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Togo : mobilisation des femmes pour la libération des prisonniers politiques

DECLARATION

Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST exigent la libération de tous les détenus politiques

Le jeudi 03 octobre 2013, le Bureau National de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), a, au cours d’une conférence de presse tenue au siège du parti, fustigé les situations incongrues et tragiques que vivent les personnes arbitrairement détenues et leurs familles ainsi que les personnes inculpées abusivement, portées disparues ou contraintes à l’exil, afin qu’ensemble, les forces démocratiques, les organisations de défense des droits de l’Homme et les populations, se mobilisent pour y mettre fin.

Depuis lors et malgré les appels pressants et incessants ainsi que les manifestations pacifiques demandant la libération immédiate de tous les détenus politiques, notamment dans l’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé, le régime RPT/UNIR/UFC se contente de faire disparaître le corps du délit et de procéder à trois nouvelles inculpations de responsables politiques de l’opposition.

Prenant la mesure de cette situation scandaleuse, qui affecte particulièrement les femmes et mères de famille que nous sommes, le Bureau des Dames de l’ANC (DNC), a pris cette initiative de mobiliser toutes les femmes militantes et sympathisantes de l’ANC, du FRAC et du CST, ainsi que l’ensemble des populations de Lomé et de ses environs, pour prendre part, ce vendredi 29 novembre 2013, à la grande marche pacifique de protestation et de revendication, qui nous conduit à ce meeting de circonstance au lieudit Akassimé.

En effet, depuis des mois, des chefs de famille, nos maris, nos frères et nos enfants sont arbitrairement détenus dans diverses prisons du pays et soumis à des traitements inhumains et dégradants, alors que leurs geôliers et tortionnaires savent très bien qu’ils doivent chercher ailleurs les vrais auteurs de ce dont ils les accusent.

Nous sommes donc venues nombreuses cet après-midi en ces lieux, pour crier notre douleur mais aussi notre colère, notre ras-le-bol et notre détresse. Nous sommes en colère et nous souffrons en raison de l’attitude scandaleuse du gouvernement qui, au lieu de diligenter une enquête sérieuse pour rechercher la vérité, s’accroche à de sordides spéculations politiciennes, pour maintenir injustement en détention ou inculper arbitrairement, des personnes innocentes, d’honnêtes citoyens.

Nous sommes en colère, nous souffrons et nous pleurons de la misère grandissante dans nos foyers déjà précaires, et de surcroît privés depuis des mois, des maigres sources de revenu des petits boulots de nos maris, jetés en prison.

Libérez-les parce qu’ils n’ont rien fait. Ils sont innocents. Libérez-les au nom de la justice pour qu’ils rentrent à la maison s’occuper de leurs femmes et de leurs enfants. Nous n’en pouvons plus de porter toutes seules et injustement, le fardeau d’une sordide machination politicienne orchestrée par des criminels bien connus mais protégés par une garantie d’impunité.

Etienne YAKANOU est mort entre les mains de la gendarmerie qui l’a privé de soins médicaux. Il n’avait rien fait. Il criait son innocence. En vain. Aujourd’hui, le pouvoir RPT/UNIR/UFC, seul et entièrement responsable de ce drame, abandonne sans aucun soutien, sans aucun secours, même moral, la veuve et trois orphelines.

C’est le lieu de saluer la publication du rapport d’enquête du CST sur les incendies des marchés de Lomé et de Kara. Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST apportent leur plein soutien aux auteurs et aux signataires de ce rapport et les remercient pour leur travail de salubrité publique !

Le rapport d’enquête rendu public par le CST, le 11 novembre 2013, a l’avantage d’édifier l’opinion nationale et internationale qu’il existe bel et bien, dans cette affaire incendies des marchés, une piste plausible et crédible, au demeurant plus sérieuse que les faits grossiers et abracadabrantesques, fabriqués de toutes pièces, par trois capitaines de la gendarmerie nationale et des services de renseignement, et que des jeunes gens manipulés et abusés, ont été contraints d’endosser sous la torture.

Il revient donc au Procureur de la République, d’ouvrir une information judiciaire, au lieu de balayer du revers de la main cet important rapport d’enquête.

Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST dénoncent et condamnent avec force, le manque de volonté affiché par le pouvoir RPT/UNIR/UFC, pour œuvrer, d’une manière républicaine, à l’apaisement des tensions sociopolitiques et à l’assainissement du climat politique dans le pays.

Nous demandons instamment au Chef de l’Etat et au gouvernement de comprendre le désarroi des femmes et de répondre aux attentes des populations togolaises, en faisant cesser les menaces de l’explosion sociopolitique qu’ils font planer sur le Togo depuis quelques années et qui augurent une réédition des exactions de 2005, avec leur cortège de morts, de blessés, de mutilés, de déplacés, de réfugiés et d’exilés.

Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST lancent aux confessions religieuses togolaises ainsi qu’à la communauté internationale un appel pathétique et désespéré. Un appel au secours.

