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Les détenus politiques ivoiriens suspendent leur grève de la faim après la visite des émissaires Onusiens

Par Alain Doh Bi

ABIDJAN : Les détenus politiques ivoiriens en grève de la faim, depuis le 1er décembre 2014 pour réclamer leur libération, ont reçu la visite de Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane, Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU, le 25 décembre 2014 à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). La Représentante de BAN KI-MOON en Côte d’Ivoire était accompagnée lors de cette vite des spécialistes onusiens de Droits de l’Homme et de plusieurs Casques Bleus. Selon nos sources, Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane n’a pu retenir ses larmes quand elle a vu les détenus politiques grévistes extrêmement affaiblis couchés à même le sol et sur des nattes à la MACA.

Toujours selon les mêmes sources, Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane, Patronne de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), au vu des états critiques des détenus politiques grévistes de la faim, a échangé avec eux et « leur a demandé de suspendre leur mouvement de grève de la faim en leur promettant de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que leur requête soit entendue ».

Les détenus politiques grévistes de la faim, à l’issue des échanges avec l’émissaire onusienne, se sont concertés dans la soirée du 25 décembre 2014 et ont décidé de suspendre leur mouvement de grève de la faim au 25ème Jour, ont rapporté des détenus politiques grévistes à DeboutCiv.

Tous les yeux et oreilles sont donc rivés vers la Représentante Spéciale de BAN KI-MOON en Côte d’Ivoire, pour la suite de ce dossier bien plus politique que juridique.

Il faut noter que plus de 700 détenus politiques proGbagbo croupissent dans les goulags du régime Ouattara qui les accuse « d’atteinte alléguée à la sûreté de l’Etat » sans preuve avérée.

In : Blog de Alain Doh Bi, 27 déc. 2014

Au tribunal ce matin : Simone GBAGBO ovationnée par la salle

Abidjan, vendredi 26 décembre 2014 : arrivée de Simone GBAGBO au tribunal. Mise en ligne le 26 déc. 2014 par CitoyenTv. [Vidéo, 24 s.]

Communiqué du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens (19-12-2014)

GREVE DE LA FAIM A REPETITION A LA MAISON D’ARRET D’ABIDJAN

COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS
« EST-IL FOU ? VEUT-IL LES TUER TOUS ? SINON QU’IL LES LIBERE !!! »

 

APRES PLUS DE TROIS ANS SANS JUGEMENT, LES 700 PRISONNIERS POLITIQUES OTAGES DU REGIME OUATTARA DOIVENT ETRE LIBERES SANS DELAI !

SOUS LE TYRAN CEAUCESCU, L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE CLAMAIT SA LASSITUDE DE VOIR « 35 MILLIONS DE PERSONNES VIVANT DANS L’INCONSCIENT D’UN FOU » !!! EN EST-ON ENCORE LÀ EN CÔTE D’IVOIRE ???

BIEN DES TRAITS DU REGIME PARAISSENT EN EFFET PATHOLOGIQUES :

– UN DOUBLE LANGAGE SCHIZOPHRENE : LA GUERRE C’EST LA PAIX

– LE MASSACRE À PETIT FEU DE CENTAINES D’OPPOSANTS POLITIQUES, LES TORTURES OU LES CAMPS DE CONCENTRATION… C’EST LA RECONCILATION NATIONALE !

– LE DENI : LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE ETAIENT « EN RESIDENCE » ALORS QUE L’UN ETAIT MALTRAITE PAR LE CRIMINEL DE GUERRE FOFFIE, L’AUTRE PAR LE MINISTRE LOUBARD BAKAYOKO

– « IL N Y PAS DE PRISONNIERS POLITIQUES »… JUSTE 700 , CRIMINALISES DANS 30 CENTRES DE DETENTION OU INCARCERES DANS DES CAMPS MILITAIRES, A LA DST, DANS DES LIEUX SECRETS DE TORTURE…

– LA MANIPULATION DES MEDIAS ET LE DOUBLE LANGAGE : LES PRISONNIERS « VONT ETRE LIBERES » ET ON ATTEND TOUJOURS ! LES DIVERSIONS MEDIATIQUES SE COMBINENT AVEC UNE REPRESSION ACCRUE

