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Monthly Archives: février 2015

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : interview de Maître Rodrigue Dadjé

Maître Dadjé Rodrigue, membre du collectif d’avocats de Simone Gbagbo. Abidjan.netTV. [Enregistrement audio mis en ligne le 24 février 2015].

Lire et voir 2015-02

Atteinte à la sûreté de l’Etat : la Cour d’Assises surfe sur l’écume. Ferro Bally. In : Le blog de Ferro Bally, 25 fév. 2015

https://ferrobally.wordpress.com/2015/02/25/atteinte-a-la-surete-de-letat-la-cour-dassises-surfe-sur-lecume/


Bombardement de Bouaké en 2004 : les documents qui accusent la Françafrique
. Marc de Miramon, Théophile Kouamouo. In : L’Humanité n° 25616, 24 fév. 2015, p. 1;4-5.
et
In : Le Nouveau Courrier N° 1221, 25 fév. 2015.

Version en ligne sur L’Humanité.fr du 24 fév. 2015 sous le titre :
« Bombardement de Bouaké, l’impossible vérité ? »
http://www.humanite.fr/bombardement-de-bouake-limpossible-verite-566484

Extraits :
« Qui est responsable du bombardement du camp de la force Licorne à Bouaké, survenu le 6 novembre 2004, et qui a causé la mort de neuf soldats français ? L’événement, qui restera dans l’histoire comme l’attentat le plus meurtrier visant des militaires français depuis celui du Drakkar au Liban en 1983 (cinquante-huit parachutistes tués), a progressivement disparu de la mémoire collective. Pourtant, en dépit des pressions politiques et des obstacles dressés par les gouvernements successifs, la justice poursuit péniblement son travail afin d’établir la vérité sur cet événement qui a marqué une profonde rupture dans les relations franco-ivoiriennes.
(…)
La France met dos à dos un gouvernement élu et une rébellion
Des accords de coopération militaire datant des indépendances prévoient que la France doit voler au secours de l’État ivoirien s’il fait l’objet d’une agression extérieure. Mais alors que Jacques Chirac est à l’Élysée et Dominique de Villepin au Quai d’Orsay, Paris rechigne à « sauver la mise » à un Laurent Gbagbo qui a longtemps été un pourfendeur du néocolonialisme gaullien et le principal opposant d’un Houphouët dont Chirac vantait la générosité légendaire avant sa mort le 7 décembre 1993. L’ancienne puissance coloniale choisit de mettre dos à dos un gouvernement élu et une rébellion armée. Dominique de Villepin impose un cessez-le-feu puis convoque les « forces politiques ivoiriennes » (parti au pouvoir, opposition civile et armée) à Linas-Marcoussis, dans la région parisienne. »
(…)

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : Simone Gbagbo pose le problème de fond

Avec la comparution de Simone Gbagbo le lundi 23 février 2015, la question de savoir qui a gagné l’élection présidentielle de 2010 est clairement posée.

Bref résumé de l’audience par Le Nouveau Courrier (en ligne) du 23 février :

(…) Simone Gbagbo a affirmé lundi que son époux, Laurent Gbagbo « est le vainqueur » de l’élection présidentielle de 2010 qui a porté l’actuel chef d’Etat Alassane Ouattara au pouvoir, lors de sa comparution lundi au tribunal d’Abidjan.
Laurent Gbagbo « est le vainqueur des élections de 2010 en Côte d’Ivoire », a déclaré Simone Gbagbo devant la Cour d’assises. (…)
Suite de l’article

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan, le général Dogbo Blé : « Le pays est au-dessus des hommes »

Le jeudi 19 février 2015, ont comparu les deux officiers supérieurs Brunot Dogbo Blé et Vagba Faussignaux.

