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Paris, Place Saint-Michel : manifestation de la Résistance patriotique ivoirienne

Côte d’Ivoire/ La Résistance patriotique occupe la place Saint Michel à Paris/ La libération du Président Gbagbo exigée. La pression continue…

Par Togui Zeka
(Civox.net)

Topo Léontine, présidente de l’AFPIF (Association des Femmes Patriotes Ivoiriennes de France) et ses amazones étaient encore débout ce samedi 29 juin 2013. A leurs côtés des panafricanistes, des français et plusieurs Associations engagées dans la résistance patriotique des ivoiriens de la diaspora étaient mobilisés pour un sit-in à la place Saint Michel à Paris. Leur objectif : Exiger et obtenir la libération du président Laurent Gbagbo, injustement détenu au centre pénitentiaire de la CPI à Scheveningen à La Haye.
Léontine Topo, ouvrant la série des interventions, a fustigé le comportement colonialiste de la France en ce 21 ème siècle. « Gbagbo a été élu pour gouverner les ivoiriens et non pour séjourner dans les geôles de la Cour Pénale internationale », a martelé Topo Léontine. C’est pourquoi, poursuit-elle, « Nous sommes venus demander la libération immédiate de notre fils » Elle a apporté un message d’espoir aux manifestants. Selon elle, « On est à « deux jours » de la libération, et notre président doit sortir ». Elle n’a pas manqué de revenir sur la souffrance des ivoiriens exilés au Togo. Ces exilés comptent en leur sein des prisonniers (4 femmes et 2 hommes) faits par les autorités togolaises. Ils se sont retrouvés en prison après avoir revendiqué des meilleures conditions de vie dans le camp qui les abritait. Pour finir, la présidente des Femmes Patriotes a interpellé les ivoiriens sur la nécessité de prendre eux-mêmes leur destin en main. Elle les a donc invité à sortir massivement lors des différentes manifestations pour mener le combat.

A la suite de la présidente de l’AFPIF, Thibaut Obou, président de l’Association « Africains du monde » a appelé les africains et toutes les personnes éprises des droits de l’homme à signer la pétition pour la fermeture de la Cour Pénale internationale. Une Cour qu’il a assimilé[e] au bagne de l’époque coloniale, où étaient jetés tous les grands leaders africains qui manifestaient une farouche résistance à la colonisation. « Nous exigeons que cette Cour disparaisse », a t-il martelé.
Les agissements colonialistes de la France n’ont pas été passés sous silence. Blaise Pascal Logbo, président du NPR, les a fustigés. Il a demandé à la France de renoncer à ses colonies. Car selon lui, la France n’a pas besoin de colonie pour assoir sa puissance économique. Il a pris pour exemple l’Allemagne, première puissance économique de l’union européenne, qui ne possède aucune colonie. S’agissant de la situation du président Gbagbo, le leader du NPR se veut optimiste: « on n’a jamais été aussi proche de la victoire (…) parce que le droit est en train de l’emporter sur la dictature internationale ».
Le camerounais Peter Garante a, quant à lui, évoqué le nouvel ordre mondial en cours de réalisation par l’impérialisme financier conduit par les grands banquiers de la planète. Alassane Ouattara est, selon lui, un des instruments de ce nouvel ordre mondial.
Pour le président de l’Association « Les enfants de Côte d’Ivoire », Franck Lutté, la Procureure de la CPI a décidé de faire appel de la décision de la Chambre Prélimaire I, parce qu’elle ne veut pas suivre les recommandations des juges. Ces derniers lui exigent d’enquêter sur les agissements des différents démembrements de la rébellion ivoirienne. Une telle enquête, constitue, sans aucun doute, pour Fatou Bensouda, une véritable entreprise risquée pour la rébellion qu’elle ne cesse de couvrir dans ses enquêtes.
Maître Norbert Tricaud, ami à feu le Ministre Emile Boga Doudou, une des illustres victimes de la rébellion ivoirienne, est également intervenu. Il a insisté sur la nécessaire libération du président Gbagbo, suite à l’insuffisance de preuves contre sa personne. Bien avant, l’avocat a rappelé l’engagement et la détermination du président Gbagbo dans son combat contre les puissances néo-coloniales. « En 2012, le président Gbagbo, m’avait dit, « Maître, je resterai toujours débout pour défendre le peuple ivoirien et pour défendre les peuples d’Afrique ». Le président Gbagbo avait dit, « je resterai toujours débout pour résister aux puissances internationales qui veulent asservir les peuples d’Afrique »; le président laurent Gbagbo avait dit, « je resterai toujours débout pour refuser le pillage des ressources de l’Afrique ».

