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Monthly Archives: mai 2014

Libération de cinquante prisonniers politiques ivoiriens

Selon plusieurs sources, cinquante prisonniers politiques ivoiriens, dont Jean-Yves DIBOPIEU, ont été remis en liberté le samedi 31 mai 2014. Nous sommes heureux pour eux et pour leurs familles.

Les autorités ivoiriennes avaient annoncé la libération de 150 détenus, sur un total d’environ 800.

Décès du Commissaire César NEGBLE : la FIDHOP s’indigne et porte plainte !

1/ BREF RAPPEL DU DRAME : Le lundi 26 mai 2014, la FIDHOP (Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique) apprend par la presse ivoirienne la mort du Commissaire de Police et ex-Directeur de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), M. CESAR NÉGBLÉ. L’émotion et l’indignation de la FIDHOP sont à leur comble, lorsque le Président-Fondateur obtient de la famille la confirmation du décès et découvre surtout les causes et les circonstances horribles de cette disparition. En effet, arrêté le 29 avril 2011, dans l’euphorie de la capture du Président Laurent Gbagbo, en même temps que les Commissaires Joachim Robé Gogo, Jean-Louis Tiagnéré et Claude Yoro, puis transférés ensemble dans une prison dans le nord du pays, pendant plus de 21 mois, le Commissaire César Négblé, considéré à tort ou à raison comme une pièce centrale du régime de M. Gbagbo, y subira toutes sortes d’actes de tortures et de maltraitances inqualifiables et inimaginables.
C’est en homme méconnaissable, incapable de se tenir débout seul, qu’il sera présenté à un juge au mois d’août 2013, où il bénéficiera d’une liberté provisoire, au même titre que ses collègues co-détenus. Le régime-Ouattara lui fera finalement la faveur, après mainte[s] supplications de la famille, d’aller sauver sa vie au Maroc ; mais ce fut peine perdue.

2/ NOTRE ANALYSE DU CRIME : LA FIDHOP s’indigne devant cet autre crime du régime d’Abidjan ! Mais la FIDHOP n’est guère surprise ! Car ce cas rappelle celui du syndicaliste de renom, Basile Mahan Gahé, ex-prisonnier de Boundiali, qui succomba lui aussi le 16 septembre 2013, des séquelles des multiples coups violents et blessures à lui infligés par ses bourreaux lors de son arrestation et pendant sa détention arbitraire. Autant d’actes constitutifs de violations extrêmes des Droits de l’Homme tels que qualifiés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948. LA FIDHOP s’indigne et s’interroge encore devant la cruauté particulière des hommes de M. Ouattara face aux éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), comme ce fut le cas au début de la rébellion en 2002, lorsqu’ils massacrèrent à Bouaké les 64 gendarmes ivoiriens ainsi que tous les membres de leurs familles. Ce qui fut confirmé par un rapport des Nations Unies. LA FIDHOP s’indigne également devant le fait que même le Président Laurent Gbagbo n’a pas été épargné par ces actes de torture du régime-ADO, puisque, par pudeur, la CPI n’aborde cette question qu’à des audiences à huis-clos. LA FIDHOP s’indigne encore et encore, certes ; mais elle s’inquiète surtout du sort de tous les autres prisonniers politiques, les éléments des FDS comme les civils : les célèbres prisonniers de ce régime que sont les Officiers supérieurs Anselme SEKA SEKA, Jean Noël ABEHI, Bruno DOGBO BLE…, et les leaders politiques, à savoir Simone EHIVET GBAGBO ou Jean Yves DIGBOPIEU seraient-ils tous des morts en sursis ? Vu la gravité de ces faits et l’évidence de l’assassinat du Commissaire César NEGBLE par le régime-ADO, la FIDHOP lance le cri d’alarme ci-après.

3/ NOTRE CRI D’ALARME : La FIDHOP s’indigne, dénonce et condamne très vigoureusement, le décès de M. César NEGBLE des suites des actes de torture et de maltraitance qu’il a subis durant son arrestation arbitraire par le régime de M. Ouattara !

• La FIDHOP décide d’adjoindre le cas NEGBLE à la plainte qu’elle a déposée devant LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DES NATIONS UNIES, à son siège de Genève, le vendredi 11 octobre 2013.

• La FIDHOP interpelle vivement et très personnellement le Chef de l’Etat ivoirien actuel Alassane Ouattara, afin que son régime arrête de torturer ses prisonniers ; car il est et en restera le principal responsable !