Nous demandons particulièrement au Clergé Catholique, aux Eglises Méthodiste et Presbytérienne et à la Communauté Musulmane, d’une part, à la France, à l’Allemagne, aux Etats-Unis d’Amérique, au PNUD, à l’UE, à la CEDEAO et à l’OIF, d’autre part, d’user de leur audience et de leur influence dans notre pays, pour amener les autorités togolaises :

  • à prendre conscience des souffrances portées par les populations togolaises en général et par les femmes togolaises en particulier et à s’investir résolument dans le règlement de la crise togolaise, en faisant droit aux revendications légitimes des populations ;
  • à libérer sans délai, toutes les personnes détenues arbitrairement et pour des raisons politiques ;
  • à mettre fin à toutes les poursuites en cours et à lever toutes les inculpations abusives qui frappent les dirigeants, les militants et sympathisants de l’ANC, du FRAC et du CST, notamment dans l’affaire des incendies des marchés ;
  • à mettre en place une commission internationale d’enquête, crédible et impartiale, pour faire toute la lumière sur cette affaire d’incendies ;
  • à prendre conscience du caractère délétère de la situation sociopolitique togolaise et de l’impérieuse nécessité d’œuvrer, toutes affaires cessantes, à la mise en place d’un accord politique sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, préconisées par l’APG, d’une part, et les missions d’observation électorale de l’UE, d’autre part, afin d’organiser les élections locales dans les meilleurs délais, avant la présidentielle de 2015.

Enfin, les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST demandent à toutes les forces vives de la nation, notamment, aux femmes des secteurs publics et privés, aux femmes des marchés, aux élèves et étudiantes, à toutes les femmes des villes, des campagnes et de la diaspora, de demeurer vigilantes et de se mobiliser pour exiger l’adoption et à la mise en œuvre consensuelles des réformes politiques ainsi que l’organisation rapide des élections locales.

Fait à Lomé, le 29 novembre 2013

Pour les Dames de l’ANC,

La Vice-Présidente,

Signé

Mme Antoinette NAHM-TCHOUGLI

Source : Collectif Sauvons le Togo, 30 nov. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Voir aussi :
Manifestation des Togolaises vêtues de noir (par TogoVisions)

L’incarcération de Laurent Gbagbo : une grave erreur

Le vrai barbare, c’est celui qui a introduit la violence et les tueries en Côte d’Ivoire

Par Jean-Claude Djéréké

“Il faut sortir de la tyrannie et de la barbarie”, dixit Dramane Ouattara lors de sa visite à Sakassou, le 26 novembre 2013.
Et, pour lui autant que pour tous ceux qui se réclament du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le tyran et barbare, c’est évidemment Laurent Gbagbo. Il est vrai que celui-ci a commis des erreurs quand il dirigeait le pays. Par exemple, avoir tardé à sanctionner les “grilleurs d’arachides”, n’avoir pas donné au peuple ivoirien l’occasion de se prononcer par voie référendaire sur la candidature d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle, ne l’avoir pas fait arrêter après qu’il eut déclaré qu’il mélangerait le pays et le rendrait ingouvernable si sa candidature était rejetée, s’être contenté de plaindre ceux qui à l’hôtel du Golf se préparaient à tuer les Ivoiriens qui avaient résisté, de 2002 à 2011, au projet de la France de mettre à la tête de la Côte d’Ivoire un valet afin de mieux piller ses richesses comme on le voit actuellement avec les salaires exorbitants versés à n’importe quel va-nu-pieds français embauché comme conseiller dans tel ou tel ministère du pays.

Mais, objectivement et sincèrement, peut-on accuser Laurent Gbagbo de tyrannie quand on sait qu’il s’interdit, pendant sa gouvernance, de faire emprisonner les journalistes qui le caricaturaient ou l’injuriaient outrancièrement ? Peut-on traiter de barbare celui qui amnistia et nomma ministres des personnes dont la dernière tentative de coup d’État fit plusieurs morts et coupa le pays en deux ? Ces sacrifices et d’autres, Gbagbo les fit parce qu’il voulait la paix pour son pays, parce qu’il était persuadé avec le Brésilien Paulo Freire que l’opprimé détient plus que l’oppresseur les cartes de la réconciliation (1).

Non, le tyran et le barbare, ce n’est pas Laurent Gbagbo mais celui qui introduisit la violence et les tueries en Côte d’Ivoire. Une violence qui commença avec l’expédition punitive à la cité universitaire de Yopougon dans la nuit du 17 au 18 mai 1991.