Extraits
publiés par « Aujourd’hui » n° 832 (par Pierre Kalou)

http://www.civox.net/Proces-en-Assise-des-pro-Gbagbo-Dogbo-Ble-Bruno-La-cause-n-est-jamais-perdue-chez-un-militaire-Une-bataille-n-est-jamais_a6032.html

(Source : Civox, 21 fév. 2015)

 

 

 

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : graves révélations sur le comportement de l’entourage de Ouattara

Audience du mercredi 18 février 2015 : comparution d’Abou Drahamane Sangaré (1er Vice-président du Front Populaire Ivoirien et ancien Ministre d’Etat), Philippe Henry Dacoury-Tabley (ancien Gouverneur de la BCEAO), Martin Sokouri Bohui (Député), Maurice Lohourougnon (ancien Directeur du Développement régional et de l’Aménagement du territoire) et Michel Gbagbo.

Extraits

Abou Drahamane Sangaré :
« Monsieur le président, je ne reconnais pas les faits [atteinte à la sûreté de l’Etat, attentat et complot contre l’autorité de l’Etat, etc.]
Monsieur le président, quand on prend les faits, la question se pose à tous. Puisque tout ce qu’on me reproche c’est d’avoir respecté la loi, d’avoir accepté la loi constitutionnelle (…) »
A propos de la certification des élections par le représentant du Secrétaire général de L’Onuci, Young-Jin Choi :
« En Côte d’Ivoire, le certificateur n’organisait pas les élections. Et dans la certification, il n’est dit nulle part qu’il doit proclamer les résultats. Monsieur Choi devait simplement constater que la CEI était forclose (…) Le certificateur devait attendre que le conseil constitutionnel donne les résultats avant de se prononcer. Donc il n’avait pas ce droit de proclamer les résultats» (…)
On n’a jamais accepté que le président Laurent Gbagbo soit à la place où il est. Il a souffert dans l’opposition. Il a souffert au pouvoir.
Monsieur le président, la crise date de 1990 en Côte d’Ivoire. La crise a commencé en 1990 avec l’intrusion de monsieur Ouattara dans le jeu politique ivoirien.
Monsieur le président, quelqu’un qui gagne les élections et qui demande qu’on recompte les voix, c’est un cas exceptionnel. »

Philippe Henry Dakoury-Tabley :
«Je ne fais pas de la politique. Je ne suis pas un politicien .Je suis un banquier monétariste.
Il ne s’agit pas de la Banque centrale ici. Il s’agit de la politique ivoirienne.
Ce dont vous parlez ici ce n’est pas de la Bceao. Donc je n’ai pas ma place ici.»
Le Juge :
« Après le 2e tour des élections, les chefs d’Etat de la Bceao ont pris une décision qui reconnaissait la signature du président Ouattara. Vous en avez pris connaissance ?
– Oui
– Après cette décision des chefs d’Etat, qu’est-ce que vous avez fait concrètement ? Est-ce que vous êtes allé à l’encontre de cette décision ou vous avez exécuté ?
– Monsieur le président, votre question met encore plus en exergue ce que je viens de dire, je suis comme un cheveu sur la soupe dans ce procès. Le gouvernement de la Bceao bénéficie d’une immunité large et étendue en ce qui concerne les fonctions et les actes qu’il pose dans le cadre de ses responsabilités professionnelles.
Je peux dire dans le cadre de ces responsabilités, je ne peux pas répondre à une question qui a trait à ma carrière professionnelle.
Cette obligation va avec une obligation de réserve même après la cessation de mes fonctions (…) Donc monsieur le président, je peux répondre à cette question devant la Conférence des chefs d’Etat.
Et jusqu’à présent, les chefs d’Etat ne m’ont pas interpellé sur la question.
Je voulais noter, monsieur le président, que lorsque j’ai démissionné, la Conférence des chefs d’Etat a, dans son procès-verbal daté de février, félicité le gouverneur pour le travail abattu pendant 3 années. En trois années, j’ai fait beaucoup et mes successeurs l’ont reconnu.
L’immunité du gouverneur est valable durant sa fonction dans tous les pays de l’Union. L’immunité est valable après sa mission pour les actes posés au cours de sa fonction dans tous les pays de l’Union».

