur et gloire parce que la CJB a préféré, répétons-le, la dignité à l’esclavage intellectuel et au confort matériel. Sur cette question, écoutons Théophile Kouamouo : « J’en suis sorti tout simplement parce qu’une alternative, qui en fait n’est pas une, s’offrait à moi. Ou je choisissais la collaboration et la folie, ou je choisissais la voie de la résistance et de la vie buissonnière. J’ai choisi la deuxième solution. » (2005 :116).
Les distorsions constatées par tous dans le fonctionnement des démocraties du Nord sont le fait des puissances d’argent et de leurs multinationales. Ces dernières fabriquent en effet le consentement des gens de leurs peuples et posent des œillères idéologiques entre les peuples du Nord et ceux du Sud. De fait, le mur de Berlin n’est pas tombé, il est toujours debout dans la tête de journaux assujettis et étouffant « dans un système mi-oligarchique, mi-ploutocratique» (Laurent Mauduit, 2016 : 203). Ce double mur psychologique et intellectuel permet aux pouvoirs étatiques ainsi qu’aux multinationales de faire croire que la démocratie existe, alors qu’en réalité, elle n’existe que de nom. Les Etats du Nord entretiennent l’illusion démocratique à l’intérieur de leurs frontières pour exploiter durablement leurs citoyens autant que ceux des pays du Sud. « Les Français, par exemple, ne sont pas informés des agissements de leurs gouvernements successifs dans leurs anciennes colonies d’Afrique : déstabilisations de gouvernements indociles, coups d’Etat, installation au pouvoir de dictateurs corrompus, soutien apporté à ces dictatures et même l’assassinat de patriotes africains qui s’opposent au pillage de leurs richesses. Si les Français en étaient au courant, ils ne seraient pas forcément d’accord avec l’ingérence meurtrière de leurs dirigeants en Afrique et au Proche-Orient. Mais ils ne sont pas au courant, car en France comme aux Etats-Unis et ailleurs, les entreprises transnationales de communication, contrôlées par les mêmes qui contrôlent l’Etat, savent comment éviter que les gens réfléchissent aux vrais problèmes qui les concernent (…) Nous sommes persuadés que dans les pays du Nord, les gens du peuple (…) et tous ceux qui subissent la précarité, se trouvent, objectivement plus près des peuples du Sud que des élites économiques qui les exploitent, les oppriment, les méprisent et les condamnent, froidement, à la précarisation ; mais ils ne le savent pas, tant il est vrai que, la désinformation aidant (…), les opprimés ont souvent du mal à identifier l’ami, l’ennemi, l’allié potentiel et à situer où se trouve leur intérêt. » (Rosa Amelia Plumelle-Uribe, 2016 : 15-16). Et cette occultation idéologique engendre bien des drames.
En effet, prenant appui sur une analyse de François Bayard, Rosa Amelia Plumelle-Uribe donne un éclairage pathétique des origines des différentes attaques comme celle du 13 novembre 2015 : « les origines de ce 13 novembre sont aussi à chercher du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France ces quarante dernières années. Au-delà de la polémique électoralement intéressée, et assez indigne sur les mesures de sécurité prises ou mal prises, par le gouvernement, la classe politique, les médias, l’opinion elle-même devrait s’interroger sur les responsabilités de longue durée dans le désastre que nous vivons. Celui-ci est le fruit vénéneux d’un enchaînement d’erreurs que nous avons commises depuis au moins les années 1970, et que nous avons validées dans les urnes à intervalles réguliers. (…) L’alliance stratégique que la France a nouée avec les pétromonarchies du Golfe, notamment pour des raisons mercantiles, a compromis la crédibilité de son attachement à la démocratie. (…) Son alliance avec les pétromonarchies arabes a aussi conduit la France à appuyer diplomatiquement et militairement la guerre d’agression de l’Irak contre l’Iran (1980-1988) et ostraciser ce dernier… (…) Une cocotte-minute qui explose, ce n’est jamais beau à voir. » (13 novembre 2013. Victimes innocentes des guerres, Editions ANIBWE, 2016).
La France et ses alliés peuvent-ils éviter cet ″enchaînement d’erreurs″ ? A la vérité, rien n’est moins sûr, l’assujettissement des peuples d’Afrique étant une ″seconde nature″ qui remonte au XVIème siècle. Les historiens assurent en effet que l’histoire est une maladie dont on ne guérit jamais totalement. C’est d’autant plus vrai que les Etats modernes du Nord ont toujours considéré, à la suite de l’économiste Paul Leroy-Beaulieu, qu’une puissance qui ne colonise pas se séquestre économiquement, politiquement et culturellement. Autrement dit, depuis au moins un demi-millénaire, la France et l’Europe entretiennent une relation d’ustensilité avec l’Afrique, ce réservoir de richesses : « l’Afrique est une chance pour la France et pour l’Europe » s’exclamait récemment Jean-Louis Guigou (Le Monde, 15/09/2016). Trois années auparavant, Jeanny Lorgeoux et Jean-Marie Bockel abondaient dans le même sens, estimant que « l’Afrique est notre avenir ».
Ce sont de tels propos (effectivement) mis en pratique sous nos yeux qui suscitent l’indignation et rythment le combat que mènent avec détermination les journalistes Amis du Peuple et de la Vérité historique. Malgré leurs maigres moyens. Et ce faisant, ils deviennent la sentinelle de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. A la manière d’un Jean-Paul Marat (1743-1793) pour qui le journalisme relève de l’apostolat et du sacerdoce. Ainsi que le souligne François Fonvieille-Alquier, Marat est de ceux-là qui ont préféré répondre à l’appel de leur conscience que de déserter les idéaux de liberté, de fraternité et d’égalité.

