Accueil » 2013 » août

Monthly Archives: août 2013

Des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire récusent la thèse d’Alassane Ouattara selon laquelle leur région aurait été « abandonnée »

Extraits d’une contribution du Collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale

Selon la presse qui a couvert cette tournée, lors de sa récente visite d’Etat dans le nord de notre pays, le président Alassane Ouattara aurait entre autres déclarations, affirmé, face au triste constat qu’il a fait lui-même de la situation du nord que «le nord a été abandonné».
Afin, uniquement et exclusivement de rétablir la vérité historique, des cadres et population du nord que nous appellerons «un collectif des nordistes ivoiriens» de tous bords politiques et même sans étiquettes politiques, parce qu’ayant été témoins et acteurs des faits ci-après rappelés, a décidé, de rétablir quelques faits historiques vérifiables, pour conférer à la vérité «sa divine beauté», comme le disait le président Félix Houphouët-Boigny.

(suite…)

Publicités

Du côté des tribunaux 2013-08-28

Mise à jour : 30 août 2013

Accra (Ghana), 30 août 2013

Le Tribunal d’Osu (Osu Court) a définitivement rejeté la demande d’extradition formulée par les autorités ivoiriennes à l’encontre de Justin Katinan Koné. Espérons que cette décision mettra un point final à toutes les tracasseries judiciaires qu’a subies le porte-parole du Président Laurent Gbagbo suite à des accusations qui ne reposaient sur aucun élément concret de preuve.
En savoir plus :
http://nouveaucourrier.net/la-justice-ghaneenne-rejette-definitivement-la-demande-dextradition-en-cote-divoire-de-kone-katinan-porte-parole-de-gbagbo

http://m.ladepechedabidjan.info/Ghana-Justice-le-pro-Gbagbo-Justin-Kone-Katinan-ne-sera-pas-extrade-vers-la-Cote-d-Ivoire_a15403.html

Abidjan, 28 août 2013

– L’audition de Charles Blé Goudé prévue au Tribunal d’Abidjan le mercredi 28 août a été reportée sine die. De nombreuses personnes étaient venues soutenir l’ancien ministre, et Président du COJEP, détenu depuis le 17 janvier 2013.

Laurent Akoun, Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien, avait été condamné à ne pas quitter sa ville pendant 6 mois. Cette « peine » à caractère clairement politique a pris fin le 27 août. A partir du 28 août, Laurent Akoun peut donc de nouveau circuler sur l’ensemble du territoire ivoirien et faire entendre sa voix.
En savoir plus :
Isolé par une décision judiciaire depuis un an
et :
Laurent Akoun, le procès de la liberté d’expression

Abidjan, 23 août 2013

Quelques jours après sa mise en liberté provisoire, le ministre Moïse Lida Kouassi a été convoqué pour une audition au 8e Cabinet du Parquet d’Abidjan qui lui aurait, à cette occasion, signifié son inculpation.

Témoignage de l’ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody sur son séjour carcéral à Bouna

Le Pr Toto Jérôme Balou Bi, ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody (Abidjan), revient sur les conditions de sa déportation et de son séjour à Bouna à partir d’avril 2011, ainsi que sur les destructions et les sévices dont se sont rendues coupables à l’Université de Cocody les troupes au service d’Alassane Ouattara.

Source : Exclusif L’invité du mois : Pr Balou Bi Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’Université de Cocody. EventnewsTV1, 26 août 2013 [Vidéo]

Le Front Populaire Ivoirien exige la libération immédiate et sans conditions du Président Laurent Gbagbo, la libération de tous les prisonniers politiques et le retour de tous les exilés

DECLARATION DU FPI : Analyse de la situation socio-politique du pays par le FPI, et demande à la communauté internationale d’oeuvrer à la libération de Laurent Gbagbo.

I/ FAITS ET ANALYSE

25 Octobre 2000, monsieur Laurent GBAGBO est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle par la Commission Nationale Electorale (CNE) avec près de 59 % de voix confirmée par la cours suprême. Cette élection s’est déroulée sous le régime militaire dirigé par le Général GUEI Robert, auteur du coup d’Etat du 24 Décembre 1999.

Dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, alors que le président Laurent GBAGBO est en visite officielle en Italie, une tentative de coup d’état muée en rébellion armée dont la direction est revendiquée par Guillaume Soro divise le pays en deux.

Le président de la République, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, fervent démocrate, père du multipartisme en Côte d’Ivoire et homme de paix, propose à la rébellion armée des négociations pour sortir le pays de l’impasse. Ces multiples négociations aboutissent à la signature de différents Accords : Lomé I et II, Linas-Marcoussis, Accra I, II et III, Pretoria I et II et de Ouagadougou I, II, III et IV. (suite…)

Henri Dacoury-Tabley : « La liberté est un bien qu’on lui avait volé »

La cérémonie d’accueil de Philippe-Henri Dacoury-Tabley dans son village,
relatée par Armand Bohui :

Après sa libération de la prison de Boundiali : les parents de Gbagbo célèbrent l’ex-gouverneur Dacoury

Le village de Mama s’est retrouvé, vendredi dernier, à Kpapekou pour saluer, et purifier l’ex-gouverneur de la Bceao, Phillipe Henri Dacoury-Tabley, prisonnier politique libéré le 5 août dernier. Le rituel a donné lieu à une gigantesque fête.

C’était la fête chez les Dacoury, ce vendredi 23 août, à Kpapékou. Le grand préau de la résidence a été le théâtre d’une célébration populaire, entre les villages de Mama et Kpapékou de la sous-préfecture de Ouragahio. On a chanté et dansé au rythme du « Gbégbé » et de « l’Alloukou », grâce au groupe artistique traditionnel, le Zétchéligba. C’était à l’occasion de la visite que les populations de Mama ont rendue à Philippe Henry Dacoury-Tabley à Kpapekou, Les parents de Laurent Gbagbo sont venus saluer, mais surtout purifier (comme le veut la tradition) l’ex-Gouverneur de la Bceao, mis en liberté provisoire le 5 août 2013 après plus de deux ans de détention arbitraire à Boundiali.

Le rituel a commencé par les échanges de nouvelles entre les deux villages. Et c’est Goli Obou Joseph, chef de terre et porte-parole, qui a parlé au nom de la délégation de Mama, conduite par son chef Kouassi Ouraga Bertin. Il a exprimé la joie et le bonheur des parents de Laurent Gbagbo de voir revenir leur fils Philippe Henri Dacoury-Tabley. Il a aussi retracé les souffrances que les populations de son village et de toute la sous-préfecture de Ouragahio ont endurées. Le porte-parole de Mama a surtout félicité et salué le courage de Philippe Henri Dacoury-Tabley pour avoir surmonté les épreuves pénibles. Puis il a exprimé l’espoir qu’il « fera bientôt jour ». En indiquant que le village a confiance en Laurent Gbagbo et qu’en dépit des difficultés qu’il traverse, il vaincra lui aussi la prison, et tous les pièges tendus. « Parce qu’il a le soutien et la bénédiction de ses parents ».

Le rituel de purification a consisté, pour le porte-parole des Ouripa (populations de Mama), en l’évocation des mânes des ancêtres afin de leur confier Philippe Henry Dacoury-Tabley.

Prenant la parole à son tour, l’ex- gouverneur, a d’abord fait observer une minute de silence pour tous ceux qui ont péri et particulièrement pour un fils du village, Kuyo Jean de « Kuyo Pipe Line », a salué avec gratitude le déplacement des parents de Laurent Gbagbo chez lui. Ensuite, Il a répondu à quelques préoccupations qu’inspire l’actualité. Entre autres, il a dénoncé l’exploitation à des fins politiciennes de la mort du Dr Bénoit Dacoury-Tabley. Pour lui, cette façon de parler de la mort de son frère, alors qu’il y a plusieurs personnes mortes du fait de la rébellion, peut conduire à la rupture de la cohésion sociale et mener à la division. Il a aussi répondu au fait que Soro Guillaume reproche aux prisonniers politiques nouvellement libérés, de parler, et de poser des préalables alors qu’ils n’ont pas attendu que Laurent Gbagbo soit sorti avant de recouvrer la liberté. Pour l’ex-gouverneur, la liberté est un bien qu’on lui avait volé, c’est pourquoi il l’a reprise sans hésiter.

