Accueil » 2015 » mars

Monthly Archives: mars 2015

Grande marche panafricaine et européenne le 11 avril 2015

11 avril 2015 : il y a 4 ans, le 11 avril 2011, Abidjan était bombardée par l’armée française venue à la rescousse d’Alassane Ouattara, occasionnant de nombreux morts civils et militaires.
De la résidence incendiée et enfumée volontairement étaient extraits le Président Gbagbo, son épouse Simone, son fils aîné Michel et plus d’une centaine de proches (dont des enfants en très bas âge)
Nombre d’entre eux furent ensuite détenus arbitrairement dans diverses villes au nord du pays.
Laurent Gbagbo est aujourd’hui à La Haye, de par la volonté de ceux qui n’ont pas accepté le verdict du Conseil constitutionnel ivoirien l’ayant déclaré vainqueur de l’élection présidentielle : Alassane Ouattara, son parti le RDR et une grand partie de la communauté internationale qui s’est rangée derrière Nicolas Sarkozy.

Pourquoi les institutions des pays d’Afrique seraient-elles moins respectables que celles des pays européens ? La France accepterait-elle que la « communauté internationale » mette en doute la valeur des décisions prises par le constitutionnel français ?

Samedi 11 avril à Paris : grande marche panafricaine et européeenne
Rassemblement à 13 H Place Victor Hugo

Pour en savoir plus

Marche panafricaine du 11 avril 2015

Publicités

Les quatre militants maliens de l’UACDDDD acquittés et libérés

Une très bonne nouvelle : les quatre militants maliens de l’UACDDDD (Union des Associations et Coordinations d’associations pour la Défense des Droits des Démunis) ont gagné leur procès. Mais la vigilance ne doit pas être relâchée, car le Parquet pourrait encore faire appel.

Les quatre-ex prisonniers remercient très chaleureusement ceux et celles qui les ont soutenus dans leur combat contre l’accaparement des terres. Ils sont ressortis libres et fatigués du tribunal après l’acquittement prononcé par les juges. Les arguments de leurs avocats ont été entendus.

Les personnes souhaitant les aider à couvrir leurs frais d’avocats peuvent envoyer un chèque à l’ordre de la Confédération paysanne de l’Ardèche, à l’adresse suivante :
Confédération paysanne d’Ardèche
BP 129
07 001 Privas Cedex
(en précisant dans le courrier que la somme est destinée aux militants maliens).

Rappel des faits

Parti Communiste Français : la Côte d’Ivoire tourne le dos à la démocratie

Dans la Lettre des relations internationales du 1er trimestre 2015, le Collectif Afrique du PCF dénonce la répression et les procès politiques en Côte d’Ivoire.

Répression et procès politique : la Côte d’Ivoire tourne le dos à la démocratie et à la nécessaire réconciliation

La Côte d’Ivoire connaît une crise profonde et violente depuis septembre 2002, date de la tentative de coup d’État contre le président Laurent Gbagbo qui s’est transformée en « rébellion » occupant la moitié nord du pays.

A l’image de la Sierra Leone et du Liberia, des manœuvres de déstabilisation y ont été menées en complicité avec le président burkinabé Blaise Compaoré, avec l’appui des puissances occidentales – France en tête – et de multinationales. Tous jouant aux « pompiers pyromanes », cherchant ainsi à aggraver la division et l’affaiblissement du pays pour leurs intérêts respectifs. Par le moyen de la force militaire française, un ancien haut fonctionnaire du FMI et membre de l’Internationale libérale, Alassane Ouattara a été imposé à la tête de l’État ivoirien après une élection dont rien ne confirme qu’il l’ait remportée. Cela au détriment d’un dialogue politique et d’un recomptage des voix qui restait souhaitable et possible.

Ainsi depuis 2002 jusqu’en 2011 de nombreuses violences ont été commises de part et d’autre lors une guerre civile larvée opposant un pouvoir élu et une rébellion. Le point culminant de ce processus est le tristement célèbre massacre de Duékoué en mars 2011 lorsque les troupes pro-Ouattara s’emparent du sud du pays.