Martin Sokouri Bohui :
«J’étais député au moment des faits et j’ai été arrêté sans que mon immunité ne soit levée. Je proteste.
J’ai fait deux ans et demi de prison en tant que député. (…) Les gens ont pillé ma maison. Mon lit a été retrouvé chez un chef de guerre ! »

Maurice Lohourougnon a contesté les accusations portées contre lui. Il fait partie des personnes qui se sont rendues à l’Hôtel Pergola d’où elles ont été transférées manu militari à Boundiali.

Michel Gbagbo :
«Je ne me reconnais pas dans les faits qui ne sont reprochés.
(…) Au Golf, j’ai pu rencontrer d’éminentes personnalités, puisque j’étais dans la Chambre du président Gbagbo.
J’ai pu m’entretenir avec le ministre d’Etat, ministre de la Justice d’alors, qui est devenu Premier ministre, Monsieur Ahoussou Jeannot. Il m’a dit qu’il m’assure que mes petites soeurs seront bien traitées, qu’il avait lui-même particulièrement procédé aux négociations avec feu le général Guéi Robert et les cadres du Pdci-Rda.
Et qu’en tant que garçon, le garçon de la famille, j’allais faire un minimum de 10 ans de prison, mais que l’essentiel c’est que je sois vivant. (…)
Et après le départ du président Gbagbo et de tous les occupants de la chambre d’hôtel, j’ai reçu la visite de madame le ministre Affoussy Bamba. On a échangé.
Elle m’a informé qu’elle agissait en tant que représentante du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, qu’elle était en charge de la gestion des prisonniers, qu’elle m’invitait donc à la suivre pour l’hôtel Pergola. En face de l’hôtel du Golf, j’ai été maintenu 4 heures dans le coffre d’une 4X4 puis ils ont reculé la voiture de sorte à mettre le coffre au soleil. Elle m’a fait au revoir de la main. J’ai fait une heure dans le coffre et au bout d’une heure à peu près, un second véhicule est arrivé avec d’autres détenus et nous avons pris la route pour Bouna.
Monsieur le ministre d’Etat Ahoussou m’a bien rapporté que je devais faire 10 ans [de prison] parce que j’étais le fils du président. »

Michel Gbagbo et Me Habiba Toure

Michel Gbagbo et Me Habiba Toure

Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo a demandé à son client s’il se reconnaissait dans les faits de xénophobie. La réponse était négative.
Me Habiba Touré :
«Qu’est-ce qui justifie sa présence devant la Cour d’assises ?»

Michel Gbagbo rappelle que, pendant la phase préliminaire, le juge d’instruction ne lui a jamais signifié les faits précis pour lesquels il était poursuivi et encore moins présenté de preuves.

(Source : presse)

Michel Gbagbo convoqué aujourd’hui par la Justice ivoirienne

RCI : Michel Gbagbo attendu à la barre

Le procès des proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo se poursuit à Abidjan. On attend mercredi la comparution [de] Philippe Henri Dacoury Tabley, l’ancien gouverneur de la BCEAO, et Michel Gbagbo, fils de l’ancien président.

Trois autres personnalités proches de Gbagbo ont comparu ce lundi devant la cour d’assises d’Abidjan : Pascal Affi Nguessan ancien premier ministre et président du FPI, le parti de Laurent Gbagbo ; Geneviève Bro Grebé, présidente des femmes patriotes de Cote d’Ivoire et Tea Kuyo Narcisse, ancien chef de cabinet de la présidence.

Pendant 3 heures, ils ont tour à tour répondu aux questions du président du tribunal et des avocats. Ils sont accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat, comme 80 autres co-accusés dont l’ex-première dame, Simone Gbagbo.

Le président du FPI, Pascal Affi Nguessan n’a pas reconnu les faits d’atteinte à la sureté de l’Etat qui lui sont reprochés. Il a expliqué n’avoir à aucun moment pris part ou même incité à des violences. Quand le président du tribunal lui demande quelle a été sa part de responsabilité, Affi Nguessan répond qu’en tant que leader d’opinion il travaillait pour que les affrontements prennent fin au plus vite. Il tentait de négocier avec les autres acteurs de la crise, notamment l’ancien chef de l’Etat Henri Konan Bédié et l’actuel président Alassane Ouattara ainsi qu’avec des représentants de la communauté internationale, en la personne de l’ambassadeur de France. Il a ajouté que ce procès doit contribuer à l’unité nationale.