Mais qui envoya des militaires contre des étudiants à Yopougon ? Et, l’année suivante, qui fit arrêter et emprisonner les démocrates ivoiriens marchant dans les rues du Plateau pour protester contre le refus par Houphouët de sanctionner les coupables des violences de Yopougon ? Qui, de passage à Bouaké il y a quelques mois, félicita Soro Kigbafori et ses compagnons d’avoir pris les armes, permettant ainsi, selon lui, aux gens du Nord d’avoir leurs papiers ? Qui, tout en se disant disciple d’Houphouët, préféra en avril 2011 l’usage des armes au recomptage des voix par une commission internationale ? Qui maintient en exil et en prison dans des conditions inhumaines des centaines d’Ivoiriens dont le seul crime est d’appartenir au groupe BAD (Bété, Attié et Dida), d’avoir voté pour Laurent Gbagbo en 2010 ou d’avoir critiqué son gaspillage et ses nominations tribales ? Qui vient d’empêcher Laurent Akoun et Gneba Akpalé Jacob de sortir du pays ? Qui continue de bloquer les comptes d’Aké Ngbo et lui interdit de mettre ses talents au service des étudiants ivoiriens ? Qui exécuta les danseuses d’Adjanou et les 60 gendarmes à Bouaké après qu’ils s’étaient rendus ? Qui tira sur Désiré Tagro qui brandissait pourtant un drapeau blanc ? Qui mit le feu au camp des réfugiés de Nahibly ? Qui fit raser des villages entiers dans l’Ouest ivoirien? Qui vola l’argent de la BCEAO à Man, Bouaké et Korhogo ? Qui ordonna l’embargo sur les médicaments, la fermeture des banques et le bombardement de la résidence du chef de l’État ? Les auteurs de ces crimes: voilà les vrais barbares et il est inutile de vouloir transformer le bourreau en victime et vice-versa !

En plus d’exercer un pouvoir totalitaire et sanguinaire, Dramane Ouattara a de gros problèmes avec la vérité. Où sont en effet les milliards et emplois promis ici et là pendant la campagne électorale ? La main sur le cœur, n’avait-il pas juré que, si on lui donnait seulement 5 ans, il résoudrait les problèmes des Ivoiriens ? Or les 5 années ne sont pas encore épuisées qu’il veut rempiler. Ses adorateurs le disent grand économiste devant l’Éternel mais il est surprenant qu’on n’ait pas encore vu les solutions qu’il propose pour la résorption de la crise économique et financière qui a déjà ruiné le Portugal, l’Espagne et la Grèce et menace de mettre la France à genoux. Les Joseph Tchundang Pouemi (2), Osendé Afana (3), Nicolas Agbohou (4) et autres ont écrit des articles et livres sur la monnaie et l’économie africaines mais du “grand économiste”, dont on nous vante les mérites depuis plusieurs années, on n’a encore rien lu.

Le “Ouattara, grand économiste” relève donc plus du mythe que de la réalité. Or, quand on ne sait rien, ou bien on se tait ou bien on cherche à apprendre auprès de ceux qui savent au lieu de fanfaronner comme un vulgaire paon. Le prétendu économiste avait assuré qu’il jouerait la carte de la transparence en ce qui concerne l’or noir mais aucune information ne nous est fournie par son gouvernement sur le nombre de barils produits par jour. Il a fallu que je lise Théophile Kouamouo pour apprendre que, “fin juin 2013, la production pétrolière était en baisse de plus de 12%, à un peu plus de 27 000 barils par jour, alors qu’elle était montée à 50 000 barils par jour sous Gbagbo – qui était, ironie de l’histoire, accusé par les actuels dirigeants de minorer les chiffres” (5).

Dramane Ouattara ne cesse d’affirmer que tout va bien. Il devrait plutôt soutenir que tout va bien pour les entreprises françaises et burkinabè et pour les ressortissants de la CEDEAO puisque l’un d’entre eux, le Sénégalais Abdourahamane Cissé, vient d’être nommé ministre du Budget. Le Guinéen Sydia Touré et le Béninois Pascal Irénée Koupaki avaient bénéficié des mêmes privilèges entre 1989 et 1993. Les faveurs ainsi faites à certains étrangers, alors que les fils et filles du pays sont au chômage, ne risquent-elles pas à la longue d’exaspérer les nationaux et de les monter contre les étrangers ? A-t-on déjà oublié 1958 ?

L’idée selon laquelle les Ivoiriens maltraitèrent les Dahoméens cette année-là est juste mais elle n’est juste que partiellement car il faut aussi dire que les Ivoiriens se soulevèrent parce qu’ils ne supportaient plus que les fonctionnaires dahoméens travaillant en Côte d’Ivoire fassent venir leurs compatriotes et n’embauchent que ces derniers dans l’administration ivoirienne. Ce qui arriva hier peut arriver aujourd’hui encore et, si les Ivoiriens se taisent actuellement, cela ne veut pas dire qu’ils ont accepté dans leur majorité le 11 avril 2011 ou qu’ils sont d’accord avec les injustices dont ils sont quotidiennement victimes. Sans jouer les Cassandre, je dirais que ce silence est comme le calme qui précède la tempête. Je ne sais pas quand l’orage éclatera. Je sais seulement que le temps ne sera pas toujours beau pour ceux qui sont présentement au pouvoir et que ceux qui sont en prison ou en exil n’y resteront pas indéfiniment car, comme le dit Héraclite, tout passe et rien ne demeure. L’Histoire nous enseigne que même les dictatures les plus féroces finissent par être balayées. Donc, celle de Dramane Ouattara passera.

