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Interview de Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo

Le 07 mars 2013 par SOIR INFO
« QUE SORO ET LES COM-ZONES RENDENT COMPTE »

L’avocate de Michel Gbagbo a répondu, depuis la France, aux questions de Soir Info, suite au communiqué qu’elle a publié, dans l’affaire de la plainte contre Guillaume Soro et des com-zones.

La justice française vient de désigner un juge d’instruction afin de faire la lumière sur de graves sévices dont Michel Gbagbo aurait été victime. Vous parlez, dans votre communiqué, d’une victoire. Pourquoi ?
C’est, pour nous, une victoire parce que la justice française via le juge d’instruction, pourra faire la lumière, en toute indépendance, sur ce dossier.

Les avocats de M. Soro ont dénoncé un « pamphlet politique ». Vous vous seriez, par ailleurs, affranchie du secret de l’instruction. Que répondez-vous ?
Premièrement, je n’ai aucune leçon de droit à recevoir de ce collectif d’avocats qui ne daignent même pas signer un communiqué par leurs noms. Deuxièmement, s’ils estiment qu’il y a eu violation du secret d’instruction, il revient à la justice française de se prononcer sur ce point. Troisièmement, ce que j’aimerais dire sur ce point, c’est que manifestement, ils ont encore des leçons de droit à recevoir. Ils devront retourner à l’Université, pour savoir ce que constitue une violation du secret de l’instruction.

La dernière fois, la justice française n’avait pas donné de suite à la plainte de votre client. Qu’est-ce qui a changé entre-temps ?
Ce qui a changé, c’est que la première plainte était une plainte simple. Ici, il s’agit d’une plainte avec constitution de partie civile remise entre les mains du doyen des juges d’instruction. Donc, ça n’a rien à voir. La plainte simple se trouve entre les mains du procureur. La plainte avec constitution de partie civile est entre les mains du doyen des juges. Donc, ce n’est pas la même autorité à qui cette plainte a été remise. Le procureur n’a pas jugé utile de mener une enquête pour des raisons de coutume internationale. Le doyen des juges d’instruction n’a pas eu la même lecture.

Pour vous, aujourd’hui, il est manifestement question que Guillaume Soro et un certain nombre de com-zones soient poursuivis…
Bien évidemment. Qu’ils soient poursuivis et qu’ils rendent compte du fait que l’on dénonce, devant une justice impartiale, équitable et indépendante.

Etes-vous entré en contact récemment avec votre client ?
Michel Gbagbo est injoignable. Les conditions de sa détention au Nord-est de la Côte d’Ivoire rendent très difficile aux avocats, le transport jusqu’à Bouna. Donc, malheureusement, il ne nous a pas été possible de le voir.

Réalisé au téléphone par Kisselminan COULIBALY
In : Ivoirebusiness.net, 7 mars 2013
(Surtitre de Soutien et liberté)

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