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Tentatives d’assassinats et enlèvements de réfugiés ivoiriens : le Dr Assoa Adou confirme les faits rapportés par les experts de l’ONU

Déclaration de la coordination FPI en exil suite à la publication du rapport des experts de l’ONU sur le Libéria
Par le Dr Assoa Adou

Selon le rapport du groupe des experts sur le Liberia en date du 19 novembre 2013, « le gouvernement ivoirien avait envoyé au Ghana des agents chargés de kidnapper ou assassiner des partisans réfugiés du régime Gbagbo »

Pour les exilés au Ghana, une telle information n’est pas une surprise tant les preuves irréfutables sont nombreuses et disponibles depuis l’arrivée des exilés ivoiriens au Ghana.
Des décès suspects (DIAGOU GOMONT), des tentatives d’enlèvements et des enlèvements suspects (Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Jean Noel ABEHI, Koné Katinan) et des affrontements suspects dans les camps de réfugiés suivis de décès sont constatés à chaque annonce de la présence des envoyés du gouvernement Ouattara. L’on a encore en mémoire l’assassinat de l’ex rebelle repenti Adama Champion dit « gorge profonde » retrouvé mort calciné dans sa tente au camp de réfugiés d’Ampin au Ghana après ses révélations sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer dans une interview accordée au journal « Le Nouveau Courrier » et dans laquelle il pointait un doigt accusateur sur un baron du RDR.
La seule nouveauté est que l’information est donnée par un document de l’ONU dont on ne peut douter de son parti pris flagrant en faveur de Monsieur Alassane Ouattara dans la crise ivoirienne. La question que les exilés sont en droit de se poser est de savoir pourquoi l’ONU décide maintenant de ne lever qu’un coin de voile sur les horreurs de leur envoyé spécial par « certification » à la tête de l’Etat Ivoirien ?
A maintes reprises, le gouvernement Ghanéen, plus soucieux de la sécurité des ivoiriens au Ghana que le Gouvernement ivoirien dont la mission constitutionnelle est la sécurité de ses citoyens, n’a cessé de nous alerter et nous apporter assistance.
L’ensemble des documents saisis sur ces tueurs en série et disponibles offre des motifs probants qu’une attaque systématique est organisée par le pouvoir Ouattara contre des ivoiriens pro-GBAGBO en exil au Ghana pour des raisons politiques et selon un plan à plusieurs volets :

1-La politique officielle de « rattrapage ethnique» qui consiste à exclure les ivoiriens non membres de l’ethnie ou du groupement politique de Monsieur Alassane Ouattara aux emplois publics ou aux marchés publics.

2-Le gel des avoirs qui prive nombre d’ivoiriens du minimum vital et certains malades des moyens nécessaires pour se soigner au seul motif qu’ils sont pro-GBAGBO.

3-Des mandats d’arrêts pour des motifs manifestement politiques (cf. décision de la justice ghanéenne dans l’affaire KONE KATINAN/Gouvernement ivoirien) suivis d’une double tentative infructueuse d’enlèvement à Accra.

4-Des infiltrations de tueurs en série ou des recrutements de mercenaires (cas du fameux TCHICATA pris avec un contrat du Gouvernement ivoirien pour organiser des complots fictifs attribués aux pro-GBAGBO et qui croupit aujourd’hui en prison après avoir été jugé et condamné par la justice ghanéenne).

5-Des mercenaires libériens payés par le Gouvernement Ouattara (cf. rapport des experts de l’ONU sur le Libéria) pour des faux témoignages contre les pro-GBAGBO etc.

Lorsqu’on rattache ces faits aux massacres de civils de l’ethnie wè à l’ouest de la Côte d’Ivoire suspectée de pro-GBAGBO à Duékoué au quartier Carrefour dès le début de la crise (plus de 800 morts selon les ONG des droits de l’homme) et le massacre au camp des réfugiés de Nahibly dans la même ville de Duékoué, des attaques mortelles dans les prisons en Côte d’Ivoire où se trouvent plus de 700 prisonniers politiques pro-GBAGBO à l’aide de mercenaires infiltrés dans les prisons (Mahan Gahé, le secrétaire général de la centrale syndicale Dignité décédé après sa libération à la suite des torture subies en prison), des assassinats de journalistes (OUE Désiré, rédacteur en chef de la revue « Tomorrow magazine » assassiné à son domicile par les forces de sécurité de Monsieur Ouattara), l’on est fondé à admettre que l’ensemble de ces actes offrent une base raisonnable de croire qu’un plan est en œuvre visant à perpétrer des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité pour des motifs politiques.
Certainement, l’ONU veut dégager sa responsabilité et celle du Gouvernement Ghanéen face aux crimes contre l’humanité en cours d’exécution en tirant sur la sonnette d’alarme pour avertir les parrains du pouvoir anticonstitutionnel et génocidaire bombardé à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire. L’ONUCI annonce dans son rapport du 6 Décembre 2013 l’exécution de 228 civils par les chasseurs traditionnels Dozos assurant la sécurité sur le territoire ivoirien en lieu et place des policiers et gendarmes désarmés et exclus de l’activité de sécurisation des biens et des personnes. Les rapports des ONG des droits de l’homme (Amnesty international, FIDH, HRW) ont dénoncé les violations massives des droits de l’homme en octobre et novembre 2013.
Le démenti du Gouvernement ivoirien ne nous surprend pas, lui qui a l’habitude de faire disparaitre dans des fosses communes des corps de personnes tuées par sa milice devenue l’armée nationale (cf. rapport de l’ONU sur les massacres du camp de Nahibly) et qui entretien des lieux de torture dont on ignore les localisations.
La coordination FPI en exil tient à interpeller une fois de plus la communauté internationale sur l’urgence humanitaire dans laquelle se trouvent les ivoiriens en général et les exilés en particulier , eux ,dont le seul crime est leur choix politique .

La Coordination FPI en exil demande à l’ONU de tirer toutes conséquences du rapport de ces experts afin d’épargner aux Exilés ivoiriens au Ghana les pertes en vies humaines inutiles.

Face au démenti de Monsieur Alassane Ouattara, la coordination FPI en exil demande à l’Union Africaine (UA) d’ouvrir une enquête internationale approfondie sur les crimes du Gouvernement ivoirien révélés par le rapport des experts de l’ONU.
Le refus du gouvernement Ouattara à une telle enquête constituera pour nous les exilés un aveu de culpabilité.
Nous, exilés du régime Ouattara, estimons que la solution durable à la crise ivoirienne est celle du modèle Sud Africain qui a fait du DIALOGUE , la pierre angulaire de la RECONCILIATION. Cette solution doit servir de modèle pour la réalisation d’une PAIX définitive en Côte d’Ivoire. C’est la raison pour laquelle, la libération de Laurent Gbagbo comme hier celle de Nelson Mandela, le dialogue direct et les Etats généraux de la république proposés par le Front Populaire Ivoirien, constituent la SEULE voie de sortie de crise.
Les Ivoiriens et Ivoiriennes veulent la PAIX par la réconciliation maintenant.

Pour la Coordination FPI en exil
Le Coordonnateur et Porte Parole
Dr ASSOA ADOU

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