Mais elle ne passera pas si nous nous contentons de prier ou de nous plaindre dans nos cases ou salons. Par toutes sortes d’actions (marches, projection de films, conférences, etc.), la diaspora a amené beaucoup d’Occidentaux à comprendre ce qui s’est vraiment passé entre 2000 et 2011 en Côte d’Ivoire et j’ai foi qu’elle continuera à se battre pour que prennent fin la détention arbitraire de Laurent Gbagbo et l’occupation de la Côte d’Ivoire. Les rapports des organisations de défense des droits de l’homme ont permis de découvrir la face hideuse de ce régime. Les Ivoiriens vivant et travaillant en Côte d’Ivoire doivent jouer, eux aussi, leur partition car c’est d’abord sur le terrain qu’il convient de lutter contre ce régime qui est en train de détruire notre pays. Mais certains demanderont comment lutter. Il n’est pas nécessaire de prendre les armes. On peut, en revanche, boycotter les transports publics, refuser de payer l’impôt, l’eau et l’électricité (le Nord l’a fait du temps de Gbagbo). Peut-être d’autres moyens pacifiques existent-ils. En tout état de cause, ce qui importe, c’est de braver la peur et de se mettre ensemble pour voir la meilleure façon d’agir.

Jcdjereke@yahoo.fr

(1) P. Freire, Pédagogie des opprimés, Paris, François Maspero, 1974.
(2) Monnaie, servitude et liberté. La répression monétaire en Afrique, Paris, Éditions Jeune Afrique, 1980.
(3) L’économie de l’Ouest-africain: Perspectives de développement, Paris, François Maspero, 1966
(4) Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique, Paris, Solidarité mondiale, 1999.
(5) T. Kouamouo, “Ivoiriens, on vous ment sur l’état de votre économie”, Le Nouveau Courrier du 25 novembre 2013.

Source : AbidjanDirect, 28 nov. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Paroles de l’acteur et metteur en scène ivoirien Sidiki Bakaba

Réfugié en France après avoir été grièvement blessé lors du bombardement et de l’assaut de la Résidence présidentielle ivoirienne en avril 2011, Sidiki Bakaba expose sa vision de la situation.

Voir la vidéo d’Afriktv.net (26/11/2013) :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=vPI4LHdr3N0

La famille du journaliste assassiné Désiré Oué tient une conférence de presse à Paris

Suite à l’assassinat le 14 novembre 2013, à son domicile d’Abidjan, de Désiré Oué, rédacteur en chef du magazine Tomorrow et correspondant d’Ivoirebusiness, sa soeur Félicité a tenu ce mardi 26 novembre une conférence de presse.
La famille de Désiré Oué demande, par la voix de Me Gervais Teti, qu’une enquête soit diligentée par l’Etat ivoirien afin de faire toute la lumière sur les auteurs du crime, et se réserve la possibilité de déposer une plainte en France où réside une partie de la famille.
Vidéo de la conférence, par EventnewsTV :

Maca : un grand mouroir pour les prisonniers politiques

Dans un dossier documenté, le « Nouveau courrier » du 26 novembre 2013 fait, à partir des travaux de professionnels de la santé, l’inventaire détaillé, sur une période donnée, des pathologies dont sont atteints en masse les prisonniers de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan), plus spécifiquement le bâtiment C où sont enfermés plus de 400 « politiques ».

Par Saint-Claver Oula

Depuis son avènement au pouvoir, Alassane Ouattara a entrepris de décapiter son opposition par l’enlèvement et l’emprisonnement de ses leaders politiques. La majorité des militants qui ont transité par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), le camp Génie de l’ex-chef rebelle Koné Zakaria et bien d’autres prisons non conventionnelles y sont arbitrairement détenus au péril de leur vie. Incursion dans l’univers de la plus célèbre prison du pays.

La Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) abrite la majorité des prisonniers de Côte d’Ivoire et comprend les Bâtiments A, B, C, le Bâtiment des Assimilés, le Bâtiment des femmes, le Bâtiment des mineurs, le Bâtiment qui fait office d’atelier de formation ( ?), une chapelle pour les fidèles chrétiens, une mosquée pour les fidèles musulmans et un centre de santé tenu par deux médecins (un généraliste et un spécialiste), un infirmier, des aides-soignantes et des infirmiers bénévoles issus de la population carcérale. Cette population carcérale est estimée à plus de 5.000 pensionnaires dont 1.200 au Bâtiment C où résident 400 détenus politiques.

