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Monthly Archives: mars 2013

Les parents de Charles Blé Goudé: « Nous n’avons plus de ses nouvelles, nous avons peur pour sa vie »

Claude Dasse

S’il est vrai que depuis son arrestation à Tema au Ghana, le 17janvier 2013, le lieu de détention de Charles Blé Goudé, a toujours été couvert de mystère par les autorités ivoiriennes, la difficulté aujourd’hui, pour les parents et les avocats de ce dernier, réside dans le fait qu’il leur est quasiment impossible de localiser son nouveau lieu d’assignation à  »résidence protégée’’.

En clair, depuis plusieurs semaines, le leader des jeunes patriotes, totalement isolé, est désormais coupé de tous contacts extérieurs.

« Les premiers jours lorsqu’il a été extradé en Côte d’Ivoire, nous étions deux à être autorisés à lui rendre visite: Sa compagne et moi. Mais aujourd’hui, après les différents articles de journaux concernant les conditions de détention de Charles, les autorités ont décidé qu’il n’aurait plus droit aux visites. Ce, après l’avoir plusieurs fois déplacé d’un endroit à l’autre. Après la Riviéra, route de Bingerville où il était gardé, ses geôliers l’ont conduit dans une grande résidence au Plateau puis, chez une haute autorité d’où il a encore été déplacé.

Aujourd’hui, nous ne savons plus où il est, et cela nous inquiète énormément. Depuis longtemps, nous n’avons plus de ses nouvelles et nous avons bien peur pour sa vie… Nous espérons qu’il est encore en vie…

Même ses avocats ne peuvent également pas lui rendre visite », a déclaré très meurtri, le frère aîné de l’ancien ministre chargé de la jeunesse de Laurent Gbagbo, dans le gouvernement Aké N’gbo. Puis notre interlocuteur de traduire les craintes de la famille.

In : Soir Info, 29 mars 2013
Source : 
ladepechedabidjan

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Devant le silence de l’Eglise, des catholiques ivoiriens s’adressent au nouveau pape François

LETTRE OUVERTE AU PAPE FRANCOIS [Extraits]

Habemus Papam

Merci Seigneur d’avoir donné un pasteur à ton troupeau. Que Ton Saint Nom soit béni !
(…)
Au moment où vous arrivez à la tête de l’Eglise catholique, vos enfants de Côte d’Ivoire voudraient vous informer des souffrances et des humiliations qu’ils subissent depuis plusieurs années : arrestations et détentions arbitraires, tortures, menaces de mort ou assassinats de tous ceux qui refusent de plier l’échine devant ce pouvoir mis en place par une soi-disant communauté internationale après le bombardement du Palais du Président élu Monsieur Laurent Gbagbo et reconnu par le Conseil Constitutionnel, seul organe habilité à entériner les résultats des élections en Côte d’Ivoire.  (suite…)

Laurent Akoun libre : « la gaieté a remplacé la tristesse »

APRES SA SORTIE DE PRISON, LAURENT AKOUN RECOIT LA CHALEUR DES FEMMES DU FPI

Par Benjamin Koré

Emotion, accolades, embrassades, longues étreintes. Il y en avait un peu de tout cela, le samedi 23 mars, à la résidence de Laurent Akoun aux Deux-Plateaux. La gaieté a remplacé la tristesse semée dans les cœurs par 6 pénibles mois passés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Le secrétaire général du Front populaire ivoirien (Fpi), Laurent Akoun, était tout joyeux de se jeter dans les bras de ses «mamans et soeurs» du Fpi.

Source : Notre Voie

Source : Notre Voie

En effet, ce jour-là, Marie Odette Lorougnon, secrétaire nationale de l’Offpi, a conduit une délégation de 30 femmes de sa structure pour couvrir Laurent Akoun de la chaleur maternelle.
L’honneur est revenu à Juliette Assouma de dire les raisons de cette visite de l’Offpi. «Les femmes que nous sommes prions toujours. Nous n’oublierons jamais ceux qui souffrent dans le sous-sol pour la démocratie. Mais quand un seul a la chance d’en sortir, nous devons le saluer et le célébrer tout en pensant aux autres», a-t-elle déclaré au nom de la délégation de l’Offpi. Pour elle, tous les combattants de la liberté et de la démocratie sont des prisonniers en sursis. «Le chemin est long et nous sommes toutes de futures prisonnières».
Au terme de son allocution, l’Offpi a remis des présents à son hôte. Juliette Assouma, membre du bureau national, et la fédérale Offpi, Laure Anidier, ont remis deux complets de pagne au couple Akoun et un poulet pour sacrifier à la tradition.
A son tour, Marie Odette Lorougnon a rappelé les circonstances dans lesquelles le pouvoir liberticide de Ouattara a procédé à l’enlèvement du secrétaire général du Fpi.
Dans la matinée, le secrétaire général du Fpi a reçu le réconfort du Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd) conduit par le célèbre écrivain Bernard B. Dadié.

