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Monthly Archives: mai 2013

Côte d’Ivoire, « Pleure ô pays bien-aimé » !

Par Nda Adjoua Suzanne

A l’époque la plus dure de l’apartheid, l’écrivain sud africain Alan Paton a publié un excellent ouvrage (1948) dont le titre en français est « pleure ô pays bien-aimé ». Je ne peux m’empêcher de penser à cet ouvrage, avec son titre si évocateur, lorsque je regarde aujourd’hui la Côte d’Ivoire, ce pays martyrisé, vilipendé, crucifié par tous, y compris par des personnes qui, en principe, devraient avoir le minimum de jugeote permettant de voir clair dans la sorcellerie à visage découvert qui s’opère dans ce pays ! De sorcellerie, nous retenons l’aspect de faits ou réalités inexplicables. Car l’inexplicable, c’est ce qui prédomine dans la situation qui est faite à la Côte d’Ivoire. (suite…)

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Côte d’Ivoire : où est Charles Blé Goudé ?

Par RFI
30 mai 2013

En Côte d’Ivoire, l’ex-leader de la galaxie patriotique Charles Blé Goudé est retenu dans un lieu secret depuis quatre mois. En début de semaine, le juge d’instruction aurait prolongé sa détention provisoire pour une nouvelle période de quatre mois supplémentaires. Ses avocats et sa famille ne peuvent pas le voir. Une situation qui engendre différentes sortes de rumeurs.

Mais où est détenu Charles Blé Goudé ? L’ex-leader de la galaxie patriotique est retenu dans un lieu secret depuis quatre mois. Sa famille et ses avocats ne savent pas où le trouver et se posent des questions auxquelles ils n’ont pas de réponse. Est-il en bonne santé ? Comment est-il traité ?

Lire la suite de l’article :
http://www.rfi.fr/afrique/20130530-cote-ivoire-ble-goude-galaxie-patriotique-prison

Le Front Populaire Ivoirien demande solennellement l’arrêt des poursuites judiciaires contre Laurent GBAGBO

Réuni en session extraordinaire le samedi 25 mai 2013, le Comité central du Front Populaire Ivoirien (FPI) a publié le communiqué suivant relatif au dossier « Procureure contre Laurent Gbagbo à la CPI » :

02/2013
Communiqué final

1- Sur convocation du Secrétaire Général par intérim, Porte-parole du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de Contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le samedi 25 mai 2013, de 11h00 à 13h30, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président par Intérim, le camarade Miaka Ouretto.

2- L’ordre du jour unique de cette session a porté sur le dossier procureure contre Laurent Gbagbo à la CPI

3- Le Comité Central, examinant le dossier procureure de la CPI contre Laurent Gbagbo, a entendu deux (2) communications d’experts relatives aux aspects judiciaire et politique y afférent. Il en endosse les conclusions.

4- Sur l’aspect judiciaire, le Comité Central du Front populaire Ivoirien a pris acte de ce que le mandat d’arrêt émis à l’encontre du Président Laurent Gbagbo indique qu’il aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle pour quatre chefs de crimes contre l’humanité qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences postélectorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire, entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

5- Le Comité Central observe que l’Accusation et la Défense ont présenté leurs éléments de preuves devant la Chambre préliminaire 1 de la Cour Pénale Internationale (CPI) et que les représentants légaux des victimes ont également eu la possibilité de présenter des déclarations liminaires et de clôture au cours de l’audience de confirmation des charges du 19 au 28 février 2013.

6- Le Comité Central du FPI, respectueux de la justice nationale et internationale, est en droit d’attendre du délibéré de cette audience qu’il soit juste et équitable et qu’il contribue fortement à restaurer la crédibilité de la CPI en Côte d’Ivoire et partout dans le monde, en tant qu’institution judiciaire impartiale.

7- Sur l’aspect politique du dossier, le Comité Central du FPI demeure convaincu, avec les démocrates du monde entier, que le président Laurent Gbagbo a été victime d’une démonstration de puissance multinationale alors qu’il a bel et bien gagné l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, conformément à la décision N° CI-2010-EP-34/03-12/CC/SG du Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, réuni en sa séance du 03 décembre 2010, portant proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle 2010; en son article 3. Mais, les forces armées coalisées, s’appuyant sur la résolution 1975 du Conseil de Sécurité de l’ONU volontairement dévoyée, ont installé à la tête de la Côte d’Ivoire souveraine, le candidat déclaré perdant, à 48,55 % contre 51,45 % pour M. Laurent GBAGBO, par l’institution suprême dont les décisions rendues au « nom du peuple de Côte d’Ivoire » sont insusceptibles de recours et s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire ; à toute personne physique ou morale, y compris le Conseil Constitutionnel lui-même.

