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Alerte ! Simone Ehivet GBAGBO et Michel GBAGBO en danger

Mise à jour : 13 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 8 mai 2013 – Les autorités ivoiriennes maintiennent et accentuent le cap de la violation des droits de la défense, et des droits de l’Homme.

En effet, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait donné l’ordre d’interdire à quiconque y compris aux avocats de pouvoir visiter Madame Simone EHIVET GBAGBO et Monsieur Michel GBAGBO.

C’est ainsi que malgré l’autorisation de visite permanente obtenue, les avocats n’ont pu visiter leurs clients ce jour.

Plus grave, nous apprenons de sources officieuses, que les autorités ivoiriennes auraient profité de l’anesthésie générale dont faisait l’objet Madame Simone EHIVET GBAGBO, dans le cadre des soins qui lui étaient prodigués à l’Hôpital, pour la transférer contre son gré et manu militari vers une direction inconnue à ce jour par ses Conseils.

Ce transfert a été effectué dans la précipitation, sans que les avocats n’aient été informés, et sans que Madame Simone EHIVET GBAGBO n’ait pu prendre ses effets personnels.

Etant observé que nous craignons bien évidemment que le même procédé soit employé à l’égard de Monsieur Michel GBAGBO dont la visite nous est désormais refusée.

Tout cela constitue de graves violations aux droits attachés à la personne humaine, et surprenant de la part des autorités ivoiriennes dont le Gouvernement est doté d’un Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme !

Les autorités ivoiriennes démontrent ainsi que le retour à un Etat de droit n’est toujours pas une réalité en Côte d’Ivoire, et encore moins à l’ordre du jour.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Simone EHIVET GBAGBO et de Michel GBAGBO


Mise à jour du 13/05 2013
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En réponse aux allégations du pouvoir selon lesquelles Mme Simone Gbagbo aurait demandé elle-même à retourner à Odienné, Me Habiba Touré, interrogée par téléphone, a donné les précisions suivantes : « Les informations crédibles que nous avons reçues sur place à la Polyclinique La Pisam sont formelles. Mme Gbagbo a été l’objet d’un traitement inhumain et dégradant lors de ce transfèrement forcé. Elle n’avait pour seul vêtement que la blouse de malade. Elle était démunie de tout. Or, une blouse de malade est tout sauf un vêtement de voyage car loin d’assurer la couverture de tout le corps. Le transfert de Mme Gbagbo, mère de famille et grand-mère, dans une simple blouse qui n’assure pas le respect de son intimité est parfaitement scandaleux et indigne. Ma cliente était, par ailleurs, sous anesthésie. Il n’y a pas eu de réveil post-opératoire sous le contrôle des médecins. Son visage a été camouflé, et elle a été sortie de l’Hôpital contre l’avis des médecins, par des hommes en armes qui l’ont transportée vers l’aéroport d’Abidjan » (…)
« Où se trouve notre cliente ? Est-ce à Odienné ? Que les autorités ivoiriennes nous le disent officiellement. Ce que nous savons, c’est que Mme Gbagbo était à la Pisam où elle devrait subir une fibroscopie. A jeun, elle était sous anesthésie. Et l’anesthésie de ce type dure au minimum 2h. Elle était donc endormie sur son lit d’hôpital quand des hommes en armes lui ont bandé la tête et l’ont conduite dans un véhicule banalisé en direction de l’aéroport. Ce sont les secousses qui l’ont réveillée sans qu’elle ne sache où elle se trouvait. Complètement affaiblie, elle a du se débattre pour dégager un peu son visage des bandeaux qui le camouflaient. A la Pisam, tout le monde était choqué. Même au GATL à l’aéroport. Elle aurait pu perdre la vie au cours de ce transfèrement forcé. Mme Gbagbo n’a donc pas demandé à être ramenée à Odienné. Puisqu’après la fibroscopie, le dentiste devait venir la consulter. »
Relaté par Didier Depry
In : Notre Voie, N° 4415, 13 mai 2013

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