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Communiqué de presse de la Défense de Laurent GBAGBO

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Défense du Président Gbagbo prend acte de la décision de la majorité des Juges de la Chambre Préliminaire I de la Cour Pénale Internationale renvoyant en procès le Président Gbagbo sur la base des charges formulées par le Procureur dans son Document Contenant les Charges du 13 janvier 2014.

La Défense du Président Gbagbo prend note aussi avec intérêt de l’opinion dissidente du troisième Juge de la Chambre Préliminaire qui considère que le Procureur n’a pas présenté d’éléments suffisamment probants pour qu’un procès ait lieu dans ces conditions.

La Défense considère que la décision des Juges est une étape sur le chemin menant à la vérité. La vérité, c’est ce que demande le Président Gbagbo, pour l’Histoire et pour la Côte d’Ivoire. Pouvoir regarder la vérité en face est la première condition de la réconciliation nationale. Un procès sera l’occasion d’un débat sur les réelles raisons de la crise que connaît la Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002. Ce sera l’occasion de pointer les vraies responsabilités. Ce procès sera celui de ceux qui furent à l’origine de la destruction du pays.

Le processus judiciaire permet grâce au débat contradictoire de donner à voir la réalité historique. C’est pourquoi le Président Gbagbo, promoteur du multipartisme et de la démocratie en Côte d’Ivoire, sait avoir tout à gagner à un procès à l’issue duquel son
innocence sera reconnue.

La Défense du Président Gbagbo se joint aux appels des démocrates et des associations de défense des droits de l’Homme pour que le Procureur de la CPI mette en accusation dans les plus brefs délais ceux qui, en Côte d’Ivoire, sont, parmi les nouveaux dirigeants ivoiriens, suspectés de s’être rendus coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crime de génocide.

La lutte contre l’impunité est une nécessité. Il n’y a pas de réconciliation sans justice. Il n’y a pas de démocratie sans justice. La justice demande du courage, le courage d’examiner le passé sans faux-fuyant. Ce n’est qu’à ce prix que le pays sera à nouveau uni et que les conditions pour qu’existe une démocratie sereine, prospère et respectueuse des droits de l’Homme seront réunies.

Fait à La Haye, le 18 juin 2014

Emmanuel ALTIT
Avocat principal du Président Gbagbo

Agathe BAHI BAROAN
Avocat du Président Gbagbo

Contact :
Jennifer NAOURI
95, rue de Courcelles
75017 PARIS

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