8- Le Comité Central, constatant ainsi que le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire ne peut ni annuler une décision, en l’occurrence celle rendue le 03 décembre 2010, ni y changer une quelconque disposition, s’insurge contre l’instrumentalisation du Conseil de Sécurité des Nations Unies par les puissances membres pour chasser le Président Laurent Gbagbo. elles y sont parvenues au prix d’une guerre ignoble et lâche qui a fait des milliers de morts, bien que le Président Laurent Gbagbo ait été déclaré vainqueur de la présidentielle de novembre 2010, selon la Constitution ivoirienne.

9- Le Comité Central déplore fortement que la Communauté Internationale ait préféré le décompte macabre des victimes au recomptage des bulletins de vote, comme préconisé simplement par le Président Laurent Gbagbo lui-même. Cela aurait réglé le problème et établi définitivement la vérité électorale en Côte d’Ivoire. En préférant la guerre au recomptage des voix, la communauté internationale a validé une prise du pouvoir par les armes au profit de M. Alassane Ouattara.

10 Au regard de ce qui précède, le Comité Central du FPI affirme que la détention du Président Laurent Gbagbo à La Haye est illégitime, arbitraire et sans fondement juridique.

11 C’est pourquoi, plus que jamais, le Comité Central du FPI demeure dans son intime conviction que le procès du Président Laurent Gbagbo est bel et bien politique. Il demande encore, solennellement, avec l’ensemble de tous les démocrates du monde entier, à la Cour Pénale Internationale (CPI) de tirer toutes les conséquences de ce constat, en infirmant les charges retenues par la procureure contre le Président Laurent Gbagbo et en arrêtant la procédure judiciaire à son encontre.

12 Le Comité Central invite instamment l’Union Africaine (UA) à s’impliquer fortement en demandant à l’ONU de prendre courageusement la décision équitable de la relaxe pure et simple du Président Laurent Gbagbo.

13 Le Comité Central du FPI est convaincu que la mise en liberté du Président Laurent Gbagbo contribuera énormément à recoudre le tissu social ivoirien déchiré et constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle.

14 Le Comité Central appelle la Direction du Parti à la plus grande sérénité et lui demande de tout mettre en œuvre pour interpeller les instances internationales sur la nécessité de privilégier enfin les constitutions nationales, socle de la cohésion nationale et du jeu démocratique équitable et transparent.

15 Le Comité Central du FPI, tout en remerciant les ONG nationales et internationales de défense des Droits de l’Homme, les mouvements et associations de résistance, les intellectuels d’Afrique et du monde entier pour tout le travail abattu à ce jour contre l’injustice; les exhorte à redoubler d’efforts et d’initiatives pour que triomphe la Loi.

16 Le Comité Central appelle le peuple de Côte d’Ivoire, notamment les partis membres du CNRD, de la Ligue des Mouvements du Progrès (LMP), de la plate-forme ?Agir pour la Paix et la Nation? (APN), le PDCI, l’UDPCI, le MFA, tous les partis d’opposition, toute la diaspora ivoirienne et toutes les forces vives sans aucune exclusive, à se mobiliser comme un seul homme, autour de la Nation et des valeurs républicaines, pour exiger la libération du Président Gbagbo et de tous les autres détenus politiques.

17 Enfin, le Comité Central invite les organes dirigeants, les structures de base, les représentations à l’extérieur, les structures spécialisées et l’ensemble des militantes et militants du FPI à demeurer soudés autour de la Direction du Parti, à cultiver la confiance, la persévérance, la perspicacité, la solidarité et à se tenir toujours mobilisés pour gagner la bataille de la libération du président Laurent Gbagbo.

