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Monthly Archives: avril 2013

Le désespoir des détenus de Guantanamo : les USA en accusation

Ramzi Baroud

Guantanamo : une grève de la faim pour être libres !
La prison de Guantanamo est la preuve flagrante de l’état d’indécision politique qui règne aux États-Unis depuis le premier jour d’investiture du président Barack Obama. Alors que second mandat de celui-ci est peu susceptible d’amener le « changement » si laborieusement promis, des hommes réduits à l’état de squelettes continuent de sombrer dans le désespoir absolu dans le goulag américain, à la base navale de Guantanamo à Cuba.  (suite…)

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Côte d’Ivoire, Abou Cissé : « La priorité aujourd’hui, c’est la libération de tous les prisonniers »

APRES LE DESERT ELECTORAL DE DIMANCHE / ABOU CISSE A SON NEVEU ALASSANE OUATTARA : «La priorité aujourd’hui, c’est la libération de tous les prisonniers»

Interview réalisée par Yacouba Gbané
LG Infos N ° 421 du mercredi 24 avril 2013

Quels commentaires pouvez-vous faire sur le «désert électoral» constaté pendant les municipales et régionales du 21 avril 2013 ?

Ce désert électoral était prévisible. Et le régime actuel doit tirer les conséquences. (suite…)

Les élections locales, elles aussi, ont généré des violences

Des affrontements sporadiques, provocations en tous genres, dégradations de matériel se sont déroulés le dimanche 21 avril 2013, jour des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire, mais c’est surtout le lendemain lundi 22 avril qu’ont été observées des bagarres de grande ampleur. Parmi les villes concernées : Koumassi, Treichville, Adjamé, Bassam, Séguéla, Bondoukou, Yamoussoukro.
Ces actes démontrent, s’il en était encore besoin, qu’au bout de deux ans du nouveau pouvoir, l’insécurité est toujours au coin de la rue, et qu’il y a de grands risques de voir s’ancrer une culture de la violence indirectement favorisée par un régime lui-même installé par la violence, et incapable de juguler les forces qui l’ont soutenu dans cette entreprise.

Notons cependant que, malgré la gravité de la situation, l’humour reste présent, comme le montre cette réflexion de partisans de Laurent Gbagbo (LMP) :

« Imaginez toute cette violence pour une élection entre copains PDCI et RDR réunis au sein du RHDP. Si le FPI avait participé à ces élections ces gens-là nous auraient tous tués alors.
Merci à la direction du FPI d’être restée en dehors de cette mascarade électorale.

Le monde entier et ceux qui faisaient semblant d’être aveugles pourront voir maintenant qui sont les pères de la violence dans le pays. »

(In : ResistanCIsrael, 22 avr. 2013)
(et In : Peuples.observateurs2010.over-blog.com)

Michel Gbagbo hospitalisé à Abidjan

Transfert de Bouna à Abidjan pour raison médicale :
Jeudi 18 avril, Michel Gbagbo a été transféré par hélicoptère de Bouna (Nord-Est de la Côte d’Ivoire) – où il est détenu depuis deux ans – à la Polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (Pisam) à Abidjan.

Qui est Michel  Gbagbo ?
Michel Gbagbo, Franco-Ivoirien, a été enlevé lors de la prise d’assaut de la Résidence présidentielle le 11 avril 2011 et, depuis cette date, maintenu en détention d’abord au Golf Hôtel d’Abidjan, puis à Bouna.
En savoir plusResume rapport Michel Gbagbo

Front social : enseignants ivoiriens en grève

Le mouvement de grève dans les secteurs du primaire et du secondaire a déjà donné lieu à de nombreuses arrestations d’enseignants accusés de « trouble à l’ordre public » et à une présence policière envahissante et parfois très violente. 
Le texte suivant de Richard Kodjo, Secrétaire Général par intérim du FPI, explique les causes et l’enjeu de ce mouvement. 

L’école ivoirienne connaît encore une fois de plus de graves perturbations. En effet, depuis le lundi, 08 Avril 2013, les classes du primaire, du secondaire général et technique sont fermées, suite à un mot d’ordre de grève lancé par les enseignants et éducateurs réunis au sein de l’Intersyndical du secteur éducation/formation (ISEF). (suite…)

Le résultat de la démocratie des bombes

DEUX ANS APRÈS LA RECOLONISATION DE LA CÔTE D’IVOIRE
Le résultat de la démocratie des bombes
Partie A

Chronique de Bernard Desgagné
Jeudi 11 avril 2013

C’était il y a deux ans jour pour jour, le 11 avril 2011. La démocratie s’abattait dans un déluge de feu et de sang sur la Côte d’Ivoire. Piétinant les cadavres encore chauds, une nuée de perroquets à micro et oreillette chantaient la joie et la paix retrouvées grâce à l’OTAN victorieuse contre le tiers monde. Gbagbo capturé, son rival Ouattara du FMI pourrait enfin exercer le pouvoir présidentiel que la communauté internationale™ s’était empressée de lui reconnaitre le 2 décembre 2010. Sentant la bonne affaire pétrolière, Ottawa avait d’ailleurs été l’une des premières capitales à se réjouir des résultats électoraux décrétés par un haut fonctionnaire onusien, en lieu et place des institutions ivoiriennes dument habilitées.