Enfin, pour le reste, Dacoury a relaté comment il démissionné de la Bceao, pourquoi il a soutenu Laurent Gbagbo et les derniers moments qu’il a passés en compagnie de Laurent Gbagbo Pour Philippe Henri Dacoury-Tabley, c’est Dieu a sauvé le président Laurent Gbagbo, contrairement à ce que prétend « quelqu’un », (Voir extraits de son intervention).

Armand Bohui bohuiarmand@yahoo.fr Envoyé spécial à Ouragahio
In : Notre Voie, n° 4501, 26 août 2013

Le discours prononcé par Philippe-Henri Dacoury-Tabley :

Bombardement de la résidence de Gbagbo, discours de Soro à Gagnoa, assassinat de son frère… : Les vérités crues de Henry Philippe Dacoury-Tabley

A l’occasion de la visite que les populations de Mama lui ont rendue, vendredi dernier, Philippe Henri Dacoury-Tabley a tenu à faire certaines mises au point. (suite…)

JAH PRINCE Artiste franco-ivoirien engagé et prisonnier d’opinion en Côte d’Ivoire

Par Christine Tibala

JAH PRINCE, de son vrai nom Prince SERRY, est un artiste franco-ivoirien engagé qui fait de la musique reggae depuis plus de 35 ans. Sous Houphouët déjà, il avait connu l’enfer des geôles ivoiriennes pour avoir défendu les valeurs du « rastafarisme » en refusant de se couper les cheveux. Cette soif insatiable de justice qu’il a porté haut et fort dans son album « Prisonniers de Babylone » en dénonçant les atteintes aux libertés fondamentales l’a sans doute à nouveau conduit à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’ABIDJAN). (suite…)

Alerte répression !

Les « Indignés de Côte d’Ivoire » ont été violemment pourchassés à l’occasion d’une manifestation organisée contre la cherté de la vie à Abidjan – Yopougon le samedi 24 août.
Un des participants, Modeste Afri Kone, est depuis ce jour en détention.

En savoir plus sur la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire

Ces morts de la Crise ivoirienne dont personne ne parle

Par Toto Jérôme Balou Bi

Notre pays la Côte d’Ivoire a connu bien des épisodes dramatiques dans la jeune histoire de son existence.
Il y a eu d’abord l’ère Houphouët-Boigny, avec les tueries dans le Sanwi, avec l’affaire du Sanwi, ou les évènements d’Aboisso (1959-1961), les tueries dans le Guébié (1970) (1), en passant par les différents «complots» imaginaires (1960-1962) (2). (suite…)

Comment Pascal Affi N’Guessan, Michel Gbagbo et plusieurs autres compagnons d’infortune furent déportés à Bouna en avril 2011

De la Pergola à Bouna : Affi raconte son séjour carcéral

Pour la première fois depuis sa sortie de prison, le 5 août dernier, le président du FPI, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’guessan, est revenu longuement sur les conditions de son arrestation à la Nouvelle Pergola à Abidjan-Marcory, de son transfert à la prison civile de Bouna. Nous vous livrons de larges extraits de son témoignage.

«Nous avons quitté le Golf Hôtel le lundi de Pâques à 13h. On ne savait pas où on allait. (suite…)

Côte d’Ivoire : prisonniers en danger

Il faut sauver les détenus malades !

Emprisonner d’honnêtes citoyens

« Emprisonner d’honnêtes citoyens pendant plus de 2 ans, sans chef d’accusation pour rechercher ensuite et trouver des prétextes d’accusation tous identiques d’atteinte à la sécurité de l’Etat transformés ensuite en crimes, etc et cela sans preuve, relève purement et simplement d’un déni de justice. »

Simone G. Nanwoulet

Détention arbitraire : le frère aîné de Damana Pickass à la Maca depuis 1 an sans jugement

Par Myriam Bakayoko

Adou Akesse André Damana, frère aîné de Damana Adia Pickass, arrêté le 20 août 2012, à Noé (Aboisso), et déféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), après un passage d’un mois à la DST, est toujours en détention sans aucun jugement. Injustement incarcéré depuis plus d’un an, il est accusé officiellement par le régime Ouattara de la même rhétorique : ‘’atteinte à la sûreté de l’Etat’’.