Conclusion. Ecarquiller les yeux du peuple en pourfendant les connivences : le capitalisme de connivence et le journalisme de connivence. Pour résumer l’analyse qui précède, nous dirions que la fin du système de parti unique a permis l’émergence de deux catégories de journalistes en Côte d’Ivoire. D’une part, les journalistes rivés sur l’argent, qui ferment les yeux sur les contre-vérités, le creusement des inégalités et l’assujettissement du peuple, au profit des puissances d’argent. D’autre part, les journalistes sentinelles ou responsables, qui se sentent le devoir impérieux d’écarquiller les yeux de leurs contemporains sur les vérités que dissimulent les puissances d’argent. Les journalistes des journaux bleus font partie de cette dernière catégorie.
Au cours des 25 dernières années, ils ont dénoncé, au prix de leur bien-être matériel et parfois de leur vie, le retour du monisme politique, le retour et le renforcement de la domination coloniale. Grâce à eux, tout ce qui nécessitait des années d’étude dans les instituts de science politique pour comprendre le passé et le présent, est désormais su de tous en très peu de temps. Aujourd’hui, l’Ivoirien lambda n’ignore ni les tenants et les aboutissants de la rébellion du 19 septembre 2002, ni la logique qui guide la désinformation pratiquée par la quasi-totalité de la presse française, ni la détention arbitraire de Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo, Charles Blé Goudé et tous les autres prisonniers politiques. C’est à la lumière de ce contexte qu’on perçoit clairement le jeu et les acrobaties d’un Affi N’guessan (subitement) convaincu que l’image de Laurent Gbagbo constitue un handicap pour le FPI. Normal que cette guerre totale frappe le pays de Laurent Gbagbo, le souverainiste. Normal que la « France bascule dans un système où quelques richissimes milliardaires se partagent les dépouilles de la presse française : le capitalisme de connivence génère, tôt ou tard, une presse de connivence » (Laurent Mauduit, 2016 : 412).
Le grand mérite des journalistes engagés et plus particulièrement des journalistes des journaux bleus, est d’avoir dévoilé, au nom de la vérité historique, tous les complots.
Honneur et gloire à la Coalition des Journaux Bleus qui, depuis le 26 octobre 2002 jusqu’à ce jour, font face à une guerre totale : une guerre économique, vu l’implication des multinationales (Bouygues, Bolloré, etc.) ; une guerre militaire (implication directe de l’armée française et des « tirailleurs » de la CEDEAO) ; une guerre politique (mise en place du RHDP par Jacques Chirac, à Paris, dès le 18 mai 2005) ; une guerre médiatique (diabolisation de la Refondation par la presse française, cette propriété des fabricants d’armes tels que Lagardère, Dassault) ; une guerre diplomatique (les connivences et le rôle de l’UE, de l’UA, de la CEDEAO et du Conseil de sécurité des Nations Unies) et une guerre judiciaire attestée par le procès de la honte et de la recolonisation.
Honneur et gloire aux amis de la vérité qui ont préféré dévoiler bien des injustices que de commettre l’impardonnable ″crime du silence″.