Il y avait également sur le banc des accusés, Geneviève Bro Grebe, la présidente des femmes patriotes, qui a aussi nié les faits. Elle avait été arrêtée en même temps que Laurent Gbagbo à la résidence présidentielle où elle s’était réfugiée à cause des menaces dont elle était l’objet. Elle dit n’avoir mené que des actions pacifiques avant et pendant la crise pour protéger les populations. Très sûre d’elle, Bro Grebe a déclaré qu’on ne peut pas « tuer les Ivoiriens et me coller ça sur le dos. Je ne suis pas une meurtrière. Je refuse de dire que j’organisais des bandes armées. Je suis une victime ».

Le dernier accusé à comparaitre était Tea kuyo Narcisse, chef de cabinet de Laurent Gbagbo de 2002 à 2011. Lui aussi était à la résidence du président quand il s’était fait arrêter. Il a raconté qu’il avait été malmené lors de son arrestation, qu’il a « reçu 2 balles de kalachnikov dans le pied, un coup de faux qui lui a blessé l’épaule et s’est fait poignarder le bas du dos ». Lui non plus ne reconnait pas les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Aucun fait précis n’a été reproches aux accusés et aucun témoin n’a été appelé à la barre.

Source : BBC, 18 fév. 2015

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : « poursuivi pour délit d’amitié »

Audience du jeudi 12 février 2015

Extraits

Roland Guiboni Sinsin :
« Je rêve du retour de mon ami en Côte d’Ivoire. Que tout ce qui peut être fait pour que Laurent Gbagbo puisse revenir soit fait. Je souhaite que mon pays retrouve son unité (…)
Laurent et Simone Gbagbo sont mes amis. Laurent Gbagbo est un homme de grande culture. Il partageait ses passions avec moi. Nous restions de longs moments à lire. Il aimait beaucoup la musique internationale mais aussi la musique locale. En ce qui concerne la nourriture, il aimait beaucoup manger la sauce Djoumgblé et aussi le poisson sole grillé avec de l’attiéké (…)
J’ai passé plusieurs mois de ma vie à Bouna sans savoir pourquoi. On ne m’a jamais présenté de preuves de ce pourquoi on me poursuit (…) »

Koné Boubacar, ambassadeur et ancien directeur du Protocole d’Etat :
Revenant sur la prise par la force de la Résidence présidentielle, il raconte que les hommes de Ouattara lui ont dit :  ‘Toi un Dioula tu fais quoi parmi les Bétés ?»
[ceci préfigure la nature du régime de Ouattara (ndlr)].
L’Accusation :
« Etait-il informé de l’existence d’un autre gouvernement ? »
Réponse de Koné Boubacar :
« Il avait été nommé par le président Laurent Gbagbo et par conséquent il devait loyalement le servir ».

Adèle Dédi, ancien maire d’Issia :
« Je n’ai jamais organisé de rassemblement de miliciens ou de jeunes gens »
La Maire d’Issia exprime son incompréhension en face des poursuites à son encontre, vu qu’elle a toujours été à l’écoute des populations de sa ville, y compris en soutenant par un effort financier les pèlerinages à La Mecque.

 

(Source : presse)

 

Cour Pénale Internationale : la nouvelle équipe de défense de Charles Blé Goudé

Vendredi 13 février 2015, une audience de mise en état se tient à la Cour Pénale Internationale, en présence de Charles Blé Goudé qui a constitué une nouvelle équipe de défense composée des personnes suivantes :

– Me Geert-Jan Alexander Knoops, du Barreau d’Amsterdam, avocat principal
– Me Claver N’Dri, du Barreau d’Abidjan
– Me Jean Serge Gbougnon, du Barreau d’Abidjan
– Me Simplice Seri Zokou, du Barreau de Bruxelles
– Antonia Maria Dyk, gestionnaire de dossiers (Texas)
– Marion Carrin, juriste
– Carry Hamburger, consultante juridique, du Barreau d’Amsterdam
– Phoebe Oyugi, juriste