Fait à Abidjan, le 25 mai 2013

Le Comité Central

Source : Ivorian.net, 29 mai 2013
Titre et chapeau de la Rédaction

Droits de l’homme en Côte d’Ivoire : le rapport annuel d’Amnesty International

Rapport 2013 : la situation des droits humains dans le monde
Côte d’Ivoire

Tout au long de l’année, des personnes ont été détenues de manière arbitraire et torturées, dans un contexte où persistait l’insécurité et où des combattants armés non identifiés poursuivaient leurs attaques. Beaucoup ont été déplacées à la suite de ces événements. La liberté de la presse était menacée et des journaux ont été interdits. Les procédures judiciaires engagées aux niveaux local et international progressaient avec lenteur ; de nombreux prisonniers étaient maintenus en détention sans jugement. L’impunité restait généralisée, particulièrement pour les partisans du gouvernement responsables de crimes de droit international perpétrés durant la crise postélectorale en 2011. Le processus de dialogue et de réconciliation était dans l’impasse.
(…)

Lire la suite du rapport :

http://amnesty.org/fr/region/cote-divoire/report-2013

Une Délégation du Front Populaire Ivoirien rend visite aux prisonniers politiques de Bouna

« Visite du FPI à Pascal Affi NGuessan à Bouna : Douleur et joie s’entremêlent »

Par Boga Sivori

(Notre Voie, 21 mai 2013) – La délégation du Fpi a rendu visite, pour la première fois depuis deux ans, à son président Affi NGuessan, prisonnier politique à Bouna. Ce fut un grand moment d’émotion.

Affi-nguessan

Pascal Affi NGuessan

Située à plus de 600 kilomètres d’Abidjan, Bouna est la dernière ville importante du Nord-Est de la Côte d’Ivoire à la lisière de la frontière avec le Ghana voisin. Ce samedi 18 mai 2013, il est 10h30 quand notre équipe arrive dans la ville.

Nous sommes dans un maquis-restaurant. 11 heures, un homme assis à une table avec ses amis et dont le regard était constamment tourné vers nous, nous offre à boire et se retire. Nous nous approchons alors de ceux qui étaient encore en place pour leur demander de lui transmettre nos remerciements. C’est alors que l’un d’entre eux se dévoile : « Je vous connais personnellement. Vous êtes journaliste à Notre Voie. Je suis le neveu du ministre Alphonse Douati. Celui qui vous a offert à boire est de Sérihio dans la région du fromager. Je suis le voisin de la nièce du président Affi venue spécialement s’installer ici pour lui faire à manger. Ici à Bouna, toute la population est majoritairement Fpi. Et tout le monde sait qu’aujourd’hui le président Miaka arrive pour voir le président Affi. Mais personne n’ose approcher pour des raisons évidentes de sécurité. Car ici, dozos et frci sévissent. Prenez donc courage et sachez que le peuple est avec vous ». Les propos de cet homme nous permettent alors de comprendre la lourdeur de l’atmosphère qui règne dans la ville. 13 heures, nous nous approchons de la prison civile. La voie qui passe devant celle-ci est barrée. Cependant, les hommes en armes qui la gardent nous autorisent à passer à pieds. Nous nous installons à l’ombre des arbres qui sont en face de la prison à côté des forces de l’ordre qui fraternisent avec nous. Quelques instants après, Séry Gboagnon, secrétaire national chargé de la justice, des libertés et des droits de l’Homme au Fpi sort de la prison en compagnie du régisseur. Il avait devancé la délégation de son parti. Il donne les premières consignes : « Ni camera, ni appareil photo, ni dictaphone, rien de tout cela n’est autorisé à entrer dans la prison. Il y a une liste de 25 personnes qui sont autorisées à échanger avec le président Affi et le ministre Lida. Telles sont les dispositions prises avec l’administration pénitentiaire et monsieur le procureur de la république ». 

14 heures, le cortège du président Miaka fait son entrée dans la ville de Bouna. (suite…)

Ouragahio en Côte d’Ivoire : emprisonnement d’un sous-préfet sans motif valable

VIOLATION DES DROITS HUMAINS : UN SOUS-PREFET INCARCERE SANS MOTIF VALABLE

Par Zabril Koukougnon

La famille Kaphet de Bayékou-Bassi, dans la sous-préfecture de Ouragahio, ne sait plus à quel saint se vouer. Son fils Aimé Kaphet, Sous-préfet de son état, est en prison depuis plus de dix mois «sans véritable motif». Est-ce parce qu’il est ressortissant de Ouragahio, localité d’origine de Laurent Gbagbo ? Le pouvoir n’a pas le courage de le lui dire, mais tout indique que son incarcération pourrait y trouver aussi ses justifications.  (suite…)