Les problèmes de santé
Le Bâtiment C dispose de 18 grandes cellules mesurant chacune 10m de long et 5m de large, soit une superficie de 50m2 et neuf cellules de petites dimension. (suite…)

Plusieurs organisations ivoiriennes interpellent l’Assemblée nationale française

MOTION ADRESSEE A L’ASSEMBLEE NATIONALE FRANCAISE POUR LA LIBERATION DU PRESIDENT GBAGBO

« Honorables députés, indignez-vous! Et crions à l’unisson : « Libérez Gbagbo ! » »

Nous réalisons et nous convenons que les Etats n’ont pas d’amis, mais des intérêts. Cependant nous tenons à marquer un refus énergique au fait que les intérêts des Etats, et même des individus, soient essentiels et suffisants pour la justification de toutes les frustrations, de toutes les injustices et de tous les crimes commis sur des peuples qui n’aspirent à vivre qu’en peuples souverains, libres et maîtres de leurs propres destins. Peuples qui, cependant, restent ouverts à d’autres peuples pour entretenir avec eux des rapports francs d’amitié basés sur le respect mutuel, les principes d’égalité et de liberté, dans l’effectivité ou la perspective d’actions mutuelles accordées sur la base de la communauté d’intérêts les liant ou susceptible de les lier.

Par conséquent,
Nous, résistants,
Nous, peuple digne de Côte d’Ivoire,
Nous, Associations issues de la Société civile,
Nous, représentations de partis politiques ivoiriens en France,
Nous, Africains panafricanistes,
Nous, Français et amis de la Côte d’Ivoire,

Estimons que l’heure est venue pour la France d’ouvrir grandement les yeux pour voir de quel côté se trouve véritablement son intérêt.
Elle doit en effet voir si son intérêt effectif se trouve du Côté du soutien d’un pouvoir despotique en Côte d’Ivoire ou du côté de la démocratie. (suite…)

A Saint-Ouen, échanges autour du film « La Francia in nero » de Silvestro Montanaro

Samedi 23 novembre, à Saint Ouen (« Commune Image ») : la projection-débat du documentaire « La Francia in nero » (La France en noir) sur les massacres perpétrés par les rebelles contre les populations de côte d’Ivoire, a donné lieu à des interventions fort intéressantes, dont celles de :
– Dominique Josse, responsable Afrique au Parti Communiste Français.
– Maître Habiba Touré qui est revenue sur le contexte de la plainte déposée par Michel Gbagbo contre Guillaume Soro et les com’zones.
Le réalisateur s’est entretenu en vidéoconférence avec les participants.

Voir la vidéo (extraits des échanges) :
Le Parti Communiste Français :  » le dossier contre Gbagbo à la CPI est creux ». EventnewsTv. 24 nov. 2013. 21 mn.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xhnkeesdyTs

Voir ou revoir le documentaire de Silvestro Montanaro (sous-titré en français) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eSumHaxLh4U

Alerte arrestation !

Grâce à la mobilisation rapide de ses amis et camarades de parti, Laurent Akoun vient d’être remis en liberté.
Assez de ce harcèlement continu et de ces arrestations qui ont toujours lieu dès le départ des personnalités étrangères en visite (cette fois-ci Manuel Valls) !
Dépêche de l’AFP :
http://url.exen.fr/89035/

Au moment où sont publiées les propositions du FPI pour des Etats-généraux de la République, son Secrétaire général, Laurent Akoun, est embarqué de force par la DST ivoirienne.
Qui est contre la réconciliation en Côte d’Ivoire ?
Pour en savoir plus :
Côte d’Ivoire: le Secrétaire général du parti de Laurent Gbagbo arrêté à l’aéroport et conduit à la DST

Les propositions du Front Populaire Ivoirien pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : document

Un document de préparation des « Etats Généraux de la République » a été diffusé par le FPI, sous le titre :
La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : dialogue politique et Etats Généraux de la République. Termes de référence. 30 octobre 2013.
Voici le texte intégral (version PDF, source : Connection ivoirienne, 21 nov. 2013) :
FPI La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire

Le Parlement russe constate que la CPI est devenue un instrument politique

La politisation des institutions juridiques « internationales » dénoncée à la Douma
par Mikhail Gamandiy-Egorov

Le 11 novembre dernier, la Douma (chambre basse du Parlement russe) a organisé en son sein une table ronde sur le thème « Les aspects principaux des institutions pénales internationales sur l’exemple du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et de la Cour pénale internationale (CPI) ».

L’objectif de cette table ronde était en outre de discuter des principaux résultats à l’heure actuelle de ces organismes, ainsi que d’aborder les perspectives de ces institutions dans le cadre du développement du droit international. Parmi les personnalités qui ont pris part à cet événement, on peut citer, les députés de la Douma Viatcheslav Tetekine, Pavel Dorokhine, Tamara Pletneva, Mikhail Emelyanov, le professeur et Docteur en droit international Alexandre Mezyaev, la spécialiste des Balkans Anna Filimonova, le directeur de l’Institut des pays de la CEI Konstantin Zatouline, le directeur de l’Institut russe des recherches stratégiques Leonid Rechetnikov et d’autres imminents représentants de la classe politique, diplomatique et universitaire russe, dont des représentants du Ministère russe des affaires étrangères. Darko Mladic, le fils du général Ratko Mladic, commandant en chef de la République serbe de Bosnie, détenu aujourd’hui au TPIY, a également pris part aux discussions.