La Représentation du FPI en France a également pris part à la manifestation. Sa voix a été portée par le professeur Séri Sylvestre, Secrétaire Général au sein de la Représentation. Selon lui, l’éclatante vérité dans l’affaire Gbagbo contre le Procureur enfantera la liberté. Il a aussi mis l’accent sur le nécessaire respect de l’état de droit en Côte d’Ivoire par le régime d’Alassane Ouattara.
Le Cri-Panafricain et le COJEP n’étaient pas en marge de la manifestation. Ils étaient respectivement représentés par Willly Bla et Zap Krasso.
Les femmes patriotes restent dans la dynamique de la mobilisation pour la libération du président Gbagbo. Elles projettent une autre manifestation le 27 juillet dans la ville d’Amsterdam en Hollande pour exiger sa libération et pour dénoncer les tueries du régime d’Alassane Ouattara.

In : Civox.net, 30 juin 2013

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Le journal ivoirien « Le Nouveau Courrier » toujours suspendu

Le 10 juin 2013, 34 entreprises de la presse ivoirienne ont été fermées pour raison administrative, entraînant la suspension de nombreux titres. Mais il s’avère que, pour un certain nombre d’entre eux, ces mesures sont prolongées, même lorsque les responsables des journaux concernés ont satisfait à toutes leurs obligations. C’est le cas du Nouveau Courrier dont les abonnés viennent de recevoir la lettre suivante signée de son fondateur, Théophile Kouamouo :

« Chers abonnés,

Depuis plus de deux semaines, votre quotidien est réduit au silence en raison de la suspension ordonnée par le Conseil national de la presse (CNP) qui le frappe. Cette suspension a pris prétexte d’un certain nombre de faiblesses administratives et fiscales réelles, liées à nos difficultés financières, pour tourner désormais à la persécution pure et simple.

Depuis que nous avons transmis les documents demandés au CNP, il nous bombarde de nouvelles exigences à chaque fois que nous satisfaisons aux précédentes. Désormais, le régulateur de notre profession prétend que nous n’avons pas un vrai siège, et que notre rédaction se trouve dans une « cuisine ». S’il est vrai que notre rédaction se trouve à un endroit au confort plus que spartiate, il ne s’agit pas d’une cuisine. Le CNP viendra visiter nos locaux mardi. Et nous mettons tout en oeuvre pour présenter un visage avenant. Tout en n’étant pas dupes de ses manoeuvres.

Si nous avons tenu bon, c’est parce que nous avons réalisé que dans cette épreuve, vous, abonnés, ne nous avez pas abandonnés. C’est un réconfort indicible, qui va bien au-delà de votre participation financière à notre effort commun. De notre côté, nous « survivons » sur Internet, en publiant gratuitement un certain nombre d’articles sur notre site.

Merci de nous conserver notre confiance. Ensemble, nous y parviendrons.

Bon week-end. »

Théophile KOUAMOUO

Adresse du Nouveau Courrier en ligne :
http://nouveaucourrier.net/

Quel destin pour la Côte d’Ivoire ?

Dans un texte dont nous publions ici quelques extraits, le chercheur et professeur de géopolitique Michel Galy ouvre des pistes d’analyse de la situation et du devenir de la Côte d’Ivoire en s’appuyant sur des bases théoriques et sur l’expérience historique.
Le lien à la version complète du texte est indiqué en bas de page.