Puis, plus rien. (… Suite de l’article)


DEUX ANS APRÈS LA RECOLONISATION DE LA CÔTE D’IVOIRE

Le résultat de la démocratie des bombes
Partie B

Chronique de Bernard Desgagné
Jeudi 14 avril 2013

En aout et en septembre 2011, je suis allé seul et à mes frais pendant un mois au Ghana, pays voisin à l’est de la Côte d’Ivoire. J’ai pu rencontrer là-bas des Ivoiriens forcés de s’exiler. En plus de parler à de nombreux réfugiés, dans les camps et à l’extérieur, j’ai pu m’entretenir avec le coordonnateur de programme à la commission ghanéenne des réfugiés (Ghana Refugee Board), M. Tetteh Kwao Padi, ainsi qu’avec M. Kelly Forson, directeur du camp de réfugiés Ampain, près du village d’Esiama, dans le Sud-Ouest du Ghana. Le camp se trouve également non loin de la municipalité de Nkroful, lieu de naissance de Kwame Nkrumah, père de l’indépendance du Ghana. D’autres camps de réfugiés ivoiriens se trouvent au Libéria et au Togo, et des Ivoiriens vivent en exil forcé dans beaucoup d’autres pays.

L’afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays voisins a commencé en février 2011. Les réfugiés sont de toutes les classes sociales. J’ai rencontré des agriculteurs, des militaires, des étudiants, des enseignants, des ménagères, des commerçants, des fonctionnaires, des élus municipaux et des ministres. (… Suite de l’article)

In : Vigile.net

Partie A :
http://www.vigile.net/Le-resultat-de-la-democratie-des

Partie B :
http://www.vigile.net/Le-resultat-de-la-democratie-des,54958

La Côte d’Ivoire a disparu des écrans radars, pourtant rien n’y est réglé

Disparu des écrans radars, oui, mais à qui la faute ?
Certainement pas aux Ivoiriens et militants panafricains qui multiplient marches et rassemblements pour alerter l’opinion française et internationale sur le caractère répressif et anti-démocratique du régime de Ouattara !
Certainement pas aux blogueurs qui portent bien leur nom de « cyberactivistes » et nous informent au quotidien sur la réalité que vivent les Ivoiriens depuis le 11 avril 2011 !

Dans un article publié le 16 avril 2013 sur Rue89.com, sous le titre « La Côte d’Ivoire a disparu des écrans radars, pourtant rien n’y est réglé », Rinaldo Depagne, analyste à l’organisation International Crisis Group, fait le point sur l’état du pays après deux ans de régime Ouattara.  (suite…)

Nouvelles 2013-04-14

Mise à jour : 26/04/2013

Londres, 17 avril 2013 : Charles Konan Banny, le Président de la Commission Dialogue, Vérité, Réconciliation (CDVR)

n’a pas eu, dans la salle où il s’apprêtait à parler, l’accueil qu’il escomptait auprès des Ivoiriens du Royaume Uni, un grand nombre d’entre eux ayant scandé pendant de très longues minutes ‘Libérez Gbagbo ! ».
La réconciliation suppose en effet d’être sur un pied d’égalité : comment peut-il y avoir réconciliation tant que l’une des parties est en prison ou en exil ?

Le 15 avril à Paris Charles Konan Banny avait remis une lettre de mission aux responsables de la plate-forme CDVR-France. La Commission est censée déposer les résultats de ses travaux, sous forme de recommandations, le 28 septembre 2013.

Paris, 17 avril 2013 : Sciences-Po avait invité le Premier ministre d’Alassane Ouattara, Daniel Kablan Duncan

à faire une conférence sur le thème « Deux ans après la crise : quelles perspectives pour la Côte d’Ivoire ? ». Plusieurs Ivoiriens  se sont mobilisés pour faire entendre un autre son de cloche que celui de la voix officielle du pouvoir en place et présenter le véritable bilan des deux années écoulées : insécurité, emprisonnement politique, baisse du pouvoir d’achat… Des militantes ont été brutalisées par la police qui avait reçu l’ordre de les faire sortir.