Nouvelles 2013-05-22

Mise à jour : 28 mai 2013

Côte d’Ivoire (Abidjan), le 26 mai 2013 : Mgr Paul Siméon Ahouanan, Archevêque métropolitain de Bouaké, s’est exprimé avec force sur la situation politique et sociale, lors de la messe clôturant la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire :

«Aucune société ne peut se construire sur la base de l’exclusion, sur la logique de la vengeance, sur des désirs d’affrontement, sur des réflexes de repli communautaire ou politique. Aucune communauté ne peut survivre dans la violence aveugle dont personne ne sort indemne d’ailleurs » a proclamé l’Archevêque qui en a également appelé à l’action des femmes pour aider à sauver le pays.


Côte d’Ivoire (Abidjan) : succession d’incarcérations pour raison politique à la MACA

– le 27 mai 2013, 5 personnes :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/29/ouattara-a-encore-jete-5-jeunes-progbagbo-a-la-maca-ce-lundi.html
– le 24 mai, 7 personnes

http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/25/dramane-ouattara-jette-encore-7-jeunes-progbagbo-a-la-maca-c.html
– le 22 mai, 12 personnes :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/23/encore-12-jeunes-progbagbo-incarceres-hier-a-la-maca-pour-at.html
– le 15 mai, 4 personnes :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/16/malgre-son-pncs-ouattara-vient-de-jeter-encore-4-progbagbo-a.html


Côte d’Ivoire : un journal satirique suspendu pour deux mois

Nous venons d’apprendre la suspension pour deux mois du journal satirique Bôl’Kotch.
Selon le Conseil national de la presse (CNP), l’organisme chargé du contrôle des journaux, l’hebdomadaire a publié des illustrations « de nature à faire croire chez une partie des Ivoiriens que le président de la République agirait contre leurs intérêts, en octroyant, en dehors des procédures légales, la nationalité ivoirienne à des étrangers », et son édition du 10 au 16 mai 2013 aurait présenté Alassane Ouattara, « dans une posture offensante, dégradante » « et porté atteinte à son honneur ».
Depuis sa reparution en mars 2012, c’est la troisième suspension qui frappe Bôl’Kotch.


Arrestation du « seigneur de guerre » (adoubé FRCI) Adame Oueremi : quelle suite ?

Les questions sont nombreuses concernant cette arrestation à laquelle, selon certaines sources, la force française Licorne aurait apporté son concours : pourquoi maintenant ? et surtout pourquoi lui et pas les autres chefs de guerre intégrés aux FRCI ?
Voici quelques éléments de réponse dans l’article suivant :
L’arrestation du terroriste Amadé est un épiphénomène : les Ivoiriens attendent plus. Dr Prao Yao Séraphin. In : La Dépêche d’Abidjan, 21 mai 2013.
http://www.ladepechedabidjan.info/L-arrestation-du-terroriste-Amade-est-un-epiphenomene-Les-Ivoiriens-attendent-plus_a13909.html

Multiplions les initiatives pour soutenir Michel GBAGBO !

Par Jacqueline Chamois

Aujourd’hui plus que jamais, ne relâchons pas notre effort pour obtenir la libération de Michel et de tous les prisonniers politiques !

Par nos actions, nous voulons

  • dire à Michel que nous pensons à lui ;
  • faire connaître sa situation auprès de l’opinion publique, française en particulier ;
  • rappeler au gouvernement français qu’il se doit d’intervenir pour obtenir la libération d’un citoyen injustement détenu.

Au cours de ces deux longues années, des actions de tous ordres ont été entreprises, venant des amis et proches de Michel, de ses avocats, ainsi que des mouvements ivoiriens, citoyens et panafricains qui luttent sans relâche pour la libération des prisonniers politiques de Côte d’Ivoire.

Citons dans le désordre : des marches et des rassemblements, des communiqués et une conférence de presse, des interviews, des affiches, des articles et de nombreux courriers envoyés au Président de la République française et au Ministre des Affaires étrangères, soit directement, soit par l’intermédiaire de nos représentants, Députés ou Sénateurs.

