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Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : le rôle de l’ONU à nouveau en question

Le mercredi 11 février comparaissaient devant la Cour d’Assises les personnalités suivantes : Alcide Djédjé (ancien ministre des Affaires étrangères), Christine Adjobi (Santé et Lutte contre le Sida), Ettien Amoakon (Technologies de l’Information et de la Communication), Raphaël Dogo (chargé des Handicapés)

Extraits

Alcide Djédjé :
A propos de la certification des élections de 2010 :
– Question de l’Accusation : «Est-ce que vous pouvez dire un mot sur le bien-fondé de la certification faite par le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu ? »
– Réponse d’A. Djédjé : « Monsieur Choi a outrepassé ses attributions. Dans son mandat, il ne devait pas prendre position pour dire un tel a gagné l’élection (…)
Il doit simplement constater que les élections se sont déroulées conformément aux textes de Côte d’Ivoire. Voilà (…)
Il y a eu plusieurs tentatives pour aller contre la constitution de Côte d’Ivoire, notamment la résolution 1721 où il y a eu des débats houleux à l’Onu où les grandes puissances comme les Etats-Unis qui tiennent à leur constitution n’ont pas accepté les propositions de la France qui voulait carrément un pouvoir suprême, c’est à dire en transférant les pouvoirs du président de la république au Premier Ministre. Ça n’a pas marché. Il y a eu des discussions interminables. Et pour la première fois que cette résolution a été votée, parce que c’était sur une question cruciale, c’est à dire les Nations Unies ne doivent pas supplanter les constitutions des pays membres quelles que soient la taille du pays et la puissance du pays. Vous verrez dans toutes les résolutions des Nations Unies, dans le préambule, il est inscrit ‘‘réaffirmant la souveraineté de la Côte d’Ivoire’’ (…)
– Question de l’Accusation : Lequel des gouvernements Gbagbo et Ouattara avait la légitimité ?
– Réponse d’A. Djédjé : « Vous avez la légitimité à partir du moment où le Conseil Constitutionnel vous déclare président. Le président Gbagbo a été déclaré président, investi le 4 décembre 2010. Il a exercé ses fonctions jusqu’à son arrestation (…)
Il faut toujours avoir un seul regard : c’est les institutions, c’est-à-dire le Conseil Constitutionnel. C’est ce qui est valable. Le reste, ça sera des débats inutiles».

Christine Adjobi :
« A aucun moment je n’ai vu le président Gbagbo donner des consignes pour dire : «Allez combattre » (…)
[Christine Adjobi a également expliqué qu’] »après leur arrestation le 11 avril, elle a été brutalisée par les soldats pro-Ouattara. Mais les soldats de l’Onuci laisseront les FRCI la malmener une fois au Golf. «Au Golf, quand j’ai vu les agents de l’Onuci, j’ai dit : «Je suis sauvée». Mais ils m’ont refoulée».

De nombreux handicapés sont venus soutenir le ministre qui était chargé spécifiquement de leur situation, Raphaël Dogo embastillé à la MACA depuis plusieurs mois.

(Source : presse)

Christine Adjobi

Christine Adjobi

Relire sur Lecridabidjan le récit par Christine Adjobi de son enlèvement le 11 avril 2011.

 

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