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Des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire récusent la thèse d’Alassane Ouattara selon laquelle leur région aurait été « abandonnée »

Extraits d’une contribution du Collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale

Selon la presse qui a couvert cette tournée, lors de sa récente visite d’Etat dans le nord de notre pays, le président Alassane Ouattara aurait entre autres déclarations, affirmé, face au triste constat qu’il a fait lui-même de la situation du nord que «le nord a été abandonné».
Afin, uniquement et exclusivement de rétablir la vérité historique, des cadres et population du nord que nous appellerons «un collectif des nordistes ivoiriens» de tous bords politiques et même sans étiquettes politiques, parce qu’ayant été témoins et acteurs des faits ci-après rappelés, a décidé, de rétablir quelques faits historiques vérifiables, pour conférer à la vérité «sa divine beauté», comme le disait le président Félix Houphouët-Boigny.

Cette contribution n’a aucune considération ni visée politique ou politicienne. Elle se veut également sans parti pris, sans velléités conflictuelles avec qui que ce soit, sans accusations gratuites, sans haine ni condamnation. Elle se veut donc exclusivement historique et s’adresse aux jeunes. L’Histoire «est un témoignage», a dit encore le président Houphouët.
Cette rétrospective s’adresse surtout aux jeunes du nord qui ont aujourd’hui la trentaine d’années ou moins et vise à leur rappeler ou leur apprendre la réalité historique de notre jeune nation. Nous voulons modestement leur apprendre cette histoire pour «éviter que ceux qui ont brillé par leur absence, et c’est peu dire, ne puissent leur raconter des histoires» comme l’a dit encore une fois le président Houphouët-Boigny, parlant de l’histoire du RDA lors de sa mémorable conférence de presse organisée par des historiens africains il y a quelques années. Dieu merci, nombre de ces témoins sont encore vivants et les archives encore intactes pour attester de la véracité de cette adresse si besoin en était !
Nous insistons sur le fait que le collectif souhaite soumettre à l’appréciation de chaque Ivoirien et de tous les faits-ci-après, sans les teinter d’un quelconque sectarisme réducteur ou partisan, ni leur retirer la valeur réelle qu’ils portent pour l’épanouissement de ce pays, convaincus qu’ils sont que seule la vérité pourra soutenir et engendrer une véritable réconciliation qu’ils espèrent définitive pour une paix durable dans notre pays. Rappelons que la question faisant l’objet de la présente analyse est la suivante : «le nord a-t-il été abandonné ?». Ne devrait-on pas plutôt nous poser la question suivante : «qu’est-ce que le nord lui-même a fait de sa part d’investissements ?»
Indiquons d’emblée pour lever toute équivoque ou polémique inutile que notre objectif dans cette analyse n’est pas de contester la nécessite de reconstruire le nord, nous disons même qu’il y a urgence mais dans le cadre du budget national voté par le Parlement et exécuté par le gouvernement à travers tous les ministères. On évitera ainsi tout particularisme gênant par rapport au reste du pays qui crée en plus le sentiment d’une action suspecte de visée politique ou électoraliste.
Rappelons que dans cette analyse nous examinerons la réponse à cette question ci-après rappelée « le nord a-t-il été abandonné ?» Cet examen sur la base des actions de développement réalisées effectivement ou non au nord du notre pays par les présidents Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié et Gbagbo Laurent, au nom de la continuité de l’Etat.
Nous examinerons ensuite sous forme de questionnement la question suivante : «Qu’est-ce que le nord lui-même a fait de sa part d’investissements?». Chacun des fils du nord doit trouver en lui-même les réponses a ces question et cela en toute responsabilité, humilité, honnêteté face à la situation actuelle déplorable de nos parents du nord qui sont et de très loin les populations les plus pauvres du pays actuellement.

Le nord a-t-il été abandonné ?
Les livres saints, la Bible ou le Saint Coran, l’honnêteté et la dignité héritée de nos ancêtres, nous commandent de reconnaître les bienfaits réalisés et projetés, d’être justes. De plus notre responsabilité de témoins ou d’acteurs historiques nous oblige à travers la promotion de la vérité à oeuvrer pour la réduction de la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale, base d’une prospérité équitablement distribuée et d’une prospérité solidaire, profitant à tous les enfants de notre pays.
Telles sont les motivations profondes de cette modeste contribution que nous invitons tous sachant à enrichir ou même corriger éventuellement. Nous n’avons pas la prétention ni de tout savoir ni d’avoir tout écrit.
Dans cette contribution, les auteurs rappellent les actions posées et les réalisations faites au nord. Comme chacun le sait, la démarche de développement procède d’une stratégie qui tient compte d’une série de facteurs propres à l’objet du développement.
Dans le cas du nord, le constat n’est-il pas que, cette région a été l’objet d’attentions parfois même particulières, du fait de facteurs et réalités nécessitant des interventions urgentes ?
Feu le président Houphouët a posé les bases du développement de notre pays et particulièrement du nord de la cote d’ivoire.
Tous ses successeurs, malgré les difficultés qu’ils ont affrontées chacun ont renforcé ces bases du mieux qu’ils pouvaient. Allons aux faits.