(Source : presse)

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : le rôle de l’ONU à nouveau en question

Le mercredi 11 février comparaissaient devant la Cour d’Assises les personnalités suivantes : Alcide Djédjé (ancien ministre des Affaires étrangères), Christine Adjobi (Santé et Lutte contre le Sida), Ettien Amoakon (Technologies de l’Information et de la Communication), Raphaël Dogo (chargé des Handicapés)

Extraits

Alcide Djédjé :
A propos de la certification des élections de 2010 :
– Question de l’Accusation : «Est-ce que vous pouvez dire un mot sur le bien-fondé de la certification faite par le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu ? »
– Réponse d’A. Djédjé : « Monsieur Choi a outrepassé ses attributions. Dans son mandat, il ne devait pas prendre position pour dire un tel a gagné l’élection (…)
Il doit simplement constater que les élections se sont déroulées conformément aux textes de Côte d’Ivoire. Voilà (…)
Il y a eu plusieurs tentatives pour aller contre la constitution de Côte d’Ivoire, notamment la résolution 1721 où il y a eu des débats houleux à l’Onu où les grandes puissances comme les Etats-Unis qui tiennent à leur constitution n’ont pas accepté les propositions de la France qui voulait carrément un pouvoir suprême, c’est à dire en transférant les pouvoirs du président de la république au Premier Ministre. Ça n’a pas marché. Il y a eu des discussions interminables. Et pour la première fois que cette résolution a été votée, parce que c’était sur une question cruciale, c’est à dire les Nations Unies ne doivent pas supplanter les constitutions des pays membres quelles que soient la taille du pays et la puissance du pays. Vous verrez dans toutes les résolutions des Nations Unies, dans le préambule, il est inscrit ‘‘réaffirmant la souveraineté de la Côte d’Ivoire’’ (…)
– Question de l’Accusation : Lequel des gouvernements Gbagbo et Ouattara avait la légitimité ?
– Réponse d’A. Djédjé : « Vous avez la légitimité à partir du moment où le Conseil Constitutionnel vous déclare président. Le président Gbagbo a été déclaré président, investi le 4 décembre 2010. Il a exercé ses fonctions jusqu’à son arrestation (…)
Il faut toujours avoir un seul regard : c’est les institutions, c’est-à-dire le Conseil Constitutionnel. C’est ce qui est valable. Le reste, ça sera des débats inutiles».

Christine Adjobi :
« A aucun moment je n’ai vu le président Gbagbo donner des consignes pour dire : «Allez combattre » (…)
[Christine Adjobi a également expliqué qu’] »après leur arrestation le 11 avril, elle a été brutalisée par les soldats pro-Ouattara. Mais les soldats de l’Onuci laisseront les FRCI la malmener une fois au Golf. «Au Golf, quand j’ai vu les agents de l’Onuci, j’ai dit : «Je suis sauvée». Mais ils m’ont refoulée».

De nombreux handicapés sont venus soutenir le ministre qui était chargé spécifiquement de leur situation, Raphaël Dogo embastillé à la MACA depuis plusieurs mois.

(Source : presse)

Christine Adjobi

Christine Adjobi

Relire sur Lecridabidjan le récit par Christine Adjobi de son enlèvement le 11 avril 2011.

 

Hommage de Laurent Gbagbo à sa mère

Laurent Gbagbo a accompagné sa mère Gado Marguerite par la pensée et par les mots

L’autorisation d’accompagner sa mère lors de son inhumation lui ayant été refusée par la CPI, Laurent Gbagbo a fait lire lors de la cérémonie des obsèques (6-7 février 2015) un message dont voici la transcription :

« Pour mes amis Sangaré et Dacoury :

Chers amis,

Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir accepté d’organiser les funérailles de maman. J’en suis profondément touché. Puis-je vous demander aussi de prononcer en mon nom, ces quelques mots :

Chers amis. C’est le cœur lourd que je voudrais dire quelques mots sur ma mère, une femme volontaire, un modèle de courage. Bien qu’issue d’une famille modeste et elle-même illettrée, ma mère a tout de suite compris l’importance de l’école. (…)

Lire le message complet

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : la parole à plusieurs anciens ministres sous Laurent Gbagbo

Extraits des réponses du Premier Ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo et des ministres Danièle Boni Claverie (Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant), Désiré Dallo (Ministre de l’Economie et des Finances), Joseph Kata Kéké (Recherche scientifique) aux interrogatoires du mardi 10 février 2015.