LE COMITE DE DEFENSE DES PRISONNIERS POLITIQUES EXIGE :

– LA LIBERATION IMMEDIATE, L’ABANDON DES POURSUITES ET LA REHABILITATION DES 700 PRISONNIERS DU REGIME OUATTARA

– LE TRANSFERT DES 450 PRISONNIERS DE LA MACA , LA MAISON D’ARRET D’ABIDJAN, DANS DES CENTRES MEDICALISES SOUS CONTROLE INTERNATIONAL

– LA CREATION DUN FONDS SOUS ADMINISTRATION EXTERIEURE POUR VENIR EN AIDE AUX LIBERES ET A LEURS FAMILLES

EN OUTRE LE COMITE EXHORTE :

LES DIPLOMATES, MEDIAS ET ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME A FAIRE ENFIN LEUR TRAVAIL :

– MENER DES ENQUETES IMPARTIALES SUR LES MORTS CAUSEES PAR LES PARTISANS DE OUATTARA ET SORO DEPUIS 2002 AU NORD, DEPUIS AVRIL 2011 AU SUD, AINSI QUE SUR LES « DISPARUS », VICTIMES DU REGIME

– ETABLIR LES RESPONSABILITES DES BOURREAUX ET DES DONNEURS D’ORDRE

– TRADUIRE LES COUPABLES DEVANT LES COURS IVOIRIENNES ET AFRICAINES

– PUBLIER TOUS LES DOCUMENTS D’ENQUETE SUR LE GOULAG DU REGIME OUATTARA POUR FAVORISER CATHARSIS ET RECONCILATION APRES LE RETOUR DES EXILES ET DES DEPORTES DE LA HAYE

FAIT A PARIS le 19/12/2014
LE COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

Version PDF :
Grève de la faim à répétition à la Maison d’Arrêt d’Abidjan 20141219

Abidjan : les prisonniers grévistes de la faim en danger de mort

Selon les informations du journal Le Temps du 17 décembre 2014, les prisonniers évacués d’urgence à l’hôpital n’y reçoivent que des soins sommaires avant d’être ramenés, munis d’une ordonnance à leur charge ou à celle de leur famille, à la Maison d’Arrêt.

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Jeudi 18 décembre 2014 : 18e jour de grève de la faim des prisonniers politiques ivoiriens

Devant le martyre subi par les prisonniers politiques, Michel GBAGBO interpelle Alassane Ouattara

Le 1er décembre 2014, les prisonniers d’opinion, sans jugement depuis trois ans, ont entamé une nouvelle grève de la faim. Ils veulent être libérés ou jugés. M. Soro Guillaume nous dit : « Que le FPI entre au Gouvernement et les prisonniers seront libérés ! ». Je dénonce ce chantage !

Et je dénonce les violations systématiques des droits humains en Côte d’Ivoire. Le Gouvernement de M. Ouattara se rend en effet coupable de : tortures, détentions illégales, chantage, arrestations abusives sur la base de l’appartenance ethnique et/ou religieuse, occupation de domiciles, de plantations, utilisation de forces armées parallèles, etc. Cela doit cesser ! Les droits civiques sont suspendus en Côte d’Ivoire. De la part d’un ancien fonctionnaire du FMI, l’on attendait mieux !

Les prisonniers eux-mêmes sont traités comme du bétail. Pourquoi les punit-on pour leur ethnie ou leur religion ? Je dénonce les restrictions d’accès à la nourriture, l’absence de soins médicaux, la limitation des visites familiales, le blocage de leur salaire, l’absence de procédure judiciaire, les difficultés d’accès aux avocats, ainsi que les violences physiques et morales dont ils sont victimes.

Oui, la Côte d’Ivoire est devenue un vaste centre pénitentiaire où règnent la pauvreté et la barbarie. Jusqu’à quand ? Pour ma part, je ne changerai ni d’ethnie, ni de religion, ni de parti politique, quelles que soient les menaces de ce Gouvernement brutal qui agit sans aucun sens de l’Etat.

