Accueil » 2014 » juillet

Monthly Archives: juillet 2014

En Côte d’Ivoire, 228 prisonniers politiques sont portés disparus

Enquête réalisée par Armand Bohui
Notre Voie
– 17 juillet 2014

Dictature, violation des droits humains… : 228 prisonniers politiques portés disparus.
Le régime Ouattara et l’opposition, notamment le Fpi, sont à couteaux tirés à propos de 228 prisonniers politiques introuvables dans le fichier des détenus brandi par le gouvernement. Où sont-ils passés ? Sont-ils encore vivants ?

Notre enquête
228 prisonniers politiques, détenus par le régime Ouattara depuis 2011, sont introuvables. Initialement, ces personnes ont été enregistrées par le pouvoir et l’opposition, comme ayant été arrêtées par les Frci et autres forces armées parallèles pro-Ouattara, puis jetées dans les différentes prisons du pays. Mais ces 228 prisonniers politiques ont subitement disparu des fichiers de l’Etat. Le constat est apparu véritablement au grand jour, en juin dernier, suite aux contacts que l’opposition, notamment le Fpi, a eus avec le régime Ouattara, dans la perspective de la libération de la dernière vague de prisonniers politiques. Mais déjà, quelques parents ou épouses qui n’ont plus de contact avec leurs frères ou époux détenus (civils ou militaires) avaient tiré la sonnette d’alarme. «Nous n’avons pas de nouvelles de nos parents prisonniers. Nous sommes inquiets », affirmaient des personnes qui ont rendu visite à notre rédaction. Au regard des informations que nous avons recueillies, on peut dire qu’il y a de quoi être inquiet. (suite…)

Publicités

Albert BOURGI : « L’Afrique a constamment à l’esprit que Ouattara est arrivé dans les fourgons de l’armée coloniale française »

Interview du Pr. Albert Bourgi par EventNewsTv
Albert Bourgi dénonce la balade de Hollande à Abidjan. Eventnewtv Presse, 19 juillet 2014. [Vidéo, 24 mn]

Cécile CUKIERMAN, sénatrice communiste de la Loire, interpelle François HOLLANDE sur le cas de Michel GBAGBO et sur les Droits de l’homme en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire-PCF / Lettre de Cukierman à Hollande

La sénatrice communiste de la Loire, Cécile Cukierman, interpelle le chef de l’État sur la situation des droits et libertés en Côte d’Ivoire à la veille de sa visite à Abidjan.

Monsieur le Président,

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des droits et libertés en Côte d’Ivoire à la veille de votre départ dans ce pays.

Comment comprendre que Michel Gbagbo, ressortissant français vivant en Côte d’Ivoire, ayant également la nationalité ivoirienne, fils de l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, ait été à trois reprises empêché de quitter Abidjan pour se rendre à Paris ? Il était pourtant convoqué à chaque fois par Sabine Kheris, juge d’instruction en charge de sa plainte pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants, déposée à l’encontre de Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, et de ses Commandants de zones, anciens rebelles promus chefs militaires.

Or, aucune ordonnance d’interdiction de quitter le territoire, que seul le juge d’instruction ou la chambre d’accusation ont le pouvoir de produire, n’a été signifiée ni à Michel Gbagbo, ni à ses avocats.

Il est du devoir de la France que les droits de Michel Gbagbo soient respectés et qu’il puisse au plus vite répondre aux convocations de la justice française ou, à tout le moins, de contribuer à créer les conditions pour que le Juge d’Instruction se rende en Côte d’Ivoire en vue d’entendre tous les protagonistes de cette affaire.

Il m’apparaît également essentiel que la France soit vigilante sur la coopération judiciaire concernant toutes les autres affaires franco-ivoiriennes. Je fais référence à la disparition de Guy André Kieffer le 16 avril 2004 à Abidjan, à la mort par balles le 31 mars 2011 à Yamoussoukro du ressortissant français Philippe Rémond, aux assassinats de ressortissants français au Novotel à Abidjan en avril 2011 et au dossier du bombardement de Bouaké en 2004.

