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Monthly Archives: août 2014

Des nouvelles de Charles BLE GOUDE en prison à La Haye

CONFERENCE DE PRESSE DU DR PATRICE SARAKA, 2ème Vice-Président chargé de la diaspora et des représentations extérieures du COJEP, porte-parole du Ministre Charles Blé Goudé

Comme vous le savez, le Ministre Charles Blé Goudé a été transféré à La Haye et détenu à la prison de Scheveningen [rectifié par la Rédaction] depuis le 23 Mars 2014.

Durant ses quatorze (14) mois de détention extra-judiciaire en Côte-d’Ivoire, suite à son extradition du Ghana où il a été arrêté le 17 Janvier 2013, jusqu’à ce transfèrement, il n’a eu droit à aucune visite de son propre gré.
Aucun membre de sa famille biologique, aucun de ses camarades du COJEP, sa famille idéologique, encore moins le Médecin particulier que je suis ainsi que ses amis et connaissances, tous soucieux et préoccupés par sa situation, n’avaient jusque-là aucune nouvelle de lui.

Le Président Blé Goudé étant pour moi à la fois un ami, un patient et un camarade de lutte, il ne se passait presque pas de jour sans que des gens m’interpellent ou m’interroge[nt] à son sujet.

Il fallait donc que je cherche à le voir, non seulement en ces différentes qualités mais aussi et surtout par solidarité, par devoir et par humanisme, pour prendre de ses nouvelles, m’assurer de son état de santé physique, moral et psychologique afin de rassurer ses familles biologique et politique ainsi que ses amis et connaissances. Voici les motivations et raisons principales de mon récent déplacement en Europe. (suite…)

Coordination des actions pour la libération de Laurent GBAGBO : interview de Marthe AMON AGO

Marthe AMON AGO, la nouvelle Vice-Présidente chargée par le FPI de coordonner les actions pour la libération du Président Laurent GBAGBO a répondu aux questions du journal ivoirien Le Temps.

Le Temps – Pensez-vous qu’il était nécessaire pour le FPI de créer une Vice Présidence en charge de la coordination des actions pour la libération du Président Laurent GBAGBO ?

Amon Ago Marthe : Oui ! Parce qu’il importe que les différentes organisations qui luttent pour la libération du Président Laurent GBAGBO fédèrent leurs actions. Comme symbole, je vous donne l’image de la brindille de balai et du balai constitué de plusieurs brindilles. Si une brindille de balai toute seule ne peut faire tomber un verre à boire posé sur une table ou posé au sol, par contre, plusieurs brindilles assemblées devenues un balai peuvent faire aisément basculer le verre. Par conséquent, ce qui est à saluer, c’est l’initiative de la création de cette coordination prise par le FPI, parti politique fondé par le camarade Laurent GBAGBO lui-même et qu’il a dirigé jusqu’en octobre 2000. Non seulement le FPI doit être en première ligne du combat pour la libération de Laurent GBAGBO, mais il a aussi le devoir d’en coordonner toutes les actions.

Le Temps Comment comptez-vous faire libérer le Président Laurent GBAGBO, alors qu’il s’agit d’une affaire judiciaire aux mains de la CPI ?

AAM : Penser que l’affaire Laurent GBAGBO est purement judiciaire est une méprise grave. (suite…)

Au FPI, des responsables seront désormais chargés de coordonner les actions menées pour la libération de Laurent GBAGBO et des autres prisonniers politiques

Marthe AGO AMON est nommée Vice-Présidente chargée de la coordination des actions pour la libération de Laurent GBAGBO.
http://www.ladepechedabidjan.info/Actions-pour-la-liberation-de-Laurent-Gbagbo-Qui-est-Marthe-Ago-Amon_a18484.html

– Par la voix de Michel GBAGBO, nommé Secrétaire national chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques, le FPI, dans un communiqué de presse en date du 18 août 2014, demande l’élargissement de tous les prisonniers détenus suite à la crise postélectorale, comme condition indispensable à la reconstruction du pays.
http://www.ladepechedabidjan.info/Situation-politique-Le-Fpi-exige-la-liberation-de-tous-les-prisonniers-politiques_a18488.html

 

 

L’Alliance des Forces Démocratiques de Côte d’Ivoire rencontre le Président du PDCI

Lundi 11 août 2014 à Daoukro, une délégation de l’Alliance conduite par le Président du Front Populaire Ivoirien Pascal Affi N’Guessan fut reçue par Henri Konan Bédié, Président du PDCI, parti allié au RDR d’Alassane Ouattara au sein du RHDP.

Compte rendu par Anderson Diédri, envoyé spécial à Daoukro :