Traversee Paris 20121014 2


Le 14 octobre 2012 : la traversée de Paris à vélo, habillés du tee-shirt « Michel GBAGBO free », et distribution d’un flyer aux passants.

Le site Soutien et liberté créé en janvier 2013 se fait l’écho de ces actions et les accompagne.
Il propose par exemple des modèles de lettre à l’intention des personnalités politiques.

Traversee Paris 20121014 11


Ainsi que l’a indiqué dans une récente interview Me Habiba Touré, il y a une évolution notable de l’écoute des autorités françaises, signe que nos paroles finissent par être entendues.

Il faut donc continuer !

Continuer à écrire dans la presse, à interpeller les responsables politiques, à se rassembler pour obtenir la libération de Michel !

 

Michel Amani N’Guessan : On ne peut vivre éternellement dans un état de non-droit

Mise à jour du 19 mai 2013 :

Le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et l’ancien Ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, tous deux détenus à Bouna, ont eu le réconfort de la visite enfin autorisée d’une délégation de leur parti conduite par Sylvain Miaka Oureto le samedi 18 mai 2013.

LA DIRECTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN ENTREPREND UNE CAMPAGNE DE VISITE DES PRISONNIERS POLITIQUES
Interview par Notre Voie :
La direction du Front populaire ivoirien (Fpi) est à pied d’œuvre pour rendre sa première visite à Pascal Affi N’Guessan, président de ce parti, détenu depuis plus de deux années au nord-est du pays. Dans cet entretien, Michel Amani N’Guessan, vice-président du parti, président du comité d’organisation de la visite dans la prison de Bouna, situe le niveau des démarches.

Notre Voie : Monsieur le ministre, on peut dire que c’est une première, cette visite que la direction du Fpi va rendre au président du parti, Pascal Affi N’Guessan, détenu dans le nord depuis plus deux ans. Peut-on savoir où en est la procédure ?
Michel Amani N’Guessan : Je voudrais d’abord préciser que nous sommes un parti socialiste. Depuis que nos camarades sont en prison, quel que soit l’endroit, nous avons toujours, en tant que parti politique, souhaité être à côté de nos camarades pour leur exprimer la compassion du parti et la solidarité de tous les amis. Aujourd’hui donc, après plusieurs refus de la part du gouvernement, nous pensons que l’heure est venue de renforcer l’esprit de solidarité nationale. On parle de réconciliation nationale. On vient de créer une structure pour la cohésion sociale. Nous pensons que le moment est venu de renforcer cet esprit qui marque les temps actuels. Nous voulons donc que le gouvernement nous accorde l’autorisation de rendre visite à nos prisonniers, à commencer par le président du Front populaire ivoirien, Affi N’Guessan. (suite…)

Jean-Luc Mélenchon : Il est temps pour notre pays d’exiger la libération sans condition de notre compatriote Michel Gbagbo

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche et Coprésident du Front de Gauche, dénonce vigoureusement l’interventionnisme militaire de la France qui, sous couvert de défense des droits de l’homme, a installé en Côte d’Ivoire le régime dictatorial d’Alassane Ouattara. Une nouvelle fois, il interpelle le Président François Hollande et le Ministre Laurent Fabius afin qu’ils exigent sans délai la libération du franco-ivoirien Michel Gbagbo détenu arbitrairement depuis deux ans.

Extraits :

MALHEUR AUX VAINCUS IVOIRIENS
(…)
En Côte d’Ivoire, des criminels de toutes sortes, massacreurs de civils, tortureurs de prisonniers civils, bourreurs d’urnes patentés, occupent dorénavant les postes clefs du régime « ami des droits de l’homme » que Nicolas Sarkozy a installé au pouvoir. Un rapport de l’ONU, non commenté aux journaux de 20 heures français pourtant tellement actifs dans le service de vente directe de la belle guerre de Côte d’Ivoire note : « D’anciens commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire ont rejoint les rangs ordinaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire. Des individus comme Martin Kouakou Fofié (qui est sous le coup de sanctions de l’ONU depuis 2006), Ouattara Issiaka (alias ì Wattao), Hervé Touré (alias ì Vetcho ), Koné Zakaria et Chérif Ousmane ont tous été promus à des postes stratégiques de commandement. Ils ont également des contingents sous leurs ordres et d’importantes quantités d’armes (et de matériel connexe) entre leurs mains. » (suite…)