Plus largement, à l’instar de nombreux défenseurs des droits humains, je m’inquiète de l’arrestation et la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens depuis la venue au pouvoir d’Alassane Ouattara, de l’enlisement organisé des procédures judiciaires concernant la plupart d’entre eux, des tortures dont certains font ou ont fait l’objet, du non-respect des droits de la défense et des prisonniers ainsi que l’existence de lieux de détention illégaux.

La répression envers certains syndicats, des organisations de la société civile et certains partis politiques est également un élément inacceptable. Il serait sans doute souhaitable que vous puissiez aussi accorder votre attention à cette problématique.

Parallèlement à cela, d’autres protagonistes, partisans de l’actuel chef de l’Etat et soupçonnés de nombreux crimes depuis septembre 2002 jusqu’à aujourd’hui, ne sont pas inquiétés et sont même promus par lui aux plus hauts postes du pouvoir d’Etat.

La totalité de ces éléments confirme malheureusement une fois de plus une collusion entre pouvoir exécutif et judiciaire en Côte d’Ivoire et a pour conséquence une justice des vainqueurs qui ne peut que peser négativement sur le processus de réconciliation nationale et le retour de milliers d’exilés.

Sur l’ensemble des points soulevés la France s’honorerait d’exprimer lors de cette visite l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit et de la sécurité des populations en Côte d’Ivoire.

J’espère, Monsieur le Président, pouvoir compter sur vous à ce sujet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

In : Le Gri-gri international, 16 juillet 2014
(Surtitre de la Rédaction)

Pourquoi Michel GBAGBO a saisi la Justice française : entretien avec Maître Habiba TOURE

Par La Dépêche d’Abidjan, 16 juillet 2014

Entretien de Carole Attioumou-Serikpa avec Me Habiba Touré . [Vidéo, 32.40 mn]

 

Grégory Protche lit le Communiqué du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

Au Président François Hollande, le 14 juillet 2014

Le COMMUNIQUE lu par Grégory Protche

Parlons des prisonniers politiques de Côte d’Ivoire ! Lu par Grégory Protche

La tribune de Michel GALY « Parlons des prisonniers politiques de Côte d’Ivoire »
parue dans Marianne n° 899 du 11 au 17 juillet 2014, p. 45

Lue par Grégory PROTCHE, du Gri-Gri international (14 juillet 2014)

La Coordination du Pront Populaire Ivoirien en exil : analyse de la situation et propositions

COORDINATION FPI EN EXIL
DECLARATION RELATIVE A LA VISITE DE MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE EN COTE D’IVOIRE

Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants :

– La libération du Président Gbagbo ;

– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés ;

– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. (suite…)

Monsieur François Hollande, au nom des Droits de l’Homme, faites libérer les 750 prisonniers politiques de Côte d’Ivoire !

COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

 AU PRESIDENT FRANÇOIS HOLLANDE

AU NOM DES DROITS DE L’HOMME, FAITES LIBÉRER
LES 750 PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE !

MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

UN PAYS OÙ LES AUTORITÉS CENSÉES FAIRE RESPECTER L’ORDRE ET LA JUSTICE PRATIQUENT IMPUNÉMENT L’EMPRISONNEMENT POLITIQUE, LA MISE AU SECRET, LES MAUVAIS TRAITEMENTS ET LA TORTURE, PEUT-IL ÊTRE CONSIDÉRÉ PAR LA FRANCE, DONT VOUS ÊTES LE REPRÉSENTANT, COMME RESPECTUEUX DES DROITS DE L’HOMME ?
LES 750 DÉTENUS POLITIQUES DONT LA LISTE ET LES PHOTOS ONT ETE RÉVÉLÉES LE 20 MAI PAR DEUX PETITES ASSOCIATIONS IVOIRIENNES PEUVENT-ILS SELON VOUS CONTINUER À SUBIR UN TEL MARTYRE (TORTURES, MAUVAIS TRAITEMENTS, PROMISCUITÉ, MANQUE DE SOINS, NOURRITURE ABJECTE) ?
L’EXIL DE DIZAINES DE MILLIERS DE PERSONNES CHASSÉES DE LEURS TERRES, DE LEURS MAISONS, ET CRAIGNANT POUR LEUR VIE EST-IL UN SIGNE DE BONNE SANTÉ DÉMOCRATIQUE ?