I. Sous le président Felix Houphouët-Boigny (FHB) : régler les urgences et poser les bases du développement durable du nord
Dans cette partie de notre analyse, nous partirons de la visite d’Etat mémorable du président Houphouët dans nord en 1974 car cette visite s’est déroulée a un moment ou le sentiment « d’abandon du nord par l’Etat» était devenu persistant.
La jeunesse du nord était obligée «d’aller en basse côte» pour avoir de modestes revenus annuels qui pour se marier qui pour s’acheter une bicyclette etc. C’était l’exode rural. Cette visite a permis de faire face aux urgences constatées et relevées par les populations lors de leurs interventions. Nous examinerons en suite les actions posées comme bases du développement du nord et enfin la Coupe nationale du progrès et les fêtes tournantes de l’indépendance de notre pays.
1. Visite d’Etat du président Felix Houphouët- Boigny au nord en 1974 :
(2). Suite à cette visite, pour faire suite aux nombreuses doléances des populations rencontrées, le président de la République a dégagé hors budget une importante enveloppe de 9 milliards, (l’équivalent de plus de 20 milliards d’aujourd’hui environs puisque c’était avant la dévaluation du francs CFA et en tenant compte de l’inflation). Ces fonds provenaient de l’ancienne caisse de stabilisation des prix du café et du cacao. Ce montant si important et provenant donc de la solidarité nationale visait à accélérer le développement du nord par la résolution des problèmes urgents. Ces problèmes ont été posés par les populations lors de la visite du président Houphouët. De plus, sur décision du président Felix Houphouët-Boigny, la gestion de cette somme a été confiée aux des fils de la région eux-mêmes. Un comité de gestion constitué des cadres de la région a été mis en place. Feu le président El hadj Namogo Poto Lazeni Coulibaly (ancien président de la Cour suprême) en assurait la présidence. L’important et sérieux travail fait par ce comité a permis dans des délais très courts les réalisations suivantes au nord, les entreprises et main d’oeuvres locales étant préférées dans toute la mesure du possible pour des raisons de meilleurs coûts-efficacité et de lutte contre la pauvreté locale ambiante, cause d’exode rural massif des jeunes. Ainsi ont été construites ou réalisées les actions suivantes de façon non exhaustive :
• écoles et logements de maîtres et responsables d’écoles,
• logements de fonctionnaires affectes
• résidence du président de la République à Korhogo en 1972
• bitumage de l’aéroport de Korhogo en 1982
• bitumage de l’axe Korhogo-Ferké en 1985
• reprofilage de routes et construction de ponts
• centres de santé
• structures administratives (préfectures comme Ferké et Tengrela en 1974 et sous-préfectures tel[les] que Diawala, Tioro, Guimbe, Gbon Kolia etc. en 1974)
• extension, bitumage et éclairage du lycée Houphouët Bobigny de Korhogo en 1974/1975
• bitumage de l’axe lycée Houphouët Boignyville de Korhogo (5km) en 1975
• mise à disposition de cars pour le transport gratuit des élèves non internes entre le lycée et la ville de Korhogo
• règlement durables des conflits éleveursagriculteurs (mise en place de procédures de dédommagement, etc.)
• etc.