LA CPI, POURTANT SAISIE EN 2003 PAR L’ÉTAT IVOIRIEN SUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS, CHOISIRA DE NE CIBLER QU’UN DES CAMPS EN PRÉSENCE POUR LA SEULE PÉRIODE POST-ÉLECTORALE DE 2010/2011.

Suivant en cela les desiderata de membres du Conseil de Sécurité, dont la France. La CPI fait ainsi l’impasse sur le rôle du camp Ouattara, sans parler du rôle de la France et des multinationales complètement passé sous silence.

Pourtant le pouvoir d’Alassane Ouattara porté aux nues par une partie de la communauté internationale aggrave et multiplie les manquements aux droits humains en Côte d’Ivoire. Des centaines d’arrestations arbitraires et politiques, l’impunité concernant les violences meurtrières depuis 2011, la promotion et l’enrichissement de ceux qui les ont commis, la persistance de milliers de réfugiés et de déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le non-respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de « rassemblement et de réconciliation », la violation des droits civils et politiques, constituent le triste quotidien de la population. Cette dernière paie le prix fort d’un régime de plus en plus autocratique, corrompu et antisocial, secoué et déstabilisé par des conflits violents entre clans rivaux pour l’accaparement des richesses et du pouvoir que les multinationales et les puissances impérialistes veulent bien leur laisser.

A ce triste tableau il faut ajouter la nomination d’un nouveau président du Conseil Constitutionnel, militant acharné du principal parti au pouvoir, remplaçant celui qui avait été illégalement mis en place par Ouattara mais qui était sans doute considéré comme plus assez docile. Sans oublier, au grand dam de la société civile et de l’opposition politique, la remise en selle du président de la Commission électorale indépendante, acteur contesté de la crise post-électorale.

Par ailleurs, le pouvoir cherche non seulement à restreindre fortement la liberté de réunion et d’association mais aussi à s’immiscer dans les débats internes des organisations de la société civile, des syndicats et des partis politiques comme en témoigne la récente décision de justice, dénoncée par Amnesty International, qui interdit la candidature d’un des candidats à la présidence du Front Populaire Ivoirien, ce qui a pour résultat de favoriser une tendance au détriment de l’autre et d’alimenter un climat délétère au sein de l’opposition.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le récent procès de 83 militants pro-Gbagbo. Selon tous les observateurs indépendants, il y a eu de graves manquements : absence de preuves matérielles pour étayer les accusations, témoins à charges incapables de reconnaître les prévenus et se contredisant dans des récits fantaisistes…

Loin de viser à satisfaire un désir de justice et de vérité, fort légitime, les peines prononcées, extrêmement lourdes et allant bien au-delà des réquisitions du parquet, relèvent d’un jugement politique. Comment pouvait-il en être autrement d’ailleurs, quand la porte-parole du gouvernement ivoirien admettait elle-même le 22 octobre dernier que des « procédures politiques » étaient en cours. A la justice des vainqueurs s’ajoute un procès inique, signe néfaste pour les libertés publiques et les centaines de militants politiques et associatifs qui croupissent dans les geôles du pouvoir. Il s’agit en réalité d’une escalade dangereuse, avec des pratiques qui ne s’observent que dans les régimes dictatoriaux.

LE POUVOIR FRANÇAIS NE PEUT CONTINUER DE SE FAIRE COMPLICE D’UNE TELLE FORFAITURE. IL FAUT BRISER LE SILENCE AUTOUR DE CE QUI SE PASSE EN CÔTE D’IVOIRE.

A défaut, on continuera de voir sévir des personnages comme Gérard Longuet. Ce dernier, représentatif des versants les plus extrêmes, réactionnaires et colonialistes de la droite française, ancien ministre de la défense de Nicolas Sarkozy lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, actuel sénateur UMP et président du conseil d’administration de Sea-Invest Africa, est arrivé à Abidjan à la fin du mois de février en vue de réclamer, sous prétexte de faire des « affaires », sa « part de gâteau » pour services rendus au régime Ouattara. A défaut de briser ce silence complice, les hostilités, les désirs de revanche et les guerres civiles de demain ne manqueront pas d’apparaître. Il est encore temps d’arrêter cet engrenage.