DANS QUEL PAYS LIBRE INTERDIT-ON PENDANT PLUSIEURS ANNÉES À DES FAMILLES ENTIÈRES D’UTILISER L’ARGENT DÉPOSÉ SUR LEUR COMPTE ?

VOUS ÊTES INVITÉ AUJOURD’HUI, EN TANT QUE CHEF D’ETAT, DANS UN PAYS, LA CÔTE D’IVOIRE DONT LE RÉGIME A ÉTÉ INSTALLÉ DEPUIS ENVIRON 1200 JOURS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE, SOUS LES ORDRES DE NICOLAS SARKOZY. SOUMIS AUX BOMBARDEMENTS, LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO FUT RENVERSÉ PAR LA FORCE, ALASSANE OUATTARA REFUSANT DE RÉGLER LE LITIGE ÉLECTORAL DE LA PRÉSIDENTIELLE PAR LE RECOMPTAGE DES VOIX OU PAR TOUT AUTRE MOYEN PACIFIQUE DE RÉSOLUTION DES CONFLITS.

VOILÀ UN RÉGIME QUI PRATIQUE L’EXCLUSION D’UNE PARTIE DES CITOYENS SUR DES CRITÈRES ETHNIQUES ET POLITIQUES ; QUI PROTÈGE ET PROMEUT DES CRIMINELS DE GUERRE – SINON, COMMENT EXPLIQUER LA VOLONTÉ D’EMPÊCHER À TROIS REPRISES MICHEL GBAGBO, FRANCO-IVOIRIEN, DE VENIR TÉMOIGNER EN FRANCE SUR L’ENLÈVEMENT, LA SÉQUESTRATION ET LES MAUVAIS TRAITEMENTS DONT IL A ÉTÉ VICTIME DE LA PART DES HOMMES DE GUILLAUME SORO ET DES COM’ZONES ? – ; UN RÉGIME QUI N’A ENGAGÉ AUCUNE POURSUITE CONTRE LES AUTEURS DES CRIMES DE MASSE COMMIS PAR SES PROPRES SOUTIENS DANS LA RÉGION DE DUÉKOUÉ EN MARS 2011 ET JUILLET 2012.

TOUT AU CONTRAIRE, IL IMPUTE À SON OPPOSITION TOUTES SORTES DE DÉLITS IMAGINAIRES AFIN DE LA « CRIMINALISER », LUI ATTRIBUE LES EXACTIONS DONT SES PROPRES PARTISANS SE SONT RENDUS COUPABLES ET PRATIQUE L’IMPUNITÉ LA PLUS TOTALE POUR LES AUTEURS DES GRAVES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ COMMIS PAR SES TROUPES.

DEPUIS TROIS ANS, ALASSANE OUATTARA PROMET INLASSABLEMENT UNE JUSTICE IMPARTIALE, LE DÉSARMEMENT DES DOZOS ET AUTRES MILICES, LE RETOUR À LA PAIX SOCIALE PAR LA RÉCONCILIATION… ENGAGEMENTS RESTÉS LETTRE MORTE, LE BUT ÉTANT DE NEUTRALISER TOUT CE QUI POURRAIT SE METTRE EN TRAVERS DE SON CHEMIN VERS L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2015.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, COMPTE TENU DE LA NATURE DES LIENS EXISTANT ENTRE LA FRANCE ET LA CÔTE D’IVOIRE, ÉCONOMIQUES, FINANCIERS, PRÉSENCE MILITAIRE À VOCATION SOUS-RÉGIONALE, NOTRE PAYS A LE POIDS SUFFISANT POUR EXIGER D’ALASSANE OUATTARA LA MISE EN OEUVRE DES CONDITIONS NÉCESSAIRES À LA TENUE D’ÉLECTIONS PACIFIÉES ET, D’UNE MANIÈRE GÉNÉRALE, À LA RESTAURATION D’UNE VÉRITABLE VIE DÉMOCRATIQUE, POUR LE BIEN DU PEUPLE IVOIRIEN :

LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES ;
LA LUMIERE SUR LES DISPARITIONS D’OPPOSANTS ;

L’EXPRESSION LIBRE DES PARTIS D’OPPOSITION ;
LA CRÉATION DES CONDITIONS PERMETTANT LE RETOUR SUR LEURS TERRES ET EN TOUTE SÉCURITÉ DES EXILÉS ;
LA RESTITUTION À CHAQUE IVOIRIEN DE SES BIENS ET DE L’ACCÈS À SES COMPTES.

