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Monthly Archives: février 2014

Nouvelles 2014-02-27

Depuis le 22 février 2014 : détention de jeunes manifestants dans le sous-sol de la Préfecture de police.
Dès sa prise de pouvoir en avril 2011, Alassane Ouattara a annulé les concours de recrutement à la Fonction publique organisés en 2010 sous la présidence de Laurent Gbagbo. Depuis cette date, les admis à la session 2010 au concours d’entrée à l’école de police se battent, avec le soutien des familles, pour obtenir leur intégration à l’école. Plusieurs d’entre eux, dont 6 filles, ont été arrêtés alors qu’ils s’étaient rassemblés pacifiquement devant l’école de police pour faire valoir leurs droits.
Aujourd’hui, ils sont toujours enfermés au sous-sol de l’école. Leur santé et leur vie sont en danger.
(Informations sur ResistanCIsrael)

21 février 2014 : Augustin Komoé, ancien ministre des Mines, est rentré d’exil.
Source : APA, via Abidjan.net, 22 fév. 2014

Des militants du parti de Ouattara (le RDR) chassent de la mosquée un musulman  pour son soutien à Laurent Gbagbo
Lire : Correspondance d’Emile Kian, dans Lecridabidjan

Le 26 janvier 2014, à Yopougon : les participants à une réunion organisée au « Baron Bar » par la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire sont violemment chassés des lieux par la police, qui fait usage de gaz lacrymogène.
Lire : Compte rendu par Jean Chrésus, pour le Cri-Panafricain

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Côte d’Ivoire – Retour des exilés : la coordination du Fpi en exil pose ses conditions

DECLARATION DE LA COORDINATION DU FPI EN EXIL

Depuis quelques temps, des informations, parfois contradictoires, sont livrées à travers la presse aux Ivoiriens sur le retour des exilés ivoiriens de la crise postélectorale de 2010-2011.
Afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale et surtout les militants du Fpi qui s’interrogent, la coordination Fpi en exil tient à faire connaitre sa position sur cette question. Pourquoi les Ivoiriens que nous sommes, si attachés à notre chère patrie la Côte d’Ivoire, sommes-nous toujours en exil, trois ans après l’arrivée par effraction de monsieur Alassane Ouattara au pouvoir, au moment où d’autres cadres de notre parti ont décidé à titre individuel, de rentrer sur la base des seules déclarations d’Hamed Bakayoko sans attendre la suite formelle des négociations avec le pouvoir ? Est-ce parce que nous avons plus de choses à nous reprocher par rapport à ceux qui rentrent ? Est-ce parce que nous sommes plus craintifs que ceux qui ont choisi de retourner en négociant directement avec le pouvoir en place les conditions de leur retour ? Ou bien, comme le pensent certains, est-ce parce que nous sommes simplement des extrémistes ? Non, rien de toutes ces supputations n’explique notre position d’attente. Les raisons sont toutes simples. (suite…)

La lettre du président François Hollande à Madeleine Koudou : une réponse qui n’est pas à la mesure de la gravité de la situation en Côte d’Ivoire

Dans une lettre du 4 janvier 2014, Madeleine Koudou, Conseillère municipale socialiste de Clichy-sous-Bois, avait alerté le président François Hollande sur les « violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, et présence des Escadrons de la mort à la solde du régime » (cf. copie de la lettre ci-dessous).

Voici la réponse de François Hollande, par l’entremise de son Chef de Cabinet, Isabelle Sima :

Présidence de la République française
Le Président de la République François Hollande
Le Chef de Cabinet du Président de la République
Référence: PDR/SCP/E&A/A065109
Elysée le 29 janvier 2014

Madame Madeleine Koudou
Elue socialiste
Conseillère municipale
Madame la Conseillère municipale,

Le Président de la République a bien reçu le courrier que vous lui avez adressé.
Sensible aux marques d’estime et de soutien que vous lui témoignez, Monsieur François Hollande m’a confié le soin de vous en remercier chaleureusement.
Soyez par ailleurs assurée qu’il a été pris connaissance avec attention de l’ensemble de vos réflexions relatives à la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.
A cet égard, je n’ai pas manqué de transmettre votre correspondance à monsieur LAURENT FABIUS, ministre des Affaires Etrangères, qui vous tiendra directement informée de la suite susceptible d’être réservée à votre intervention.
Je vous prie d’agréer, Madame la Conseillère municipale, l’assurance de ma considération distinguée.

