Accueil » Droits de l'homme » Il faut dénoncer la pratique de la torture en Côte d’Ivoire

Il faut dénoncer la pratique de la torture en Côte d’Ivoire

Dans un article du Nouveau Courrier (n° 1018 du 29 avril 2014), Benjamin Silué rapporte que le Commandant Anselme Séka Yapo, ancien aide de camp de Simone Ehivet Gbagbo, transféré le 28 avril 2014 de la DST au camp pénal de Bouaké, est un homme méconnaissable. Après 3 ans de détention au secret, il est apparu terriblement amaigri et portant des séquelles de tortures.
Extraits :
Dans une interview accordée au confrère Notre Voie, le 3 mai 2013, le père de l’officier supérieur de l’armée ivoirienne, Emmanuel Atsé Séka, indiquait qu’il n’avait aucune nouvelle de son fils depuis les images que l’ensemble des Ivoiriens ont pu voir sur la RTI première chaîne juste après son arrestation.
«Au départ, j’ai tenté de le voir. Mais on ne nous a pas permis de le voir. On ne nous donne pas une seule occasion pour l’approcher. Jusqu’à ce jour, je ne sais pas où il se trouve. Je me demande où on l’a amené. Au niveau de sa famille, personne ne sait dans quel camp ou dans quelle prison il est gardé. Depuis son arrestation, je lutte pour voir mon fils, mais je n’ai aucune trace (…) Quand j’ai effectué toutes les démarches sans le voir, j’ai effectivement contacté un avocat. Ce dernier fait tout ce qu’il peut, mais il n’arrive pas à voir le commandant Séka Yapo Anselme. Moi, je n’ai pas de pouvoir pour demander à l’Etat de Côte d’Ivoire de m’autoriser à voir mon fils. S’il est en prison, qu’on me dise où il est détenu et qu’on me permette de lui rendre visite. Face à cette difficulté, j’ai contacté l’Onuci pour m’aider dans mes démarches», a révélé le père de l’ex-aide de camp de Simone Gbagbo. Espérons que maintenant que son lieu de détention désormais connu – dans une prison officielle –, Emmanuel Atsé Séka pourra obtenir une autorisation de visite à son fils. (…)
L’officier de gendarmerie a été précédé, 48h plus tôt au camp pénal de Bouaké, par son frère d’armes, le Commandant Jean-Noël Abéhi, et Jean-Yves Dibopieu de la galaxie patriotique.
Le procureur militaire Ange Kessi avait indiqué que le procès d’Anselme Séka Yapo et Jean-Noël Abéhi se tiendrait entre le 2 et le 30 octobre 2013. Mais il n’a pas eu lieu à cette date. Ange Kessi Kouamé a alors décliné sa responsabilité dans le maintien en détention prolongée et abusive d’ex-Fds emprisonnées par le régime Ouattara. «Quand j’arrête un militaire ou un policier, j’ai 10 jours pour le juger. Si sa détention doit être prolongée, il faut que son ministre de tutelle – Alassane Ouattara, Paul Koffi Koffi et
Hamed Bakayoko – m’en donne l’autorisation », a-t-il révélé dans une tribune que lui a accordée abidjan.net TV le 5 septembre 2013. (…)

Publicités
avril 2014
L M M J V S D
« Mar   Mai »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930