Le Dr Konan Patrice (Dr Saraka), médecin de Charles Blé Goudé, le Président du COJEP,

a été l’objet d’un enlèvement à Abidjan le lundi 15 avril 2013. Pour rappel, le lieu de détention de Charles Blé Goudé est à ce jour encore inconnu.
Déclaration ddu COJEP :
http://actualite.ivorian.net/page/?p=7815

Paris : la Grande marche européenne du 13 avril

a réuni, dans une atmosphère de chaleur et de détermination, des Ivoiriens de la Diaspora et des démocrates venus de divers pays pour commémorer le 11 avril 2011 et réclamer la libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques de Côte d’Ivoire.
Voir la vidéo (Source : EventNews Tv, 27 mn) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=i7RRUMHe6Pk
Version intégrale (2 h 13 mn, source : Ladepechedabidjan.info) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&list=PLOYxiU7TG51M4TK4Chvw6YMUA7Xr7Lzuw&v=5p6xn9MpNgg

Aboisso (Côte d’Ivoire) : encore et toujours des arrestations de militants politiques

Le service de communication de la JFPI (Jeunesse du Front populaire Ivoirien) d’Aboisso informe de l’arrestation, le samedi 13 avril, de deux militants, Koné Moussa et Kpélé Serges, à la sortie d’une réunion de leur mouvement.
Interpellés pour des propos prétendument entendus lors de cette réunion, ils auraient été emmenés à la DST, à Abidjan.
Mise à jour du 26/04/2013 :
Le Tribunal d’Aboisso a prononcé le 25 avril la relaxe des deux militants injustement emprisonnés.

Bordeaux (France) : mobilisation à l’occasion d’une conférence

Lors d’une conférence organisée par la mairie le 12 avril avec la participation de Charles Konan Banny, Président de la Commission Dialogue, Vérité, Réconciliation (CDVR), des Ivoiriens et des non-Ivoiriens regroupés autour du CRI Panafricain ont saisi l’occasion fournie par le thème traité (le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire) pour prendre la parole. Selon le journal Sud-Ouest, ils ont lu un texte réclamant la libération du Président Laurent Gbagbo, et dénoncé le procès inéquitable qui lui est fait à La Haye.

Bombardement de la Résidence du chef de l’Etat ivoirien le 11 avril 2011 : témoignage

BOMBARDEMENTS DE LA RESIDENCE OFFICIELLE DU CHEF DE L’ETAT, LE 11 AVRIL 2011 DIABATE BEH, TEMOIN : « C’EST UN ASSASSINAT MANQUE »

Interview réalisée par César Ebrokié

Sous les bombes, dans la mélancolie des cris et des pleurs des enfants désemparés, l’horreur, l’angoisse mais aussi le courage de Laurent Gbagbo. Diabaté Bêh, ex-conseiller économique et social, membre de la direction du Front populaire ivoirien (Fpi), témoigne sur les bombardements de la résidence du chef de l’Etat en avril 2011. (suite…)

A mon fils Michel

Par Jacqueline Chamois

Michel, depuis deux ans, depuis le 11 avril 2011, tu n’as plus connu la liberté.
A la fois otage et prisonnier politique, privé de tes liens familiaux, de ton travail, de tes amis.
Mais je sais que tu gardes force, espoir et confiance dans l’avenir.
D’autres, qui sont réfugiés, déplacés ou prisonniers comme toi, gardent aussi espoir et confiance. 

J’ai choisi pour toi ce poème de Paul Eluard.

Faire vivre

Ils étaient quelques-uns qui vivaient dans la nuit
En rêvant du ciel caressant
Ils étaient quelques-uns qui aimaient la forêt
Et qui croyaient au bois brûlant
L’odeur des fleurs les ravissait même de loin
La nudité de leurs désirs les recouvrait
Ils joignaient dans leur coeur le souffle mesuré
A ce rien d’ambition de la vie naturelle
Qui grandit dans l’été comme un été plus fort

Ils joignaient dans leur coeur l’espoir du temps qui vient
Et qui salue de loin un autre temps
A des amours plus obstinées que le désert

Un tout petit peu de sommeil
Les rendait au soleil futur
Ils duraient ils savaient que vivre perpétue

Et leurs besoins obscurs engendraient la clarté.

Ils n’étaient que quelques-uns
Ils furent foule soudain

Ceci est de tous les temps.