 

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

PARIS, LE 14 JUILLET 2014

Plainte de Michel GBAGBO contre Guillaume SORO : le régime ivoirien refuse de coopérer avec la Justice française

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

PARIS, le 9 juillet 2014 – Dans le cadre de la plainte pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants, portée par Michel GBAGBO en France, la Justice française est confrontée à un manque de coopération de la part des autorités ivoiriennes.

A cet égard, il convient de rappeler que le Juge d’Instruction avait adressé plusieurs convocations pour entendre Michel GBAGBO, mais que ce dernier ne put les honorer dans la mesure où il en a été empêché par le pouvoir ivoirien.

Ce jour, il est de nouveau convoqué par le Juge d’Instruction pour être entendu à son Cabinet d’instruction à PARIS.

Malheureusement, Michel GBAGBO est encore mis dans l’impossibilité de répondre à cette convocation.

Les autorités ivoiriennes doivent sortir de cette situation de non droit, en permettant à Michel GBAGBO de répondre à la convocation du Juge d’instruction, ou en permettant au Juge d’Instruction de se rendre en Côte d’Ivoire pour entendre tous les protagonistes de cette affaire.

Il est donc attiré l’attention du Président François HOLLANDE sur la nécessité de rester vigilant sur la coopération judiciaire pour toutes les affaires franco-ivoiriennes sans aucune distinction. Il ne saurait y avoir de bonnes ou de mauvaises victimes, mais uniquement des victimes qui ont droit à ce que la justice se fasse de façon impartiale et équitable.

En tout état de cause, Michel GBAGBO se réserve le droit de saisir la justice pour dénoncer les empêchements dont il a été victime et qui ne sont animés que par la volonté de laisser certains dans l’impunité.

Maître Habiba TOURE

Avocat de Michel GBAGBO

Lire et voir 2014-07

Côte d’Ivoire : vous connaîtrez la vérité… Marc Micaël. In : Le blog de Marc Micaël, 2 juillet 2014.
http://afriquemergente.ivoire-blog.com/archive/2014/07/02/cote-d-ivoire-vous-connaitrez-la-verite-447288.html

Extrait :
« Laurent Gbagbo incarne en Côte d’Ivoire, une idéologie politique qui a besoin de s’exprimer dans un cadre démocratique sain et libre. Or, l’on sait que la démocratie a pour principes la liberté, la pluralité d’expressions et d’opinions politiques. Dans ce cas, Laurent Gbagbo en prison, c’est effectivement une grande partie des ivoiriens qui se sentent victimes d’une injustice flagrante ; ce sont des ivoiriens bâillonnés dans leur élan de… vivre leur rêve. »


Conférence en Scandinavie [organisée par la Représentation FPI] en faveur du Président Laurent Gbagbo. Part. 1
.[Stockholm, 28 juin 2014]. Radio TV LAVDC, 3 juillet 2014. [Vidéo, 53.61 mn]
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=3_pjQxJqPJI

Invitées :
Clotilde OHOUOCHI, ancienne M
inistre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale, puis Conseillère spéciale auprès du Président Laurent GBAGBO ;
Jacqueline CHAMOIS
Parmi les thèmes abordés :
La personnalité de Laurent GBAGBO / le panafricanisme dans sa politique / quelles perspectives après la « confirmation des charges » par la CPI ?
A noter :
Afin que les lecteurs ne soient pas induits en erreur par certains éléments du texte accompagnant la vidéo, Jacqueline Chamois apporte les précisions suivantes :
– Sa fonction dans l’Association des Amis de Laurent GBAGBO n’est pas celle de Présidente, mais celle de Secrétaire Générale.
Les Amis de Laurent GBAGBO sont une association Loi de 1901, non une fondation.