Fait à Abidjan le 04 janvier 2017
Pour la CURFP [Cellule Universitaire de Réflexion et de Formation Politique du FPI], le Secrétaire National
Professeur DEDY Séri.

(Source : correspondance)
Surtitre de la Rédaction

Lire sur le même thème :
« Les journaux d’opposition protestent collectivement contre les décisions prises à leur encontre »

 

Qu’en 2017 la prison politique ne soit plus un programme de gouvernement !

affiche-la-prison-est-elle-un-programme-de-gouvernement

Lu sur Facebook
Le 1er janvier 2017

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens qui se battent pour que notre pays soit un pays de liberté.

Bonne Année 2017 au président Laurent Gbagbo qui est le symbole et le meneur de cette lutte pour la liberté et le respect des peuples africains.

Bonne Année 2017 à Simone Gbagbo, à Charles Blé Goudé, à Assoa Adou, à Hubert Oulaye, à Lida Kouassi, à Koua Justin, à Dahi Nestor, à Patrice Bailly, etc, injustement détenus.

Bonne Année 2017 au Général Dogbo Blé Bruno, à l’Amiral Vagba Faussignaux, au Commandant Jean-Noël Abehi, au Colonel Anselme Séka Séka, etc, arbitrairement détenus pour leur loyauté à la république.

Bonne Année 2017 à tous ces anonymes qui sont en détention, arbitrairement, sans être jugés et sans être libérés. Nous leur souhaitons rien de moins qu’une libération cette année 2017. Nous nous battons pour cela en dénonçant régulièrement cette situation injuste qui leur est faite.

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens exilés un peu partout. Nous leur souhaitons un retour rapide dans leur pays, le pays de leurs ancêtres. Ils ne marcheront jamais seuls parce que nous ne les oublierons jamais .

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont encore leurs avoirs, le fruit de leur travail, injustement gelés. Nous leur souhaitons un rétablissement rapide dans leurs droits.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui luttent à l’extérieur. Nous leur souhaitons beaucoup de courage pour ne jamais abandonner cette lutte essentielle pour la liberté. Merci à vous.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont perdu leurs emplois, et particulièrement à ceux des ivoiriens qui se sont retrouvés au chômage à cause de leurs convictions politiques, et parfois même à cause de leur appartenance ethnique, à cause de la politique dite de  » rattrapage ethnique  » menée par Alassane Ouattara.

Bonne Année 2017 à tous les journalistes, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, qui se battent pour que la vérité sur la crise que connaît notre pays triomphe partout, et qui subissent la répression du Conseil National de la Presse (CNP ) du sinistre Raphaêl Lakpé.

Bonne Année 2017 à tous les amis de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qui, de façons diverses, aident les ivoiriens à faire triompher la vérité, la justice et la réconciliation.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui se distinguent sur Facebook et sur d’autres réseaux sociaux pour que notre cause triomphe. Je ne les citerai pas pour ne pas en oublier.

Bonne Année 2017 à la Vérité et à la Liberté.

Bonne Année 2017 à la Côte d’Ivoire, mon pays, qui attend toujours que ses fils se réconcilient.

LIBÉREZ LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO !

LIBÉREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D’IVOIRE !

Alexis Gnagno.

 

Proclamation officielle des résultats de la pétition internationale pour la libération du Président Laurent Gbagbo

Nombre total de signatures obtenu : 26 767 291

Lire la déclaration de Bernard Binlin Dadié, regarder les vidéos de la cérémonie du 29 décembre 2016

Sur le site web des Amis de Laurent GBAGBO

Connaissez-vous CI-RDV ?

Rechercher et Dire la Vérité sur la Côte d’Ivoire, tel est le but de l’Association amie CI-RDV que nous vous invitons à découvrir.