Gilbert Ake N Gbo

Gilbert Aké N’Gbo

Gilbert Marie Aké N’Gbo se trouvait au Bénin lorsque le poste de Premier Ministre lui a été proposé par le  Président Gbagbo :
« J’ai accepté ce poste pour venir servir mon pays. »

Désiré Dallo :
« Je suis un enfant de la République. La Constitution a fait de moi un ministre. J’ai appris le respect des lois. Notre boulot était de faire en sorte que l’Etat fonctionne, que les salaires soient payés, que les Ivoiriens se soignent… ».
Il réfute évidemment l’accusation grotesque de « casse de la BCEAO » !

Danièle Boni Claverie :
« Quand le Conseil Constitutionnel a déclaré Gbagbo comme président, je ne me suis pas posé de questions, je l’ai rejoint. »

Joseph Kata Kéké raconte comment lui-même et les autres ministres ont été attirés dans le guet-apens tendu par l’Onuci à l’Hôtel La Nouvelle Pergola :
« J’ai reçu un coup de fil du Premier Ministre Aké N’Gbo m’informant de ce que si je le désirais, je pouvais le rejoindre dans un lieu où lui-même se trouvait déjà sous la protection de l’Onuci. J’ai attendu quelques jours. Et c’est le vendredi 22 avril que j’ai quitté mon refuge pour me rendre de mes propres moyens à l’Hôtel La Nouvelle Pergola. Monsieur, je n’ai pas été arrêté pour être emmené à l’Hôtel Pergola, j’ai vu un dispositif militaire de l’Onuci aussi bien à l’entrée que partout autour de la Nouvelle Pergola. Donc j’étais rassuré. Ce sont les éléments de l’Onuci qui m’ont accueilli gentiment à l’entrée, et ils m’ont fait accéder à l’intérieur de cet hôtel. C’est seulement une fois à l’intérieur de l’hôtel que je me suis rendu compte que j’étais dans un camp des FRCI. C’est là-bas que j’ai appris que j’étais en résidence surveillée avec les autres collègues. C’est là-bas que j’ai été inculpé et c’est à partir de l’Hôtel La Nouvelle Pergola que j’ai été conduit avec les autres le 9 juillet 2011 en direction de la Maison d’Arrêt et de Correction de Boundiali ».

Tous ont affirmé avoir exercé leur Ministère dans les règles de l’art.
Tous ont été nommés dans ce gouvernement en conformité avec la Constitution ivoirienne, le Conseil Constitutionnel ayant déclaré Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle.

(Source : presse)

 

 

L’armée a pris position autour de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan

Que se passe-t-il à la MACA ? Suite à la grève des gardes pénitentiaires, l’armée aurait pris possession des lieux ou d’une partie des lieux. Les prisonniers politiques sont en grand danger, la prison étant livrée depuis plusieurs jours aux détenus de droit commun.

Lire l’alerte lancée sur Contrepoids le 8 fév. 2015

Mise à jour du 11/02/2015 : autres informations sur le Blog de Alain Doh BI (10 fév. 2015)

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan

Un témoin raconte : « Il n’y avait pas d’armes et de munitions chez Gbagbo »

Par Anderson Diédri
(pour Le Nouveau Courrier)

Le ministre Niamien Yao, Diabaté Bêh et Chantal Gnahoua sont les accusés qui étaient à la barre hier mercredi 5 février dans le cadre du procès des pro-Gbagbo devant la Cour d’assises. Dans leurs témoignages, ils ont fait des révélations sur la crise postélectorale et particulièrement sur ce qui s’est passé à la résidence du président Laurent Gbagbo.