Collectif Afrique
Commission des relations internationales

Lien URL à la lettre :
http://international.pcf.fr/sites/default/files/lri_janvier_2015-exe-bd_0.pdf

Arrestations arbitraires de militants à Bamako

Source : Réseau No Vox International
17-03-2015

Bamako, le 16 mars 2015

Ce matin, 4 militants dont le Président, M. Soungalo Koné, et le Secrétaire aux relations extérieures, M. Massa Koné, de l’UACDDDD (Union, membre du réseau No Vox, membre de la CMAT) ont été arrêtés sans motif apparent alors qu’ils sortaient de la Cour d’Appel de Bamako.
[UACDDDD = Union des Associations et Coordinations d’associations pour la Défense des Droits des Démunis, ndlr]

Cette arrestation arbitraire et injustifiée fait suite au rendez vous que s’étaient donné à 9H une centaine de militants et militantes de l’UACDDDD devant la cour d’appel de Bamako, où devait avoir lieu un jugement lié à des actions de spéculateurs qui ont démoli les maisons de 309 familles alors qu’ils n’avaient mandat [que] pour démolir deux maisons à KALABANBOUGOU, en péri-urbain. Ces spéculateurs, un clerc d’huissier de justice, leur géomètre, et une personne directement liée à l’affaire avaient été emprisonnés depuis le 3 juillet 2014 pour spéculation foncière, dommage à la propriété immobilière et mobilière, et complicités. Les deux premiers avaient écopé de 36 mois de prison et les deux autres de 18 mois. Ils ont été remis en liberté provisoire en début février, juste après la nomination d’un troisième premier ministre. L’audience d’aujourd’hui concernait le jugement en appel demandé par les spéculateurs.

Les militants de l’UACDDDDD venaient assister à cette audience, comme tel est leur droit. Lorsque la cour a annoncé que le jugement aurait lieu au tribunal de la commune IV, tout le monde a quitté la salle, et [ils] se sont retrouvés dans la cour du bâtiment de justice pour faire circuler l’information. Les journalistes étaient là aussi. Puis tout le monde est sorti tranquillement pour se disperser et rentrer chez lui. C’est à ce moment que 5 cars de police sont arrivés mais plus personne n’était là. Le président de l’UACDDDD Sougalo Koné qui montait dans une voiture a été interpellé, en même temps Massa Koné, secrétaire aux relations extérieures, déjà sur la route du retour, est aussi interpellé ainsi que Abdoulaye Koné membre du bureau de l’UACDDDD et Youssouf Diané membre de l’UACDDDD, qui ont vu leur maison démolie, avait assisté à l’audience et attendaient tranquillement un transport en commun, de l’autre côté du boulevard.

Amenés directement au commissariat du XIIIéme arrondissement, ils sont depuis en garde à vue, et attendent pour être envoyés au tribunal de la commune VI en comparution immédiate.

Pour condamner cette incompréhensible, injustifiée et injuste arrestation arbitraire, nous demandons à toutes et tous de réagir pour exiger leur libération immédiate.

Infos et contacts sur : Habitat International Coalition, 17 mars 2015

Les procès d’Abidjan. L’intégralité des verdicts prononcés par la Cour d’Assises les 9-10 mars 2015

Assises, verdict concernant tous les accusés

Source : Indignez-vous, 13 mars 2015

Le journal L’Humanité sur les procès politiques d’Abidjan

Simone Gbagbo lourdement condamnée
L’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo 
a été condamnée à vingt ans de prison

