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Dans l’enfer des prisons politiques ivoiriennes

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RAPPORT : DANS L’ENFER DES PRISONS POLITIQUES IVOIRIENNES

[20 mai 2015]

Depuis la fin de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, en 2011, les personnes étiquetées comme partisanes de l’ancien président ivoirien Laurent GBAGBO sont victimes de traitements dégradants, de tortures et d’emprisonnement.
De nombreuses ONG internationales ont dénoncé le fait qu’en Côte d’Ivoire, les libertés civiques soient de fait suspendues depuis cinq années.

Ce rapport a pour objet de fournir des données chiffrées sur les détenus d’opinion et leur répartition dans les différentes prisons du Pays. Et d’argumenter sur leurs conditions inhumaines de transfèrement puis de détention à l’aide de photographies parlantes. La plupart ont subi des tortures à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) avant d’être enferrés pour de longues années sans jugement.

Chaque vague de libérations s’est toujours accompagnée d’une nouvelle vague de tortures et d’arrestations, donnant l’impression d’une politique volontaire de la part du Gouvernement de Monsieur A. Dramane Ouattara de maintenir un quota stable de 400 à 500 prisonniers politiques dans les prisons ivoiriennes.

Dans 99 % des cas, les détenus d’opinion sont des chrétiens et issus d’ethnies supposées avoir apporté un soutien électoral à Monsieur Laurent Gbagbo.

Les arrestations se sont toujours déroulées de manière inopinée, violente, abusive, sur dénonciation de partisans de Monsieur A. Ouattara indexant des « pro-Gbagbo », alors que le Parti Unique n’existe plus en Côte d’Ivoire depuis 1990. La Côte d’ivoire s’ajoute à la liste sombre des pays dans lesquels le délit d’opinion fait l’objet d’emprisonnement.

Pourtant, l’article 3 de la Constitution ivoirienne prescrit bien que « sont interdits et punis par la loi l’esclavage, le travail forcé, les traitements inhumains, cruels, dégradants et humiliants, la torture physique ou morale, les violences physiques et les mutilations ou toutes formes d’avilissement de l’être humain ».

Abandonnés dans l’enfer des prisons, les détenus d’opinion ont protesté à travers deux grèves de la faim en 2014.

Michel GBAGBO
Secrétariat National [du FPI] chargé
de la Politique Pénitentiaire
et des Détenus Politiques

[Le rapport complet est accompagné de documents chiffrés et photographiques]

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