Benjamin Koré
In : Notrevoie.com, 26 mars 2013
(Surtitre de la Rédaction)

La Côte d’Ivoire, comme si de rien n’était ?

La chronique politique de Marc Micael dans « Le Nouveau Courrier » d’aujourd’hui ne laissera personne indifférent. « La Côte d’Ivoire, comme si de rien n’était ? », un titre qui est à la fois un nouvel appel au secours et un reproche très lourd en direction de tous ceux – responsables politiques et médias occidentaux principalement – qui, depuis le début de la crise ivoirienne, ont refusé de voir ce qui se passait et portent donc une part de responsabilité dans les conséquences dramatiques du conflit. 

Extrait de la chronique de Marc Micael :

Sous nos yeux, il s’est déroulé dans ce pays, la Côte d’Ivoire, une période d’horreur et d’inhumanité, pendant laquelle des dizaines de milliers de personnes : hommes, femmes, enfants, ont brutalement croisé le chemin de la mort. Souvent dans des circonstances aussi atroces qu’indescriptibles. Face à ce drame, nous avons failli. Tous autant que nous sommes. Nous qui avons encore la chance d’être restés en vie après les tueries effroyables de la guerre post-électorale. Nous avons failli, parce que nous nous taisons, comme se taisent les bourreaux de ces victimes et leurs commanditaires. Comme se sont tus les médias occidentaux sur la tragédie de ceux qui, supposés appartenir au «mauvais camp», celui de l’homme à abattre – Laurent Gbagbo –devraient être systématiquement éliminés. Mais pourquoi donc…? (suite…)

Côte d’Ivoire : enquête sur l’arrestation et la détention de plusieurs personnalités

L’enquête publiée par Eventnews Tv reproduit les témoignages extrêmement émouvants de plusieurs personnalités détenues pour leur appartenance réelle ou supposée au courant politique du Président Gbagbo : Alphonse Douati (FPI), Martial Yavo (COJEP), le Sous-Préfet de Touih (San Pedro), un jeune Burkino-Ghanéen et un jeune natif de Bocanda.

« Détenus pour la plupart depuis bientôt deux ans, les prisonniers politiques du régime du Dr Alassane Ouattara continuent de dénoncer leurs conditions de détentions non sans réclamer leur innocence. Pour beaucoup, ces incarcérations sont de nature plus politique que judiciaire. Les faits à leur reprochés n’étant jamais élucidés, ils continuent de broyer du noir dans des conditions inhumaines. Eventnews tv vous propose ici les témoignages en exclusivité de cinq d’entre eux. »
(…)

Lire l’article complet :
Enquête sur les détenus pro-Gbagbo, 2e partie : Des témoignages qui accablent le régime de Ouattara/ Alphonse Douati (FPI) et Yavo (Cojep) disent tout à Eventnews Tv. [25 mars 2013] :
http://eventnewstv.tv/articlesEdition/articoli/article_1364238273/machetta.php

Rwanda : le droit à un procès équitable d’une dirigeante de l’opposition est menacé

Par Amnesty International, 25 mars 2013

Victoire Ingabire, dirigeante de l’opposition rwandaise, doit pouvoir bénéficier d’une procédure d’appel conforme aux normes internationales en matière d’équité des procès, après avoir été déclarée coupable et condamnée à une peine de huit ans d’emprisonnement en octobre 2012, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public lundi 25 mars.

Son procès en appel, qui doit s’ouvrir le 25 mars, doit remédier à un certain nombre de problèmes ayant émaillé la procédure initiale, ainsi que l’explique le rapport intitulé Rwanda. La justice mise à mal : le procès en première instance de Victoire Ingabire.