Le manifeste, les coordonnées et le Bulletin de CI-RDV

 

Les journaux d’opposition protestent collectivement contre les décisions de suspension prises à leur encontre

Coalition des journaux bleus (CJB)

Déclaration suite aux dernières
suspensions arbitraires des journaux
de l’opposition en Côte d’Ivoire

I- LES FAITS
Par trois décisions portant les numéros 077, 078 et 079 du 6 décembre 2016, le Conseil national de la Presse (CNP) a infligé des suspensions respectivement aux quotidiens La Voie Originale (26 parutions), Aujourd’hui et LG Infos (7 parutions). L’organe de régulation de la presse imprimée ivoirienne reproche à ces trois journaux les délits suivants :

1- Pour le quotidien La Voie Originale, (décision n°077)
Avoir continué de soutenir, après une suspension de 15 parutions en octobre 2016 pour le même motif, que « M. Laurent Gbagbo est président du Front populaire ivoirien (FPI) depuis le 3ème Congrès extraordinaire tenu par ce parti, le 30 avril 2015 ; qu’en son absence, le FPI a pour président intérimaire M. Sangaré Abou Drahamane, etc., et que cette décision du 3ème congrès extraordinaire du FPI n’a jamais été contestée ».
Il est bon de rappeler que le 19 octobre 2016, le quotidien Aujourd’hui a été également suspendu de 15 parutions, comme La Voie Originale, pour avoir écrit ces mêmes informations sur le FPI (nous y reviendrons).

2- Pour le quotidien Aujourd’hui, (décision n°078)
Avoir publié des photos de personnalités de l’opposition emprisonnées dont l’ancienne Première Dame, Simone Ehivet Gbagbo, le Général Bruno Dogbo Blé, l’Amiral Vagba Faussignaux, le Commandant Séka Yapo Anselme dit Séka Séka et Me Patrice Bailly, et « avoir qualifié ces personnalités de prisonniers politiques ».

3- Pour le quotidien LG Infos, (décision n°079)
Avoir publié des photos de personnalités de l’opposition emprisonnées dont le Président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo, Charles Blé Goudé, Lida Kouassi Moïse, Hubert Oulaye, Assoa Adou, Koua Justin, Dahi Nestor et Me Patrice Bailly, et « avoir utilisé le terme de détention arbitraire ».

Par ailleurs, des courriers de mise en demeure et de menaces sont servis en abondance par le CNP aux autres journaux de l’opposition non encore suspendus, les mettant tous en situation de précaire sursis.

II- NOS OBSERVATIONS ET ANALYSES
De ces suspensions et menaces de suspensions, découlent les six (6) observations majeures suivantes :

1. Les journaux sanctionnés sont tous proches de l’opposition, principalement du groupe des journaux dits « bleus » en Côte d’Ivoire, ce qui tend à montrer que M. Raphaël Lakpé et notre organe de régulation qu’il préside ont décidé d’une répression ciblée contre les Journaux Bleus ;

2. Cette répression se fait sans règle et sans procédure, pourvu qu’elle frappe un Journal Bleu : Ainsi, pour se donner les moyens de frapper, M. Lakpé a envoyé au quotidien LG’Infos une mise en demeure sur le terme « prisonnier politique » alors que ce journal n’a jamais employé ce vocable. Qu’à cela ne tienne, M. Lakpé a suspendu LG’Infos pour avoir employé le terme « détention arbitraire », car selon lui, le terme « détention arbitraire » a la même signification que le terme « prisonnier politique » ! LG’Infos a donc été suspendu sans avoir jamais reçu d’interpellation, d’avertissement, de blâme ou de mise en demeure sur ce vocable. Le tort de LG’Infos est donc celui d’être un« Journal Bleu », peu importe ses écrits, il est passible de suspension ;

Chers amis des médias,
Profitons de ce dérapage avéré du président Lakpé pour réfléchir un peu sur les motifs qu’il brandit pour suspendre nos journaux. Car, la nouvelle panoplie des vocables interdits par Lakpé est très symptomatique du danger que le président du CNP fait planer sur nos entreprises. Ces termes interdits sont : « Prisonnier politique » ; « Détention arbitraire » ; « Dictature » ; « Gbagbo, président du FPI depuis le 3ème congrès non contesté de ce parti… » ; « M. Sangaré assure l’intérim de M. Gbagbo du fait de l’absence de ce dernier ».