C’est peu après 11 heures que la délégation de l’Alliance composée d’Affi N’Guessan, Aka Ahizi, Boni Claverie, Tia Monnet, Sam l’Africain, Amani N’Guessan, Kouakou Kra, Franck Anderson Kouassi… arrive à la résidence du président du Pdci à Daoukro. Ils sont reçus d’abord dans la salle d’attente par Bédié qui était très détendu et souriant. Après les salutations, il reçoit ses hôtes dans une salle de réunion. Les discussions qui ont débuté à 11 heures 26 s’achèvent à 12 heures 22. Au sortir de cette rencontre, le président du Fpi, par ailleurs président de l’Alliance a donné la teneur des échanges.
Affi N’Guessan dit avoir expliqué à Bédié la nécessité que la présidence de la Commission électorale indépendante (CEI) soit confiée à l’opposition parce que c’est ce qui serait dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Il a donc sollicité lors de ces négociations l’adhésion du Pdci à ce consensus dans la composition du bureau de la CEI. «Nous avons pu obtenir avec le gouvernement le principe d’une CEI consensuelle. Mais ce n’est que le principe. Et c’est donc sur la base de ce principe que nous avons désigné nos représentants en espérant que ce principe va se concrétiser par un bureau effectivement consensuel parce que notre objectif, c’est un bureau consensuel. Et ce que nous avons posé comme acte n’est qu’un acte de bonne volonté, un acte pour manifester notre engagement. Mais notre présence à la CEI est conditionnée par la concrétisation du principe du consensus, et donc d’une CEI qui rassure tous les acteurs électoraux. Donc c’est la recherche de cette CEI qui rassure que nous avons rencontré le président Bédié», a expliqué Affi N’Guessan. «Nous avons déjà dit que la loi qui a été prise ne va pas dans le sens de nos attentes mais que cela peut être corrigé si les acteurs électoraux se mettent d’accord pour que le bureau de la commission électorale indépendante qui va être mis en place [soit] consensuel et que ce bureau garantisse la confiance de tous les acteurs, ce bureau permette à tous les acteurs de se sentir rassuré et à travers les acteurs électoraux, à toute la population ivoirienne de savoir que le pays engage ce processus électoral dans une perspective de paix et de stabilité. Car si nous ratons cette échéance, si nous ratons ce démarrage, nous croyons que la Côte d’Ivoire ne bascule à nouveau dans les violences et qu’elle ne s’enlise dans la violence. Or le pays a trop souffert (…). Nous considérons que c’est de notre responsabilité de tout mettre en oeuvre pour que cette avalanche d’affrontements, de morts, de souffrance, de pleurs, de destruction, prennent enfin fin avec les échéances électorales à venir», a-t-il fait remarquer.

Libération des prisonniers, retour des exilés au centre des discussions
Le président du Fpi a également évoqué avec Bédié, d’autres questions qui concernent la situation sociopolitique du pays, notamment le dialogue politique. Selon le président de l’Alliance, il faut une normalisation de la vie politique et institutionnelle le plus rapidement possible avec la libération des prisonniers, le retour des exilés, le dégel des avoirs, etc. En tout cas, Affi N’Guessan souhaite que cette persécution des pro-Gbagbo par le régime Ouattara prenne immédiatement fin. « Nous avons évoqué avec le président Bédié aussi toutes les autres questions qui touche[nt] à la situation politique et social[e] au niveau de la nation. Qu’il s’agisse du dialogue politique, qui à l’heure actuelle n’avance pas comme nous le souhaitons, puisque les problèmes qui se sont posés à la suite de l’élection de 2010 restent entier alors que nous ne sommes qu’à un [an] des futures élections générales. Nous pensons que le président Bédié peut nous avancer le dialogue politique, faire en sorte qu’à brève échéance il n’y ait aucun prisonnier politique en Côte d’Ivoire, et cela constitue une de nos préoccupations qu’à brève échéance, tous nos frères et soeurs qui ont été obligés de fuir le pays à cause des violences postélectorales, à cause des menaces sur leurs vies, rentrent en Côte d’Ivoire, qu’aucun citoyen n’ait ses avoirs ou son compte bancaire gelé ; trois ans de gel, nous considérons que c’est trop, c’est excessif et que cela ne se comprend pas à l’heure actuelle, surtout si l’on pense aider le pays à avancer. Il y a aussi la question de l’occupation des terres à l’ouest où beaucoup de nos parents se retrouvent étranger à l’heure actuelle dans leurs propres villages, ils n’ont pas accès à leurs plantations, qui sont pris en otage par des étrangers. Nous considérons que ce sont des questions qu’il faut régler si nous voulons que tous les réfugiés rentrent en Côte d’Ivoire, qu’ils retrouvent leurs biens… », a rappelé le président du Fpi. Non sans évoquer la question du rétablissement total de la sécurité dans le pays avec la réforme de l’Armée et la réintégration des forces régulières (police et gendarmerie) dans leur rôle régalien ainsi que toutes les questions qui bloquent la vie normale du pays.

La partie confidentielle des échanges
En réponse à ces préoccupations, Affi N’Guessan a indiqué que Bédié a pris bonne note. Il a expliqué que le président du Pdci a assuré que depuis le 15 juillet dernier, il a engagé une série d’entretiens avec le chef de l’Etat et que toutes ces préoccupations exprimées seront examinées dans ce cadre. A cet effet, d’ici le 15 septembre, a précisé Affi, Bédié a promis accorder une nouvelle audience à l’Alliance «pour nous faire part des conclusions de ces entretiens. Donc nous partons confiants parce que quand le président Bédié promet d’agir, il agit effectivement».
Le président du Fpi a également déclaré que deux ou trois autres sujets ont été abordés avec Bédié mais qu’il n’entendait pas les évoquer.

Source : Le Nouveau Courrier n° 1088, 12 août 2014
(Titre de la Rédaction)

Le transfert du Président GBAGBO à la CPI : « plus qu’un crime, une faute ! »

L’humiliation n’a qu’un temps

Par Bernard Houdin

Le 7 juin 1990, Nelson Mandela déclarait à la tribune de l’Assemblée Nationale française : «Le nom de la France évoque chez notre peuple les images vivantes d’une lutte couronnée de succès contre l’autocratie, pour la démocratie et la justice. »

Près d’un quart de siècle plus tard, alors que la figure emblématique du premier président postapartheid de l’Afrique du Sud continue de guider les pas de tous ceux qui, africains ou non, se reconnaissent dans sa lutte indomptable pour l’égalité des hommes et la souveraineté des peuples, quelle image évoque aujourd’hui la France pour des millions et des millions d’africains qui ne rêvent que de la victoire de la démocratie et de la justice sur l’autocratie ? (suite…)