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Michel Gbagbo convoqué aujourd’hui par la Justice ivoirienne

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RCI : Michel Gbagbo attendu à la barre

Le procès des proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo se poursuit à Abidjan. On attend mercredi la comparution [de] Philippe Henri Dacoury Tabley, l’ancien gouverneur de la BCEAO, et Michel Gbagbo, fils de l’ancien président.

Trois autres personnalités proches de Gbagbo ont comparu ce lundi devant la cour d’assises d’Abidjan : Pascal Affi Nguessan ancien premier ministre et président du FPI, le parti de Laurent Gbagbo ; Geneviève Bro Grebé, présidente des femmes patriotes de Cote d’Ivoire et Tea Kuyo Narcisse, ancien chef de cabinet de la présidence.

Pendant 3 heures, ils ont tour à tour répondu aux questions du président du tribunal et des avocats. Ils sont accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat, comme 80 autres co-accusés dont l’ex-première dame, Simone Gbagbo.

Le président du FPI, Pascal Affi Nguessan n’a pas reconnu les faits d’atteinte à la sureté de l’Etat qui lui sont reprochés. Il a expliqué n’avoir à aucun moment pris part ou même incité à des violences. Quand le président du tribunal lui demande quelle a été sa part de responsabilité, Affi Nguessan répond qu’en tant que leader d’opinion il travaillait pour que les affrontements prennent fin au plus vite. Il tentait de négocier avec les autres acteurs de la crise, notamment l’ancien chef de l’Etat Henri Konan Bédié et l’actuel président Alassane Ouattara ainsi qu’avec des représentants de la communauté internationale, en la personne de l’ambassadeur de France. Il a ajouté que ce procès doit contribuer à l’unité nationale.

Il y avait également sur le banc des accusés, Geneviève Bro Grebe, la présidente des femmes patriotes, qui a aussi nié les faits. Elle avait été arrêtée en même temps que Laurent Gbagbo à la résidence présidentielle où elle s’était réfugiée à cause des menaces dont elle était l’objet. Elle dit n’avoir mené que des actions pacifiques avant et pendant la crise pour protéger les populations. Très sûre d’elle, Bro Grebe a déclaré qu’on ne peut pas « tuer les Ivoiriens et me coller ça sur le dos. Je ne suis pas une meurtrière. Je refuse de dire que j’organisais des bandes armées. Je suis une victime ».

Le dernier accusé à comparaitre était Tea kuyo Narcisse, chef de cabinet de Laurent Gbagbo de 2002 à 2011. Lui aussi était à la résidence du président quand il s’était fait arrêter. Il a raconté qu’il avait été malmené lors de son arrestation, qu’il a « reçu 2 balles de kalachnikov dans le pied, un coup de faux qui lui a blessé l’épaule et s’est fait poignarder le bas du dos ». Lui non plus ne reconnait pas les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Aucun fait précis n’a été reproches aux accusés et aucun témoin n’a été appelé à la barre.

Source : BBC, 18 fév. 2015

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