Mais officieusement son crime est d’être simplement le frère aîné de Damana Adia Pickass, le représentant du président Laurent Gbagbo à la très controversée Commission électorale indépendante (CEI), qui avait empêché Bamba Yacouba de publier, lors de la présidentielle de 2010, des résultats non encore consolidés. Cette façon d’agir du régime est un moyen malsain de pression et de chantage pour espérer contraindre à l’allégeance et neutraliser le président des patriotes ivoiriens en exil Damana Adia Pickass. L’on se souvient encore du chantage fait à Mme Simone Gbagbo alors internée à la Polyclinique Sainte Anne Marie (Pisam) de Cocody, lui demandant de signer un document dans lequel elle devait reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara au 2ème tour de la présidentielle de 2010. Et, pour avoir refusé de para[ph]er ce document, elle avait été reconduite dans les conditions inhumaines dans le goulag d’Odienné où elle séjourne depuis plus de deux ans. Après donc plus de 30 jours d’interrogatoire à la DST portant essentiellement sur son frère en exil, le juge reconnaît finalement le caractère arbitraire de l’interpellation d’André Damana. Malheureusement, pour confirmer que la Côte d’Ivoire vit désormais sous un régime d’exception, le juge avait décidé contre toute attente de le maintenir en détention et à la disposition d’un certain ‘’service d’enquêtes’’. Depuis lors, il croupit à la Maca à l’instar de nombreux prisonniers proches du président Laurent Gbagbo et qui sont détenus dans cet établissement pénitentiaire abritant essentiellement les Pro-Gbagbo et leurs familles ayant survécu aux bombes françaises qui ont aidé à l’installation du pouvoir actuel. Notons qu’à sa suite et comme lui, plusieurs autres membres de cette famille feront les frais de ce nouveau ‘’ délit de patronyme’’.

Leurs domiciles saccagés ou habités par des FRCI comme c’est le cas avec celui du leader de la COPIE en ce moment. En ce jour anniversaire de sa détention (hier), de nombreuses personnes notamment son frère cadet Damana Adia Pickass qui vit en exil au Ghana, ont tenu à lui (..) exprimer leur soutien et ont organisé des séances de prières [à] son intention, et lui demander de tenir bon et de rester moralement fort. Car tout comme lui, le président Laurent GBAGBO et son épouse et même d’autres Ivoiriens ont été humiliés et croupissent injustement dans diverses prisons à travers le monde.

In : Notre Voie

Source : La Dépêche d’Abidjan, 21 août 2013

Dans les prisons 2013-08-21

Mise à jour : 23/08/2013

IL FAUT SAUVER LES DETENUS MALADES !

Outre la tuberculose qui sévit dans plusieurs centres de détention ivoiriens (voir : article du 19/06/2013), de nombreux prisonniers souffrent de maladies graves qui ne peuvent être prises en charge à l’intérieur de la prison.
Leur vie est en danger, ils doivent être remis en liberté de toute urgence !

Alain Toussaint, ancien conseiller du Président Laurent Gbagbo, alerte le Comité International de la Croix-Rouge :
Par Benhamin Silué
Dans un courrier adressé ce 22 août 2013, l’ancien conseiller du président renversé Laurent Gbagbo attire l’attention de Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge sur la situation « profondément préoccupante des prisonniers politiques en République de Côte d’Ivoire ». Notamment de celle de Charles Blé Goudé, leader du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP), qui « selon des renseignements dignes de foi, n’est pas traité avec dignité et humanité » après avoir été extradé le 17 janvier d’Accra, au Ghana. Sa situation est contraire « aux règles et normes humanitaires internationales ». « L’ancien ministre est actuellement incarcéré dans les sous-sols de la DST. Gardé au secret et privé desoin, son état de santé s’est sérieusement dégradé dans la nuit de lundi à mardi dernier », écrit Toussaint Alain.