QUEL DESTIN POUR LA CÔTE D’IVOIRE ? POLITOLOGIE D’UNE LIBERATION
La bataille de Côte d’Ivoire dans le contexte de la guerre africaine

Extraits :

(…) « Quelques questions majeures non résolues : combien de morts dans la conquête du Sud, combien de victimes civiles de la soldatesque et des milices ethniques malinké de Guillaume Soro et Alassane Ouattara dans le carnage d’Abidjan ? Mais aussi combien dans les bombardements de la Force Licorne et de l’ONUCI contre les lieux de pouvoir, des camps militaires habités par des familles, des résidences universitaires ou le bouclier humain de militants aux mains nues voulant protéger leur président adoubé par le Conseil Constitutionnel ?
Les charniers et les cimetières attendent – et demandent encore de sortir de l’oubli, avant qu’un jour les survivants demandent justice pour la plus sanglante intervention militaire depuis la guerre d’Algérie et l’extermination de l’UPC au Cameroun. Après avoir constitué un comité de recherche, nous estimons qu’entre 3000 à 5000 victimes civiles ont été causées par la conquête de la capitale et d’Abidjan – chiffre à même d’envoyer les auteurs ivoiriens du régime Ouattara et leurs complices étrangers devant les tribunaux internationaux pour crimes de guerres, ethnocide, voire pour l’Ouest de génocide. » (…)

« L’ère des « lanceurs d’alerte » et le cantonnement de le Résistance au nouveau ghetto Internet pourrait s’achever : l’inflexion, la cassure, le retournement pourraient se dater du rapport d’Amnesty de mars 2013 ; et la diffusion la plus large s’opère qu’en fin de compte, en Françafrique, une « démocrature » tient plus en Afrique, et spécifiquement en Eburnie, d’une dictature que d’une démocratie… La persistance des exactions et de crimes du régime en 2012 montrant bien que « le Roi est nu », tortures et massacres désormais connus, mais encore impunis.
Des livres se préparent, des actions judiciaires progressent, des liaisons transcontinentales s’ébauchent sur plusieurs années. Si Laurent Gbagbo a beaucoup misé sur une arme politique « de troisième type », la Constitution (et la primauté du Conseil Constitutionnel), la situation bloquée à la CPI de La Haye peut certainement être combattue par sa délégitimation politique (cf. infra), et par les systèmes judiciaires européens contre les bourreaux ou criminels de guerre du régime Ouattara.
Ainsi la plainte de Jacqueline Chamois, au nom de Michel Gbagbo – outre la « story telling » universelle d’une mère réclamant son enfant qui a touché l’opinion publique française et internationale, a provoqué la désignation d’un juge d’instruction au parquet de Paris pour séquestration et mauvais traitement contre Guillaume Soro et les trop fameux « com-zone ». Parmi ces derniers, Losseni Fofana responsable du crime de guerre – si ce n’est d’acte de génocide – d’un millier d’hommes, femmes et enfants guérés, dans la ville de Duékoué, fin mars 2011, pourrait être objet de plainte[s] précises de la part de ressortissants binationaux.
La « collaboration » des responsables militaires de la Force Licorne (et de la chaîne de commandement militaire et politique française) depuis ces événements, lors de la prise et du carnage d’Abidjan, lors de l’ethnocide contre les Guérés, Bétés, Attiés, au moment de la conquête du Sud par les forces de Ouatara/Soro, de [et] la collaboration actuelle avec les sanglants com-zones pourraient se trouver judiciairement condamnables. » (…)

« Dénommer, à un moment donné les opposants incarcérés par le régime ivoirien comme « prisonniers politiques » dans un pays qui en avait peu la pratique et encore moins le concept ; ou le fils du Président comme « otage » avec toutes les connotations inquiétantes (par référence aux otages sahéliens des islamistes sahéliens) pour l’opinion publique ; dénoncer la « mise à mort », pendant 2 ans de l’Université ivoirienne ; raconter avec succès des histoires universelles, comme celle d’une mère inconnue réclamant son fils ou décider le président du Sénat français à ne pas recevoir un dictateur couvert de sang par la force d’un texte l’associant aux exactions et aux massacres ; tels ont été quelques-uns des procédés de cette nomination critique, dont il faudrait faire la généalogie (et il est certain que le situationnisme appliqué à la contre propagande officielle y est pour quelque chose…) pour la Côte d’Ivoire depuis la fracture de l’immobilisme houphouétiste par un ouvrage sociologique discuté en Conseil des ministres (7) jusqu’à l’éclosion des tracts et de la presse libre, en passant par les féroces jeux de mots populaires (cf. les« frères Cissé » pour la milice ethnique FRCI), histoires et plaisanteries en tout sens de « maquis » : on reconnaît ces formes de résistances populaires, à la fois signe d’impuissance devant la violence et de contestation acharnée, nommée par le politologue Toulabor « lexique de la dérision (8) ». (…)