• La FIDHOP lance un appel pressant à toutes les organisations des Droits de l’Homme et à la Société civile ivoirienne, ainsi qu’aux ONG internationales et à la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI, afin que cet autre crime (comme ceux à venir, hélas) ne reste pas impuni.

Fait à Genève, le 29 mai 2014

Dr BOGA SAKO GERVAIS
• Enseignant-Chercheur à l’Université de Côte d’Ivoire ;
• Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;
• Président de la Fondation Ivoirienne pour Les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;
• Ecrivain-Essayiste.

In : La Dépêche d’Abidjan, 29 mai 2014

Association des Amis de Laurent GBAGBO. La réunion du 31 mai

Flyer Lancement Asso Amis de Laurent Gbagbo

Pour Jerry J. Rawlings, ancien Président du Ghana, l’ONU s’est fourvoyée en s’associant au renversement du Président Laurent Gbagbo

Par Séverine Toché

Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n’a pas été tendre à l’égard de la politique de l’Occident en Afrique et dans le monde.

Le leader ghanéen condamne fermement ce qu’il appelle « double standards » occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il. Photo Telediaspora.net
Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d’Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c’est le reflet d’une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d’ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.
Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l’effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé « la sauvagerie du capitalisme »».
Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l’impunité sont à l’ordre du jour» a t-il déploré.
L’ex-président ghanéen n’a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l’abattre comme un chien».
En cause, «L’utilisation abusive de l’ONU par la France en Côte d’Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l’emprisonner à La Haye».
L’homme d’Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».
«Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l’Amérique si cette dernière n’était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

In : La Dépêche d’Abidjan, 23 mai 2014

Côte d’Ivoire : annonce de la libération prochaine de 150 prisonniers politiques

Selon le président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, les autorités ont annoncé la libération prochaine de cent-cinquante prisonniers « pro-Gbagbo ». L’information fut délivrée au sortir d’une rencontre avec les autorités.

Si les 150 sont effectivement tous libérés, nous en serons très heureux, c’est une victoire de la mobilisation, mais n’oublions pas les 650 autres restant en détention.
Et soyons vigilants, puisque, au même moment, deux autre personnes ont été incarcérées pour des raisons politiques, après avoir passé une douzaine de jours en détention extrajudiciaire.

 

Le 31 mai à Paris Réunion publique de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Le 31 mai, jour de l’anniversaire de Laurent Gbagbo qui aura 69 ans, l’Association des Amis de Laurent GBAGBO tient sa première réunion publique.

Laurent Gbagbo

Communiqué de presse

LANCEMENT OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE LAURENT GBAGBO

Paris, le 21 mai 2014

Le samedi 31 mai nous avons le plaisir de vous convier au lancement officiel de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO. Cette association a pour but de regrouper tous ceux qui veulent agir en faveur de la libération et de la réhabilitation de Laurent Gbagbo.

Date : Samedi 31 mai 2014, de 14 h à 18 h
Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11e

A cette occasion, la parole sera donnée à des personnalités qui connaissent depuis longtemps Laurent Gbagbo et qui feront partager leur vision personnelle de l’homme, l’intellectuel, le dirigeant politique, le panafricaniste.

Raphaël DAGBO, président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO
Contact : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com

Alerte emprisonnements politiques

Abidjan, 21 mai 2014 : emprisonnement à la MACA de M. Kibio Djiro Fernand et de M. Krou Aka Simon Daniel, enlevés tous deux le 9 mai 2014.
Source : Blog de Alain Doh Bi, 21 mai 2014

 

La Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire appelle à la mobilisation

Vie chère, déguerpissements illégaux… : la coalition des indignés occupe “Washington” Jeudi

La Coalition des indignés de Côte d’Ivoire reprend son combat contre la vie chère, l’injustice sociale et les graves violations des droits des ivoiriens. Une grande manifestation de cette Coalition aura lieu jeudi à “Washington”, un bidonville d’Abidjan.