Le premier intervenant fut le Docteur Alexandre Mezyaev. Il a rappelé les principaux procès se déroulant depuis plusieurs années et jusqu’à aujourd’hui au TPIY et la CPI. Il a également rappelé les cas de Serbes emprisonnés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie : le général Ratko Mladic, Radovan Karadzic, Goran Hadzic et notamment l’universitaire serbe Vojislav Seselj, ce dernier n’ayant jamais pris part au conflit armée en Ex-Yougoslavie et pourtant emprisonné depuis bientôt 11 ans par la « justice internationale », constituant un énième exemple flagrant des contradictions de ce tribunal. Un chapitre spécial sera dédié au cas du président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, emprisonné depuis le 30 novembre 2011 dans les geôles de la Cour pénale internationale, ainsi qu’à Charles Blé Goudé, ministre ivoirien de la Jeunesse sous le gouvernement de Laurent Gbagbo, visé par un mandat d’arrêt de la CPI depuis le 1er octobre 2013.

En parlant du cas de Laurent Gbagbo, le professeur Mezyaev le caractérise ainsi : « Un président légitime déchu par des forces de l’extérieur et jugé sans aucun élément fiable ».En ajoutant que : « La CPI ne possède aucun élément de preuve pour détenir ne serait-ce qu’un jour de plus M. Laurent Gbagbo. Mais il est toujours en détention… ». Les autres intervenants ne manqueront pas de rappeler eux aussi toutes les contradictions inexpliquées de ces institutions juridiques internationales, censées défendre le droit international et la justice dans le monde entier, sans exception. Au lieu de cela, la CPI et le TPIY, ainsi que les autres institutions de ce type sont devenus des instruments politiques aux mains de groupes d’intérêts limités.

Effectivement, la politisation et l’instrumentalisation des dits organismes ont été les mots-clefs des discussions. Tous les spécialistes étaient unanimes sur le fait que des institutions censées lutter contre l’injustice aux quatre coins du monde devenaient en réalité des instruments qui ne font qu’accroitre cette injustice, de même que l’incompréhension générale et un manque de confiance totale en ces institutions dans le monde entier.

Il est incompréhensible que dans le cas du TPIY, les seuls coupables soient des responsables serbes, dont le fait d’être Serbes est déjà passible de sanctions. Qu’en est-il des criminels albanais, croates et autres ? On se souvient encore des tristes cas d’Ante Gotovina, général croate (possédant également la citoyenneté française), accusé de crimes contre l’humanité et notamment de meurtres massifs de civils serbes, de déplacement forcé de population, destruction sans motif de villes et villages, et la liste n’est pas exhaustive et qui, à la grande surprise générale, sera libéré en novembre 2012 (alors qu’il était condamné à 24 ans d’emprisonnement). Ou encore de Ramush Haradinaj, chef militaire de la dite « Armée de libération du Kosovo » (UÇK), inculpé lui aussi pour crimes de guerre commis alors qu’il était justement commandant de l’UÇK et acquitté lui aussi quelques jours après Gotovina…. « Bravo » donc au TPIY.

Pour revenir à l’Afrique et à la CPI, et plus particulièrement au cas ivoirien, où sont les responsables des crimes commis à Duékoué ? Où sont les mandats d’arrêts à l’encontre de ceux qui ont véritablement commis et continuent de commettre encore des crimes contre l’humanité ? Une justice à deux vitesses ? Pratique de doubles standards ? A l’évidence, c’est le cas… Du moins les parlementaires russes et leurs invités étaient tous d’accord sur ce point. Ils ont également vivement salué la démarche entreprise par l’Union africaine (UA) qui entrevoit la possibilité d’une sortie massive des pays africains de la Cour pénale internationale. Toujours selon eux, tant qu’il n’y aura pas une réforme massive et en totalité de la CPI, du TPIY et autres institutions de cette « famille », alors ces juridictions ne retrouveront jamais la confiance qu’ils espèrent tant porter, et de cela dépendra leur survie… La Russie de son côté, de même que la Chine, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, continuera de suivre avec la plus grande attention les événements liés aux institutions juridiques internationales et surtout si les critiques objectives dont elles font l’objet seront entendues ou non…

Rédaction en ligne, Mikhail Gamandiy-Egorov
La Voix de la Russie, 18 nov. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Les soldats français morts à Bouaké en novembre 2004 : l’enquête est relancée

Côte d’Ivoire : bombardement de Bouaké, les généraux français au rapport. Abel Florentin. Jeune Afrique, 12 nov. 2013.