2. Sociétés d’Etat : base du développement durable
• 1960, après l’indépendance, création de la Satmaci, dont la troisième direction régionale se trouve à Korhogo : objectif, développer la riziculture et trouver d’autres cultures pérennes à la région. Ainsi, la vulgarisation du riz «chinois » est lancée, avec la construction des retenues d’eau sur toutes les rivières et dans tous les villages ;
• 1965 à 1967, réalisation par l’Etat des premiers périmètres de plantations d’anacardes et distribution gratuites de semences aux paysans qui sont encourages à le faire.
• 1970, construction des usines de décorticage de riz de la Soderiz dans le nord et création de la Sodepra pour le développement de l’élevage et de la production animale.
• 1975, création de la CIDT, et début de construction de nouvelles usines d’égrenage à Séguéla, Mankono, Boundiali, Dianra et Korhogo (1982), avec gratuite de semences et d’intrants.
• 1974, construction de complexe sucrier de Ferké I ; bien que surfactures, Houphouët va s’opposer en 1978 à sa fermeture recommandée par la Banque mondiale, préférant sacrifier celui de Serebou-Comoé; dans l’objectif de «sauvegarder le développement des régions nord». Ferké I a été cédé à des privés étrangers par les programmes d’ajustements de 1991 ;
• 1975, construction du complexe sucrier de Ferké II. celui-ci va subir le même sort que Ferké I.
• 1975, construction de la première usine de traitement des noix de cajou « sovanord » ; fermée.
• 1977, construction du ranch de Norognigue (sur l’axe Ferké-Niellé) pour la production des boeufs de culture attelée (bca) et le croisement des races avec les races d’origine sahélienne. En aout 2002, le ranch de Norognigue comptait plus de 5 000 têtes de boeufs de races sélectionnées. Aujourd’hui, il n’en reste rien. Même les bâtiments et les installations ont été pillés par les rebelles.
• 1978, aménagement des périmètres agricoles a Sinematiali, le long du Bandama pour le développement et la production des fruits et légumes et construction de l’usine de traitement et de production de pâtes de tomate concentrée, la Sodefel ; en 1989, la Côte d’Ivoire produisait sur ce site, 55 % de ses besoins en fruits et légumes, dont 65 % de la tomate concentrée. la Sodefel va subir le plan d’ajustement structurel de 1991 ; elle sera purement et simplement liquidée.
• 1980, aménagement de 300 hectares de périmètres fourragers à Ferké sur l’axe Ferké – Katiola et création de la société Sebovia. jusqu’en 1995, la Sebovia fournissait environ 40 % de la viande de boeuf vendue dans les supermarchés à Abidjan. Quand la Sobovia fut liquidée en 1995, le prix du kilo de saucisson de boeuf est passé en boucherie de 2 500 à 4 800 f cfa.
• 1980, aménagement à Boundiali, du bassin de la Bagoué en parc animalier, pour lutter contre le phénomène de transhumance bovine qui causait de nombreux dégâts de cultures. Ces périmètres ont disparu avec la dissolution de la Sodepra (ajustement structurel de 1991)
•1982, lancement à vaste échelle, du programme « soja » à Touba et Odienné. Ce programme, arrêté par l’ajustement structurel de 1991 et relancé par le gouvernement Bédié de 1995 a été totalement abandonné, suite à la rébellion de 2002.
• construction d’écoles de formations professionnelles selon le projet de développement local mis en place (agricole, notamment)

3. fêtes d’indépendance tournantes : (Korhogo en 1964, Odienné en 1971, Séguéla en 1978, Katiola en 1979)
(…)

En résumé, au début des années 1990, le nord (région visitée) dont on parle ici comptait :
• une rizerie (celle de Korhogo),
• deux complexes sucriers (Ferké i et Ferké ii),
• huit (8) usines d’égrenage de coton,
• deux complexes d’élevage à Norognigue et la ferme Sodepra de Korhogo,
• une usine de production de fruits et légumes à Sinematiali,
• une usine de traitement de l’anacarde,
• une station d’embouche bovine et une boucherie ultra moderne a Ferké,

4. Organisation annuelle du concours de «la coupe nationale du progrès»
De nombreuses sous-préfectures du nord ont remporté à plusieurs reprises la fameuse finale nationale de la coupe nationale du progrès et ont pu ainsi bénéficier de nombreuses infrastructures qui ont dynamisé leur développement. Il en été ainsi de la sous-préfecture de Napié dans le département de Korhogo (autoroute bitumée, éclairage public, etc.)

II. Sous le président Henri Konan Bédié (HKB) : consolidation des bases du développement
De nombreuses actions de développement ont été faites dans le nord avant le coup d’Etat militaire de décembre 1999, malgré le contexte marqué par la crise économique, la guerre de succession au président Houphouëtdécédé en 1993 et son lot de menaces puis de décédé en 1993 et son lot de menaces puis de mise en exécution progressive des menaces telles que : « on ne veut pas que je sois candidat parce que je suis du nord et musulman », « je vais frapper ce régime et il tombera » ; « on n’attendra pas 2005 pour venir au pouvoir » ; « je vais rendre ce pays ingouvernable » ; « s’ils veulent qu’on mélange ce pays on le mélangera» ; «je rentre bientôt pour prendre le pouvoir », etc.
À titre d’exemple pour les actions de développement réalisées par le président Bédié, citons de façon non exhaustive le bitumage des axes suivants :
• le bitumage de l’axe Kanaolo-Korhogo, Korhogo-Boundiali
• le bitumage et l’éclairage de la ville Boundiali ;
• le bitumage du nouvel aéroport de Korhogo ;
• le bitumage quelques artères principales de la ville de Korhogo (exemple la route préfecture- marché-direction Ferké ;
• le bitumage l’axe frontière avec le Mali et le Burkina-Ouangolo-Ferké ;
• le démarrage de l’électrification rurale à travers le programme araignée ; • le renforcement de l’accessibilité à l’eau potable dans les villages à travers la poursuite de «l’operation 12.000 puits » ;
• la construction de centres techniques professionnels (CTFP) dans de nombreuses villes du nord (Korhogo, Odienné, etc.)
• la construction de nombreux instituts de formation au profit des femmes et des jeunes filles (IPPF), etc.
Suite à sa visite d’Etat dans le nord en 1999, le président Henri Konan Bédié avait pris de nombreux et importants engagements en faveur du renforcement et de l’accélération du développement du nord de notre pays. Malheureusement pour la Côte d’Ivoire et donc pour le nord, il a été victime d’un coup d’Etat militaire en 1999 et le nord n’a donc pas pu bénéficier de la réalisation de ses engagements et décisions.