« Si nommer, c’est dénoncer – et l’omerta internationale sur les crimes en Côte d’Ivoire depuis avril 2011 se reflète dans l’impunité médiatique des relais hexagonaux, la nomination a été multiple dans cette guerre des pauvres médiatiques, dans ce champ de pouvoir alternatif qu’est Internet. Blogs, sites, forums… c’est là où le concept d’Empire de Tonio Negri se retrouve aussi pertinent : le Net devient le lieu de la résistance, des multitudes (11). Tout en se heurtant au « mur de verre » des grands médias et décideurs : la question est celle du franchissement, et du statut de la vérité médiatique des faits . D’où vient cette malencontre, pour paraphraser La Boétie, d’un pouvoir qui dit ce qui est pensable et légitime à un moment donné, alors que dans l’immédiateté du cyber espace, toute vérité est sue universellement et instantanément ? » (…)

« Après la CPI, un tel retour de l’ancien Président est il possible ? Seules des pressions internationales sur la CPI (telles les diatribes du premier ministre éthiopien, de la ministre des affaires étrangères rwandaise contre la procureur Fatou Bensouda, ou encore de la pétition de l’écrivain Calixthe Beyala demandant aux « Etats africains de se retirer de la CPI ») peuvent amener celle-ci à plier et relâcher leur illustre prisonnier, désormais constitué en figure résistante et héroïsée de l’Afrique en lutte – d’autant que le dossier, au-delà de l’inversion victimaire, est vide – même si les bourreaux ouattaristes accusent le régime légitime des actes qu’ils ont eux même commis depuis 2002. Mais seul le retournement de l’ancien colonisateur et du gouvernement Hollande pourrait, par de doubles pressions sur la CPI et le régime Ouattara (ne suffit-il pas de cantonner, avant l’évènement, la force Licorne ?) inverser la situation créée par le régime précédent : les clefs du cachot de La Haye sont bien à Paris, d’où l’importance cruciale de la lutte symbolique et politique dans les médias et sur le Net. » (…)

Texte complet :
http://delugio.blogspot.fr/2013/06/quel-destin-pour-la-cote-divoire.html
(Source : Delugio, 27 juin 2013)


Les causes de l’acharnement judiciaire d’Alassane Ouattara contre l’opposition

DIX ANS APRES LA COALITION REBELLE : LE DECLIN DU REGIME TRIBALISTE DE OUATTARA ARRIVE A GRAND PAS

Par Simplice Allard

L’heure n’est plus à l’euphorie de prise de pouvoir du côté d’Abobo et partout ailleurs en Côte d’Ivoire. Le sésame en main, il faut pouvoir gouverner pour le bien-être des populations, sans exclusive. Chose pas aisée pour un régime qui n’a pas hésité à afficher ses propensions tribalistes.

Deux ans après la prise du Tabouret Royal blanc du Plateau, Alassane Ouattara et les siens montrent des signes d’essoufflement. Le mentor du Rdr parviendra-t-il au cap 2015 sans laisser des plumes ? Pas si sûr. La clé de sa survie politique n’est plus sous son contrôle. Adieu la sympathie dans les coeurs d’une partie de la population ivoirienne qui s’en trouve éprouvée par des promesses électoralistes non encore tenues. (suite…)

Du côté des tribunaux 2013-06-25

Accra (Ghana) : suite du procès de Justin Katinan Koné

Mise à jour du 28 juin 2013 :
Procès en extradition du Ministre Justin KONE Katinan : en attendant le verdict du Juge Aboagye
Par la Commission juridique de la coordination du FPI en exil, 27 juin 2013
In : Woody Nation Officiel, 28 juin 2013
http://woodynation.wordpress.com/2013/06/28/proces-en-extradition-du-ministre-justin-kone-katinanen-attendant-le-verdict-du-juge-aboagye/

– Informations du 25 juin 2013 :
Lors de l’
audience du 25 juin 2013, Justin Katinan Koné a répondu aux questions posées par l’avocat des autorités ivoiriennes à l’origine de la demande d’extradition.
Compte rendu par un observateur sur place :
http://re.ivoire-blog.com/archive/2013/06/25/compte-rendu-du-proces-kone-katinan.html
Le verdict du Tribunal d’Osu est fixé au 5 août 2013 :
http://www.ivoirebusiness.net/?q=articles/ghana-le-verdict-de-katinan-fix%C3%A9-au-5-ao%C3%BBt

 

Abidjan (Côte d’Ivoire) :

Justin Koua, Secrétaire national par intérim de la JFPI, a été auditionné le 25 juin 2013.