« Le procès en première instance de Victoire Ingabire a été entaché d’irrégularités, et les normes internationales ont été bafouées », a déclaré Sarah Jackson, directrice adjointe par intérim du programme Afrique d’Amnesty International. (…)
Lire la suite de l’article :
http://www.amnesty.org/fr/news/rwanda-opposition-leader-s-right-fair-trial-jeopardy-2013-03-25

Le régime de Paul Kagamé pratique de manière systématique la criminalisation de l’opposition et l’instrumentalisation de l’accusation de génocide : voir l’article d’Amnesty International du 11 février 2011, « Un responsable politique de l’opposition est emprisonné au Rwanda pour avoir exercé ses droits »
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/rwandan-opposition-politician-jailed-exercising-rights-2011-02-14

Laurent Gbagbo et la Cour pénale internationale : que valent les témoignages présentés par l’Accusation ?

Lors d’un entretien avec Théophile Kouamouo, fondateur du Nouveau Courrier, Me Séri Zokou porte un regard de juriste sur les témoignages fournis par l’Accusation à l’encontre du Président Laurent Gbagbo lors des audiences de présentation des charges des 19-28 février 2013.

Vidéo de la Première partie de l’entretien :
http://www.legrigriinternational.com/article-theophile-kouamouo-zokou-seri-causerie-sur-la-cpi-part1-116507578.html

 

Libéré, le syndicaliste ivoirien Basile Mahan Gahé applaudi chaleureusement au Congrès de la CGT

Mise à jour : 25/03/2013

« Il est clair que, si j’ai été libéré de prison, au-delà de mon innocence, je le dois à votre solidarité ! » 

Basile Mahan Gahé, emprisonné arbitrairement en Côte d’Ivoire pendant 22 mois

Vidéo de son intervention au 50e Congrès de la CGT :
Basile Mahan Gahé Congrès CGT 2013

L’interrogatoire qu’il a subi pendant sa détention montre le caractère uniquement politique de cette arrestation, ainsi qu’on peut le voir dans le témoignage recueilli par le quotidien ivoirien Aujourd’hui et retranscrit sur le blog de Fernand Dindé :
http://url.exen.fr/72455/

Une délégation française rend visite à Michel Gbagbo sur son lieu de détention

Prison de Bouna : La France au chevet de Michel Gbagbo hier

Par Didier Depry

Une délégation du Consulat de France en Côte d’Ivoire comprenant trois personnes dont un représentant de l’Ambassade et un médecin était hier à la prison de Bouna, nord du pays. Selon des sources judiciaires concordantes, cette délégation française accompagnée de Me Ange-Rodrigue Dadjé, l’un des avocats de Michel Gbagbo, est allée s’enquérir de l’état de santé du prisonnier politique et de l’évolution de son dossier devant la Justice ivoirienne.
Incarcéré depuis environ deux ans, l’Ivoiro-français Michel Gbagbo a vu son état de santé se dégrader progressivement à cause des violences dont il a été victime et de ses conditions exécrables de détention. Il souffre, en effet, de pathologies aux dents et aux yeux. Une situation qui nécessite, selon nos sources, des soins adéquats à Abidjan. Ce qui n’a jamais été fait. Ayant sans doute appris qu’une délégation française se rendrait à la prison de Bouna, les geôliers de Michel Gbagbo l’ont transféré récemment au centre de santé de Bondoukou pour des soins. «C’était une sorte de cache-sexe qui ne règle rien en réalité», soutient une source judiciaire.
Cette visite de l’Ambassade et du Consulat de France à l’un de leurs ressortissants, Michel Gbagbo, injustement détenu en Côte d’Ivoire, intervient deux semaines après la décision de la Justice française de désigner un juge d’instruction afin de faire la lumière sur les sévices dont Michel Gbagbo a été victime de la part de ses bourreaux depuis son arrestation et sa détention en Côte d’Ivoire.
Dans un communiqué rendu public, le lundi 4 mars 2013, Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo à Paris, s’est réjouie de cette décision (…).
Une décision qui traduit la recevabilité de la plainte déposée à Paris par Michel Gbagbo via son conseil contre Guillaume Soro et une dizaine de chefs rebelles, en juin 2012, pour enlèvement, traitements dégradants et humiliants, séquestration, détention arbitraire.
Michel Gbagbo, fils aîné du Président Laurent Gbagbo, est prisonnier politique du régime Ouattara depuis avril 2011. Il croupit dans une prison à Bouna, nord de la Côte d’Ivoire.