À qui la faute ?
III. sous le président Laurent Gbagbo: paix, unité nationale, valorisation des ressources humaines et développement
Malgré :
• la rébellion du 11 septembre 2002, qui s’installe majoritairement dans un nord dont les populations sont prises en otage par les armes et dont des fils en sont les figures de proue. Pour «sauver un nord d’une sorte d’injustice » dont le nord serait victime, certains de nos frères du nord ont préféré installer le désordre, la fracture sociale actuels et une autre forme d’injustice appelée le « rattrapage ». Ces frères du nord ont-ils oublié les enseignements du président Houphouët (ce digne fils adoptif du nord) qui disait « qu’entre le désordre et l’injustice, il préférait l’injustice car on a le temps de réparer l’injustice, ce qui n’est pas le cas du désordre lorsqu’il s’installe»,
• le long temps et les nombreux déplacements à travers toute l’Afrique à la recherche de la paix, marqué par plus de vingt résolutions du conseil de sécurité des Nations unies sur la Côte d’Ivoire,
• la signature de l’accord politique de Ouagadougou (APO) dont le désarmement etait la seule véritable action que la rébellion devait poser deux mois avant les élections de 2010 et qui ne l’a pas été jusqu’à maintenant,
• la partition du pays : le nord étant géré par la rébellion à travers l’installation de délégués à la place des préfets et sous-préfets, commandants de zone, véritables gouverneurs omnipotents et agissant sur tout, de la sécurité à la justice, en passant par l’exploitation économique illégale de ressources nationales pour alimenter une contrebande qui semble avoir du mal à s’effacer encore aujourd’hui, et la Centrale qui était le « ministères des finances », « caisse centrale de collecte d’impôts et de prébendes de tous genres,
• la perte d’une partie très importante des ressources de l’Etat
• la perte de l’autorité de l’Etat dont le symbole fut l’arrestation et la torture du préfet de Korhogo pendant de longs mois, la fuite de tous les enseignants, du corps médical et de tous les autres fonctionnaires et agents de l’Etat en fonction au nord du pays, ainsi que des services divers servant les populations (Sodeci et Cie)
• interruption des programmes de développement en cours tels que :
➢ le programme d’électrification rurale appelé « programme araignée »,
➢ le programme 12.000 puits de fournitures d’eau potable dans le milieu rural, luttant ainsi contre les maladies hydriques et donc contre la très forte mortalité infantile qui sévit dans la région,
➢ le programme d’entretien des pompes villageoises
➢ le programme de cantines scolaires pour favoriser la scolarisation des enfants surtout des jeunes filles et leur maintien à l’école car comme dit Mandela « l’éducation est l’arme la plus redoutable pour changer les choses ».
➢ etc. ; Malgré ce contexte extrêmement difficile marqué par la lutte pour la paix, l’unite nationale, la sécurité des personnes et de leurs biens, et la lutte pour la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays,

Actions de développement
Le président Laurent Gbagbo a réalisé de nombreuses actions en faveur du nord de notre patrie commune dès lors qu’il a pu y accéder dans le cadre de sa visite d’Etat en 2009. Citons à titre d’exemples :
• le maintien de la fourniture en eau et électricité (non payé par les populations du nord et cela dès le déclenchement de la rébellion en septembre 2002)
• le reglement definitif de la pénurie chronique du manque d’eau potable dans la ville de Korhogo : construction d’une canalisation allant du Bandama à Korhogo pour un coût de plus de 4 milliards de f cfa en 2009;
•la mobilisation de 20 milliards de f cfa dont 15 milliards auprès de la BID et 5 milliards comme contribution nationale pour le bitumage des axes principaux de la ville de Korhogo. C’est grâce à ce financement mobilisé par Laurent Gbagbo que Korhogo a fière allure aujourd’hui et les populations le savent bien. Qu’on ne s’y méprenne pas ;
• le redémarrage effectif des travaux de bitumage de la route Boundiali-Tengrela qui devait être achevé en 2003. Le retard accusé par les travaux étant lié à l’éclatement de la rébellion en septembre 2002 ;
• la création de l’université de Korhogo en 2002 ;
• l’inauguration de l’usine d’égrenage de coton de la société LCCI de Kagnassi (le père de Sidi Kagnassi qui a réalisé le recensement électoral en Côte d’Ivoire pour le compte de la Sagem !!!)
• la création de départements : Ouangolo, Dikodougou, Sinematiali, Kuto, Samatiguila, Madinani, Ouaninou, Tengrela etc.
• la création de nombreuses sous-préfectures au nord, outils de développement local
• promotion de nombres cadres du nord a des hautes postes dans l’administration et cela dans tous les corps (armée, corps préfectoral, justice, enseignement, agriculture, tourisme, artisanat etc).
• accélération de la décentralisation pour le renforcement du développement local par les futurs élus locaux. Un décret portant création de nombreuses sous-préfectures et communes y compris au nord de la Côte d’Ivoire a été pris par le président Laurent Gbagbo en 2010. Interprété à tort comme ayant une visée électoraliste, ce décret a été abrogé par le nouveau régime et remplacé par un autre à visée au contraire manifestement électoraliste et décrié au sein même du RHDP. Le « classement » par la CEI des partis politiques ayant pris part aux dernières élections municipales et régionales en est la parfaite illustration.