C’est Samba David, le président de cette Coalition, qui l’a annoncée hier au cours d’une conférence de presse à Koumassi. « Cela fait un an que nous demandons le dialogue social. Un dialogue pour notre survie collective et notre dignité. Hélas, la seule réponse que nous avons est celle de la violence d’Etat, de la violence répressive, une violence inutile et improductive. Le danger social guette notre pays. La bombe sociale est chargée et prête à exploser. C’est pourquoi, nous voulons interpeller l’Etat en appelant tous les ivoiriens à une journée de l’indignation jeudi à 10h au quartier Washington. Une journée pour exprimer notre désir de vivre en paix et dans des conditions sociales dignes d’un être humain ! », a-t-il indiqué. Samba David a marqué sa solidarité à l’endroit des tenanciers de maquis et restaurants ainsi que des vendeuses qui croupissent, selon lui, sous le poids des taxes municipales. Il a également marqué son soutien total aux commerçants grossistes et importateurs, victimes de taxes exorbitantes. Non sans relever l’augmentation des denrées alimentaires de première nécessité. Il a enfin manifesté sa solidarité à l’endroit des 450 familles déguerpies de “Washington” et des 41 familles de la cité Ran de Marcory chassés des lieux par le régime Ouattara.

(Source : Notre Voie)
In : Telediaspora.net, 20 mai 2014

Relire aussi :
Les Indignés de Côte d’Ivoire matraqués devant l’Ambassade de France

Lire et voir 2014-05

Prétendues manoeuvres de Gbagbo pour se maintenir au pouvoir : un politologue détruit les thèses de Bensouda. Arsène Dogba. In : Notre Voix, 20 mai 2014.
Autre source : Lecridabidjan.net, 21 mai 2014
« Le président Laurent Gbagbo avait-il échafaudé une politique visant à se maintenir au pouvoir comme le prétend Fatou Bensouda ? Dans ce texte, le politologue ivoirien, Arsène Dogba, démonte avec force arguments vérifiables, cette thèse du procureur de la Cour pénale internationale (Cpi). »

 

Le Pr Michel Galy, politologue français, prévient : La Côte d’Ivoire vers le syndrome centrafricain. Contribution de Michel Galy. In : Ivoirebusiness.net, 19 mai 2014.
http://ivoirebusiness.net/?q=comment/87283

 

Interviews des anciens ministres Assoa Adou et Ahoua Don Mello sur la situation des Ivoiriens en exil et sur le complot électoral de 2010 ayant abouti au renversement par la force et à l’emprisonnement de Laurent Gbagbo, le véritable vainqueur des élections présidentielles.
Devoir de Vérité Actu : Interview des ex-Ministres Assoa ADOU et Ahoua Don mello. Canal3 Monde. [Vidéo, 26, 28 mn]
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=xfxCCvd2mMw

 

Laurent Gbagbo à la CPI, c’est la démocratie qu’on assassine. Par Bernard Houdin. 7 mai 2014. In :  Le blog de Bernard Houdin, 12 mai 2014.
http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-houdin/120514/laurent-gbagbo-la-cpi-c-est-la-democratie-qu-assassine

Extraits :
« Vers le 15 juin prochain la Chambre Préliminaire I de la Cour Pénale Internationale (CPI) devra rendre sa décision finale concernant l’Audience de Confirmation ou d’Infirmation des Charges que le Bureau du Procureur de ladite Cour tente de faire peser sur le président Laurent Gbagbo.
Ainsi, plus de trois ans après son arrestation dans des conditions de violence exorbitantes du Droit international le plus élémentaire, plus de trente mois après son transfert à La Haye, le président Laurent Gbagbo est maintenu en détention au motif principal que le Bureau du Procureur de la CPI peine de plus en plus visiblement à étayer la moindre culpabilité contre lui. »
(…)
« Ainsi, en février 2007, lors d’un entretien avec un général ayant exercé des hautes responsabilités dans l’opération militaire française Licorne en Côte d’Ivoire, celui-ci m’avait déclaré textuellement :  » Nous savons qu’en Côte d’Ivoire c’est Gbagbo qui a le soutien de la population mais ON lui a tellement savonné (sic) la planche à l’international qu’il aura du mal à la remonter ! » La manœuvre contre Gbagbo vient de loin…
Il existe un adage en Côte d’Ivoire qui s’énonce ainsi : « si tu es l’ennemi de Gbagbo et que tu veux le rester, ne le rencontre jamais  ! »
L’acharnement politique et médiatique orchestré ces dernières années a « fabriqué » beaucoup d’ennemis au président Gbagbo, d’autant plus facilement que la profusion vertigineuse des canaux d’information évolue aujourd’hui en raison inverse du bon sens commun. (…) »

Abidjan : nouvel enlèvement par la DST

M. Kibio Djiro Fernand, Ingénieur informaticien à la Direction du Budget, a été enlevé le 9 mai 2014, aux environs de 6 h du matin par des hommes encagoulés qui l’ont conduit dans les locaux de la DST, la police politique ivoirienne.
(Source : Blog de Alain Doh Bi, 9 mai 2014)

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, dans un pays comptant plus de 800 prisonniers politiques, aucun citoyen n’est à l’abri d’un enlèvement suivi d’une détention extrajudiciaire. Les familles, autres victimes de ces pratiques récurrentes, attendent des nouvelles, multipliant en vain les démarches pour obtenir de rencontrer leur proche.