Pour le Président de la République François Hollande

Le chef de Cabinet du Président de la République

Isabelle SIMA

Source : IvoireBusiness.net, 24 fév. 2014

La lettre d’origine de Madeleine Koudou :

Koudou Madeleine
Élue de la majorité municipale à Clichy-sous-Bois
Membre du mouvement des Africains français (MAF)

Clichy sous-bois 04 janvier 2014

A Monsieur le Président François Hollande,
Président de la République française
Objet : Vœux de Nouvel AN 2014, situation du Président Laurent Gbagbo à La Haye, violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, et présence des Escadrons de la mort à la solde du régime

Monsieur le Président,
A l’occasion de la nouvelle année 2014, je vous adresse, à vous et votre famille, mes vœux les meilleurs de bonheur, de paix, de santé, et de plein succès dans votre mission de redressement de la France.
Permettez-moi monsieur le Président de la République, de profiter de cette occasion pour vous remercier infiniment pour tout ce que vous avez fait depuis votre élection.
D’abord, vous avez réussi à reformer la francafrique car nous constatons que les rapports entre l’Afrique et la France sont empreints de respect et de réciprocité. Ils ne sont plus les mêmes qu’avant.
Par ailleurs, l’intervention française au Mali, conduite sous votre autorité, a été une grande réussite, puisqu’il y a eu de vraies élections démocratiques dans le pays.
Le peuple malien a pu choisir librement ses dirigeants.
Enfin, vous avez su faire comprendre et su faire accepter la nécessité de libérer plusieurs prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, parmi lesquels Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo.
Au total, il s’agit là de résultats plausibles dont nous reconnaissons l’importance, et qui n’auraient pas été possibles sans votre intervention.
Cependant, nous pensons qu’il serait possible d’aller plus loin car la situation en Côte d’Ivoire et en Afrique, demeurent encore très préoccupantes.
Vous déclariez lors de votre investiture que l’image de la France à l’extérieur, notamment en Afrique, a été gravement écornée par la politique de votre prédécesseur Nicolas Sarkozy.
En effet, c’est tout de même la première fois qu’en Afrique, un simple contentieux électoral se transforme en un drame national pour un pays comme la Côte d’Ivoire.