Déjà deux morts parmi les prisonniers, le 4 septembre 2014 ! Il s’agit de nos frères Abé Money et Yapi Kouassi Gosselin. Les circonstances de leur mort restent à ce jour à élucider. Un troisième décès, le 15 Novembre 2014, en la personne d’Assemien Martin, vient alourdir ce bilan. Qu’en dit le Procureur de la République, M. Adou Christophe, si prompt à déclamer sur le déploiement des ailes de la Justice ? L’enfermement abusif est-il devenu, avec la complicité de certains magistrats, un lent moyen d’assassinat des opposants supposés ?

A ce jour, 148 grévistes se trouvent en soins intensifs à l’infirmerie de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan). Quatre viennent de frôler la mort, dans des CHU après avoir été enchaînés comme des bêtes aux pieds des lits. Et d’avoir subi le refus de certains médecins de les soigner. La mauvaise politique de M. Ouattara a ainsi réussi à contaminer, comme une lèpre, même le milieu médical !

Le dossier des détenus d’opinion illustre la situation de déliquescence de l’Etat en Côte d’Ivoire depuis 2011 ! La prison et la Kalachnikov sont devenues les moyens de régulation d’un Gouvernement effrayé par le peuple et qui se raccroche à la terreur comme à une bouée de sauvetage ! Ce dossier nous concerne tous.

Devant l’immobilisme des autorités du moment, j’interpelle la communauté nationale et internationale : les atrocités et la violation systématique des droits élémentaires du citoyen en Côte d’Ivoire et l’incapacité de ce Gouvernement en manque de légitimité à assumer la sécurité pour tous pourraient constituer à terme une menace pour la paix en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

Et je demande aux forces vives de la nation ainsi qu’au FPI, de se mobiliser ! Pas de se prostituer, mais de se mobiliser en allant dans le sens de l’Histoire. Ce dossier doit constituer une priorité ! Le 5 Aout 2013, le Président du Front Populaire Ivoirien a été libéré provisoirement avec 13 autres cadres du parti. Les 481 détenus officiels estiment qu’ils ont aussi droit à la liberté provisoire ! A la liberté tout court !

Et j’appelle tous les candidats aux futures élections présidentielles à se prononcer clairement sur la question : Oui ou non vont-ils œuvrer avec nous à apporter la liberté aux Ivoiriens ? Quiconque ne veut pas travailler à ces libérations ne nous intéresse pas !

Je considère M. Alassane Ouattara comme responsable du sort de tous les enfants de Côte d’Ivoire victimes de ses turpitudes. Plutôt que d’être autiste, il devrait écouter un peuple qui souffre de misère et de maltraitances. Et je dénonce sa duplicité : ses promesses jamais tenues, sa gestion patrimonialiste des ressources publiques, sa mainmise sur la justice, la violence et la brutalité de ses méthodes feront de lui « la honte de sa génération » ! Il faut que tous les détenus d’opinion soient libérés et qu’un véritable projet de réconciliation soit mené pour sauver la Côte d’Ivoire, en y incluant les rebelles, ses alliés.

MICHEL K. GBAGBO

(Source : Le Nouveau Courrier du 18 déc. 2014, avec quelques corrections de la Rédaction ; titre de la Rédaction)

Requiem pour un héros : hommage à Norbert ZONGO

Hommage rendu par le Professeur Joseph Ki-Zerbo au journaliste burkinabé Norbert Zongo assassiné en 1998.
Vidéo mise en ligne le 24 sept. 2011 (4.28 mn).

Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Simone Gbagbo face à l’acharnement de la CPI

La  Cour Pénale Internationale semble vouloir accélérer les procédures engagées à l’encontre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Simone Gbagbo, au moment où le Front Populaire Ivoirien tient son 4e Congrès, avec l’annonce par Laurent Gbagbo de sa candidature à la présidence  du parti.
Après avoir, le 17 novembre 2014, fixé la date du procès de Laurent Gbagbo (le 7 juillet 2015), la CPI confirme le 11 décembre les charges à l’encontre de Charles Blé Goudé et, le même jour, exige des autorités ivoiriennes le transfèrement de Simone Gbagbo à La Haye.
Guidée par des impératifs poltiques, elle n’a que faire de l’absence de preuves de culpabilité.
Notons qu’il n’y a pas eu unanimité dans la décision de confirmation des charges à l’encontre de Charles Blé Goudé, la Juge Christine Van den Wyngaert ayant à nouveau exprimé son désaccord.

Vidéo de l’intervention de Charles Blé Goudé devant la CPI le 2 octobre 2014 :

 

Vendredi 12 décembre 2014 : 12e jour de grève de la faim des prisonniers politiques ivoiriens

ABIDJAN : Déclenchée depuis le 1 décembre 2014, la grève de la faim des détenus politiques ivoiriens pour «réclamer leur libération» a déjà provoqué plus de 150 hospitalisations de grévistes à l’infirmerie de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).

Au 12e Jour de ladite grève, nos sources à la MACA rapportent que quatre (04) prisonniers politiques grévistes ont été évacués l’après-midi du vendredi 12 décembre 2014 au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Yopougon et de Treichville.

Source : Blog de Alain Doh Bi, 12 déc. 2014

En savoir plus :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2014/12/12/12e-jour-de-greve-de-faim-des-detenus-politiques-ivoiriens-4-454019.html

Vendredi 5 décembre 2014 : 5e jour de grève de la faim des prisonniers politiques ivoiriens

Plusieurs prisonniers de la MACA emmenés à l’infirmerie.
Leurs épouses écrouées après un sit-in de protestation.
Plus d’infos

SOS Côte d’Ivoire : grève de la faim des détenus politiques

Mercredi 3 décembre 2014 : 3e jour de grève de la faim des prisonniers politiques ivoiriens

Nouvelles 2014-12-01

1er décembre 2014

Simone Gbagbo est transférée d’Odienné à Abidjan à l’insu de ses avocats. On ne connaît pas son nouveau lieu de détention.
Selon Le Nouveau Courrier du 2 décembre 2014, le général de Brigade Vagba Faussignaux qui a connu plusieurs lieux de détention différents aurait également été transféré à Abidjan.

Les prisonniers politiques de la MACA ainsi que leurs proches reprennent leur mouvement de grève de la faim, aucune des promesses faites par les autorités n’ayant été tenue.
Ils protestent contre la situation de non-droit dans laquelle ils sont maintenus et contre leurs conditions inhumaines de détention.
Voir :
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/11/reprise-de-la-greve-de-la-faim-des.html

Le Président Laurent Gbagbo a confirmé sa candidature à la présidence du Front Populaire Ivoirien dans une lettre en date du 25 novembre 2014 certifiée par notaire. En voici le texte (source principale : Notre Voie) :

Camarade Affi N’Guessan, Président du Front populaire ivoirien ;
Camarades membres du Comité de contrôle ;
Camarades membres du Comité central ;
Camarades membres des sections et des Comités de base ;
Camarades militants,