Par Rosa Moussaoui

Le verdict est tombé tard, la condamnation est lourde. Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo (lui-même incarcéré à La Haye dans l’attente de son jugement par la Cour pénale internationale), reconnue coupable « d’attentat contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public », a été condamnée lundi à vingt ans de réclusion. On se souvient de sa capture et des images sordides de sa détention à l’hôtel du Golf, à Abidjan, sous la garde malséante des FRCI d’Alassane Ouattara. Après quatre ans de détention à Odienné, dans le nord du pays, sous la férule de seigneurs de guerre, l’ex-première dame, figure de proue du Front populaire ivoirien (FPI), est une cible de choix avant l’élection présidentielle prévue à l’automne. Parmi les quatre-vingt-trois accusés jugés en même temps qu’elle, Simone Gbagbo n’est pas seule à écoper de lourdes peines. Les généraux Brunot Dogbo Blé (ex-commandant de la garde républicaine) et Vagba Faussignaux (ex-commandant de la marine nationale) sont eux aussi condamnés à vingt ans de prison ferme, pour les mêmes motifs. Michel Gbagbo, fils de l’ancien chef de l’État, Aboudrahmane Sangaré, vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), et Philippe-Henri Dacoury-Tabley, ex-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), écopent, eux, de cinq ans de prison pour « trouble à l’ordre public ». L’ex-président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, débarqué il y a peu de la direction du parti, est condamné, de son côté, à dix-huit mois de prison. Il devrait donc rester libre, sa détention préventive couvrant largement cette peine. Au total, dix accusés seulement bénéficient de l’acquittement. « Simone Gbagbo écope d’une peine deux fois supérieure à celle requise par l’accusation. Dans les faits, ce verdict est une carte dans les négociations en vue des élections », décrypte le chercheur Michel Galy, spécialiste de la Côte d’Ivoire. Il est clair que ce procès de la crise postélectorale de 2011 a des allures d’initiative préélectorale. D’autant que les pro-Ouattara soupçonnés de crimes de guerre ne sont, eux, toujours pas inquiétés. « Les éléments des forces ayant soutenu Alassane Ouattara pendant la crise postélectorale suspectés de s’être rendus responsables de graves exactions continuent d’être à l’abri d’une justice ivoirienne (…) entravée dès lors qu’elle tente de poser des actes dans cette direction », relève la Fidh dans un rapport. Une justice des vainqueurs incompatible avec les promesses de « réconciliation nationale ».

In : L’Humanité.fr, 11 mars 2015

La Cour Pénale Internationale décide de regrouper les procédures concernant Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

Voir les Actualités de l’Association des Amis de Laurent Gbagbo

Cour d’Assises d’Abidjan : condamnations écrasantes malgré des infractions non établies et l’absence de preuves

Par Alain Doh Bi

Le régime Ouattara condamne les leaders proGBAGBO à de lourdes peines

ABIDJAN : Un procès politique au cours duquel des témoins affirmaient avoir aperçu Simone GBAGBO distribuant des armes à une date alors qu’à cette date, l’ex-Première Dame était en prison à Odienné. La presse et bien [d’autres] observateurs ont qualifié ce procès de « mascarade politico-judiciaire » ou encore de « procès on dit, on dit« . Puisqu’il n’y avait aucune preuve contre les accusés et que les témoins de l’accusation se confondaient et se contredisaient.

Il n’y avait aucune preuve, mais le régime Ouattara a tenu à condamner les 83 leaders proGBAGBO traînés à la cour d’assises d’Abidjan à de lourdes peines, à 2 h du matin dans la nuit du 9 au 10 mars 2015.

Par ordre alphabétique, voici quelques peines prononcées [contre] les leaders proGBAGBO :
[en gras : les peines de prison ferme, ndlr]

1-ABOUDRAMANE Sangaré : 5 ans.

2-ADJOBI Christine : 24 mois avec sursis.

3-AFFI N’guessan Pascal : 18 mois avec sursis.

4-AKE N’Gbo Gilbert : 24 mois avec sursis.

5-BONI Claverie Danielle, 24 mois avec sursis.

6-BRO Grébé Géneviève : 10 ans.

7-DACOURY-Tabley Philippe-Henri : 5 ans.

8-DALLO Désiré : 24 mois avec sursis.

9-DIABATE BEH : 18 mois avec sursis.

10-DJEDJE Alcide : 24 mois avec sursis.

11-DOGBO Blé Brunot, Général : 20 ans.

12-EHIVET Simone Epouse GBAGBO : 20 ans et 10 ans de privation de droits civiques.