On se souvient qu’à cette occasion, monsieur Nicolas Sarkozy avait fait intervenir directement l’armée française pour soutenir les forces pro-Ouattara et bombarder ainsi la capitale Abidjan et le palais présidentiel du Président Laurent Gbagbo.
Ce qui a abouti à son arrestation arbitraire et à sa déportation à La Haye. De même qu’à celle de milliers de ses proches.
Aux yeux des démocrates africains et du monde entier, il s’agit là d’un véritable scandale, pour ne pas dire d’un véritable coup d’Etat en plein 21e siècle.
Le monde entier et la presse internationale s’en sont faits largement l’écho.
En témoigne, le documentaire de la chaîne italienne Raï Uno, qui a fait une analyse approfondie doublée d’un historique détaillé sur la domination française en Afrique.
Sans compter les nombreux ouvrages qui ont déjà été publiés sur la question.
C’est tout simplement parce que ce scandale a eu des conséquences désastreuses du point de vue des droits de l’homme, écornant davantage l’image de la France.
La conséquence, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire compte plus de 100.000 exilés politiques au Ghana, au Liberia, au Benin, au Togo, en Europe (France, Allemagne, Royaume Uni), et aux Etats Unis. Les terres et plantations des ivoiriens sont confisquées et spoliées par les allogènes burkinabé qui attaquent des villages, avec la bienveillance du régime Ouattara. Ce qui contraint les populations à la famine. Quant aux prisons ivoiriennes, elles comptent plus de 1000 prisonniers politiques partisans du président Gbagbo. Et les avoirs de ces derniers, comptes bancaires, biens meubles et immeubles, sont gelés par le régime Ouattara, qui se comporte en véritable pouvoir terroriste.
Pour preuve, les journalistes sont assassinés par les escadrons de la mort sans qu’aucune enquête ne soit diligentée. C’est le cas du journaliste d’IvoireBusiness.net, Désiré Oué, abattu froidement le 14 novembre 2013 à son domicile abidjanais par les escadrons de la mort, devant femme et enfants, dont un bébé de trois mois.
Son seul tort, avoir dévoilé un scandale sexuel à la présidence de la République et avoir repris un article de la presse américaine qui accusait Alassane Ouattara de faire partie des dix plus grands dictateurs au monde.
En Côte d’Ivoire, le peuple a faim car le pays compte plus de 10 millions de chômeurs. Et ceux qui travaillent ne sont pas payés. Actuellement, 1600 fonctionnaires n’ont pas reçus leurs salaires depuis 2 mois.
La France porte aujourd’hui une lourde responsabilité car elle a fait confiance à monsieur Alassane Dramane Ouattara qui a montré son vrai visage. Celui d’un dictateur sans foi ni loi, qui a fait de la répression de son peuple, de la mauvaise gouvernance, et du rattrapage ethnique, son programme de gouvernement.
Cela rappelle étrangement l’époque Nazie d’Hitler que les vaillants français conduits par De Gaulle, ont combattu.
Monsieur le Président, ce n’est certes pas vous qui êtes à l’origine du drame que vit la Côte d’Ivoire, mais vous avez le pouvoir et le devoir d’y mettre fin, en exigeant le retour de la démocratie et de l’Etat de droit, et la libération des prisonniers politiques, qui sont une honte pour la France et la Côte d’Ivoire.
L’ONU dans un récent rapport a condamné l’utilisation des Escadrons de la mort et de mercenaires par le régime Ouattara pour assassiner, enlever, et extrader ses opposants politiques. L’ONU s’est également offusquée de ce que le régime Ouattara utilise les chasseurs traditionnels DOZOS comme force paramilitaire pour tuer et semer la terreur auprès des populations civiles aux mains nues.
Monsieur le Président,
Comment pouvez-vous accepter que le camp Ouattara puisse jouir à ce point d’une totale impunité et anéantir le camp de Laurent Gbagbo? C’est un scandale insoutenable.
Tout ceci à cause d’un banal contentieux électoral qui aurait pu se résoudre par le recomptage des voix comme cela se fait partout ailleurs, même aux Etats Unis.
Nous qui sommes membres du parti socialiste français et membres du Mouvement des africains français, sommes très mal à l’aise devant cette dérive intolérable du régime Ouattara et le mutisme assourdissant de la France que vous avez l’honneur de diriger.
Vous n’êtes certes pas à l’origine de cette situation, car c’est la droite de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy qui a installé Ouattara au pouvoir.
La preuve, Nicolas Sarkozy était discrètement en Côte d’Ivoire le 02 janvier 2014 dernier avec son ami Ouattara, pour fêter le 72e anniversaire de ce dernier. Toute la presse ivoirienne en a fait des choux gras.
Pour rappel, Nicolas Sarkozy fut celui qui célébra l’union de Ouattara et de son épouse Dominique à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1990.
Monsieur le Président, les socialistes français ont toujours été au côté des peuples opprimés contre l’arbitraire.
Quand Lionel Jospin était Premier ministre, il s’était farouchement opposé à une intervention militaire française en Côte d’Ivoire sur ordre du Président Chirac, pour maintenir feu le Général Robert Gueï au pouvoir, lequel refusait sa défaite électorale face à Laurent Gbagbo durant la présidentielle de 2000.
Le général Gueï lui aussi avait refusé le recomptage des voix face à Laurent Gbagbo, le candidat du FPI, parti socialiste ivoirien.
Grâce à Jospin, la voix des urnes triomphèrent et Laurent Gbagbo fut élu Président de Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président, c’est pour que vous restauriez l’image de la France en Côte d’Ivoire, que je vous écris pour la troisième fois.
Nous membres du Mouvement des Africains français (MAF), nous sommes en train de préparer activement les prochaines échéances électorales (municipales et européennes).
Que pouvons-nous dire à nos militants si les choses restent en l’état en Côte d’Ivoire ?
Comment leur expliquer cette situation de deux poids deux mesures dans ce pays africain ?
Tous connaissent cette situation, et nous en sommes manifestement gênés.
Dans l’espoir d’une suite favorable, et me tenant à votre entière disposition, je vous prie d’agréer monsieur le Président, les expressions de ma très haute considération.