Cour Pénale Internationale : la Défense de Laurent Gbagbo veut faire appel de la décision d’ajournement

Ajournement de la décision au sujet du cas Gbagbo : pourquoi la Défense veut faire appel

Par Théophile Kouamouo
Nouveaucourrier.net, 25 juin 2013

Nouveau rebondissement dans le bras de fer qui oppose Laurent Gbagbo, président renversé de la Côte d’Ivoire, au procureur de la Cour pénale internationale. Trois semaines après la décision des juges de la Cour préliminaire I de demander à l’Accusation de revoir une copie caractérisée par une absence d’éléments de preuve « concrets et tangibles », et quinze jours après l’annonce par Fatou Bensouda de sa volonté de faire appel, la Défense, dirigée par Maître Emmanuel Altit, sort du bois. Et indique qu’elle aussi entend contester le « verdict » du 3 juin dernier. Elle s’en explique dans un document long de 18 pages.

La Défense du président Laurent Gbagbo estime que « les délais supplémentaires » accordés à l’Accusation, « ne sont pas conformes aux exigences du procès équitable », notamment en ce qui concerne l’obligation de s’assurer que la personne mise en cause est « jugée sans retard excessif ». « En effet, le Président Gbagbo a été arrêté par les autorités ivoiriennes le 11 avril 2011. Sa détention dure donc depuis plus de deux ans et si le calendrier prévu par la Chambre préliminaire était appliqué, sa détention serait prolongée de près d’une année supplémentaire », écrit Maître Emmanuel Altit.

La décision des juges de la Chambre préliminaire I revient à « faire payer au Président Gbagbo les défaillances du procureur », «décharge le procureur de ses erreurs au détriment du Président Gbagbo», fulmine Maître Altit. Les juges « excusent la faillite du procureur en posant une hypothèse » non fondée. Celle selon laquelle « la jurisprudence de la Cour a semblé plus clémente » avant les arrêts de la Cour d’appel sur laquelle ils se fondent pour dénier leur valeur probante aux preuves supposées de l’Accusation – des arrêts qui datent tout de même de l’année dernière. Cette hypothèse n’est pas fondée : « le procureur n’a cessé d’indiquer pendant la période de confirmation des charges qu’il était au fait de ses droits et obligations et avait rassemblé un dossier complet ». De plus, « rien dans le dossier ne laisse entendre que le Procureur n’aurait pas fait état de toute sa preuve, aurait gardé des éléments de preuve par devers lui ou serait susceptible d’en trouver de nouveaux », martèle Altit qui s’appuie notamment sur les « propres déclarations » de son contradicteur. Les juges ne mettent pas de toute façon pas en avant tant « quelques éléments de preuve », mais la manière dont le procureur a monté le dossier, qui ne les a pas convaincus.

Selon Altit, le procureur n’avait « aucune raison d’ignorer ce qui était attendu de lui » et la chambre n’est pas fondée à « présumer de sa bonne foi ». « Ce n’est pas la première fois que le procureur est pris à défaut sur ses enquêtes », rappelle, sans pitié, l’avocat principal de Gbagbo. « Ce n’est pas la première fois qu’une Chambre de la CPI exprime des doutes sur le fait que le bureau du procureur s’appuie exagérément sur des rapports d’ONG », précise-t-il, rappelant au passage que cette faiblesse a été déplorée dans le cadre de l’affaire Mbarushimana – les charges avaient été infirmées dans ce cas-là. Dans l’affaire Lubanga, les juges de la Chambre de première instance I ont abondamment relayé des propos d’enquêteurs de la CPI expliquant « le faible crédit » à accorder aux rapports de certaines ONG. (…)
Lire l’article complet :
http://nouveaucourrier.net/ajournement-de-la-decision-au-sujet-du-cas-gbagbo-la-defense-veut-faire-appel/