Le « Grand débat » sur Africa 1 : le cas Michel GBAGBO

Jeudi 9 mai 2013 : « La Justice ivoirienne à l’épreuve de la réconciliation : le cas Michel Gbagbo »
Emission de Francis Laloupo, « Le Grand débat », sur la radio Africa N° 1 (51 mn 30)

Invités :
Maître Habiba Touré, Avocate de Michel Gbagbo (par téléphone)
Philippe Kouhon, Journaliste-reporter, agence de presse Event News TV
Seidik Abba, Journaliste, Directeur du bureau parisien de l’agence Panapress

Réécouter l’émission :
http://www.africa1.com/spip.php?article32271

Abidjan : Les prisonniers politiques de la Maca témoignent

Mise à jour : 13 mai 2013

Un journaliste de « L’Eléphant Déchaîné » a pu obtenir un droit de visite pour la Maca où sont enfermés de nombreux prisonniers politiques. Bien qu’il y soit pour rencontrer un seul prisonnier, les autres n’ont pu s’empêcher de l’approcher. Ceux-ci témoignent
.

Acte I, Le Ministre Alphonse Douati : « Au fpi, nous avons des principes »
http://url.exen.fr/76085/

Acte II, un officier Fds « on m’a demandé de signer un papier relatif à la reconduction de ma détention préventive. J’ai refusé »
http://url.exen.fr/76086/

Acte III, une tresseuse accusée de préparer un coup d’Etat
http://url.exen.fr/76087/

Acte IV, « On me soupçonne de vouloir faire un coup d’Etat avec 60.000 FCFA ! »
http://url.exen.fr/76089/

Inno Rohman « J’ai été castré…ils m’ont enlevé les testicules… »
http://url.exen.fr/76136/

Depuis la Maca, Martial Yavo du Cojep temoigne
http://url.exen.fr/76138/

In : L’Eléphant déchaîné, N° 153, 10 mai 2013
(Source : Steve Beko, 12 et 13 mai 2013)

Nouvelles 2013-05-12

Mise à jour : 18/05/2013

Bagohouo (Village proche de Duekoué, Côte d’Ivoire), 18 mai 2013 : arrestation du « seigneur de guerre » Amadé Ouérémi

Ancien allié de la rébellion, il occupait la zone classée du Mont Peko avec plusieurs centaines d’hommes en armes qui se sont rendus coupables de nombreuses exactions contre les populations de l’Ouest pendant et depuis le conflit postélectoral.

Lomé (Togo) : le 10 mai 2013, le décès en prison, faute de soins, d’Etienne YAKANOU, membre de l’ANC (Alliance pour le changement), suscite l’indignation de sa famille, de ses proches et de ses amis politiques

Déclaration liminaire de la Conférence de presse organisée le 11 mai 2013 par le Collectif Sauvons le Togo et la Coalition Arc-en-ciel :
http://www.collectifsauvonsletogo.com/deces-de-m-etienne-yakanou-conference-de-presse-cstarc-en-ciel-du-11-mai-2013-5885

 – Abidjan : maisons occupées illégalement

Selon l’agence de presse Xinhua, les autorités ivoiriennes ont affirmé cette semaine qu’une opération de libération des sites publics et privés occupés illégalement par des membres des FRCI allait être mise en oeuvre. Hélas, ce n’est pas la première fois que de telles déclarations sont faites, assorties d’ultimatums qui n’ont encore jamais été suivis d’effets.
A suivre donc !

Abidjan : à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan), un détenu pour raison politique a fait l’objet le lundi 13 mai de sévices corporels et de mise à l’isolement pour avoir revendiqué une amélioration des conditions de détention pour lui-même et ses codétenus.

Plus d’informations sur le blog d’Alain Doh Bi :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/14/le-detenu-konin-kouassi-maurice-battu-a-sang-et-jete-en-isol.html

Erythrée : Amnesty International demande au Président Isaias Afewerki « de libérer immédiatement tous les prisonniers d’opinion arrêtés pour avoir exercé de manière pacifique leurs droits à la liberté d’expression, d’opinion, d’association, de religion ou de conscience, ou en raison de leur identité, en tant que parents de personnes ayant fui le pays ».