Koudou Madeleine
Votre amie socialiste de toujours

NB : Veuillez trouver ci-joints, les preuves et justificatifs des souffrances des ivoiriens.

In : Ivoirebusiness.net, 20 fév. 2014

Michel Atangana libéré hier soir

En application du décret de remises de peine signé par le président Paul Biya, Michel Thierry Atangana a été libéré – en même temps que Titus Edzoa – le 24 février 2014.

Michel Atangana doit sa libération à la mobilisation de sa famille, ses amis, ses avocats et des journalistes qui, ces derniers temps, ont intensifié l’information sur sa situation.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait déclaré sa détention illégale et demandé sa libération.

Selon la presse sur place, Michel Atangana a été pris en charge par les services de l’Ambassade de France à Yaoundé.

« Devoir de vérité » : l’émission consacrée à Laurent Gbagbo

La chaîne Canal 3 Monde propose, à partir du dimanche 23 février 2014, une série d’émissions sur Laurent Gbagbo, intitulée « Devoir de vérité ». Composée à la fois d’images d’archives et de débats, elle vise à restituer la personnalité du Président Gbagbo et à retracer son oeuvre.

Elle est diffusée chaque dimanche à 22 h l’hiver, 23 h l’été (21 h GMT) et reprise le mardi à 21 h l’hiver, 22 h l’été (20 h GMT).

Une autre émission intitulée « Devoir de vérité Actu » présente la situation actuelle en Côte d’Ivoire. Elle est diffusée du lundi au vendredi, le matin à 9 h l’hiver, 10 h l’été (8 h GMT).
Attention, mise à jour : l’émission du matin ne commence pas à 9 h précises, comme cela avait été communiqué. Celle du lundi 24 février a débuté à 9 h 20 (8 h 20 GMT).

Canal 3 Monde est disponible sur Internet et sur les chaînes de TV :
Orange (en clair) : 550
Canal horizon : 127

Madeleine Koudou, élue socialiste de Clichy-sous-Bois, a écrit au Président François Hollande

Koudou Madeleine
Élue de la majorité municipale à Clichy-sous-Bois
Membre du mouvement des Africains français (MAF)

Clichy sous-bois 04 janvier 2014

A Monsieur le Président François Hollande,
Président de la République française
Objet : Vœux de Nouvel AN 2014, situation du Président Laurent Gbagbo à La Haye, violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, et présence des Escadrons de la mort à la solde du régime

Madeleine Koudou

Monsieur le Président,
A l’occasion de la nouvelle année 2014, je vous adresse, à vous et votre famille, mes vœux les meilleurs de bonheur, de paix, de santé, et de plein succès dans votre mission de redressement de la France.
Permettez-moi monsieur le Président de la République, de profiter de cette occasion pour vous remercier infiniment pour tout ce que vous avez fait depuis votre élection.
D’abord, vous avez réussi à reformer la francafrique car nous constatons que les rapports entre l’Afrique et la France sont empreints de respect et de réciprocité. Ils ne sont plus les mêmes qu’avant.
Par ailleurs, l’intervention française au Mali, conduite sous votre autorité, a été une grande réussite, puisqu’il y a eu de vraies élections démocratiques dans le pays.
Le peuple malien a pu choisir librement ses dirigeants.
Enfin, vous avez su faire comprendre et su faire accepter la nécessité de libérer plusieurs prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, parmi lesquels Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo.
Au total, il s’agit là de résultats plausibles dont nous reconnaissons l’importance, et qui n’auraient pas été possibles sans votre intervention.
Cependant, nous pensons qu’il serait possible d’aller plus loin car la situation en Côte d’Ivoire et en Afrique, demeurent encore très préoccupantes. (suite…)

Cameroun : l’espoir d’une libération prochaine se confirme pour Michel Atangana

Les espoirs sont grands de voir bientôt Michel Thierry Atangana libéré. En effet, il devrait bénéficier du décret de remises de peine signé par le Président du Cameroun, Paul Biya, et publié le 18 février 2014.
Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avait déclaré sa détention illégale et demandé sa libération.