L’affaire du bombardement de Bouaké, en Côte d’Ivoire (novembre 2004), revient sur le devant de la scène judiciaire. Et la juge chargée du dossier à Paris n’exclut pas d’aller à La Haye pour entendre Laurent Gbagbo.
On croyait ses poussières retombées et voici que le bombardement de Bouaké (9 militaires français tués le 6 novembre 2004) détone de nouveau. Ses dernières répliques ont retenti dans le secret du cabinet de la juge Sabine Kheris, qui instruit désormais l’affaire au tribunal de grande instance de Paris et qui envisage de se rendre à La Haye pour auditionner Laurent Gbagbo.
Le 16 octobre, la magistrate a entendu en qualité de témoins les généraux Patrick Destremau, Renaud Alziari de Malaussène et Jean-Paul Thonier. Le lendemain, ce fut au tour d’Henri Bentegeat et d’Emmanuel Beth d’être auditionnés. Le 22 enfin, Henri Poncet est venu compléter cette brochette de témoins multiétoilés, tous convoqués à la demande de Me Balan, avocat des familles des victimes… Avec, à la clé, deux surprises de taille. (…)
Lire l’article complet :
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2755p042.xml2/

Côte d’Ivoire : Bombardement de Bouaké, Le ‘‘réquisitoire’’ de l’avocat des victimes qui dérange ! Par Théophile Kouamouo. Le Nouveau courrier, n° 922 du 8 nov. 2013 et n° 923 des 9-10 nov. 2013.
Source : Eburnienews, 16 nov. 2013.

Le Nouveau Courrier a réussi à se procurer un mémorandum rédigé par Jean Balan, avocat commis par les parents des victimes du «bombardement» de Bouaké le 6 novembre 2004. Un document qui renforce fortement, sans l’assumer, la thèse du complot orchestré par les autorités françaises pour se débarrasser du président ivoirien. Première partie de la synthèse que nous avons réalisée sur la foi de ces écrits d’où émergent des révélations explosives. Les dernières déclarations (parues dans Jeune Afrique du lundi 28 octobre 2013) des généraux français récemment intérrogés par une juge française sur la question renforce la thèse du complot contre Laurent Gbagbo. (…)
Lire l’article complet :
http://eburnienews.net/2013/11/cote-divoire-bombardement-de-bouake-le-requisitoire-de-lavocat-des-victimes-qui-derange/

“En 2004, on devait dégommer Gbagbo pour mettre Ouattara” – Général Renaud de Malaussène. In : Ivoirediaspo [d’après Le Nouveau courrier et Le Gri-Gri International]. 1er nov. 2013.

L’ex adjoint de Poncet disculpe Gbagbo et accuse le pouvoir Chirac (in Le Nouveau Courrier, lundi 28 octobre 2013)
Le général Renaud de Malaussène accuse ouvertement, devant la justice française, les autorités de son pays d’avoir voulu renverser Gbagbo pour le remplacer par Alassane Ouattara plus de six ans avant l’installation de ce dernier au pouvoir par la grâce des bombes françaises. (…)
Lire l’article complet :
http://www.ivoirediaspo.net/en-2004-devait-degommer-gbagbo-pour-mettre-ouattara-general-renaud-de-malaussene.html

France-Côte-d’Ivoire : Bouaké, l’enquête sabotée. Thomas Hofnung. Libération, 4 nov. 2011.

Le 6 novembre 2004, la base française est bombardée par l’aviation de Gbagbo. Neuf militaires sont tués. Face à l’inertie de la justice, des soldats et des familles de victimes rompent le silence. (…)
Lire l’article complet :
http://www.liberation.fr/monde/2011/11/04/france-cote-d-ivoire-bouake-l-enquete-sabotee_772301

Soldats tués à Bouaké : la France a laissé faire. Thomas Hofnung. Libération, 3 Juil. 2006.

Les mercenaires auteurs des bombardements sur les militaires français en 2004 avaient été arrêtés, puis relâchés, sans que Paris n’y fasse obstacle. (…)
Lire l’article complet :
http://www.liberation.fr/evenement/2006/07/03/soldats-tues-a-bouake-la-france-a-laisse-faire_44887

Nouveau

La vidéo de l’intervention de Michel Gbagbo à l’occasion de la cérémonie organisée le 18 janvier 2014 en rappel des 12 mois de détention de Charles Blé Goudé.

Selon les informations recueillies sur place, il y a aujourd’hui plus de 800 prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.

Meetings attaqués, journaliste assassiné, rapt de militants, quelle liberté pour le peuple ivoirien ?