Partie 2 de la Conférence : les interviews
Conférence en Suède [organisée par la Représentation FPI] en faveur du Président Laurent Gbagbo
. Part. 2. [Stockholm, 28 juin 2014]. Radio TV LAVDC, 3 juillet 2014. [Vidéo, 41.48 mn]
http://www.youtube.com/watch?v=3kNfYX6u9Pw

 

PCF : Déstabilisation et crise ivoirienne, toutes les responsabilités doivent être établies

Parti Communiste Français

COMMUNIQUE DE PRESSE

Déstabilisation et crise ivoirienne, toutes les responsabilités doivent être établies

Le PCF prend acte de la décision de la Cours pénale internationale (CPI) de confirmer les charges retenues contre Laurent Gbagbo après plus de trois ans de détention et de procédures judiciaires en Côte d’Ivoire et aux Pays-Bas. Cette décision a été prise par deux juges sur trois, la magistrate Christine Van den Wyngaert ayant estimé que les preuves restaient insuffisantes. Espérons que le procès permettra de faire cheminer la vérité sur les diverses responsabilités dans la déstabilisation et les violences qui ont entaché la Côte d’Ivoire depuis de longues années.

Il est plus que temps que la CPI s’intéresse également au rôle des dirigeants actuellement au pouvoir en Côte d’Ivoire – dont Alassane Ouattara, Guillaume Soro et les « comzones » (commandants de zones, anciens chefs rebelles) – ainsi que des acteurs internationaux, dont la France et certains pays voisins de la Côte d’Ivoire, tout comme aux violations des droits humains commises depuis septembre 2002 dont le tristement célèbre massacre de Duékoué de mars 2011.

Ne pas le faire maintenant contribuerait à une justice des vainqueurs semblable à celle en cours en Côte d’Ivoire.

Le PCF rappelle concernant la Côte d’Ivoire que ses parlementaires ont déposé une demande de commission d’enquête parlementaire quant aux responsabilités des tenants des pouvoirs français dans cette crise.

Il serait également souhaitable que dans ce conflit comme dans d’autres la question du rôle des multinationales soit clairement posée. Certaines d’entre elles apparaissent en Côte d’Ivoire, comme en RDC et au Liberia par exemple, parmi les principaux facteurs de déclenchement et de perpétuation des guerres et des coups de force ayant des conséquences désastreuses du point de vue des droits de l’Homme.

Le gouvernement français devrait en ce qui concerne la Côte d’Ivoire agir auprès du Conseil de Sécurité en faveur de la mise en place d’un groupe d’experts chargé d’enquêter sur ce phénomène comme notre pays l’avait fait au début des années 2000 pour la RDC et le Liberia.

Plus largement il faudrait agir auprès de l’ONU, comme le propose le PCF depuis l’année 2003, pour la mise en place d’une commission d’enquête internationale qui établira le rôle et les responsabilités éventuels de tous les acteurs, dont les multinationales, dans la déstabilisation des États et le déclenchement des conflits en Afrique et ailleurs, ces 40 dernières années.

La prise en compte effective des éléments qui ressortiraient d’une telle commission d’enquête nécessiterait sans doute une réforme démocratique et progressiste du droit international – et notamment des textes fondateurs de la CPI – à défaut de laquelle les institutions dans lesquelles il s’incarne se discréditeront chaque jour davantage. Au plan international, il ne doit y avoir ni absence de justice, ni justice des vainqueurs.

Le Parti Communiste Français, le 13 juin 2014

………………..
PCF: Destabilization and Ivorian crisis, all responsibilities should be established

The PCF acknowledges the decision of the International Criminal Courts (ICC) confirmed charges against Laurent Gbagbo after more than three years in prison and judicial proceedings in Côte d’Ivoire and the Netherlands. This decision was made by two judges out of three, Christine Van den Wyngaert magistrate who found that the evidence remained insufficient. Hopefully the trial will walk to the truth about the various responsibilities in the destabilization and violence that marred the Ivory Coast for many years. (suite…)

La vérité sur la visite d’Hamed Bakayoko en France

Par l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Le 30 juin 2014,

Manifeste,
pour l’exigence d’une vérité

Destinataires :
M. François HOLLANDE,
M. Manuel VALLS,
M. Bernard CAZENEUVE,
M. Jean Yves Le DRIAN,
Mme Anne HIDALGO,
M. Alain JUPPE,
M. Jean-Claude GAUDIN,
M. Alain ROUSSET.

Madame, Messieurs,

Vous allez vous apprêter à accueillir dans les ors de la République Hamed BAKAYOKO, lui rendre honneurs, hommages et distinctions ! Mais à quels titres ?