Pour mémoire, nous rappelons que M. Lakpé a entamé cette misère au CNP dès sa nomination en 2012. A cette époque, les vocables interdits étaient les suivants : « le nom Dramane dans Alassane Dramane Ouattara, ADO » ; « Guillaume Soro Kigbafori, ancien chef rebelle » ; « Aké N’Gbo, dernier Premier ministre du président Laurent Gbagbo », etc.

3. Cette répression aveugle coïncide avec la période des élections législatives du 18 décembre en cours. Elle confirme la nature arbitraire et l’objectif politique des suspensions de 15 parutions infligées, dans la période de l’élection référendaire du 30 octobre 2016, aux quotidiens La Voie Originale et Aujourd’hui ;

4. Cette répression arbitraire ne vise pas les fautes professionnelles, parce qu’il n’y en pas à sanctionner. Raphaël Lakpé réprime la libre expression de l’opinion dans les journaux de l’opposition au détriment de la pluralité des opinions garantie par la loi n°2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse. Cette loi stipule, en son article 39, alinéa 2, que «Le Conseil National de la Presse veille au respect des règles relatives à la création, à la propriété, aux ressources et à la déontologie de l’entreprise (…) ainsi qu’au pluralisme de la presse » (pluralisme = diversité de titres et de lignes éditoriales, diversité des opinions).

5. Ces suspensions illégales sont inventées de toutes pièces. C’est un plan diabolique de Raphaël Lakpé pour museler la presse de l’opposition, surtout dans les périodes de grandes activités sociopolitiques, comme les législatives du 18 décembre prochain, après le scrutin référendaire du 30 octobre 2016 pendant lequel La Voie Originale et Aujourd’hui ont été fermés ;

6. Enfin, ces fréquentes suspensions visent à tuer économiquement les journaux de l’opposition en les fermant dans les moments de grandes ventes commerciales, mettant ainsi la vie des journalistes en danger dans ces entreprises.
Pour être plus complet sur les derniers motifs farfelus brandis pour tuer nos journaux, retenez que lors des rencontres de chacun de nous avec lui :

– M. Lakpé soutient que « le dictateur est celui arrivé au pouvoir par un coup d’Etat ». Ici, le vieux journaliste Raphaël Oré Lakpé oublie que feu Adolph Hitler a été élu Chancelier avant de devenir le pire des dictateurs que le monde ait connus !
– M. Lakpé soutient encore, et il l’écrit noir sur blanc, que « le prisonnier politique est le détenu qui n’a pas été condamné par un tribunal pour un délit de droit commun ». Ici aussi, le journaliste Lakpé oublie que feu Nelson Mandela, arrêté en 1962, jugé et condamné aux travaux forcés à perpétuité en tant que responsable de la branche armée de l’ANC et menant une campagne de sabotage contre les installations publiques et militaires, donc pour un délit de droit commun, fut le prisonnier politique le plus célèbre et le plus célébré au monde.
En Côte d’Ivoire, suite aux évènements du 18 février 1992, le député Laurent Gbagbo et plusieurs autres parlementaires, ainsi que des responsables d’organisations de défense des droits humains ont été arrêtés, jugés et condamnés comme co-auteurs de casses. M. Raphaël Lakpé, alors rédacteur en chef du Groupe Le Nouvel Horizon, les a présentés dans ses écrits comme des prisonniers politiques jusqu’à leur libération. C’était sous un certain Premier ministre appelé Alassane Dramane Ouattara. Ce Lakpé-là était-il un ignorant à cette époque ?
– Enfin, selon M. Lakpé, la justice reconnaissant M. Affi N’Guessan comme président du FPI, tout journal qui rapporte que le 3ème Congrès extraordinaire de ce parti a désigné M. Laurent Gbagbo comme président du FPI doit être fermé, car cela « entretient un bicéphalisme à la tête de ce parti ».
Pourtant, la même justice reconnaît M. Alexis Vagba comme président de l’Africa Sports, et M. Lakpé ne ferme pas les médias (journaux et RTI compris) qui désignent M. Koné Cheick Oumar comme président de cette organisation sportive. Ces journaux n’entretiennent-ils pas le même bicéphalisme tant redouté par Lakpé. Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