La valorisation des ressources humaines originaires du nord a été la plus grande action du président Laurent Gbagbo.
Les faits :
• promotion de nombreux cadres du nord à la tête de très grandes institutions nationales et cela sans considération politique depuis l’indépendance de notre pays (…)
(…)
• maintien de tous les conseils généraux et régionaux et de toutes les maries du nord sous contrôle de la rébellion, ainsi que de leurs budgets de fonctionnement,
• création et mise en place des hautes autorités pour le développement de l’ancienne zone cno et nomination de cadres du nord avec rang de ministre pour booster le développement de ces zones, tout en maintenant les structures électives existantes. Quatre grandes autorités sont ainsi créées :
➢ région des savanes M. Traore Doya Mamadou, (sg de Dignité/ Kouto)
➢ région des montagnes M. Siki Blon Blaise (Udpci vgr/Man)
➢ Région du worodougou–Denguélé : M. Karamoko Abdoul Karim (Pdci/ Mankono)
➢ Région du Zanzan, M. Palé Dimaté (Pdci/Bouna)

N’oublions pas, à l’endroit de l’ensemble de la communauté musulmane majoritairement originaire du nord et de la Côte d’Ivoire les actions suivantes :
• l’implication personnelle du président Gbagbo dans l’organisation du hadj suite à l’humiliant échec de 2006, qui a vu les musulmans ivoiriens indûment privés du voyage en terre sainte malgré le paiement de leur voyage aux organisateurs du hadj à cette époque. Face à cette honteuse et affligeante situation qui avait de nombreuses conséquences notamment diplomatiques avec le royaume d’Arabie Saoudite, alors que rien ne l’y obligeait du fait de la laïcité de notre République, sur instruction du président Laurent Gbagbo, l’Etat s’est impliqué véritablement dans l’organisation du pèlerinage des musulmans à la Mecque en se substituant aux organisations musulmanes qui avaient suffisamment démontré leur amateurisme dans ce dossier. Tout le monde reconnait aussi bien en Côte d’Ivoire, en Afrique et en Arabie Saoudite la très grande qualité des services dont les pèlerins ont alors bénéficiés (prix bas, transport local, hébergement et restauration, services médicaux, encadrement religieux de très grandes qualités, etc.),
• son soutien aux musulmans pour le ramadan et la tabaski, (distribution importante de grande quantité de sucre sur l’ensemble du territoire national, jusqu’aux plus reculés hameaux du nord, ainsi que la distribution de moutons pour la tabaski a tous les imans et de nombreux musulmans dans le pays).
• rappelons aussi son souci permanent de la paix au sein de la communauté musulmane divisée, qui culmine en la réconciliation des « frères ennemis les imans el hadj Koudouss et el hadj Fofana, en 2008 à Yamoussoukro puis au palais présidentiel pour conférer la solennité républicaine à cette réconciliation somme toute interne à une communauté religieuse, comme cela existe dans bien d’autres communautés religieuses aussi bien chez nous qu’ailleurs dans le monde.
• nous n’insisterons pas sur le grand nombre de musulmans indigents à qui le président Laurent Gbagbo a permis d’effectuer le pèlerinage en terre sainte. Sans cette aide, ces frères musulmans n’auraient jamais pu réaliser ce cinquième pilier de l’islam parce qu’ils n’en ont pas les moyens.
• le président Laurent Gbagbo avait même poussé son attention jusqu’à participer à la rupture du jeûne à la mosquée de la riviera golf en 2010 à l’invitation du Cosim, aux côtés de l’iman el hadj Fofana, démontrant ainsi encore une fois son amour pour les musulmans à l’instar de son amour et de son respect pour toutes les confessions religieuses de notre pays.
Notons au passage que nombres de ces illustres, loyaux et fidèles fils du nord qui ont commis le «crime» de se mettre au service de notre patrie commune en travaillant avec le président Laurent Gbagbo sont presque tous aujourd’hui en exil en compagnie de nombreux autres Ivoiriens de toutes les autres régions et très majoritairement de confession chrétienne. Tous leurs biens acquis à la sueur de leur front sont détruits et/ou confisqués, leurs résidences toujours occupées par des gens en armes, leurs comptes bancaires toujours bloqués, après qu’ils aient échappé par la grâce de Dieu à des tentatives d’assassinats commanditées. Ils sont également sous le coup de mandats d’arrêts internationaux lancés contre eux par le régime en place actuellement à Abidjan et dirigé par « leurs frères du nord ». Doit-on croire que ces nordistes sont aussi des ennemis de leur région, et qu’ils sont au service des sudistes « exclusionnistes » ? Ce serait vraiment faire injure d’une part à leur attachement viscéral à leurs origines et à leur région. Et d’autre part aux valeurs dont la loyauté qui leur ont été inculquées par leurs familles et qu’ils portent avec fierté et dignité.
Ces fils du nord aujourd’hui persécutés par les leurs « frères » au pouvoir actuellement ont au contraire toujours cru et croient encore qu’il ne peut y avoir une partie de notre pays en l’occurrence le nord qui s’isole des autres, quel qu’en soient les raisons. Ils fondent donc leur engagement sur l’indispensable unité de notre pays. Ils luttent ainsi et résolument contre toute forme de fracture sociale qui en résulterait. C’est pour cela que les auteurs de la présente contribution estiment, avec espoir et conviction qu’il est nécessaire de tirer à présent la sonnette d’alarme, et cela avec vigueur afin d’éveiller les consciences nationales sur les dangers qu’il y aurait pour notre pays de laisser prospérer davantage la fracture sociale existante. Le développement harmonieux et durable ne peut en effet s’accommoder d’un environnement ou persiste le sentiment d’une opposition fratricide et/ou d’une prédominance de nature ethnique, religieuse ou régionale. La République par définition est la chose commune et le budget de l’Etat provient des impôts et autres contributions de tous. Personne ne doit l’ignorer ou plus grave l’oublier.
(…)