La grève des gardes pénitentiaires qui a conduit à la suspension de l’interrogatoire des accusés embastillés a ouvert la voie à l’audition des personnalités pro-Gbagbo en liberté provisoire. Ainsi, trois accusés étaient à la barre hier : Niamien Yao, Diabaté Bêh et Chantal Gnahoua.

C’est d’abord l’ancien ministre Niamien Yao qui a été appelé à la barre pour donner sa version des faits sur les événements de la crise postélectorale. «J’ai servi la Côte d’Ivoire en tant que fonctionnaire à la présidence et conseillé diplomatique du président Laurent Gbagbo. Cela ne fait pas de moi un militant du Fpi : je suis et je reste un militant du Pdci. Mais il était de mon devoir d’utiliser tous les recours pacifiques possibles pour que mon candidat [Laurent Gbagbo] soit déclaré vainqueur», a déclaré Niamien Yao qui a souligné qu’il était un fervent défenseur de la théorie du recomptage des voies comme solution à la crise politique née du second tour des élections de 2010. Une proposition de Gbagbo que le camp Ouattara avait systématiquement rejetée, privilégiant l’option de la guerre. L’accusé a aussi fait remarquer qu’il est indispensable «de faire en sorte que ce qui est arrivé dans l’histoire de notre pays puisse être évité à l’avenir». Lorsque le parquet général lui demande jusqu’à quel moment il considérait le président Gbagbo comme président, voici sa réponse : «Pour moi, jusqu’à ce que le président Alassane Ouattara ne prête serment devant le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat était le président Laurent Gbagbo».

Après l’ambassadeur Niamien Yao, c’est Diabaté Bêh, militant du Front populaire ivoirien (Fpi) et ancien membre du Conseil économique et social (CES) qui a été auditionné. Il a répondu sans faux-fuyant aux questions sur ce qui s’est passé à la résidence du président Gbagbo à Cocody qui a été bombardée pendant la crise postélectorale par les avions de l’armée française et de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). «Je ne sais pas s’il y avait deux sous-sol mais celui dans lequel nous étions au palais avec le président Gbagbo ne contenait pas d’armes ou de munitions », a révélé Diabaté Bêh, témoin oculaire des événements. Accusé aussi d’avoir organisé la «résistance», l’ancien membre du CES a précisé que tous ceux qui étaient à la résidence avec Gbagbo avaient d’autres chats à fouetter. «Nous étions préoccupé[s] par d’autres choses que par des coups de fil pour mobiliser une quelconque résistance. Comme manger et protéger les enfants qui étaient avec nous au palais était notre principale préoccupation », a-t-il raconté. «J’ai de bons rapports avec les responsables des autres partis politiques. Au niveau de ma région natale comme dans tout le pays. Je n’ai jamais cessé de communiquer avec eux. Je souhaite que la Côte d’Ivoire se réconcilie. Je souhaite que les Ivoiriens s’entendent. Je demande à la Cour de nous aider à nous réconcilier. Je ne suis pas une personne dangereuse. J’ai toujours oeuvré pour la cohésion», a poursuivi Diabaté Bêh.

Chantal Gnahoua a, à l’instar de ses prédécesseurs, rejeté les accusations portées contre elle relativement à la crise postélectorale.

In : Le Nouveau Courrier, n° 1208, 5 fév. 2015, p. 5.

Stop aux enlèvements et assassinats de nos enfants !

A Paris, le samedi 7 février 2015

Toute la diaspora ivoirienne de France et ses amis organisent une grande marche silencieuse
pour dire STOP aux enlèvements et assassinats d’enfants en Côte d’Ivoire !

Rassemblement à 13 h devant l’ambassade de Côte d’Ivoire (métro Victor Hugo, L2) pour terminer à 18 h au siège de l’UNICEF (métro St Lazare, L3, 14, 13).

Protégeons les enfants, ce sont les nôtres !

Contact : Sran Yassoi (06 58 04 94 37)

Plus d’informations sur cette tragédie sur le site Contrepoids