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A Abidjan, l’accueil chaleureux des prisonniers libérés

(Mise à jour : 9 aoüt 2013)

Michel Gbagbo salue ses amis
Les premières paroles de Pascal Affi N’Guessan, le Président du Front Populaire Ivoirien

(Mardi 6 août 2013 – Images France24)
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=i_pt4Gjlz9E

Les premières heures relatées par Frank Toti :
(…)
Prévu pour atterrir à 10h, c’est finalement peu après midi que l’avion de la République de Côte d’Ivoire «TUVAP » avec à son bord, Affi N’Guessan, Lida Kouassi Moïse, le gouverneur Dacoury Tabley, Alcide Djédjé, Sokouri Bohui, Séka Obodji et Kuyo Téa Narcisse, a atterri sur le tarmac de l’aéroport Félix Houphouët- Boigny, précisément du côté de «Djeddah». Alors que les responsables du Fpi, les militants et familles les attendaient du côté du GATL où l’avion devrait initialement se poser. Aussitôt arrivées, ces personnalités sont embarquées dans des véhicules de type 4×4 de l’unité d’élite «FRAP» de la police nationale. Direction le Palais de Justice du Plateau, pour finaliser les formalités de sortie avec les juges d’instruction.
Pendant ce temps, l’attente se faisait longue du côté de la MACA, où Sangaré, Douati et Koua n’avaient toujours pas franchi les impressionnants portails de la Maca, pour humer l’air frais de la liberté. Une information interne émanant de l’administration pénitentiaire décide d’espacer les sorties de ces trois personnalités pour éviter des attroupements devant l’établissement pénitentiaire. Ainsi Douati devrait sortir à 12h, Koua Justin à 14h et Abdoudramane Sangaré à 17h. Finalement, ils seront autorisés à quitter l’établissement pénitentiaire à 13h et conduits à bord de véhicules de type 4×4 du ministère de la Justice (immatriculés D 46) en direction du Plateau. Où ils retrouveront Affi N’Guessan et les autres. C’est peu après leur arrivée au Palais de justice du Plateau, que Michel Gbagbo et Mme Géneviève Bro Grebé, internés depuis plusieurs mois à la Pisam vont également être conduits devant les juges d’instruction.

Ambiance de fête et de retrouvailles
Après des échanges de plus de deux heures avec le juge d’instruction, ils quitteront les lieux, pour le QG de Laurent Gbagbo, à Cocody-Attoban. Où des centaines de militants, sympathisants et d’Ivoiriens tout court les attendaient, dans une ambiance de fête et de retrouvailles. La ruelle de cette cité huppée d’habitude si déserte, ne peut contenir le trop de personnes ayant effectué le déplacement pour ce «jour historique». Des haies d’honneur, des groupes de chants par-ci, des cantiques à la gloire de Dieu par-là, grelots, castagnettes… Un cocktail d’ambiance et de retrouvailles pour saluer le retour des ces «fils dignes».
Il est un peu plus de 16h quand les klaxons annonçant l’arrivée des célèbres «prisonniers de la Haine», retentissent à vous rompre les tympans. C’est l’hystérie totale. Dans ce tohu-bohu indescriptible où s’entremêlent pleurs et cris de joie, l’émotion est à son comble. Quelques femmes s’affaissent en pleurs, deux d’entre elles perdent connaissent. Le service de sécurité est vite débordé. La presse dans sa diversité qui n’a pas voulu se faire conter l’évènement joue des coudes pour se frayer un chemin pour des prises de vues les plus exclusives. C’est Michel Gbagbo qui ouvre le bal des entrées des «prisonniers de la Haine ». Arborant fièrement son T-shirt à l’effigie du président Gbagbo, les deux doigts de chaque côté en l’air, Michel met littéralement la foule à ses pieds. Tout le monde veut le toucher. Tout le monde veut une photo de lui. Sa joie est immense de retrouver ses camarades.

Michel écrase une larme…
Il a fallu au service de sécurité d’user de dextérité pour pouvoir le sortir de la foule qui ne voulait plus le lâcher. Il est vite remis dans le véhicule qui le transportait et qui a dû entrer presqu’en trombe à l’intérieur du QG. A l’intérieur encore, les femmes se ruent sur lui. Certaines ne peuvent s’empêcher de penser à son père Gbagbo et à sa mère Simone, encore dans les liens de la détention. Michel est touché, devant tant d’émotions. Il est rapidement conduit à l’intérieur d’un bureau, en attendant l’entrée des autres.
Tour à tour, Séka Obodji, Kuyo Téa, Dacoury Tabley, Alphonse Douati, Lida Kouassi Moïse, Koua Justin, Abdoudramane Sangaré, se suivent. Dans une joie indescriptible.
(…)
Lire l’article complet dans : Le Nouveau Courrier n° 848, 9 août 2013, p. 4

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