Lire le document déposé par le Conseil de la Défense du Président Gbagbo :
« Demande d’autorisation d’interjeter appel de la « décision d’ajournement de l’audience de confirmation des charges conformément à l’article 67-7-c-i du Statut » (ICC-02/11-01/11-432-tFRA) du 3 juin 2013 », disponible en PDF sur Ladepechedabidjan.info (25 juin 2013) :
http://www.ladepechedabidjan.info/CPI-Affaire-Laurent-Gbagbo-Demande-d-autorisation-d-interjeter-appel-de-la-decision-d-ajournement-de-l-audience-de_a14378.html

La manifestation à vélo pour Michel GBAGBO : les images

Reportage pour Ladepechedabidjan.info
24 juin 2013 – Vidéo de 50 mn

En cas d’absence de son, regarder la vidéo à l’adresse suivante :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=xZmNC8wMrZE

Manifestation pour la libération de Michel Gbagbo

MANIFESTATION POUR LA LIBERATION DE MICHEL GBAGBO
SA MERE A FRANCOIS HOLLANDE : « JE VOUDRAIS UNE ACTION POLITIQUE POUR LA LIBERATION DE MICHEL »

Par Zeka Togui
CIVOX.NET, 24 juin 2013

Des ivoiriens ont manifesté hier dimanche à Paris pour exiger la libération de Michel Gbagbo. Une manifestation initiée et organisée par le Mouvement « Free Gbagbo », à laquelle ont pris part quelques Associations et partis politiques engagés dans la résistance patriotique. Etait également présente aux côtés des manifestants la mère du détenu, Jacqueline Chamois. C’est à vélo, comme le voulaient les organisateurs, que les manifestants ont parcouru des rues parisiennes, en partant du Métro Bourse pour se rendre à la place Saint Michel.

Source : Civox

Source : Civox

Michel Gbagbo est incarcéré dans une prison à Bouna depuis la chute du régime de son père Laurent Gbagbo en avril 2011. Incarcéré dans des conditions inhumaines et victime de torture, il a vu sa santé se dégrader. Ainsi depuis le 18 avril 2013 Michel Gbagbo est interné à la polyclinique internationale Sainte Anne Marie (PISAM) où il reçoit des soins, a fait savoir sa mère, lors de son intervention. Selon elle, son fils n’a rien fait et « est victime d’un régime installé par Nicolas Sarkozy. Elle a également évoqué ses démarches auprès des autorités françaises, sans manquer d’exprimer ses attentes. « Nous interpellons le gouvernement français, et le président de la République française pour qu’il sorte Michel de ce guêpier. Il y a eu beaucoup d’interventions de faites, des envois de lettres de députés. Personnellement j’ai été reçue par le Quai d’Orsay. Mais le Quai d’Orsay agit toujours pour améliorer la condition des détenus français à l’Etranger. Moi, ce que je voudrais, c’est une action politique pour exiger la libération de Michel. C’est pour ça que je souhaiterais rencontrer directement le président de la République François Hollande. (…) Il n’y a qu’une intervention politique qui peut le libérer. »

Bien avant son intervention, Franck Lutté, président de l’Association « Les enfants de Côte d’Ivoire » a fustigé le fait que la cas Michel Gbagbo ne fasse pas partie des préoccupations des autorités françaises. Ces derniers ont toujours su se mobiliser pour libérer ou faire libérer des otages et des prisonniers Français à l’étranger. Ce fut le cas pour Ingrid Betancourt, Florence Cassez, les Responsables de Arche de Zoé, pour ne citer que ceux -là. « Maman, je voudrais vous dire que votre fils est le prisonnier de Nicolas Sarkozy et, aujourd’hui, de François Hollande », a martelé Frank Lutté, s’adressant particulièrement à la mère de Michel Gbagbo. (…)
Lire l’article complet :
http://www.civox.net/Manifestation-pour-la-liberation-de-Michel-Gbagbo-Sa-mere-a-Francois-Hollande-Je-voudrais-une-action-politique-pour_a3063.html

Côte d’Ivoire : la résidence de Gossio transformée en camp de torture

Par Diomandé Sékouba

Combien sont-ils à être détenus en toute illégalité dans la résidence de Marcel GOSSIO, ex-patron du PAA [Port autonome d’Abidjan, NDLR] ? Difficile de répondre à cette question. Une chose est par contre sûre, l’habitation est devenue un lieu de torture et d’exécutions sommaires occupée par les FRCI au nez et à la barbe des personnalités du RHDP qui vivent tranquillement avec leur famille dans les environs.