« Vingt ans après que l’Érythrée ait obtenu son indépendance, des milliers de prisonniers politiques sont enfermés dans les centres de détention du pays sans avoir jamais été inculpés, et on est sans nouvelles d’un grand nombre d’entre eux, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 9 mai.

Ce document, intitulé Twenty years of independence but still no freedom, revient en détail sur la manière dont, au cours des deux dernières décennies, des opposants au gouvernement, des journalistes et des adeptes de religions non reconnues, ainsi que des personnes ayant essayé de quitter le pays ou d’éviter la conscription obligatoire, sont maintenus en détention sans inculpation dans des conditions d’une cruauté inimaginable. » (…)
Lire l’article complet :
http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Erythree-Vingt-ans-apres-l%E2%80%99independance-la-repression-tout-va-8546

Rwanda : « Les opposants politiques sont privés de leurs droits de comparaître en justice »

« Kigali, le 07 Mai 2013.
Le 25 mars 2013, M. Sylvain Sibomana, Secrétaire Général intérimaire des FDU-INKINGI, ainsi que M. Dominique Shyirambere, ont été jetés en prison après avoir été tabassés par la police au simple motif qu’ils voulaient assister à la séance d’ouverture du procès de Madame Victoire Ingabire. »
In : FDU-Rwanda.com, 9 mai 2013
Lire l’article complet :
http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-les-opposants-politiques-sont-prives-de-leurs-droits-de-comparaitre-en-justice/

– De retour du Festival international du rire de Lubumbashi (RDC), l’humoriste ivoirien Adama Dahico a dédicacé le Grand Prix dont il a été honoré à toutes les personnes privées de liberté. Voici ses mots :

« Je dédie mon prix à toutes les personnes privées de liberté. Je dédie également ce prix à la paix et à la réconciliation en Côte d’Ivoire et à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, soutiennent Adama Dahico dans son combat pour le développement de l’humour en Afrique, notamment la presse ».
In : Notre Voie, n° 4413, 10 mai 2013.

L’artiste qui s’était présenté à l’élection présidentielle de 2010 et avait appelé à voter pour Laurent Gbagbo au second tour fut victime, peu de temps après la cérémonie d’investiture d’Alassane Ouattara, d’une attaque par des hommes puissamment armés dont il réchappa de justesse.

Communiqué de presse du FPI relativement à l’enlèvement sous anesthésie de Mme Simone EHIVET GBAGBO

Communiqué de Presse N° 002/2013

Relativement à l’enlèvement sous anesthésie de Mme Simone Ehivet GBAGBO vers une destination inconnue.

Le mardi 30 avril 2013, à la surprise générale, la Direction du FPI a appris – par voie de presse – le transfert de Mme Simone Ehivet GBAGBO de sa « résidence surveillée » d’Odienné à la clinique ‘La Pisam’ d’Abidjan pour un bilan de santé.

Alors que tout portait à croire que les règles judiciaires en la matière avaient été respectées, c’est avec stupéfaction que la Direction du FPI s’est entendu dire que ce transfèrement n’a obéi à aucune disposition légale.

Ce jour, mercredi 8 mai 2013, la direction du FPI – en alerte sur ce cas précis depuis 4 jours – vient d’être informé par son Conseil que « ….Mme Simone Ehivet GBAGBO, la 2ème Vice-présidente du FPI et épouse du Président Laurent GBAGBO a été emmenée sous anesthésie vers une destination inconnue par des hommes en armes, sans aucun document officiel approprié… »

Selon l’avocat de la Première Dame, « …l’appareil judiciaire légal lui-même n’a aucune idée de la destination de Mme Gbagbo… »

Devant cet état de fait, qui relève tout simplement du mépris du régime Ouattara pour l’Opposition et pour les droits humains des Ivoiriens,

La Direction du FPI dénonce avec force ces agissements d’une autre époque et élève les plus vives protestations contre ces méthodes de gestion du pouvoir d’Etat.

Le FPI – qui n’a eu de cesse de fustiger la dictature et la justice des vainqueurs instaurées en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 – constate que :

– sous le régime Ouattara, le pays s’enfonce inexorablement dans l’état de non-droit

– tout cela se fait sous les yeux indifférents d’une communauté internationale qui s’est donnée le « droit d’ingérence » quand le peuple de Côte d’Ivoire a choisi son président le 28 novembre 2010.

Le FPI tient le Président Alassane Ouattara pour responsable de tout ce qui adviendra.