Didier Depry
didierdepri@yahoo

In : Notre Voie N° 4375, 23-24 mars 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Les épouses, les soeurs, les mères des détenus politiques en Conférence de presse à Abidjan

Par Yaba Blé Appolinaire, correspondant Abidjan de Eventnews TV

Côte d’Ivoire / Les familles des détenus pro-Gbagbo soumettent la justice à rude épreuve : Mme Akaî, porte-parole du COFED, « Nous voulons une procédure judiciaire juste, transparente et équitable afin que justice soit rendue »

Les épouses, mères, enfants, sœurs et amies des prisonniers pro-Gbagbo réunis au sein du Collectif des Femmes des Détenus de la crise postélectorale ont organisé ce vendredi 22 mars 2013, à la Maison de la presse (MPA) au Plateau, à quelques encablures du palais de la présidence, une conférence de presse.  (suite…)

Nouvelles 2013-03-22

Un expert de l’ONU demande au gouvernement de Côte d’Ivoire de garantir l’impartialité de la justice

Doudou Diène, expert indépendant de l’ONU, en mission en Côte d’Ivoire du 24 septembre au 12 octobre 2012, tire à nouveau la sonnette d’alarme quant à l’inéquité qui prévaut en matière de justice. Son rapport a été présenté le 20 mars 2013 devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève.
Cf. Centre d’actualités de l’ONU :
http://url.exen.fr/72248/

Basile Mahan Gahé remercie la CGT

Basile Mahan Gahé, de la Confédération ivoirienne des syndicats libres – Dignité, a remercié la CGT française pour les actions qu’elle a entreprises en vue d’obtenir sa remise en liberté.
Extraits de son intervention au 50 e Congrès de la CGT à Toulouse (18-22 mars 2013), sur Ivoirebusiness.net :
http://url.exen.fr/72240/

 

Qui est Alphonse Douati, prisonnier du régime de Ouattara ?

Par Eventnews TV
Zoom sur les pro-Gbagbo, victimes directes du pouvoir Ouattara

1. PRESENTATION

Depuis le 11 avril 2011, c’est par milliers voire millions que les partisans de Laurent Gbagbo subissent les pires atrocités du pouvoir Ouattara imposé à la Côte d’Ivoire par les bombes de la France Sarkozienne et de l’ONUCI. L’on y compte d’éminentes figures à commencer par le président Gbagbo lui-même, son épouse Simone EHIVET Gbagbo, Sangaré Aboudramane, AFFI N’guessan, le président du FPI. Plus nombreux sont les personnes plus ou moins connues et surtout des inconnus notoires qui n’en demeurent pas moins des symboles de la résistance démocratique en côte d’ivoire.
Dans cette rubrique intitulée zoom sur les pro-Gbagbo victimes du pouvoir Ouattara, nous avons décidé de présenter pêle-mêle des hommes et des femmes anonymes ou non, populaires ou non, connus ou inconnus. Il s’agit d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur l’immense vivier de ressources humaines que constituent les pro-Gbagbo que Ouattara s’applique à « tuer » au nom d’une politique clanique de « rattrapage ».
Pour ce premier numéro, nous nous intéressons à un compagnon discret mais redouté du président Gbagbo : Docteur DOUATI ALPHONSE.  (suite…)

Côte d’Ivoire : Naissance du Collectif des Femmes des Détenus de la Crise Post Electorale COFED

Par P. Kouhon

Ils sont incarcérés pour la plupart depuis le 11 avril 2011, date de la chute du régime de Laurent Gbagbo. Ils étaient dans l’administration publique, dans l’armée régulière, étudiants, Ministre ou simple civils. Ils ont eu pour seul crime, leur collaboration avec le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Si quelques uns ont été déjà présentés devant un juge, nombreux sont ceux qui n’ont toujours pas été entendus par la justice ivoirienne.

Ils subissent les humeurs de leurs geôliers. De la Maca, à la Mama en passant par les résidences surveillées ou protégées dans le nord du pays, ce sont plus de 500 proches de Laurent Gbagbo qui sont toujours privés de liberté en Côte d’Ivoire. Ils sont pères de familles et plus qu’une détention arbitraire, c’est une misère pour leurs familles respectives. Et si leurs progénitures ne peuvent plus aller à l’école par manque de moyen, elles sont plusieurs femmes et filles de ces détenus politiques qui souffrent de cette incarcération de leurs époux.

Quand vont-ils sortir ? Où sont-ils emprisonnés pour certains ? Comment subvenir aux besoins de la famille en absence de son époux ? Voilà autant de préoccupations qui ont retenu l’attention des femmes des détenus de la crise postélectorale. Et pour mieux faire connaître leur cri de cœur, elles viennent de se constituer en collectif. Dans un communiqué adressé à Eventnews Tv, le collectif des femmes des détenus de la crise postélectorale (COFED) animera une conférence de presse dans le but de se faire entendre et porter leur message à la connaissance de l’opinion nationale et internationale. C’est pour ce Vendredi 22 Mars 2013 à 10h à la maison de la presse à Abidjan-Plateau (Côte d’Ivoire).