 

 

 

Dr Boga Sako Gervais, au nom de la FIDHOP, réagit face aux atteintes aux libertés publiques en Côte d’Ivoire

Déclaration de la FIDHOP relative à la convocation des responsables du FPI à la gendarmerie.

I- LE CONTEXTE :

Malgré le climat sociopolitique délétère qui règne dans le pays depuis le transfèrement à la CPI du Président Laurent GBAGBO, le 30 novembre 2011, aggravé par celui du Ministre Charles BLE GOUDE, le 31 mars dernier, le régime au pouvoir en Côte d’Ivoire, incapable d’associer toutes les forces vives de la nation au processus devant de faire aboutir la réconciliation nationale, condition à tout développement, a préféré se projeter précipitamment dans la perspective de l’élection présidentielle de 2015, en lançant son projet de Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH), en défiant quasiment le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui s’y opposait.
De son côté, jugeant ce projet inopportun et t[e]inté de visées électoralistes, le parti fondé par M. GBAGBO et que dirige M. Pascal AFFI N’GUESSAN a appelé ses militants et sympathisants, ainsi que tous ceux qui adhèrent à cette analyse, à boycotter cette opération de recensement.
Ainsi, constatant l’échec de son action sur le terrain, malgré les discours démagogiques de M. Albert TOIKEUSSE MABRI, Ministre d’Etat, du Plan et du Développement, le gouvernement Dunkan décida, au cours de son Conseil des Ministres du lundi 5 mai dernier de « prendre ses responsabilités ».
Et le soir du mercredi 7 mai, la FIDHOP apprendra que quatre hauts responsables du FPI, à savoir : MM. AFFI N’GUESSAN, Laurent AKOUN, Dr Richard KODJO et Mme Marie Odette LOROUGNON sont convoqués à la Brigade de Gendarmerie pour le 8 mai à 10H. Lors de leur audition, qui sera suivie de leur relaxe en début de soirée, une cinquantaine de personnes parmi les militants et sympathisants du FPI venus les soutenir, seront arrêtés et gardés à la préfecture de police d’Abidjan.

II- NOTRE ANALYSE :

1- La Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique (FIDHOP) constate que face à l’échec de sa politique hasardeuse, dont le projet inopportun du RGPH est une illustration, les dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire ont choisi d’user de l’intimidation et de la violence sur l’opposition, plutôt que de négocier avec elle. Cette méthode confirme bien le caractère dictatorial du régime au pouvoir.
2- La FIDHOP fait observer qu’aucune disposition de loi en Côte d’Ivoire n’oblige le citoyen à se faire recenser ; surtout lorsqu’il n’est pas rassuré quant à l’usage que le pouvoir pourrait faire de ses données personnelles. De même, aucun parti politique d’opposition n’est tenu de soutenir les projets de ceux qui gouvernent ; surtout lorsqu’il est convaincu que la politique menée est ouvertement ou subtilement conduite en sa défaveur.
3- La FIDHOP note enfin que de façon générale, sur bien des sujets, le régime au pouvoir en Côte d’Ivoire est en déphasage avec les besoins prioritaires des populations, comme le révèlent les projets de la naturalisation des étrangers, le foncier rural, la construction de ponts, l’armement…, et le recensement général des populations et de l’habitat.

III- NOS EXIGENCES :

1. La FIDHOP demande au régime ADO de renoncer définitivement aux méthodes abjectes et rétrogrades d’intimidation et de violence, et d’opter pour la Démocratie, qui se fonde sur le respect des Droits de l’Homme et des Libertés (d’opinion ou d’expression), et sur le Dialogue et la Tolérance.
2. La FIDHOP exige un recadrage immédiat des priorités des dirigeants actuels du pays, en privilégiant plutôt la Réconciliation nationale, laquelle passe par la libération de tous les prisonniers politiques, dont M. et Mme GBAGBO, et le retour sécurisé et assisté de tous les exilés.
3. La FIDHOP soutient qu’elle tient principalement M. Alassane OUATTARA et son allié M. BEDIE pour responsables de toutes ces dérives totalitaires qui pourraient à la longue conduire le pays dans le chaos.
4. La FIDHOP demande à la Communauté internationale de constater avec elle cette dictature en action et d’en interpeller très vigoureusement le régime d’Abidjan.
5. La FIDHOP invite enfin les partis politiques, la Société civile, les Ivoiriennes et les Ivoiriens à ne point se laisser distraire, ni impressionner, ni intimider par ce régime dictatorial, car il s’agit du combat pour la Liberté et l’Indépendance réelles de la Côte d’Ivoire.