Occupée depuis le 11 avril 2011 par les soldats du président Alassane Dramane Ouattara, la résidence privée de M. Marcel Gossio, ex-DG du Port Autonome d’Abidjan située à la Riviera Palmeraie, est devenue un haut lieu de torture et d’expérimentation de toutes sortes de méthodes nazi[es] d’extorsion d’informations et de renseignements à ceux des partisans de GBAGBO qui ont le malheur d’y être conduits.
Guédé Jean* qui vient d’être transféré le 19 juin dernier à la MACA après plus de trente jours de calvaire en ces lieux, est un véritable miraculé. Selon un membre de sa famille, il a fallu tout simplement payer le prix fort pour obtenir qu’il soit, ne serait-ce que déféré à la MACA.
Le témoignage de Guédé Jean donne froid dans le dos. L’homme y a vécu un véritable enfer. Torture, viol, privation de nourriture, brûlures à l’électricité, à la bougie et au mégot de cigarette. Tout y passe. Et cela, en toute impunité au vu et au su des responsables des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire qui viennent quotidiennement en ces lieux, rendre visite à leurs troupes. Selon le même témoignage, plusieurs autres personnes sont malheureusement toujours détenues en ces lieux.
Voilà en somme la vision des droits de l’homme du régime de Ouattara. Et à l’évidence, la libération des domiciles privés occupés par les FRCI n’est pas pour demain? Et pourtant, le Ministre de la Défense du régime M. Paul Koffi Koffi disait récemment avoir engagé des actions pour mettre fin à l’occupation des domiciles des personnalités proches du président GBAGBO. Des paroles destinées en réalité à tromper l’opinion publique.

Diomandé Sekouba
In : Eventnewstv, juin 2013

De * L’identité du détenu a été volontairement changée pour le mettre à l’abri de représailles à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).

Du côté des tribunaux 2013-06-20

Abidjan (Côte d’Ivoire)

Report de l’audience du 19 juin 2013 :
Nous avions appris très récemment qu’une audience de la Chambre d’Accusation concernant un grand nombre de personnes détenues par le régime de Ouattara depuis le 11 avril 2011 (ainsi que quelques-unes remises entre-temps en liberté provisoire) devait se dérouler le 19 juin 2013. Cette audience vient d’être reportée au début du mois de juillet.

– L’audition de Justin Koua, Secrétaire national par intérim de la JFPI, prévue initialement le 17 juin 2013, a été reportée au 25 juin.

Danger : tuberculose dans les prisons ivoiriennes

Après Katiola, Boundiali – La tuberculose, nouvelle « arme de guerre » contre les prisonniers politiques ivoiriens ?

Par Philippe Brou
Le Nouveau courrier en ligne, 18 juin 2013

L’entendement humain normal peine à concevoir cette éventualité. Et pourtant, un certain nombre de faits objectifs laissent croire que le régime d’Alassane Ouattara pourrait bien « confier » à la tuberculose le soin d’en finir avec certains d’entre les centaines de prisonniers politiques qui croupissent sans jugement dans ses prisons depuis plus de deux ans. Que l’on en juge.

Quelques jours après la révélation par le quotidien ivoirien L’Inter de la grave épidémie de tuberculose qui fait des ravages à la prison de Katiola – 25 personnes touchées dont 6 prisonniers politiques –, Le Nouveau Courrier en ligne est en mesure d’affirmer que la prison de Boundiali est aujourd’hui sous la même menace. Et ce qui menace les prisonniers politiques qui s’y trouvent – dont l’ancien chef de la diplomatie Alcide Djédjé et l’ex gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Philippe-Henri Dacoury-Tabley – est le fruit des choix délibérés de l’exécutif ivoirien.

Lire l’article complet :
http://nouveaucourrier.net/apres-katiola-boundiali-la-tuberculose-nouvelle-arme-de-guerre-contre-les-prisonniers-politiques-ivoiriens/

Retour d’Abidjan

Nous avions évoqué – dans un article du 12 mars 2013 –  la destruction des oeuvres d’art entreprise à partir de mars 2011 dans les différents quartiers d’Abidjan.