Assassinat le 14 novembre 2013 de Désiré Gnonsiohoué, appelé aussi Désiré Oué, rédacteur en chef de Tomorrow Magazine :

Rédacteur en chef du journal chrétien « Tomorrow », qui connaît une grande audience dans le milieu chrétien, Désiré Woué, jeune Wê originaire du département de Bangolo vient d’être abattu, selon les témoignages de ses voisins de quartier à Cocody-Angré, par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’armée de Ouattara. (…)
Suite de l’article :
http://www.ivoirenewsinfo.net/derniere-heureun-journaliste-pro-gbagbo-assassine-son-domicile/


Meeting de Bouna 
:

BOUNA (603 km à l’EST d’Abidjan) – Dans le cadre de la remobilisation de ses structures dans le ZANZAN (Est de la Côte d’Ivoire), la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI) a lancé une tournée, dans le Nord-Est ivoirien du 14 au 22 Novembre 2013. (…)

« Les milices du RDR ont attaqué et chassé les militants de la JFPI venus apprêter la salle du Foyer des Jeunes de Bouna devant abriter le meeting de Koua Justin. Face à cette barbarie, le Secrétaire National par Intérim de la JFPI, le Camarade Koua Justin s’est rendu au Commissariat de Bouna pour porter plainte contre les agresseurs » a déclaré, au téléphone, un militant de la JFPI de Bouna. (…)
Suite de l’article :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/11/15/bouna-les-milices-du-rdr-attaquent-le-meeting-de-koua-justin.html


Meeting d’Oumé
:

Le mardi 5 novembre 2013, le président Pascal AFFI NGUESSAN avait prévu d’animer un meeting de remobilisation des bases du FPI au stade municipal d’Oumé. Toutes les précautions administratives avaient été prises par les responsables locaux de notre Parti, en rapport étroit avec le Préfet du département.

Mais, à la grande surprise des militants du FPI commis à l’aménagement du site du meeting, des individus armés de gourdins, de machettes et d’armes à feu se réclamant du RDR se sont rués dès 9 h 00 sur les installations qu’ils ont entièrement saccagées. (…)
Suite du Communiqué du Front Populaire Ivoirien du 6 nov. 2013 :
http://www.fpi-france.org/communique-secretariat-fpi-france.html


Rapt d’Alain Gnapi, militant du COJEP, par la DST le 7 novembre 2013 :

Le Jeudi 07 Novembre 2013 aux environs de 22 heures, à Yopougon Toits-Rouge, le camarade GNAPI ALAIN, Secrétaire National à la Mobilisation du COJEP et président de la Coordination de Yopougon a été enlevé par des individus non identifiés et conduit à une destination inconnue. Les démarches effectuées révèlent qu’après trois jours de garde à vue à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), il est écroué à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) pour atteinte à la sûreté de l’Etat, collaboration avec des bandes armées et activisme, par le juge KRA N’DRI du 10ème cabinet du tribunal spécial post-crise électorale. (…)
Suite de l’article :
http://www.civox.net/Atteinte-aux-libertes-publiques-Le-COJEP-denonce-l-enlevement-de-son-SG-a-la-mobilisation_a3971.html

Crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire : témoignage

Témoignage direct sur les massacres commis en 2011 et 2012 à Duékoué contre les populations Wê par l’armée aux ordres d’Alassane Ouattara (FRCI et dozos), sous les yeux des Casques bleus de l’ONU.

CPI : l’ARDEFE apporte des preuves à la Procureure Fatou Bensouda. Des révélations bouleversantes…
Le vendredi 8 novembre dernier, la Chambre Préliminaire I de la Cour Pénale Internationale a accordé un délai supplémentaire à la Procureure Fatou Bensouda, afin qu’elle apporte des preuves à charge contre le Président Laurent Gbagbo. Étant donné que la Procureure peine depuis deux ans à trouver ces preuves qui, dans la réalité, n’existent pas, l’ARDEFE, l’Association des Ressortissants de Duékoué en France et en Europe a décidé de « l’aider » dans sa tâche. Elle a mis à la disposition de la CPI, de l’opinion nationale et internationale le témoign[ag]e bouleversant d’une rescapée des cruautés dont ont été victimes les Wè à Duékué de 2011 à 2012. Une vidéo à suivre absolument pour se convaincre encore une fois de plus que la Procureure Bensouda a choisi son camp, celui de la justice sélective et de l’impunité accordée aux chefs de guerre de Ouattara et aux armées étrangères qui ont combattu en Côte d’Ivoire.
In : Civox, 14 nov. 2013

Nouvelles 2013-11-11

11 nov. 2013

Le Parlement russe (la Douma) a organisé un débat sur les juridictions internationales, entre autres naturellement la Cour Pénale Internationale. Le cas du Président Gbagbo, ainsi que celui de Charles Blé Goudé y ont été abordés. Pour le Dr Mezyaev, Laurent Gbagbo est « Un président déchu par des forces de l’extérieur et jugé sans aucun élément fiable ».
(Source : Mikhail Gamandiy-Egorov, sur Facebook).

CPI : ce 11 novembre 2013, la Chambre préliminaire I n’a pas remis en liberté provisoire le Président Gbagbo. Mais elle a demandé « au Greffe et à la Défense de soumettre d’ici le 2 décembre 2013 un rapport sur ce qui a été fait jusqu’à présent pour traiter ses problèmes de santé ».