[b] La situation du nord : cause et les responsabilités :
La crise économique mondiale des années 1990, la situation politique et la rébellion de septembre 2002 sont ici analysées.

1. programmes d’ajustement structurel : vente et dissolution des sociétés d’Etat (année 1990-1993)
Les sociétés d’Etat ont été soit simplement dissoutes soit vendues à des repreneurs privés. Ainsi, alors que la Soderiz et la Sodepra disparaissent grâce au pas de 1990-1993, la CIDT, la Sodesucre, Sovanord et la Sodefel ont été vendues. Les conséquences sont observables par les faits suivants, non-exhaustifs :
• la disparition des capacités et outils de développement économique du nord du fait de la disparition des sociétés mises en place ;
• la destruction des infrastructures mises en place ; impossibilité prolongée d’entretenir les infrastructures existantes (routes, écoles, centres de santé) ;
• l’impossibilité prolongée de faire fonctionner correctement les infrastructures et administrations existantes : enseignants, corps médical, personnel administratif et forces de l’ordre sont chasses dans le meilleur des cas, sinon, pris en otage ou tues ;
• l’arrêt de la formation adéquate des enfants du nord depuis 10 ans environ et la paupérisation extrême des populations du nord,
• prises en otages des populations par les armes.

A qui la faute ?

2. La situation politique marquée par :
• la guerre de succession suite au décès de FHB en décembre 1993, • le coup d’Etat militaire de décembre 1999,
• la rébellion armée de 2002 à 2010
• casses des agences de la BCEAO. Le montant du préjudice a été estimé à de plus 1000 milliards de FCFA, totalement remboursés par la Côte d’Ivoire à la BCEAO grâce aux impôts que nous payons et qui aliment le budget de l’Etat. Pendant ce temps, les auteurs et bénéficiaires devenus subitement multimilliardaires ne sont nullement inquiétés car la plainte déposée en son temps par le président Gbagbo et les enquêtes effectuées par la BCEAO sont restés sans suite jusqu’à ce jour. Le comble est que ces nouveaux riches se livrent à un honteux blanchiment d’argent et à des investissements faramineux dans des pays de la sous-région, narguant ainsi la population par l’étalage des signes de «leur nouvelle richesse» et constituant ainsi un très mauvais exemple pour la jeunesse de notre pays.
• et la guerre postélectorale de 2010-2011 : nous ne nous attarderons pas ici sur cette triste page de notre jeune démocratie car tout le monde sait à présent à travers le monde ce qui s’est réellement passé en Côte d’Ivoire lors de l’élection présidentielle de 2010. Qu’on ne s’y méprenne pas ou plus. Malgré les chamboulements pour les raisons ci-dessus énumérées, au début de la rébellion en septembre 2002, les installations industrielles dans la zone nord reposaient sur le coton, l’élevage et l’anacarde. Nous nous limiterons aux deux mamelles et piliers de l’agriculture au nord, le coton et l’anacarde.