Aujourd’hui, écoutons les premières impressions d’un voyageur revenu depuis peu de Côte d’Ivoire :

« Oui je suis content d’y être allé, j’ai pu revoir des amis, par contre nous n’avons pas voyagé, et même à Abidjan je n’ai pas vraiment pu me promener.
Il y a des trous partout sur les trottoirs, en plus beaucoup d’arbres ont été coupés, donc il n’y a plus d’ombre.
La ville ne ressemble plus à rien, les façades des immeubles sont détériorées, avec des impacts de balle.
Dans le quartier, il n’y a plus de femmes qui font le petit commerce, la nourriture est chère.
Puis les gens sont tristes, on ne se parle plus quand on ne se connaît pas.
Le soir tout le monde rentre à la maison et on ne ressort pas.
Ce qui est incroyable c’est la circulation, les embouteillages son énormes, tout le monde fait comme il veut, n’importe quoi, c’est trop dangereux ! »

Nouvelles 2013-06-17

Mise à jour : 21 juin 2013

Harcèlement des cadres politiques incarcérés à la MACA (Abidjan) : le journal Notre Voie rapporte que, le 20 juin à 5 h du matin, les cellules d’Abou Drahamane Sangaré et d’Alphonse Douati, tous deux anciens ministres, ont été fouillées de fond en comble sous le prétexte qu’elles pourraient receler des armes ; deux jours avant, la fille d’Alphonse Douati venue rendre visite à son père avait été complètement déshabillée par un responsable FRCI de la MACA.

Visite aux prisonniers de la MACA : des dons collectés par l’OFFPI (Organisation des Femmes du FPI) à l’occasion de la célébration de la Fête des mère ont été remis aux détenus politiques de la MACA. La délégation composée d’hommes et de femmes du FPI a pu s’entretenir entre autres avec Abou Drahamane Sangaré, Alphonse Douati et Justin Koua.

– Après l’arrestation de Justin Koua, Secrétaire national par intérim de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien), son successeur, Nestor Dahi, a pris à son tour, et sans attendre, la tête de l’opération prévue « Eveil des consciences » en allant, accompagné de plusieurs autres responsables et militants, à la rencontre des populations du Département d’Akoupé, en pays Attié.
Pour plus de détails : http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52252

– Selon EventnewsTv, une épidémie de tuberculose sévirait à la prison de Katiola, mettant gravement en danger la vie des prisonniers, dont une partie est constituée de prisonniers politiques.

Danièle Boni Claverie, Présidente de l’URD (Union républicaine pour la démocratie), membre de la Plate-forme APN (Agir pour la Paix et la Nation), s’est exprimée devant RFI dans les termes suivants :
« Nous constatons qu’actuellement la réconciliation n’a pas bougé d’un iota, et j’ajouterais qu’au fur et à mesure que le temps passe, les frustrations, elles, ne font que se renforcer. » http://www.rfi.fr/afrique/20130616-daniele-boni-claverie-reconciliation-cote-ivoire-cpd-apn-reunion-fpi

La famille et les amis de Michel Gbagbo pensent à lui

Affiche Michel 20130616

Renforcement de la solidarité internationale avec l’opposition ivoirienne contre la folie destructrice du régime de Ouattara

Le FPI « condamne avec force l’enlèvement de Koua Justin par l’Etat-RDR »

Déclaration
006/2013
Relativement à l’enlèvement du Secrétaire National de la JFPI, KOUA Justin

Le vendredi 7 juin 2013 à 17h30, le camarade KOUA Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI, a été enlevé, alors qu’il se trouvait au siège de son Parti sis à Cocody-Attoban, par le CCDO, qui l’a détenu 48h durant dans un lieu secret, avant de le présenter à un juge qui l’a inculpé « d’atteinte à la sureté de l’Etat, offense au chef de l’Etat, trouble à l’ordre public et participation à bande armée » et l’a placé sous mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), le mardi 10 juin 2013.

Les circonstances de cet enlèvement crapuleux rappellent la brutalité et l’illégalité des procédures ayant jusqu’ici accompagné le kidnapping de centaines de partisans du président Laurent Gbagbo dont les plus courantes sont :

– La violation de domicile,

– L’absence de mandat judiciaire,

– Les exactions contre des innocents et l’extorsion de biens personnels… et, en l’occurrence, le vol des clés du Cabinet du président MIAKA Ouretto, confirmant ainsi la barbarie et l’intolérance idéologique du régime en place. (suite…)