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Monthly Archives: novembre 2014

Qui s’inquiète des disparitions et détentions arbitraires auxquelles se livre la DST ivoirienne ?

Il semblerait que tout puisse arriver en Côte d’Ivoire, sans que jamais nos médias toujours si bien informés ne cherchent à en savoir plus ni, a fortiori, à nous en dire plus !

Un ancien ministre, Moïse Lida Kouassi est arrêté le 24 octobre, pour quelle raison ?
Ange Clément Toh, athlète, lanceur de javelot, est enlevé le 10 octobre 2014 et détenu à la DST : pourquoi ? que sait-on de l’affaire ? est-il encore détenu ?
Raphaël Dogo, ancien Secrétaire d’Etat chargé des handicapés, mais aussi Président de la Fédération des associations des handicapés de Côte d’Ivoire, est aux mains de la DST depuis plusieurs jours.
Depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, la vie des citoyens de Côte d’Ivoire est tombée entre les mains d’une police politique dénommée DST qui enlève, séquestre, interroge pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines jusqu’à la comparution devant un juge qui prononce invariablement une inculpation pour atteinte à la sûreté de l’Etat ou pour un délit similaire.

Le 15 novembre, le jeune Assemien Martin est décédé de maladie à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan.

Il y a plus de 700 détenus politiques en Côte d’Ivoire !

Mise à jour du 29/11/2014 : Raphaël Dogo, après avoir passé plusieurs jours dans les locaux de la DST, vient d’être emprisonné à la MACA
Plus d’infos

Solidarité avec les familles des détenus politiques ivoiriens

Suite à l’appel lancé le 22 septembre 2014 par le Front Populaire Ivoirien pour venir en aide aux familles des détenus politiques, des kits scolaires comprenant des cahiers, des livres et autres fournitures indispensables ont été recueillis en faveur des enfants de détenus.
La cérémonie de remise des dons s’est déroulée le vendredi 21 novembre au siège provisoire du FPI à la Riviera Attoban (Abidjan).

Livres : nouvelle parution

« Laurent Gbagbo : la passion d’une espérance démocratique ». Raphaël Dagbo, préf. de Alain Cappeau. Paris : l’Harmattan, 2014

L’auteur, Raphaël DAGBO, est enseignant, chercheur et président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Livre R Dagbo Recto

Abidjan : décès d’un détenu politique de 21 ans

Assemien Martin est mort ce samedi 15 novembre 2014 à l’infirmerie de la MACA.
Après avoir été enlevé, détenu pendant une semaine par la DST, déplacé plusieurs fois, il est décédé suite à une maladie grave pour laquelle il n’a pas reçu à temps les soins adaptés.

S’informer :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2014/11/16/assemien-martin-un-detenu-politique-de-21ans-decede-ce-15nov-452892.html

http://www.lecridabidjan.net/le_camarade_detenu_politique_assemien_martin_est_decede_ce.html

 

 

Hommage au journaliste ivoirien Désiré Oué assassiné le 14 novembre 2013

Desire GnonsiohoueLE COMBAT CONTRE LA FALSIFICATION DE L’HISTOIRE CONTINUE : « Désiré OUE n’a pas été tué parce qu’il était Pro-GBAGBO. Désiré OUE a été tué par accident. » dixit Mamadou TOURE, Conseiller à la Jeunesse et aux Sports de OUATTARA.
« Une mort par balle, vous appelez ça un accident? »
« Oui par accident. Il a été victime d’un braquage qui a mal tourné. »
Il y a un an jour pour jour disparaissait le journaliste Désiré OUE abattu par des hommes en armes sous les yeux horrifiés de sa famille notamment de sa fille de 18 ans, de son bébé de 3 mois et de sa fiancée toutes trois ligotées et muselées depuis plusieurs heures en attendant son retour.
(…)
Source et dossier complet sur : Contrepoids, 14 nov. 2014

Voir aussi :
Pour que la lumière soit faite sur les assassinats de journalistes en Côte d’Ivoire

Nouvelles 2014-11-11

11 novembre 2014 : la CPI réitère ce jour son refus de mise en liberté provisoire du Président Gbagbo, après lui avoir interdit par une décision du 29 octobre de se rendre auprès de sa mère décédée, Gado Marguerite.
Texte de la décision (en anglais) :
Seventh decision on the review of Mr Laurent Gbagbo’s detention pursuant to Article 60(3) of the Statute

Constitution d’un « Réseau mondial des compagnons de Charles Blé Goudé pour les libertés »
Communiqué du 11 novembre 2014 :
http://presse.ivorian.net/informations/?p=14591

10 novembre 2014 : retour en Côte d’Ivoire de six cadres du Front Populaire Ivoirien en exil à l’étranger.
Désiré Porquet, Williams Attéby, Nado Clément, Siaba Hervé, Atsé Yapo Benjamin et Lia Douayoua ont regagné Abidjan où Désiré Porquet a plaidé avec force la cause de tous les réfugiés logés dans des camps, demandant qu’on ne les oublie pas.

31 octobre 2014 : dépôt de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du Front Populaire Ivoirien.
Même éloigné des siens à La Haye, Laurent Gbagbo veut rester au coeur de la vie politique pour continuer à servir son pays et ses idéaux. Après la publication d’un livre d’entretiens avec François Mattéi (« Pour la vérité et la justice« ), Laurent Gbagbo se porte candidat à la présidence de son parti, le Front Populaire Ivoirien.

Alerte disparition : qu’est devenu l’athlète Ange Clément Toh ?