Fait à Paris, le 9 mai 2014

Dr BOGA SAKO GERVAIS
Président-Fondateur de la FIDHOP

(Source : Civox, 9 mai 2014)

Lancement de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

COMMUNIQUE DE PRESSE

Lancement de l’association des amis de Laurent GBAGBO.

Le 4 mai à Paris, dans un huis clos composé de personnalités proches du Président Laurent GBAGBO, a été portée sur les fonts baptismaux l’association des amis de Laurent GBAGBO.

A l’initiative de Jacqueline CHAMOIS, mère de Michel GBAGBO, cette structure apolitique a pour vocation de réunir tous ceux qui de près ou de loin ont une proximité intellectuelle, morale, familiale ou affective avec l’ancien chef d’Etat ivoirien. Elle a pris corps dans un creuset de valeurs humanistes propres à l’homme Laurent GBAGBO.

Le 31 mai prochain, date anniversaire du Président Laurent GBAGBO, le bureau tiendra à Paris sa première grande réunion publique qui aura pour but d’exposer, aux futurs adhérents, à tout citoyen du monde qui se reconnaîtrait dans les principes de conduite et de jugement prônées par le Président Laurent GBAGBO, les motivations qui ont structuré son socle doctrinal, basé sur des convictions de justice, d’équité, et de respect de la dignité humaine.

Le bureau composé de son Président en la personne du Dr Raphaël DAGBO, enseignant chercheur, de son premier vice-Président Alain CAPPEAU Conseiller Spécial du Président Laurent GBAGBO, de Maître Habiba TOURE deuxième vice-Président, de Michel GBAGBO, docteur enseignant, troisième vice-Président, de Jacqueline CHAMOIS secrétaire générale, de Frank GNALY son trésorier, du Dr Claude Koudou son conseiller diplomatique, ainsi que de Célestine DABAH et de Georgette NEKALO, devra exposer une stratégie opérationnelle et un plan d’action qui auront pour but de fédérer, par devers le monde, une organisation diasporique structurée, pour peser dans le processus de libération et de réhabilitation du Président Laurent GBAGBO. Il s’agira de sensibiliser l’opinion internationale sur la nature illégale de sa détention et de lutter contre la désinformation visant à le maintenir en captivité, mais également contre toutes les formes de diabolisation d’un homme qui reste indiscutablement dans les mémoires comme un homme d’exception.

A ce bureau, première armature de l’association, sera rattaché un comité d’honneur qui sera composé de personnalités de tous bords et de toutes obédiences qui auront montré leur attachement sans faille, et ce par tous les temps, aux convictions du Président Laurent GBAGBO.

D’ores et déjà ceux et celles qui, de par le monde, souhaiteraient adhérer à cette association ou se porter candidat pour en être le relais national peuvent se manifester à l’adresse mail suivante : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com .

Pour le bureau

Le Président Raphaël DAGBO.

8 mai : répression à Abidjan

Mise à jour du 9 mai 2014 : remise en liberté dans la soirée du 8 mai des dirigeants du FPI, puis d’une vingtaine de militants et sympathisants venus les soutenir

Selon l’Agence APA :

« Le Président du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir), Pascal Affi N’guessan et ses 3 camarades de la direction, ont regagné leur domicile respectif, après 8h30mns d’audition, jeudi, à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire.
Convoqués par cette unité spécialisée de la gendarmerie ivoirienne, dans le cadre d’une « enquête judiciaire requise par le Procureur de la République », Affi N’guessan, Laurent Akoun (Secrétaire général) et les Vice-présidents Marie Odette Lohourougnon et Richard Kodjo, ont été entendus à la brigade de recherche de 10h15 à 18h45 (heure locale et GMT).
Après leur audition, les dirigeants du parti de Laurent Gbagbo ont « quitté les lieux à 19h30 pour regagner leur domicile » a indiqué à APA le Conseiller en communication du Président du FPI, Franck Anderson Kouassi, sans donner de détails sur l’audition. (…) »
(Source : Ivoirebusiness.net, 9 mai 2014)

