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Les épouses, les soeurs, les mères des détenus politiques en Conférence de presse à Abidjan

Par Yaba Blé Appolinaire, correspondant Abidjan de Eventnews TV

Côte d’Ivoire / Les familles des détenus pro-Gbagbo soumettent la justice à rude épreuve : Mme Akaî, porte-parole du COFED, « Nous voulons une procédure judiciaire juste, transparente et équitable afin que justice soit rendue »

Les épouses, mères, enfants, sœurs et amies des prisonniers pro-Gbagbo réunis au sein du Collectif des Femmes des Détenus de la crise postélectorale ont organisé ce vendredi 22 mars 2013, à la Maison de la presse (MPA) au Plateau, à quelques encablures du palais de la présidence, une conférence de presse. 

« Notre objectif est d’informer de notre détresse, de notre douleur de mères, d’épouses et de progénitures et aussi implorer les autorités et toutes les bonnes volontés pour analyser avec humanisme les préoccupations qui sont les notre » a introduit Mme Kouakou Nathalie, porte-parole du COFED. Avant de laisser la parole à la présidente du collectif, Mme Akaî, qui lancera à l’endroit des autorités judiciaires et politiques ivoiriennes ce cri de cœur : « Notre démarche n’est ni un déni de justice ni un refus de la loi. Au contraire, nous demandons humblement que soient garantis les droits des détenus. Nous voulons que l’on évite des traitements inhumains et dégradants à nos parents. »

Aux dires de la présidente « même la représentation onusienne en Côte d’Ivoire ne sait pas à ce jour le nombre exact de détenus et leur papillonnage n’est pas sans aggraver leur état de santé ». Les prévenus sont exfiltrés et déportés vers des destinations tenues secrètes. Toute chose qui alourdi les procédures en cours, les juges d’instructions ne pouvant auditionner les prisonniers désormais éloignés. Seulement 20 prisonniers sur approximativement 300 recensés auraient semble-t-il été entendus. La situation est donc intenable pour les parents et amis des victimes d’une justice aux ordres, incarcérés sans aucune procédure, sans aucune condamnation comme le recommande les règles en la matière. Leur crainte est d’autant plus grande que « les traitements pendant les déportations portent atteinte à l’intégrité morale et physique des prévenus y compris ceux encore présents à la MACA.
« C’est à une extrême pression que nous sommes soumis » a déploré la porte-parole.

Le collectif a entrepris de nombreuses démarches auprès des autorités politiques ivoiriennes et dans les représentations diplomatiques étrangères aussi bien qu’auprès des autorités onusiennes en Côte d’Ivoire. Les femmes ont bien voulu taire les noms des personnalités qui jouent les bons offices pour ne pas, disent-elles, gêner leur travail de lobbying. Très optimistes et confiantes, elles ont dit leur détermination à continuer leur « mission d’information et d’exhortation auprès de toutes bonnes volontés, éprises de paix et d’humanisme pour arrêter des déportations qui ont causé des drames dans l’histoire de l’humanité. »
« Cette conférence de presse est un appel pressant adressé à la communauté nationale et internationale pour que soit mis fin « aux déportations, faire respecter les procédures judiciaires, garantir le droit de visite à tous les détenus et accélérer les procédures judiciaires » a tenu a rappeler, la présidente Mme Akaï qui a dit toute sa gratitude à la presse et réitéré cet appel solennel « A toutes les bonnes volontés, personnes morales et physiques pour faire entendre notre détresse, notre douleur de mères, épouses, enfants et sœurs des prévenus (…) Nous voulons que l’on évite des traitements inhumains et dégradants à nos époux et à parents.»

Source : Eventnews TV, 22 mars 2013
(Surtitre de la Rédaction)

A la suite de l’article : la liste des détenus civils et militaires de la MACA :
http://url.exen.fr/72272/

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