La copie du décret

Le Parti Communiste Français demande que les droits de Michel Gbagbo soient respectés

Côte d’Ivoire : la France doit demander le respect du droit pour ses ressortissants

Michel Gbagbo, ressortissant français vivant en Côte d’Ivoire, ayant également la nationalité ivoirienne, fils de l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, a été empêché de quitter Abidjan pour se rendre à Paris le 14 février dernier. Il était pourtant convoqué par Sabine Kheris, juge d’instruction en charge de sa plainte pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants, déposée à l’encontre de Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, et de ses Commandants de zones, anciens rebelles promus chefs militaires.
Le procureur de la République de Côte d’Ivoire a exprimé par communiqué, et à la dernière minute, l’interdiction à Michel Gbagbo de sortir du territoire ivoirien en vue « de ne pas compromettre une éventuelle prochaine session d’assises » à laquelle il devrait assister. Or, aucune ordonnance d’interdiction de quitter le territoire, que seul le juge d’instruction ou la chambre d’accusation ont le pouvoir de produire, n’a été signifiée ni à Michel Gbagbo, ni à ses avocats. Malgré cela, celui-ci a de fait été empêché de prendre l’avion et conduit à la DST ivoirienne.
Cela confirme malheureusement une fois de plus une collusion entre pouvoir exécutif et judiciaire en Côte d’Ivoire.
Le PCF condamne ce coup de force. Il demande aux autorités françaises de veiller à ce que les droits de Michel Gbagbo soient respectés et à ce qu’il puisse au plus vite répondre aux convocations de la justice française.

Parti communiste français

In : L’Humanité, et Pcf.fr, 18 fév. 2014
(Surtitre de la Rédaction)

Interview de Maître Rodrigue Dadjé après la remise en liberté de Michel Gbagbo

Me Dadje 20140217 OvajabTV

Vidéo de l’interview de Me Dadjé par OvajabTV (17 février 2014, 7.19 mn) :
http://new.livestream.com/OvajabMedia/events/2764200/videos/42675922
ou :
http://new.livestream.com/OvajabMedia/events/2764200

Michel Gbagbo a été remis en liberté

Enfin, Michel a été libéré cet après-midi !
Nous apprenons qu’il est resté depuis vendredi soir dans les locaux de la DST.
Merci à ses avocats et à tous ceux qui se sont mobilisés pour lui !
Jacqueline Chamois
Le 17 février 2014

Pour comprendre ce qui se passe en Côte d’Ivoire

Communauté internationale : Alassane Ouattara est-il un démocrate à légitimer ou un autocrate corrompu à reconnaître ?
Par Claude Koudou

Très souvent, les causes de la grave crise qui sévit en Côte d’Ivoire sont tronquées, éludées pour ne pas dire falsifier à souhait, aux fins de divertir qui voudrait être sérieusement édifié sur la situation réelle dans ce pays. Il est aussi courant de constater que parmi les observateurs qui ne sont touchés ni de près ni de loin par cette situation dramatique, très peu s’adonnent à recouper les informations pour se forger leur propre opinion. La plus grande partie a donc pris pour argent comptant, les informations véhiculées par les médias officiels et autres relais commandés ou commandités qui doivent participer d’un conformisme installé. Et au contraire, ce sont des analyses soutenues, qui présentent les réalités telles qu’elles sont vécues sur place qui sont sujettes à caution. Cette capacité d’inverser les rôles qui est amplifiée par les moyens modernes de communication – avec la prolifération de radios et de télés qui font des annonces en boucle – bouleverse complètement les repères et contribue ainsi à pervertir le socle éducationnel des jeunes générations. (suite…)

Michel Gbagbo : une déclaration de disparition a été déposée à l’Ambassade de France par son avocat

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 15 février 2014 – Michel Koudou GBAGBO a été physiquement empêché de prendre son vol à destination de PARIS, par le Ministère de l’Intérieur ivoirien.