Vendredi 10 octobre 2014 à Yopougon (Abidjan) : des hommes armés se présentent en tant qu’agents de la DST au domicile du lanceur de disque Ange Clément Toh et l’emmènent pour interrogatoire.
Depuis cette date, sa famille n’a aucune nouvelle de lui.

Source : Blog de Alain Doh Bi, 5 nov. 2014

Le CRI-Panafricain rend visite aux prisonniers politiques de la maison d’arrêt et de correction de Toumodi

Par Christophe Djama

« Ce sont nos corps qui sont emprisonnés, mais nos esprits sont libres »
Le samedi 1er novembre 2014, une délégation du CRI-Panafricain avec à sa tête le fondateur M. Abel NAKI a rendu visite aux 9 prisonniers de la crise postélectorale détenus à la Maison d’Arrêt et de Correction de Toumodi. La délégation du CRI-Panafricain composée du président national Parfait Coulibaly, du secrétaire général Djama Christophe, du conseiller spécial Emmanuel Veh et de l’assistante du Président Angeline Naki est arrivée vers 16h devant le portail de la prison de Toumodi. Après les civilités et contrôles d’identités, la délégation a pu accéder à la cour de la prison.

Cette visite dans une prison à l’intérieur du pays répond au programme de visite aux prisonniers de la crise postélectorale établi par la direction du CRI-Panafricain. « Nous avons décidé de commencer nos visites aux prisonniers politiques à l’intérieur du pays car ce sont des endroits peu fréquentés par les organisations et formations politiques et la plus part du temps ces prisonniers sont oubliés et laissés pour compte » a expliqué le secrétaire général du CRI-Panafricain M. Christophe Djama.

Depuis plus de deux ans pour certains et un an pour d’autres, ils sont au nombre de 9 prisonniers politiques à la prison de Toumodi :

1 Lieutenant-colonel
3 Maréchales des logis (MDL)
1 Sergent-chef de police
1 Sergent de police
1 Pasteur
1 Entrepreneur
1 Civil

Ces Ivoiriens abandonnés de tous ont été très heureux de recevoir pour la première fois une organisation politique leur rendre visite. Leur joie a été grande de voir la délégation du CRI-Panafricain et de M. Abel NAKI dont ils avaient entendu parler depuis leur cellule de prison. Ils nous ont confié que leur moral était haut : « ce sont nos corps qui sont emprisonnés, mais nos esprits sont libres » nous a confié un des détenus avant de terminer par : « la première visite aux détenus politiques de Toumodi reste celle du CRI-Panafricain ». La délégation a été informée de la présence d’autres prisonniers politiques à : Séguéla-Man-Bondoukou-Bouaké-Dimbokro-Korhogo-Katiola-Bouna et Odienné.

Le président du CRI-Panafricain s’est entretenu avec les 9 détenus pendant environ 1h avant de leur faire des dons en vivres : 15 sacs de riz de 5kg, 240 sachets d’omo, 24 pots de javel, 40 morceaux de savon, 10kg de sucre, et 50 boites de sardine.

C’est à travers des paroles d’espoir, d’encouragement et plein[es] de sagesse du président Abel Naki, que la délégation a pris congé des prisonniers politiques en vue de regagner la capitale économique Abidjan à 17 h. La séparation fut douloureuse.

Fait à Abidjan le 1 Novembre 2014
Secrétaire General section Côte d’ivoire
Djama Christophe

In : Civox, 6 nov. 2014

La mobilisation a payé

David Samba, coordonnateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, et ses trois compagnons ont été remis en liberté cet après-midi.

PCF : Arrestation du responsable des Indignés de Côte d’Ivoire. Le régime Ouattara dans les pas de Compaoré

Samedi matin 1er novembre Samba David, coordonnateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, a été arrêté avec trois de ses amis, passé à tabac puis amené au commissariat par les forces armées ivoiriennes. Tout cela est arrivé alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole à un meeting prévu et autorisé par le maire de la commune de Yopougon, puis interdit à la dernière minute par le ministère de l’intérieur pour raison d’instabilité au Burkina-Faso voisin selon les responsables de la police présents.

Ces brutalités et arrestations arbitraires, notamment envers des acteurs politiques et du mouvement social, sont malheureusement monnaie courante en Côte d’Ivoire. Dans ce pays il y a des centaines de personnes en détention ou en liberté provisoire pour des raisons politiques.

Au vu du très important mouvement populaire et social en cours au Burkina Faso qui a fait chuter Blaise Compaoré et dans lequel le « Balai Citoyen » est pleinement partie prenante, l’arrestation du dirigeant des Indignés de Côte d’Ivoire prend un relief particulier.

Le pouvoir d’Alassane Ouattara doit immédiatement libérer Samba David et plus généralement tous les prisonniers d’opinion.

A l’heure où le peuple burkinabé tente de se débarrasser du joug des forces de la réaction, le pouvoir ivoirien serait bien inspiré de changer d’attitude et de politique au lieu de continuer de prendre des mesures liberticides et de servir de lieu de refuge à l’ancien autocrate et déstabilisateur d’Afrique de l’Ouest, Blaise Compaoré. La présence de ce dernier risque fort d’être perçu[e] en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso comme un facteur de déstabilisation pour les deux pays.

Parti Communiste Français
Secteur Relations internationales

In : PCF, 3 nov. 2014

Alerte répression en Côte d’Ivoire !

Une nouvelle fois : un meeting interdit à la dernière minute et des arrestations !

Le meeting de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire contre l’injustice et pour l’impunité prévu le 1er novembre 2014 à Yopougon fut d’abord autorisé, puis interdit : une méthode devenue habituelle pour semer la confusion et procéder à des arrestations « légales ».