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Les réfugiés ivoiriens s’organisent : naissance de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France

Par Augustin Djédjé

Union des Réfugiés Ivoiriens de France (URIF). Telle est l’appellation de l’association créée par les ivoiriens qui ont fui la Côte d’Ivoire au cours de cette grave crise post-électorale d’Avril 2011, pour mettre leurs vies en sécurité en France. A l’unanimité, Michel Barouan, ex-directeur général du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteur (BURIDA) a été désigné président de l’URIF ce samedi 28 décembre 2013…

Les réfugies ivoiriens de France de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire en Avril 2011 sont désormais ensemble. Solidarité oblige, ils ne pouvaient pas ne pas aboutir à ce cadre formel. C’est ce qu’ils ont notifié à l’opinion internationale ce samedi 28 décembre 2013 à Paris. Placée sous le parrainage de M. Christian Vabé, patron de presse, la cérémonie officielle de présentation de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France, (URIF) a enregistré la présence des importantes personnalités ivoiriennes réfugiées en France. Notamment les ministres : Clotilde Ohouochi, Eric Kahé, le professeur Balo-bi Toto Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’université d’Abidjan et ex- codétenu du premier ministre Affi N’guessan dans la sinistre prison de Bouna, le journaliste Augustin Djédjé, ex-membre du service de communication du président Gbagbo, l’artiste engagé Serges Kassy qui n’est plus à présenter et bien évidemment celui qui a été désigné par ses compatriotes pour diriger l’association, Michel Barouan, ex-DG du BURIDA. Prenant la parole, ce dernier a fait savoir que l’URIF a pour objectif de créer un cadre de rencontre pour que les réfugiés ivoiriens qui ont tout perdu en fuyant la Côte d’Ivoire puissent discuter de leurs conditions d’existence, [autant] sur le plan temporel qu’administratif. Ainsi, l’URIF sera un véritable instrument d’orientation des nombreux réfugiés de France qui ne savent pas très souvent les démarches à entreprendre pour sortir de la précarité administrative. L’URIF sera aussi un instrument d’écoute, de solidarité et de réflexion sur l’avenir de ses membres. C’est pourquoi, afin de donner un cadre juridique solide à l’association et défendre les intérêts des membres de l’URIF, une convention d’assistance juridique a été signée séance tenante avec un collectif d’Avocats français, représenté par Maître Gervais TETI, docteur en droit et avocat au barreau de Paris. Ce dernier a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils très utiles aux nouveaux dirigeants de l’association : « Cadrez vos activités et déclarations de sorte que vous ne soyez pas pris à défaut par l’administration Française qui vous observe désormais… » dira l’avocat. Mme Adé Assalé, la représentante du Front Populaire Ivoirien (FPI) en France, assistante sociale de son état, a pour sa part salué la naissance de cette association. Qui vient selon elle, à point nommé pour être la boussole des réfugiés ivoiriens qui sont pour la plupart du temps, livrés à eux-mêmes dans leurs démarches administratives dans la grande métropole de Paris. Elle a noté sa disponibilité totale à être aux côtés des membres de l’association chaque fois que besoin se ferait sentir pour leur apporter conseils et orientation. De son côté, le parrain de la cérémonie, M. Christian Vabé, a félicité les responsables de l’URIF en les invitant à axer leurs actions sur la solidarité et l’entraide. Et pour donner un coup d’accélérateur à l’URIF, il a fait don de la somme de 10.000 euros à l’association.

Augustin Djédjé – djedjenet64 [at] yahoo.fr
In : EventnewsTv, 29 déc. 2013
(Titre de la Rédaction)

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