1. La filière coton
La filière coton comptait douze (12) usines d’égrenage , avec en prime, une usine de 60 000 tonnes de coton graines, dont le financement a été entièrement fourni par la coopérative des producteurs, pour huit (8) milliards de Fcfa. ouverte en mai 2002, cette usine sera totalement pillée et incendiée par les rebelles en octobre 2002. On estime à plus 3,5 milliards de Fcfa, les dégâts subis. Globalement, la filière coton va déclarer environ 57 milliards de dégâts et de pillage par la rébellion entre 2002 et 2004.
Outre les usines de coton pillées et les intrants volés pour être revendus dans la sous-région a vils prix, la station de recherche de coton du CNRA située à Bouaké, la plus performante d’Afrique noire en 2001 (données du CORAF), va subir 4 milliards de Fcfa de dégâts et de pillage, dont plus de 50 ans de données issues de couteux travaux de chercheurs, de résultats et de statiques de recherches cotonnières partis en fumée, richesses inestimables. La station de production de semence de foro-foro, la station de recherches bovines avec plus de mille têtes de boeufs de races sélectionnées et celle de la recherche sur la pisciculture en eaux continentales ont toutes été pillées, détruisant les fondements des capacités de développement de régions entières, de filières économiques porteuses, créatrices d’emplois et fondatrices de sociétés locales protégées contre l’exode rural.
Toujours au titre du coton, Sidi Kagnassi, propriétaire par cession des quatre usines d’égrenage de Korhogo 1, Korhogo 2, M’bengué et Ouangolo va laisser une ardoise de 76 milliards de dettes, dont 16 milliards dus aux producteurs et huit (8) milliards aux transporteurs.
En 2005, le président Gbagbo fait payer la dette des intrants directement livrés aux producteurs via les coopératives pour 15 milliards de Fcfa et fait payer par le Stabex les arriérés de 16 milliards dus par Kagnassi aux producteurs.
Toujours sur le coton, la production va chuter, passant en 2002 de 450 000 tonnes avec un rendement au champ (c’est ce qui rapporte au paysan) de 1 tonne 400 kg à un rendement de 800 kg en 2010, avec une légère remontée en 2012 à une tonne, alors que le coût des intrants a flambé d’environ 35 %.
La CIDT est mise à genoux par la rébellion : 2 de ses 4 usines sont aux arrêts complets et la production de coton de sa zone a désespérément chuté de 100 mille tonnes en 2002 à 30 000 tonnes en 2010.

2. La filière anacarde
 La zone produisait environ 100 mille tonnes sur les 220 000 tonnes de production nationale déclarées en 2001-2002, les prix d’achat atteignant en 2001-2002, la somme de 250 voire 300 Fcfa le kilo.
Malgré la crise, la production a continué à croître, car en 2002, un recensement des surfaces plantées, effectué par le CNRA et l’ANADER, signalait 550 000 hectares plantés dont 250 000 étaient déjà en production. Les prix d’achat aux producteurs, qui ont atteint 350 f le kilo en 2010 sont tombés en 2013 à 175 Fcfa officiellement, et à 75 Fcfa dans la réalité sur le terrain.

3. L’élevage
Dans ce secteur si important pour l’économie régionale et nationale et pour la paix et la cohabitation pacifique, tous les instruments mis en place ont été détruits soit par les programmes d’ajustement structurels soit par la rébellion. On a donc ainsi assist2 aux phénomènes suivants :
• Le pillage et la destruction totale du ranch de Norognigué (sur l’axe Ferké-Niellé) pour la production des boeufs de culture attelée (BCA) et le croisement des races avec les races d’origine sahélienne. En août 2002, le ranch de Norognigué comptait plus de 5 000 têtes de boeufs de races sélectionnées. Aujourd’hui, il n’en reste rien. Même les bâtiments et les installations ont été pillés par les rebelles.
• La dissolution de la société SEBOVIA qui gérait l’aménagement de 300 hectares de périmètres fourragers à Ferké sur l’axe Ferké – Katiola et qui fournissait, rappelons-le, environ 40 % de la viande de boeuf vendue dans les supermarchés à Abidjan. Quand la SOBOVIA fut liquidée en 1995, le prix du kilo de saucisson de boeuf est passe en boucherie de 2 500 à 4 800 Fcfa.
• La dissolution en 1991 de la SODEPRA pour cause d’ajustement structurel a entrainé la destruction de l’aménagement à Boundiali, du bassin de la Bagoué, parc animalier destiné à lutter contre le phénomène de transhumance bovine qui causait de nombreux dégâts de cultures. Cette décision avait mis fin de façon durable, aux conflits trop fréquents et parfois meurtriers en les agriculteurs et éleveurs.
A qui la faute ?