« Par les Conventions de Genève, le CICR a reçu le mandat de la communauté internationale de visiter les prisonniers. C’est pourquoi, les familles, et le peuple ivoirien en général, ont besoin de son aide afin d’être définitivement situés sur le traitement infligé aux détenus en lien avec la crise postélectorale de 2010/2011 (800 civils et militaires). Votre institution est la mieux placée pour savoir les lieux de détention et les conditions de vie de toutes ces personnes arbitrairement et illégalement privées de liberté », plaide Toussaint Alain, qui exhorte le CICR à « demander au Gouvernement de lui communiquer une liste officielle ». »Des visites du CICR serait un bon moyen de recueillir des informations sur leur régime de détention et d’atténuer les inquiétudes des parents », poursuit-il.

« L’action et le dévouement reconnus du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) m’ont convaincu de m’adresser une nouvelle fois à votre organisation », rappelle Toussaint Alain.

In : Le Nouveau Courrier [en ligne], 22 août 2013

 

Déclaration du Comité d’Action pour la Libération des Camarades Prisonniers Politiques (CAL – CP) relative à l’état de santé des prisonniers politiques

Dans notre dernier communiqué de presse du 14 août 2013 relatif au massacre de prisonniers intervenu à la MACA dans la nuit du 23 au 24 juillet 2013 (REF D/005/13), nous dénoncions le manque de transparence des autorités ivoiriennes actuelles sur cette tragédie et réclamions :

1.Qu’une enquête nationale ou internationale sérieuse soit diligentée pour établir la vérité des faits et que des sanctions soient prises en fonction des responsabilités engagées ;

2.Qu’une prise en charge médicale soit mise en place par le gouvernement Ouattara pour assister les victimes de ces massacres.

Nous apprenons de sources indépendantes que des prisonniers politiques sont malades et continuent d’être non assistés médicalement. Cette information est confirmée par le post-alerte de M. Alain Doh Bi sur sa page Facebook en date du 18/08/2013 relatif à une liste d’au moins 21 prisonniers politiques ainsi que des pathologies dont ils souffrent.

Nous réitérons nos inquiétudes sur la santé et les conditions de détention précaires de tous les prisonniers, particulièrement en ce qui concerne les 21 prisonniers politiques mentionnés dans le document ci-dessous retranscrit.

Vu l’opacité qui règne à la MACA, nous sommes dans l’impossibilité de dire si cette dégradation de leur état de santé est liée aux évènements récents susmentionnés mais, quoiqu’il en soit, il est important que la lumière soit faite sur cette nuit tragique dont les conséquences se font encore sentir ainsi que sur les conditions de détention des prisonniers politiques en attendant leur libération que nous souhaitons très prochaine. Nous apprenons d’ailleurs que Kramo KOUASSI, un prisonnier de droit commun âgé d’une soixantaine d’années, serait décédé hier à la MACA des suites de l’inhalation des gaz utilisés par les FRCI à cette occasion.

Fait à Paris, le 22 août 2013

Pour le CAL – CP, Georges AKA, Président

En savoir plus :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/08/18/maca-gravement-malades-21-prisonniers-politiques-progbagbo-a.html

 

Le regard du Canard enchaîné sur la libération des détenus du régime de Ouattara

Ouattara-le-miséricordieux

En veine de magnanimité, le président ivoirien Alassane Ouattara vient d’ordonner la libération de 14 détenus à l’ombre depuis son arrivée au pouvoir, en avril 2011, soit depuis vingt-huit mois. Des détenus politiques membres du FPI, l’ancien parti dirigeant, et un détenu… patronymique, Michel Gbagbo, dont la qualité de fils de son père (le président déchu Laurent Gbagbo) constitue la principale faute.
« Le Canard », qui, le premier, avait révélé cette détention, avait aussi annoncé l’inévitable assouplissement du régime Ouattara.
Difficile, en effet, de prétendre à la réconciliation du pays en faisant porter au seul clan Gbagbo, la responsabilité de la guerre civile. Contre l’avis de la Cour pénale internationale, qui réclame, en vain, que des criminels de guerre proches du président actuel soient traduits en justice.
A quoi tient la clémence d’un chef d’Etat…

In : Le Canard enchaîné n° 4842, 13 août 2013, p. 8.

Après la remise en liberté de plusieurs détenus politiques

Ce que nous disent les détenus libérés :
Interviews

Communiqué de presse de Maître LY suite à la mise en liberté provisoire de Michel GBAGBO :
Lire le communiqué