III- NOTRE POSITION
Face à ces dérives répétées du CNP, les Editeurs et Directeurs des publications, victimes de ces sanctions inacceptables, arbitraires et attentatoires à la liberté de la presse pourtant garantie par la loi, réunis le jeudi 8 décembre 2016 au sein du regroupement dénommé la Coalition des Journaux Bleus (CJB) :
– Félicitent tous les journalistes de la Coalition des Journaux Bleus pour leur professionnalisme. Car grâce à la propreté de leurs écrits, M. Lakpé et le CNP, sevrés de fautes professionnelles à sanctionner, mordent désormais dans le ridicule flagrant délit des « sanctions arbitraires », comme le soutient Amnesty International. M. Lakpé agit en totale violation de la pluralité d’opinion que la loi oblige le CNP à garantir ;
– Exigent la levée immédiate et sans condition de ces suspensions arbitraires et sauvages, et la cessation de toute sanction de cette nature dirigée contre les Journaux Bleus ;
– Interpellent toutes les organisations professionnelles des médias nationaux sur ces atteintes graves à la liberté de la presse et les invitent à contribuer à arrêter cette jurisprudence dangereuse, la répression illégale de la liberté d’opinion, que fait planer le président Lakpé sur notre profession ;
– Décident de se donner tous les moyens professionnels, légaux et juridiques pour combattre ces nouveaux dérapages regrettables de M. Lakpé qui renoue avec ses suspensions farfelues de 2012 contre les Journaux de l’opposition.

En conséquence de ce qui précède, la Coalition des Journaux Bleus entame, avec la présente conférence de presse, une campagne de protestation vigoureuse contre les dérapages de Raphaël Lakpé, à travers les activités suivantes :

Les vendredi 16, samedi 17 et lundi 19 décembre 2016 : publications de bandeaux et de pages noires dans les journaux ;
– A partir de demain jeudi 15 décembre : Une série de rencontres avec les Organisations professionnelles et les Associations de défense des Droits humains pour leur faire partager notre indignation ;
– Les mardi 20 et mercredi 21 décembre 2016, deux journées Presse-morte à observer par tous les journaux de l’opposition.

Ces activités seront renouvelées jusqu’à ce que M. Lakpé et le CNP reconnaissent notre droit à la différence, cessent de les piétiner en violant la loi.

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 14 décembre 2016

Pour La Coalition des Journaux Bleus (CJB)

La Voie Originale la-voie-originale
Cesar Etou

Aujourd’hui aujourd-hui
Joseph Titi

LG’Infosle-temps
Le Temps
Yacouba Gbané

Le Quotidien d’Abidjan le-quotidien-d-abidjan
Allan Aliali

Le Nouveau Courrierlnc
Stephane Bahi

[Voir aussi le dossier d’Eburnienews]

Des prisonniers politiques « torturés jusqu’aux aveux » en Côte d’Ivoire

Amnistie internationale dénonce une justice du vainqueur et la torture de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, où se tiendront les Jeux de la Francophonie l’été prochain.

Le reportage de Sophie Langlois (texte et vidéo) sur Radio-Canada.ca, 29 nov. 2016 :

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002674/torture-injustice-cote-ivoire-amnistie-internationale

Extraits :

(…) En avril 2011, des forces rebelles qui appuient Alassane Ouattara, le candidat déclaré gagnant par l’ONU, prennent d’assaut la ville d’Abidjan. Elles capturent le président sortant, Laurent Gbagbo, avec l’aide des forces françaises et onusiennes. La crise est terminée, la purge commence.

Dans les mois qui suivent, des partisans du président défait sont pourchassés, battus, forcés à l’exil ou emprisonnés sans accusations. Selon Amnistie internationale, 228 prisonniers auraient disparu, et 241 autres demeurent aujourd’hui incarcérés, dans des conditions troublantes.