Le Front Populaire Ivoirien demande donc avec insistance à la France et à l’ONU de convaincre le régime Ouattara de rompre avec la dictature. Car, la coupe est presque pleine. Il ne faut pas qu’elle déborde. Tous, nous y avons intérêt.

Fait à Abidjan, le 8 mai 2013

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

Alerte ! Simone Ehivet GBAGBO et Michel GBAGBO en danger

Mise à jour : 13 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 8 mai 2013 – Les autorités ivoiriennes maintiennent et accentuent le cap de la violation des droits de la défense, et des droits de l’Homme.

En effet, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait donné l’ordre d’interdire à quiconque y compris aux avocats de pouvoir visiter Madame Simone EHIVET GBAGBO et Monsieur Michel GBAGBO.

C’est ainsi que malgré l’autorisation de visite permanente obtenue, les avocats n’ont pu visiter leurs clients ce jour.

Plus grave, nous apprenons de sources officieuses, que les autorités ivoiriennes auraient profité de l’anesthésie générale dont faisait l’objet Madame Simone EHIVET GBAGBO, dans le cadre des soins qui lui étaient prodigués à l’Hôpital, pour la transférer contre son gré et manu militari vers une direction inconnue à ce jour par ses Conseils.

Ce transfert a été effectué dans la précipitation, sans que les avocats n’aient été informés, et sans que Madame Simone EHIVET GBAGBO n’ait pu prendre ses effets personnels.

Etant observé que nous craignons bien évidemment que le même procédé soit employé à l’égard de Monsieur Michel GBAGBO dont la visite nous est désormais refusée.

Tout cela constitue de graves violations aux droits attachés à la personne humaine, et surprenant de la part des autorités ivoiriennes dont le Gouvernement est doté d’un Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme !

Les autorités ivoiriennes démontrent ainsi que le retour à un Etat de droit n’est toujours pas une réalité en Côte d’Ivoire, et encore moins à l’ordre du jour.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Simone EHIVET GBAGBO et de Michel GBAGBO


Mise à jour du 13/05 2013
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En réponse aux allégations du pouvoir selon lesquelles Mme Simone Gbagbo aurait demandé elle-même à retourner à Odienné, Me Habiba Touré, interrogée par téléphone, a donné les précisions suivantes : « Les informations crédibles que nous avons reçues sur place à la Polyclinique La Pisam sont formelles. Mme Gbagbo a été l’objet d’un traitement inhumain et dégradant lors de ce transfèrement forcé. Elle n’avait pour seul vêtement que la blouse de malade. Elle était démunie de tout. Or, une blouse de malade est tout sauf un vêtement de voyage car loin d’assurer la couverture de tout le corps. Le transfert de Mme Gbagbo, mère de famille et grand-mère, dans une simple blouse qui n’assure pas le respect de son intimité est parfaitement scandaleux et indigne. Ma cliente était, par ailleurs, sous anesthésie. Il n’y a pas eu de réveil post-opératoire sous le contrôle des médecins. Son visage a été camouflé, et elle a été sortie de l’Hôpital contre l’avis des médecins, par des hommes en armes qui l’ont transportée vers l’aéroport d’Abidjan » (…)
« Où se trouve notre cliente ? Est-ce à Odienné ? Que les autorités ivoiriennes nous le disent officiellement. Ce que nous savons, c’est que Mme Gbagbo était à la Pisam où elle devrait subir une fibroscopie. A jeun, elle était sous anesthésie. Et l’anesthésie de ce type dure au minimum 2h. Elle était donc endormie sur son lit d’hôpital quand des hommes en armes lui ont bandé la tête et l’ont conduite dans un véhicule banalisé en direction de l’aéroport. Ce sont les secousses qui l’ont réveillée sans qu’elle ne sache où elle se trouvait. Complètement affaiblie, elle a du se débattre pour dégager un peu son visage des bandeaux qui le camouflaient. A la Pisam, tout le monde était choqué. Même au GATL à l’aéroport. Elle aurait pu perdre la vie au cours de ce transfèrement forcé. Mme Gbagbo n’a donc pas demandé à être ramenée à Odienné. Puisqu’après la fibroscopie, le dentiste devait venir la consulter. »
Relaté par Didier Depry
In : Notre Voie, N° 4415, 13 mai 2013