En effet, Michel GBAGBO devait se rendre à PARIS pour répondre à une convocation judiciaire émise par le Juge d’Instruction français, et ceci dans le cadre de la plainte qu’il a déposée contre Monsieur SORO et les Commandants de zone pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants.

Nous rappelons que Michel GBAGBO ne faisait l’objet d’aucune interdiction de voyager par la Justice ivoirienne.

Nous rappelons encore que le Procureur Général n’est pas une Juridiction à lui tout seul, et en tout état de cause, n’est absolument pas compétent pour interdire à Michel GBAGBO de voyager.

Etant observé qu’un curieux Communiqué émis par le Procureur Général ne saurait constituer une décision de justice valant interdiction de voyager.

En tout état de cause, le motif allégué par le Procureur Général pour justifier cet empêchement, et selon lequel le voyage de Michel GBAGBO risquerait de compromettre la tenue du procès devant la Cour d’Assises à Abidjan n’est absolument pas sérieux.

En effet, d’autres personnes renvoyées également devant la Cour d’Assises, et faisant l’objet des mêmes poursuites que Michel GBAGBO, voyagent aisément ; certaines se trouvant même actuellement sur le territoire français !

Aujourd’hui, nous restons sans nouvelle de notre Client et nous craignons pour sa vie, eu égard aux menaces dont il a fait l’objet toute la journée d’hier.

Avant toute action appropriée à l’encontre de toute personne impliquée de près ou de loin dans cette arrestation arbitraire, et dans cette séquestration clandestine ; une déclaration de disparition a été déposée à l’Ambassade de France qui fait actuellement diligences pour savoir où se trouve précisément Michel GBAGBO, et nous tient régulièrement informés.

Les autorités politiques ivoiriennes ont, par leur attitude, démontré non seulement leur mépris du droit des victimes quand il s’agit des « pro-­‐Gbagbo », mais aussi et surtout leur crainte quant aux conséquences de la plainte déposée en France par Michel Koudou GBAGBO.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Michel GBAGBO

Inquiétant : aucune nouvelle de Michel Gbagbo depuis que les autorités ivoiriennes l’ont empêché de venir témoigner en France

Précision importante : nous ne savons pas, à l’heure qu’il est, où se trouve Michel Gbagbo. Le Commissaire à l’aéroport affirme l’avoir remis à la DST, mais sa destination réelle n’est pas connue.

Côte d’Ivoire : Michel Gbagbo empêché de quitter le territoire
Par RFI :

Michel Gbagbo n’a pas pu embarquer hier soir, vendredi 14 février, comme il l’avait annoncé, dans un vol à destination de Paris. Le fils de l’ancien président ivoirien a été interpellé à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny et conduit, selon son avocat qui l’accompagnait, à la DST, la Direction de la surveillance du territoire.

Michel Gbagbo lors de sa liberation le 6 aout 2013

Photo AFP/Sia Kambou

Selon ses défenseurs, Michel Gbagbo devait se rendre à une convocation de la justice française dans le cadre d’une affaire l’opposant à Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Michel Gbagbo avait porté plainte contre lui pour « traitement dégradant et inhumain ». Mais il est lui-même poursuivi dans son pays pour des crimes liés à la crise postélectorale et, plus tôt dans la journée, le parquet général près de la cour d’assises d’Abidjan avait fait savoir qu’il n’autorisait pas Michel Gbagbo à quitter la Côte d’Ivoire, au motif qu’un déplacement « hors du territoire national » risquait de « compromettre la bonne tenue » d’une session d’assises « bientôt » organisée.

Le commissaire de l’aéroport d’Abidjan a ainsi dit à Michel Gbagbo, qu’il était frappé d’une interdiction de sortie du territoire, selon son avocat, avant de le confier à la DST, la Direction de la surveillance du territoire, pour interrogatoire.

Maître Rodrigue Dadjé a affirmé que son client, qui est en liberté provisoire, n’a jamais reçu de document lui interdisant de quitter la Côte d’Ivoire, ni de la part du juge d’instruction, ni de celle de la chambre d’accusation. « Et je doute fort qu’une telle ordonnance [d’interdiction de sortie du territoire] existe », confie même l’homme de loi. L’avocat ajoute que le parquet n’a pas le droit d’interdire à Michel Gbagbo de voyager tant qu’il indique le jour de son départ.