Enfermés dans une chambre froide
« Ils sont torturés », affirme Nathalie Kouakou, présidente de la section ivoirienne d’Amnistie internationale. « Ils peuvent passer 24 heures dans la chambre froide. Après, on les met en plein soleil. C’est cette forme de torture où ils sont frappés. Ils ne mangent pas. Bon… parce qu’il faut des aveux. »

(…)

 

 

Côte d’Ivoire : les corps décharnés des prisonniers politiques

Déclaration de la Commission Afrique du Parti de gauche
Paris, le 29 novembre 2016

Les prisonniers politiques ivoiriens sont encore au nombre d’environ 300. Ils étaient environ 800 suite aux arrestations massives de jeunes en avril 2011 ; certains furent torturés au QG de Ouattara à l’Hôtel du Golf. Puis les conditions de détention furent telles que leur état physique s’est dégradé progressivement même s’ils trouvaient la force de réclamer par des manifestations passives, d’être jugés ou libérés. Des libérations partielles ont eu lieu comme au compte-gouttes ces dernières années dans la plupart des cas sans jugement, faisant diminuer le nombre de prisonniers à environ 300 sans que l’on sache précisément tant il est vrai que ces libérations sont compensées par des arrestations arbitraires et des enlèvements afin de mieux terroriser la population.

Depuis 2015 et singulièrement cette année, nous voyons apparaître des photos de corps décharnés, de graves mutilations et de regards perdus. Ces jeunes gens ne sont plus ce qu’ils étaient au moment de leur arrestation et cela nous révolte. Combien sont morts ?

Quelle est cette barbarie d’ailleurs ethnicisée puisqu’elle vise quasi exclusivement des sudistes, que couvrent de leur mutisme les organes de presse, l’ONUCI et les ONG ?

Quel est ce silence du pouvoir politique français avec un ambassadeur de France à Abidjan, Georges Serre, qui déclare le 14 juillet 2016 devant Ouattara et son gouvernement que « la Côte d’Ivoire est une grande démocratie où chacun peut dire ce qu’il veut » et un premier ministre, Manuel Valls, qui vient récemment “afficher le soutien de la France au processus démocratique” en cours ?

Il ne suffit pas de dire que le régime pratique une justice de vainqueur, il faut dénoncer à la face du monde sa barbarie.

Le Parti de gauche appelle au retour à un Etat de droit et au respect des droits de l’homme en Côte d’Ivoire et condamne le cynisme et l’hypocrisie des responsables politiques français en charge.

Tous les prisonniers politiques de Côte d’Ivoire doivent être libérés urgemment !

Pierre Boutry

In : AFPA (Alliance des Forces Progressistes pour l’Afrique), 29 nov. 2016

 

 

 

Lire et voir 2016-11

JULLIARD Jean-François. Des secrets de la Françafrique au coeur d’enquêtes (très) contrariées : les jeux troubles de la France en Côte d’Ivoire émergent de plusieurs dossiers judiciaires.
In : Le Canard enchaîné n° 5013, 23 nov. 2016

http://www.ivoirebusiness.net/articles/exclusif-le-canard-encha%C3%AEn%C3%A9-alassane-ouattara-est-lami-des-djihadistesdominique-ouattara
(Source : Ivoirebusiness, 25 nov. 2016)

 

Lettre ouverte d’Alain Cappeau à Fatou Bensouda, Procureure générale de la Cour Pénale Internationale (CPI)
In : Le Nouveau Courrier n° 1518, 18 nov. 2016

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-343-alain-cappeau-exhorte-la-procureure-de-la-cpi-a-jeter-leponge.html

 

 

Plusieurs leaders arrêtés, puis libérés, à la veille d’un grand meeting

Alors qu’un meeting est annoncé à Yopougon pour le samedi 5 novembre 2016, c’est pendant la nuit du 4 au 5 que plusieurs dirigeants du Front du Refus (Aboudramane Sangaré du FPI, Mamadou Koulibaly du Lider) sont interpellés à leur domicile !
Manoeuvres d’intimidation qui n’auront pas réussi, puisque le meeting a été maintenu et que la place Ficgayo accueille en ce jour beaucoup de monde.
Quant aux leaders arrêtés sans aucune raison sinon d’ordre politique, ils ont été finalement libérés en pleine nuit.

Mise à jour du 5 novembre 2016 :
Le soir du meeting, le prof. Bamba Moriféré (Coalition du Non) fut à son tour arrêté, puis relâché.