Notons que le Collectif des Femmes des Détenus de la Crise Postélectorale (COFED) se bat depuis près de 5 mois pour la libération de leurs Parents et époux.

Pour tout contact :

CHARGEE DE COMMUNICATION : MLLE DOUATI

CONTACT : (+225) 04 70 66 21

De p.kouhon/ Eventnews Tv (pkouhon@gmail.com), mars 2013

 

Malade en prison à Bouna : Michel Gbagbo conduit à l’hôpital de Bondoukou

Par Robert Krassault

Les rumeurs d’enlèvement de Michel Gbagbo étaient sur toutes les lèvres, hier, à Bouna. Tellement l’escorte venue l’extraire de la prison était impressionnante. Elle était composée de gendarmes et d’éléments des Frci en armes et surtout surexcités. Cela a donc suffi pour qu’on pense à un enlèvement dans la petite ville du nord-est ivoirien.

Selon une source hospitalière que nous avons jointe par téléphone sur place, on a eu tout ce déploiement militaire pour juste accompagner Michel Gbagbo à l’hôpital à Bondoukou pour une rage de dent qu’il traîne depuis longtemps. Cette source indique qu’il y a longtemps que le fils du président Laurent Gbagbo a demandé à voir un médecin. Mais jamais il n’a obtenu de réponse favorable de la part de ses geôliers. Et, comme par enchantement, alors qu’on s’y attendait le moins, c’est seulement hier matin qu’ils ont pu accéder à sa requête. Et qui explique pourquoi les gendarmes et les Frci ont assiégé, aux premières lueurs du jour, la prison de Bouna où il croupit depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

A en croire notre source, après deux heures passées avec son patient peu ordinaire, le médecin dentiste aurait fait un rapport dans lequel il dit qu’il ne dispose pas d’un plateau médical technique de pointe pour lui permettre de faire un diagnostic pertinent. Il aurait donc recommandé que Michel Gbagbo soit renvoyé à la Pisam, à Abidjan, pour un traitement plus efficace.

Mais pourquoi c’est seulement maintenant que le pouvoir Ouattara accepte d’envoyer le fils aîné du président Gbagbo chez un médecin ? La réponse pourrait se trouver dans le fait qu’une délégation française arrive ce vendredi à Abidjan. Justement pour l’affaire Michel Gbagbo. Et le camp Ouattara, qui ne veut pas voir son image ternie, a décidé de montrer ce visage d’ange qui laisse à penser qu’il s’est toujours préoccupé des problèmes des Droits de l’Homme de tous les Ivoiriens. Même des proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

In :Notre Voie, 20 mars 2013

Source : Ivorian.net

Appel à la solidarité avec les réfugiés ivoiriens du camp d’Avépozo au Togo

Mise à jour : 27 mars 2013

OPERATION « J’APPELLE LE 00228 22 22 57 15 » POUR RECLAMER LE RESPECT DES DROITS DES REFUGIES IVOIRIENS DU TOGO

Lomé: cinq Réfugiées ivoiriennes convoquées au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo.

Pour les soutenir : appelez le 0022822225715 !

Pour avoir organisé des Sit-in contre la faim sur le camp de réfugiés d’Avepozo, cinq femmes ont été convoquées au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo où elles doivent se présenter le mercredi 20 mars à 8h 30.
Il est temps de dénoncer au plus haut niveau le drame à ciel ouvert qui se passe minute après minute dans le camp de refugiés ivoiriens d’Avepozo à Lomé.
Ces femmes n’ont fait que demander le rétablissement de la ration alimentaire indispensable à la survie de leur famille, dans une situation où elles ont tout perdu.
Le risque encouru pourrait être l’expulsion du Togo ou l’emprisonnement pour «troubles à l’ordre public».

Elles demandent à manger et non des menottes ou des bâillons.

Au matin du 26 mars 2013, les femmes du camp d’Avepozo ont perdu une des leurs, décédée faute de soins. La responsabilité du HCR de Lomé est vraisemblablement engagée, du fait qu’en tant que personne vulnérable, Madame Tiehou Macoura Pauline aurait dû bénéficier de l’assistance que nécessitait son état.

Informations complémentaires sur le camp d’Avepozo :
Togo : la situation dramatique des réfugiés ivoiriens