Deuxième tentative

Selon Maître Habiba Touré, son avocat parisien, à coté de cette interdiction officielle, Michel Gbagbo aurait aussi reçu des menaces. « Il y a du harcèlement envers Michel Gbagbo, il n’a cessé de recevoir des coups de fil d’intimidation, abus de pouvoir, par le biais de différentes autorités. » Et cela démontrerait la fébrilité du pouvoir, ces autorités ne voulant « absolument pas qu’il se rende à l’aéroport, estimant que ce que monsieur Michel Gbagbo pourrait dire à la vue de l’instruction, pourrait être gênant pour le pouvoir en place ».

Après l’échec de novembre dernier, c’est la deuxième fois qu’il tentait de répondre à la convocation de la justice française, dans le cadre de sa plainte contre Guillaume Soro et des commandants de zone pour enlèvement et séquestration.

In : Rfi.fr, 15 fév. 2014, à 10 h 39

Alerte ! Michel Gbagbo fait l’objet de menaces et d’intimidations

Dernières nouvelles (15 fév. 2014) :

Pour la seconde fois, les autorités ivoiriennes ont empêché Michel Gbagbo d’embarquer sur le vol Abidjan-Paris. Il a été emmené de force vers une destination qui serait, selon le témoignage des journalistes présents, la DST. L’avocat Me Rodrigue Dadjé qui l’accompagnait n’a pas été autorisé à le suivre.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE MAITRE HABIBA TOURE

PARIS, le 14 février 2014 – Alors que Michel Koudou GBAGBO s’apprête, en toute légalité, à prendre l’avion aujourd’hui à destination de PARIS, et ceci pour répondre à la convocation du Juge d’Instruction en charge de sa plainte, pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants, déposée à l’encontre de Monsieur Guillaume SORO et des Commandants de zones.

Nous apprenons avec stupéfaction que notre Client fait présentement l’objet de menaces et d’intimidations précises, de la part des proches du pouvoir, pour l’empêcher d’accomplir ce voyage.
Ces menaces viseraient son intégrité physique et sa vie, tant au niveau de son départ à Abidjan, qu’à son arrivée et à son séjour en France.

Michel GBAGBO est néanmoins déterminé à répondre à cette convocation judiciaire, et ce d’autant qu’il s’agit là d’un droit le plus élémentaire reconnu à toute victime d’un délit ou d’un crime dont les auteurs quelles que soient leurs fonctions ne peuvent être au dessus des lois.

Nous alertons donc l’opinion publique sur les menaces réelles qui pèsent sur notre Client, et avertissons que ceux qui s’en prendront à lui le feront à leurs risques et périls car nous n’hésiterons pas à saisir de nouveau les autorités judiciaires compétentes de toute atteinte aux droits ou la personne de notre Client.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Michel GBAGBO

Il faut que justice soit rendue pour l’assassinat de Firmin Mahé

Le 11 février 2014, Me Norbert Tricaud a défendu en Appel la cause de la famille de Firmin Mahé, jeune Ivoirien dont l’assassinat (par étouffement dans un sac en plastique) le 13 mai 2005, commis par des militaires français, n’a pas jusqu’aujourd’hui été pris en compte de façon juste et correcte, compte tenu de la gravité des faits.

Firmin Mahé avec son fils photo non datée

Firmin Mahé avec son fils (Non daté) Source : « Contrepoids »


Communiqué de presse de Maître Norbert Tricaud

POUR L’HONNEUR RETROUVE DU DEFUNT PLOMBIER IVOIRIEN Firmin MAHE DAHOU ET DE SA FAMILLE, VICTIMES DE LA BARBARIE DE TROIS MILITAIRES FRANÇAIS DE LA FORCE LICORNE, LE 13 MAI 2005 EN COTE D’IVOIRE.

AUDIENCE DE PLAIDOIRIE DU MARDI 11 FEVRIER 2014, 9H00, COUR D’APPEL DE PARIS, Pôle 2, Chambre 4, Palais de Justice de PARIS, escalier Z, 4ème étage. (suite…)