13-GBAGBO Michel : 5 ans.

14-KATA Kété : 24 mois avec sursis.

15-VAGBA Faussignaux, Général : 20 ans.

In : Blog de Alain Doh Bi, 10 mars 2015
(Surtitre de la Rédaction)

La plaidoirie des avocats de Simone Gbagbo

Cour d’Assises d’Abidjan, le 6 mars 2015

Maître Rodrigue Dadjé :

Monsieur le Président,

Messieurs de la Cour, Mesdames et Messieurs les Jurés,

Plus qu’un Avocat, c’est un homme ému qui prend la parole aujourd’hui.

Pardonnez-moi pour cette émotion car je suis aujourd’hui incapable de plaider sans cette émotion. Cette émotion tient sa source dans le fait que c’est un enfant de la Côte d’Ivoire, né après les indépendances, qui vient défendre celle qui fut la Première Dame de Côte d’Ivoire.

C’est un honneur redoutable qu’une pareille tâche me soit confiée. C’est l’amour de mon pays, et une foi inébranlable en la Justice et en la grandeur de la cause que je viens défendre, qui m’aident à en supporter le poids.

Mesdames et Messieurs les jurés, voyez en moi, un fils du pays et écoutez ce que j’ai à dire. Mes paroles viennent du cœur.

L’Avocat qui se présente à vous, a fait son stage à la DST et à la MACA. J’ai été inculpé sous les mêmes chefs d’inculpations que ceux qui sont aujourd’hui reprochés à ma Cliente.

Mais en réalité, mon crime a été d’être l’Avocat de la Première Dame Simone GBAGBO. Mon crime a été, par devoir et conscience professionnelle, de rentrer de mon lieu d’exil, au risque de ma vie, pour accomplir ma profession d’Avocat.

J’ai, par chance, et grâce à la mobilisation du Barreau et de la famille judiciaire, bénéficié d’un non-lieu car je n’ai effectivement rien fait de ce pour quoi j’étais accusé.

Mais j’aurais pu être le 84ème accusé, et être assis aux côtés de ma cliente, mais cette fois comme co-accusé. Je vous explique cela car ma famille, comme bon nombre de familles ivoiriennes, a connu l’exil.

Je vous explique cela car vous ne pouvez-vous imaginer le prix que mes Confrères ici présent et moi-même avons payé pour simplement assurer la défense des accusés.
(…)

Lire le texte complet de Maître Rodrique Dadjé et Maître Habiba Touré
Dans Le Nouveau Courrier (en ligne)
, 9 mars 2015

 

 

 

 

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : Maître Dadjé dévoile le complot contre Michel Gbagbo

Par Sylvain Dakouri

«M. Michel est ici tout simplement parce que son père s’appelle Gbagbo»,
a-t-il cassé l’accusation, non sans Michel Gbagborappeler les faits qui ont doublement affecté le prévenu. De l’expulsion de sa mère de la Côte d’ivoire, alors qu’il était encore enfant, en passant par son arrestation et sa détention arbitraire à la Maca en 1992, alors qu’il était allé simplement rendre une visite aux prisonniers du 18 février 1992, sous Ouattara premier ministre, pour arriver aux interdictions à lui faites, pour répondre à la convocation d’un juge français. «Le parquet dans sa réquisition demande à Michel seul de ne pas sortir du territoire. Mais pourquoi lui seul ? Et les autres ? En réalité monsieur le président, on veut empêcher Michel de répondre à la plainte du juge français portée contre son bourreau, car cela gêne le pouvoir en place, sinon comment comprendre qu’on requiert 5 ans de prison avec interdiction de sortir du pays à lui seul. C’est parce qu’ils ont peur. Il ne faut pas que les juges fassent le jeu des politiciens qui ne sont pas bons. Ils ne sont pas bons ces politiciens», a asséné Me Rodrigue Dadjé expliquant que ‘’M. Michel Gbagbo est un universitaire sans histoire » très « attaché aux enfants ». L’avocat a aussi démontré que Michel est victime de l’arbitraire, « le dossier de Michel Gbagbo est vide » avec des « témoignages farfelus orchestrés par le Parquet, sans preuves », a-t- il soutenu. Me Dadjé a donc plaidé pour la ‘’relaxe » de son client qui est, ‘’uniquement » poursuivi parce qu’il est ‘’le fils de son père ». (…)

Extrait de : « Procès devant la Cour d’Assises. Me Dadjé dévoile le complot contre Michel Gbagbo« . In : Le Nouveau Courrier, n° 1228, 6 mars 2015, p. 4.