Depuis sa création en 1982, le Fpi a toujours été à la pointe du combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Ii ne pouvait être crédible et ne peut toujours être crédible dans son rôle d’avant-garde du peuple ivoirien que s’il est lui-même soumis à des règles démocratiques, strictement appliquées.
En tant que secrétaire Général puis Président du parti de 1988 à 2000, j’ai toujours scrupuleusement veillé à ce que la voix de chaque membre du parti puisse se faire entendre et à ce que la ligne arrêtée par les instances irigeantes reflète fidèlement les désirs des militants et des sympathisants. Le parti n’a de légitimité que s’il est l’expression vivante des aspirations du peuple ivoirien.
Aujourd’hui, il m’est demandé de me porter candidat à la présidence du parti. J’accepte de répondre favorablement à cette demande.
Je l’accepte parce que notre pays est en grand péril. Tout ce que nous avons construit tout au long des années depuis l’indépendance est menacé. Les institutions étatiques sont bafouées. L’État de droit n’est plus qu’une coquille vide. Les règles, la Loi sont volontairement ignorées. L’égoïsme individuel et communautaire a remplacé le sens de l’intérêt général.
Il faut donc un parti fort qui port qui porte haut le flambeau de la démocratie. Un parti qui par son action permettre de préserver l’essentiel de ce qui nous unit et donne à tous les ivoiriens un véritable espoir dans le futur du pays. Je crois que notre pays surmontera cette terrible épreuve qu’on lui impose. Je crois que la côte d’ivoire a un avenir. Je crois que cet avenir doit être écrit par tous, sans distinction d’origine, de religion ou d’opinion.
Pour porter cette espérance, pour permettre à notre pays de se reconstruire, il faut un parti qui incarne la réconciliation, qui transcende des clivages anciens. Ce parti, c’est le Fpi.
Ce parti doit être solide parce qu’il doit constituer une alternative crédible au règne de la force. Pour être solide, le parti doit être uni.
La Côte d’Ivoire a toujours eu besoin et a besoin d’un Fpi fort, rassemblé et uni.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé et que par conséquent il constituait un pôle de stabilité que la Côte d’Ivoire a pu en 1990, sans grand dommage, passer du parti unique au pluralisme politique.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu gérer, sans grand dommage, l’épreuve de la disparition d’Houphouët-Boigny, premier chef d’État de Côte d’Ivoire.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu passer outre, en évitant une crise terrible, les premiers arrestations massives de l’ère multi-partisane en février 1992 puis la crise du boycott actif en 1995.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu surmonter les effets néfastes du premier coup d’État de son Histoire, en décembre 1999.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu connaître la première alternative politique de son Histoire en 2000…

Chers Camarades, c’est cette solidité que nos adversaires ont voulu briser en nous menant une guerre physique pendant une décennie (septembre 2002-avril 2011).

C’est aussi parce le Fpi était uni et tous ses militants assemblés que le pays a pu échapper aux conséquences du traquenard que constituaient les accords de Marcoussis en janvier 2003.

C’est pour affaiblir le parti, le fragiliser, remettre en question son unité que nombreux sont aujourd’hui ceux qui sont pourchassés, persécutés, emprisonnés.

Le combat pour la démocratie et contre l’injustice, nous le menons, vous et moi, depuis près de 40 ans. Nous en avons payé le prix et nous continuons à en payer le prix. Nous sommes devenus les symboles de la lutte contre l’oppression, l’oppression coloniale mais aussi l’oppression de la violence, l’oppression des archaïsmes en tous genres qui sont autant de freins au développement de l’Afrique.

Aujourd’hui, il faut refaire l’unité du parti, il faut le rassembler, Il faut le remobiliser. Il faut faire en sorte que le parti ne prenne pas des impasses pour des autoroutes. Il faut jouer collectif.

Chers camarades, voilà ce que signifie l’appel que les fédérations m’ont lancé.

Je réponds présent. J’accepte d’être candidat à la présidence du Front populaire ivoirien.

Le désirerais-je, je ne pourrais pas échapper à mes responsabilités : si l’on m’appelle, je dois répondre.

Je le dois d’autant plus que le Fpi subit les assauts de ceux qui veulent préserver leur mainmise sur le pays, de tous ceux qui tentent d’étouffer l’expression démocratique populaire.

Je conçois donc que devant ces périls et à un moment si crucial pour l’avenir du pays, les camarades des fédérations aient décidé de faire appel à moi.

Vous comprendrez néanmoins que dans les circonstances actuelles je ne puisse prétendre gérer le parti comme je l’ai fait dans le passé. c’est pourquoi en vue de cette élection au congrès prochain, je désigne le docteur Assoa Adou comme directeur de campagne.

Il ne s’agit pas ici seulement d’un combat politique mais aussi d’un combat moral : entre la liberté et l’oppression, nous devons choisir. Et nous devons choisir l’action pacifique avec pour seul objectif la réconciliation et le bien-être de tous.

Haut les cœurs camarades, la liberté vaincra.

Fait à La Haye
Le 25 novembre 2014
Laurent Gbagbo