Conclusion :
Comme on peut le voir, la vérité historique objective est que le nord avait véritablement amorcé son développement depuis la mémorable visite d’Etat du président FHB en 1974, la preuve entre autres étant que l’exode rural des jeunes avait significativement ralenti et les jeunes cotonculteurs montraient des signes d’épanouissement et de réalisations personnelles, car ils avaient sur place des outils de travail qui leur permettaient même d’investir dans la construction de leur propres maisons, a l’achat de motos et même de voitures pour certains après la vente du coton. La pauvreté au nord avait reculé ! La Côte d’Ivoire avait même atteint l’autosuffisance en riz, grâce aux diverses initiatives élaborées dans le nord. et, jusqu’aux années 90, le nord de notre pays était un fournisseur de vivriers autant pour le reste du pays que pour les pays au nord de nos frontières. Cet élan a été stoppé et le nord a même dramatiquement régressé durant les 20 dernières années ; du fait de la crise économique, des pas de 90-93, de la dévaluation du franc CFA, du coup d’Etat militaire de 1999 et la rébellion de 2002-2009 et la guerre postélectorale de 2010.
Le rapport pays de suivi des OMD pour la Côte d’Ivoire établi en août 2010 indique que le nord de la Côte d’Ivoire est de loin la région ou le taux de pauvreté est le plus élevé dans notre pays. De plus, ce taux de pauvreté a significativement augmenté entre 2002 et 2008 (années de la rébellion armée). En effet, alors qu’il était globalement de 40,3% en 2002, le taux de pauvreté du nord a atteint le taux de 77,3% en 2008. C’est au niveau rural que la pauvreté est véritablement dramatique, car dans ces zones le taux de pauvreté est passé de 42,4% en 2002 à 85,1% en 2009. Comment peut-on affirmer, devant ces chiffres et ces faits objectifs, que le nord a été abandonné ? Ou que d’autres que nous même fils du nord sont responsables de la destruction du nord ? Comment peut-on «ignorer» nos propres responsabilités face à un tel drame social et économique ?
Ce triste constat doit bénéficier d’une bonne identification des causes si tant est qu’on aime le nord et qu’on veut réellement son développement. Doit-on se contenter dire la raison de cette situation actuelle du nord réside dans le fait que le «le nord a été abandonné ?»
Cette contribution nous permet de répondre sans hésitation aucune que le nord n’a pas été abandonné ni par le reste de la Côte d’Ivoire, ni par l’Etat ivoirien dirige dignement et respectivement par les présidents Houphouët–Boigny, Henri Konan-Bédié, Guéi Robert et Laurent Gbagbo.

Qu’est-ce le nord lui-même a fait de sa part d’investissements ?
Il s’agit ici de savoir si nous, les enfants du nord, avons une responsabilité dans la situation actuelle de notre propre région. S’il est évident que les enfants du nord n’ont aucune responsabilité particulière dans la crise économique des années 1980, les pas de 90-93, et même la dévaluation du FCFA, nous devons nous poser les questions suivantes et y répondre courageusement, en toute honnêteté vis-à-vis de nous-mêmes, vis-à-vis de notre région du nord et vis-à-vis de la nation entière. nous devons faire en sorte qu’avec tous nos frères et soeurs des autres régions et religions de notre chère Côte d’Ivoire, nous entreprenions de reconstruire les bases d’un développement harmonieux de l’ensemble de notre pays, dans l’équité et l’indispensable solidarité nationale. Nous laissons en terme de conclusion à chacun des enfants du nord de répondre en son âme et conscience et en se plongeant au plus profond de lui-même, les réponses aux questions suivantes. Nous ne sommes ni procureurs ni juges. Dieu seul est le juge suprême. mais, nous avons le devoir, sans nous dérober, de réponses suivantes, d’en tirer toutes les conséquences et de nous engager résolument et sincèrement dans la construction de l’histoire qui nous unit, celle qui lie notre destin commun et, qui rien ni personne ne devra désormais pouvoir ni altérer ni remettre en cause : allons aux questions :
• quelle est notre responsabilité, nous enfants du nord, dans le coup d’état militaire de 1999 ?
• quelle est notre responsabilité, nous enfants du nord, dans la rébellion de 2002- 2009 ?
• quelle est notre responsabilité, nous enfants du nord, dans la guerre postélectorale de 2010 ?
• quelle est notre responsabilité, nous enfants du nord, dans la grande paupérisation de nos parents du nord de la Côte d’Ivoire ?
• faut-il en plus que, nous enfants du nord aggravions la situation en entretenant dans un antagonisme déjà destructeur, inutile et nuisible pour tous ?
• les faits et le temps ne nous imposent-ils pas d’être, en vérité les premiers promoteurs d’une réunification de notre société et porteurs de la reconstitution de nos liens sociaux ancestraux, mais gravement mis à mal par deux décennies d’un antagonisme ethnico-religieux vainement suicidaire ?
(…)
Par le collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale.
Le 21/08/2013

Source : Le Nouveau Courrier, n° 863, 28 août 2013, P. 4-6 ; 8-9

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