Simone Gbagbo à ses juges : je veux « donner ma part de vérité »

Intervention de Simone Gbagbo devant les juges de Ouattara (23/02/2015)

Source de la transcription : Steve Beko, 5 mars 2015

INTERVENTION DE MADAME SIMONE EHIVET GBAGBO

Monsieur le Président,
Je tiens à saluer la mémoire de toutes les personnes qui ont perdu la vie durant cette période douloureuse que traverse la Côte d’Ivoire.

Je compatis également aux souffrances et à la douleur de toutes les personnes blessées, mutilées, physiquement, moralement. Toutes ces personnes qui ont été pillées et qui ont perdu leurs biens et qui sont aujourd’hui désemparées.

Je salue enfin toutes les personnes qui se retrouvent en exil du fait de la crise postélectorale. Je salue la Cour, et suis ravie de comparaitre afin de donner ma part de vérité sur les poursuites dont je fais l’objet. Tellement de choses ont été dites !!! (suite…)

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : la « justice » clanique de Ouattara

Simone Gbagbo et Me Dadje

Simone Gbagbo et Me Dadje

Simone, une militante, engagée depuis toujours pour la construction d’une Côte d’Ivoire démocratique et libre !

 

 

Michel Gbagbo et Me Habiba Toure

Michel Gbagbo et Me Habiba Toure

Michel, il est resté auprès de son père sous les bombardements ordonnés par Sarkozy !

 

Lire et voir 2015-03

Le Président du Nouveau Parti pour le Rassemblement (NPR), Blaise Pascal LOGBO, écrit au Président de la République François HOLLANDE sur les « risques subséquents au tripatouillage ou à la violation de la Constitution ivoirienne » (27/02/2015)

http://www.civox.net/Tripatouillage-et-violation-de-la-Constitution-ivoirienne-Le-NPR-ecrit-au-President-Fancois-Hollande_a6094.html

Communiqué de la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la Vie politique (FIDHOP) : « Ne touchez point à la Constitution ivoirienne !!! » (01/03/2015)

http://www.civox.net/Cote-d-Ivoire-%C2%A0-NE-TOUCHEZ-POINT-A-LA-CONSTITUTION-IVOIRIENNE%C2%A0-%C2%A0–avertit-la-FIDHOP_a6080.html

 

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : une « fuite en avant » démentielle dans un procès politique

Le régime d’Alassane Ouattara s’est constitué partie civile dans ce procès. Ses avocats, après avoir déclaré que les accusés étaient tous coupables, ont réclamé le 2 mars 2015 une « condamnation solidaire de 2000 milliards de FCFA » aux 83 accusés !

Des observateurs étrangers dénoncent les emprisonnements et les procès qu’Alassane Ouattara dirige contre ses adversaires politiques :
Voir : Vidéos sur Ivoirebusiness, 3 mars 2015

Voir aussi : L’interview de Maître Habiba Touré et de Maître Dadjé. Abidjan.net, 2 mars 2015

Lecture : Quelle place pour les « fous guéris » ?

Par Michel GBAGBO
paru le 2 mars aux Editions L’Harmattan

Quelle place pour les fous gueris_par Michel Gbagbo

Comment un ancien malade « mental » sorti de l’hôpital psychiatrique peut-il retrouver sa place au travail, au sein de la famille, ou parmi ses amis du quartier ?

Le « fou-guéri » effraie. Ne va-t-il pas rechuter ? Commettre à nouveau des actes violents ? Ne vaut-il pas mieux, pour « sa » sécurité, le faire repartir au village ?

(…)