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Vendredi 11 avril 2013 : 3ème anniversaire de l’embastillement de la démocratie

LE FPI COMMEMORE LE 11 AVRIL, VENDREDI
(Le Nouveau Courrier)

«Pour le premier anniversaire, nous avions retenu comme thème : «souvenir de la tentative de mise à mort de la démocratie en Côte d’Ivoire». Pour le deuxième anniversaire, nos réflexions ont porté sur : «L’Etat de non-droit en Côte d’Ivoire». Pour ce troisième anniversaire, nous voulons comprendre les vraies raisons de ce coup de force. A cet égard, le Premier ministre Pascal Affi N’Gessan, président du Fpi animera une conférence sur le thème : «Comprendre le 11 avril 2011 : logique pénale, réparation et réconciliation nationale». Le 3ème anniversaire de la commémoration du 11 avril 2011 est placé sous le signe de la solidarité avec toutes les victimes de la crise ivoirienne.» C’est l’annonce faite dans la mi-journée du mardi 8 avril 2014 par le ministre Sébastien Dano Djédjé, vice-président du FPI et président du comité d’organisation de la commémoration du 3ème anniversaire du 11 avril 2011 au quartier général de son parti. Selon l’ex-ministre de la Réconciliation et de la Cohésion Sociale dans le gouvernement du président Laurent Gbagbo, «le 11 avril 2011 marque donc pour le peuple de Côte d’Ivoire, la violation de sa souveraineté par la France de Sarkozy, l’achèvement d’un long processus de coup d’Etat international, l’arrestation et la déportation du président Laurent Gbagbo. Voici trois ans que le président Laurent Gbagbo, homme de paix, de dialogue, auteur du célèbre slogan «Asseyons nous et discutons», fondateur du Front populaire ivoirien et père du multipartisme en Côte d’Ivoire a été déporté à la Cpi, depuis le 29 novembre 2011 où il est arbitrairement détenu ; voici trois ans que des milliers d’ivoiriens sont contraints à l’exil, en violation de l’article 12 de la Constitution ivoirienne ; voici trois ans que de[s] milliers d’Ivoiriens ont perdu arbitrairement leur emploi par la mise en oeuvre de la politique dite de «rattrapage ethnique » ; voici trois ans que des maisons et sites privés sont occupés illégalement par des rebelles ; voici trois ans que de nombreux ivoiriens sont arrêtés et détenus sans jugement pour la plupart dans les prisons officielles et d’autres séquestrés dans des lieux privés. Et tout cela semble normal pour le pouvoir actuel. Le 11 avril a donc été un jour de grande souffrance, de douleur et de drame pour le Front populaire ivoirien. Le 11 avril 2011 représente ainsi pour le Fpi, une date mémorable et historique. Par devoir de mémoire, le Front Populaire Ivoirien veut se souvenir, compatir aux souffrances des ivoiriens et de toutes les victimes, pleurer tous les morts et se réarmer pour le combat de la souveraineté, des libertés et de la démocratie en institutionnalisant la commémoration du 11 avril 2011, jour de la négation de notre dignité par les forces rétrogrades». Le président du comité d’organisation a révélé en outre que des témoignages inédits seront faits par des militants et sympathisants du Fpi.

G.N.

In : Le Nouveau Courrier, n° 1002, 9 avril 2014, p. 4

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