Par Eric Lassale

« La vingtaine de militants et sympathisants du FPI, arrêtés jeudi matin pour être venus soutenir Affi N’guessan, Laurent Akoun, Odette Lorougnon, Richard Kodjo, lesquels étaient convoqués à la gendarmerie pour être arrêtés par le régime Ouattara, ont été libérés hier nuit vers 22h15mn, sur intervention du président du Front populaire ivoirien.
Le président du FPI et une direction du FPI se sont en effet rendus dès leur libération à la préfecture police d’Abidjan, pour exiger la libération de leurs militants et sympathisants. (…)
In : Ivoirebusiness.net, 9 mai 2014

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Le 8 mai 2014

Par Alain Doh Bi

ABIDJAN-Plateau, 8 mai 2014, 10 h 45 mn : des patriotes ayant accompagné les 4 leaders du FPI convoqué[s] par la brigade de Recherches chantaient l’Abidjanaise, l’Hymne National, lorsque Youssouf Kouyaté, Commandant du CCDO arriva et ordonna que les patriotes soient bastonnés et gazés. L’ordre fut exécuté par des bastonnades et des tirs de gaz lacrymogène sur les patriotes. plus d’une douzaine de patriotes arrêtés dont les cyberactivites Jean Chrésus, Woody Blé et Achille Gnaoré des Agoras et Parlement, et Dorothée et bien d’autres.

4 Leaders du FPI convoqués : les militants FPI bastonnés et gazés, 12 arrêtés

Retour sur les faits
Lu sur Lecridabidjan.net, 8 mai 2014 :

« Les ivoiriens sont invités à venir massivement demain dès 8h30 au Plateau pour accompagner leur[s] leader[s] à cette audition. Faites passer le message et soyons tous mobilisés. »Ce message, lancé hier dans les différents réseaux de communication des partisans proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a été entendu. En effet, dans la soirée d’hier mercredi 07 Mai, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, la vice-présidente du FPI, Marie-Odette Lorougnon, Richard Kodjo SG Adjoint du FPI ont été convoqués ce jeudi 8 mai 2014 à 10h au commandement supérieur de la gendarmerie section recherche dans la commune de Plateau.
Ce matin, autour de 10h, plusieurs petits groupes personnes se sont regroupés aux alentours de la cathédrale du plateau pour un meeting en direction de la brigade de recherche de la gendarmerie nationale. Nos correspondants sur place ont noté l’arrestation de plusieurs personnes venu[e]s protester contre l’audition de leurs leaders. (…)

Heure par heure
(Source : ResistanCIsrael, 8 mai 2014)
 » Des dizaines de militants de l’opposition arrêtés à Abidjan par le régime ivoirien.
Alors qu’ils étaient allés ce matin soutenir les responsables de leur parti convoqués par le régime d’Abidjan pour avoir lancé un mot d’ordre de boycott du recensement général de la population organisé par le régime Ouattara, des dizaines de militants du FPI, le parti de Laurent Gbagbo ont été interpellés ce matin à Abidjan.
Pour le moment, l’on dénombre une vingtaine d’interpellations. (…) »
Lire la suite de l’article

Le contexte
Le pouvoir en place a lancé une opération de recensement de la population alors que plusieurs dizaines de milliers d’Ivoiriens sont en exil et ne peuvent rentrer, leur vie étant menacée, ou/et leurs terres occupées illégalement.
Le Front Populaire Ivoirien a donc appelé au boycott de cette opération qui s’avère être un échec pour Alassane Ouattara.

 

Jeudi 8 mai 2014 : mobilisation à La Haye pour la libération du Président GBAGBO

Plusieurs lieux de départ sont prévus. Pour la France : départ à Paris Gare du Nord
Le mercredi 7 mai à 22 h précises.
Plus d’infos

Nouveau !

L’Assemblée Générale constitutive de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO s’est tenue à Paris ce dimanche 4 mai 2014.

« L’oeuvre intellectuelle et politique de Laurent GBAGBO s’est toujours inscrite dans le cadre de la lutte pour l’instauration de la démocratie et de la paix en Côte d’Ivoire ».
(Extrait des Statuts de l’Association).
Injustement incarcéré, Laurent Gbagbo doit retrouver la liberté !
Son oeuvre et son rôle doivent être reconnus à leur juste valeur !

Le samedi 31 mai 2014 aura lieu le lancement officiel de l’Association, suivi le lundi 2 juin d’une conférence de presse.