 Paul Eluard

Abidjan : des enseignants grévistes accusés de trouble à l’ordre public

Suppression de fait du droit syndical
OUATTARA FAIT LA CHASSE AUX ENSEIGNANTS

Par Frank Toti

La Côte d’Ivoire semble être résolument et indéniablement plongée dans un environnement de terreur. Après les politiques, le régime Ouattara a décidé de jeter son dévolu sur les syndicalistes. Notamment ceux du secteur éducation-formation. Le régime Ouattara vient encore de frapper parmi les enseignants. Au total six d’entre eux, dont 4 professeurs et 2 instituteurs, ont été interpellés hier lundi 8 avril 2013. Les deux instituteurs ont été interpellés à Yopougon quand les 4 autres enseignants de Lycée et collège, tous responsables de la coordination ISEF de Cocody/Bingerville, ont été interpellés au Lycée Sainte Marie de Cocody. Selon les informations recueillies sur le terrain, ces quatre responsables de l’ISEF attendaient d’avoir une rencontre avec leurs camarades enseignants lorsque, sur ordre certainement de la direction du Lycée Ste Marie, le commissaire du 8è arrondissement de Cocody et ses éléments les interpellent en salle de professeurs. Ils sont embarqués dans un véhicule et conduits directement, sans autre forme de procès, à la Préfecture de Police du Plateau, aux environs de 10h. Ils y ont passé hier, au violon, leur première nuit de détention. Entendus dans l’après-midi, ils ont appris qu’ils avaient été interpellés pour «trouble à l’ordre public». Pourtant ces enseignants ont été bel et bien interpellés en «salle des profs» au lycée Sainte Marie. De source policière, plusieurs éléments de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et des renseignements généraux ont été disposés dans certains établissements publics très [en] vue. Notamment, au Lycée Sainte Marie de Cocody, au Lycée Classique de Cocody et dans d’autres établissements dont nous n’avons pu avoir les noms.

Frank Toti

In : Le Nouveau Courrier n° 770 du 9 avr. 2013, p. 5
(Surtitre de la Rédaction)

Côte d’Ivoire : les victimes de Duékoué écrivent à François Hollande

TRIBUNE : LES VICTIMES DE DUEKOUE (CARREFOUR ET NAHIBLY) ECRIVENT AU PRESIDENT FRANCAIS

Par Correspondance particulière

Excellence Monsieur le Président de la république française,

Vous voudriez bien excuser l’intrusion des paysans et des citoyens ivoiriens désemparés que nous sommes, dans votre quotidien, eu égard à votre rang, à votre personne et à vos charges.

Cependant, pour les réfugiés et les déshérités sur les terres de nos parents que nous sommes, par la volonté de deux de vos prédécesseurs à la haute fonction que vous occupez, il nous est urgent et impérieux de vous dire que le 11 Avril prochain, nous espérons que vous avez déjà pris vos responsabilités pour signifier à votre futur hôte de mettre fin au massacre inacceptable des populations ivoiriennes. (suite…)

A Genève, un responsable du COJEP rencontre les organisations internationales

Contribution – 08/04/2013

Tournée diplomatique de Cojep Europe

Mercredi 03 avril 2013 à 16 heures.
Le Président du Conseil Europe du Congrès Panafricain pour la justice et l’Égalité des Peuples (COJEP), Mr Patrice KOUTE était aux Nations Unies et à la Croix Rouge Internationale à Genève” CICR”. (suite…)

Visite de réconfort aux prisonniers politiques

VISITE DE RECONFORT AUX PRISONNIERS POLITIQUES HIER A LA MACA : LA DIRECTION DU FPI AUX COTES D’ALPHONSE DOUATI ET SES CO-DETENUS

Par Benjamin Koré

Alphonse Douati, membre de la direction du Front populaire ivoirien (Fpi), Youan Bi Angenor, membre du Cojep, et d’autres prisonniers politiques ont reçu, hier jeudi, le réconfort du Fpi. L’ancien parti au pouvoir s’est rendu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) à la tête d’une forte délégation pour soutenir les détenus politiques. Dont la date du jugement ou le début de la procédure reste un mystère depuis près de 2 ans. Le mobile de leur emprisonnement arbitraire se résume à «l’atteinte à la sûreté de l’Etat».  (suite…)

Du côté des tribunaux 2013-04-05

Mise à jour : 26/04/2013

Accra (Ghana) :

– L’audience de Justin Katinan Koné prévue le 24 avril 2013 aurait été encore une fois reportée. Des sources sur Twitter annoncent la date du 8 mai.

Abidjan (Côte d’Ivoire) :

– Angenor Youan Bi (COJEP) est détenu à la MACA depuis 18 mois sans avoir jamais été auditionné. Plus de détails :
http://url.exen.fr/74285/

– 3 avril 2013 : l’audience du Commandant de Gendarmerie Jean-Noël Abéhi a été reportée : d’abord au 10 avril, puis au 3 juin 2013.