Sachez qu’en procédant ainsi vous allez cautionner un régime totalitaire qui a déposé, en avril 2011, l’Etat de droit démocratique installé par le Président Laurent GBAGBO, et qu’à cet égard, vous allez légitimer tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’omerta la plus totale : un régime liberticide qui massacre, qui viole, qui pille, qui torture, qui pratique un népotisme éhonté, un rattrapage ethnique médiéval, le bradage des ressources primaires de Côte d’Ivoire, les détentions arbitraires, les emprisonnements politiques, les promotions d’analphabètes rebelles aux plus hautes fonctions dans l’administration ivoirienne.

Sachez qu’il n’existe en Côte d’Ivoire aucune normalisation de la vie politique, sociale ou sécuritaire, bien au contraire, qu’il n’y aura pas d’élections présidentielles en 2015, et qu’à trop vouloir, par clientélisme et obséquiosité, flirter avec la ligne rouge on finit par avaler des couleuvres qui tôt ou tard vont entraîner la classe politique française dans une déchéance abyssale.

Souvenons-nous, Monsieur Hollande, quand vous nous promettiez de ne pas faire comme Sarkozy « … le tutoiement des chefs d’Etat africains … ». Pour ce changement de ton, certains d’entre nous ont voté pour vous. Pour que depuis le début de votre mandat, vous nous répondiez ensuite, par chacun de vos actes sur l’Afrique, comme Jacques Chirac, que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. En fait, sur les droits de l’homme et le pluralisme politique, vous nous démontrez que tout cela ne compte pas. Seuls comptent le commerce et les intérêts. Vous blanchissez à ce titre l’un des plus grands sanguinaires de l’Humanité, en recevant Hamed Bakayoko.

Quand vous aurez reçu Monsieur BAKAYOKO au son des trompettes de la République, seuls face à votre conscience, peut-être allez-vous vous poser la question de savoir pourquoi le peuple de Côte d’Ivoire décharné, ne pleure plus que des larmes sèches.

Toute notre solidarité avec le peuple de Côte d’Ivoire !

La plainte déposée par Michel GBAGBO contre Guillaume SORO : le communiqué de presse de Maître Habiba TOURE

COMMUNIQUE DE PRESSE

PARIS, le 1er Juillet 2014 – Le Président François HOLLANDE s’apprête à se rendre en visite officielle en Côte d’Ivoire. Dans le même temps, un français du nom de Michel GBAGBO, fils du Président Laurent GBAGBO, est empêché par des menaces, contraintes et séquestration de se rendre en France.

Le 9 Juillet 2014, Michel GBAGBO devra de nouveau répondre à la convocation d’un Juge français.

Cette convocation intervient à la suite de la plainte qu’il a déposée à l’encontre de Monsieur Guillaume SORO et des Commandants de zones, pour des faits d’enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants.

Il convient de rappeler que Michel GBAGBO a déjà été empêché, à deux reprises, de se rendre en France pour répondre à la même convocation du Juge d’Instruction.

Ces empêchements sont d’autant plus scandaleux que Michel GBAGBO ne fait l’objet d’aucune interdiction de quitter le territoire ivoirien, comme l’a confirmé récemment la Chambre d’Accusation ivoirienne en se déclarant incompétente pour statuer sur une quelconque autorisation de sortie, la mise en liberté provisoire de Michel GBAGBO n’étant assortie d’aucune condition.

Michel GBAGBO a par ailleurs été victime de menaces et d’intimidations téléphoniques par des proches du pouvoir ivoirien, et ce aux fins de le dissuader de répondre favorablement aux convocations judiciaires en France.

Pire, son passeport français a été illégalement confisqué par le Procureur de la République afin de l’empêcher de répondre à toute convocation de la Justice française.

Un Etat de droit nécessite le respect des droits les plus élémentaires de tous sans distinction aucune.

Nous demandons donc au Président François HOLLANDE d’être vigilant quant au respect des droits fondamentaux des français même à l’Etranger, et en particulier de son concitoyen Michel GBAGBO, qui est l’une des victimes de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, et dont le calvaire se poursuit du seul fait de son patronyme.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Michel GBAGBO