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Monthly Archives: août 2015

Nouvelles de Sébastien Dano Djédjé

Mise à jour du 31/08/2015
La famille de Sébastien Dano Djédjé confirme à la presse que l’ancien ministre reçoit actuellement des soins dans une unité de l’Institut de cardiologie.

Selon plusieurs sources, l’ancien ministre et cadre du FPI, Sébastien Dano Djédjé, emprisonné depuis le 5 mai 2015 à Toumodi, a été transporté en urgence samedi 22 août à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan.

Son épouse avait alerté sur son cas la presse et les chancelleries : Lettre de Patricia Dano.

Pétition pour la libération de Dano Djédjé, Justin Koua et Hubert Oulaye

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Comment le régime instauré par Ouattara met en danger la nation ivoirienne

La dictature d’Alassane Dramane Ouattara entre l’illustration du Commando de la mort et la culture d’un apartheid ethnique

Par Claude Koudou

La Côte d’Ivoire compte plus d’une soixantaine d’ethnies. On ne le dit pas assez. Et le chef de l’Etat ivoirien ne veut pas intégrer cette réalité. Il ne prend donc évidemment pas la hauteur qui convient pour diriger ce pays. Depuis Félix Houphouët Boigny jusqu’à Laurent Gbagbo, quelles que soient les fortunes diverses que le pays ait connues, chaque citoyen pouvait entrer dans ce pays et en sortir dès lors qu’il ne fut pas frappé de mesures spéciales. Ceux qui sont dans la vengeance et dans la culture de la haine pour justifier leurs forfaits, peuvent au moins partager cette vérité avec nous.

Alassane Dramane Ouattara a instrumentalisé une exclusion supposée des ressortissants du nord de la Côte d’Ivoire. (suite…)

A diffuser ! Le rapport sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Rapport sommaire sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire (04/08/2015)
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Rapport sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Bien que l’insertion des commentaires accompagnant les photos au sein du texte principal rende la lecture parfois difficile, ce rapport constitue une bonne synthèse de la situation des détenus politiques en Côte d’Ivoire : d’où viennent-ils ? Comment sont-ils traités ? Ont-ils été entendus par un juge ?

Source : Ivoirebusiness, 9 août 2015

Très ému par ce qu’il a vu à la MACA, Joseph Titi remercie tous ceux qui ont contribué à sa libération

Encore merci !  Joseph Titi

Dans l’impossibilité de toucher individuellement toutes les personnes
qui m’ont témoigné, à titre individuel d’une part, ainsi qu’à l’ensemble du personnel du journal « Aujourd’hui » d’autre part, leur soutien à l’occasion de mon emprisonnement, j’écris ces lignes pour leur exprimer ma gratitude.

Merci au groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire qui n’a pas ménagé sa peine pour réaffirmer le principe de dépénalisation des délits de presse dans notre pays ; merci également à toutes les autres associations professionnelles de journalistes qui ont déploré les graves menaces que le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara fait peser sur les médias qu’il ne contrôle pas, à quelques deux mois de l’élection présidentielle.

Merci enfin à la presse internationale d’ordinaire si réticente, lorsqu’il s’agit de regarder de plus près les atteintes auxquelles le régime se rend régulièrement coupable, mais dont le soutien a été, ces derniers jours, décisif pour faire reculer le dictateur. Je sais que cette mobilisation extraordinaire, les déclarations de soutien ayant fleuri sur les réseaux sociaux comme jamais auparavant, a écœuré certains confrères de la place qui ne comprennent pas cette solidarité dont le journal et moi avons été entourés tout au long de cette crise.

Certains parmi eux s’en sont alors directement pris à ma personne m’accusant, sans le moindre fait, de faire un journalisme de type fiction mais aussi d’être un illustre inconnu qui s’octroierait un coup de projecteur inespéré avec cet emprisonnement. Le directeur général de Fraternité Matin, auteur de ce coup de folie, a même affirmé que je me suis fait arrêter parce que le journal que je dirige ne s’achète pas et que le gouvernement devrait, pour cela, me libérer pour ne pas me faire plus de publicité que ça…

Il arrive des moments où il faut se contenter du peu. Je remercie donc Venance Konan d’avoir demandé que je sois libéré même s’il se trompe en pensant que son sort est plus enviable comparé au mien. Car ce n’est pas en dirigeant des journaux conçus par d’autres qu’on démontre qu’on a un quelconque savoir. Au demeurant, lorsqu’on regarde de près les ventes du journal progouvernemental, on a plutôt envie de blâmer son premier responsable que de le féliciter. Donc, Venance devrait arrêter de commencer par l’injure. Car cela manque non seulement de finesse mais aussi de pertinence.

Pour le reste, je ne comprends pas la propension du directeur général de Fraternité Matin à guerroyer sur tout et rien lorsque Ouattara se fait lui-même prendre dans la nasse de son irresponsabilité. Le chef de l’état n’avait-il pas l’occasion de changer l’article 35, lui qui est si populaire et qui a fait ce que personne avant lui n’avait jamais réussi ? Autrement, pourquoi devrait-on le reprocher à ceux qui avaient intérêt à ce que cela ne change pas ? Avant d’accuser des adversaires prétendument sans relief, Venance Konan devrait demander à son mandant pourquoi il a eu constamment peur d’affronter le suffrage des Ivoiriens ; pourquoi un gouvernement de savants qui plus est des démocrates reconnus comme tels, ont pu se faire prendre au piège de mon emprisonnement ?

A la vérité, aussi bien Ouattara que ses défenseurs acharnés se sont laissé surprendre par les changements intervenus dans la compréhension des événements politiques dans notre pays. Et ils n’y ont vu d’autant plus que du feu qu’ils croyaient gagnée la complicité des médias internationaux, y compris celle des organisations de droits de l’homme, en particulier celle de la presse internationale qui a bien souvent montré trop de mansuétude à l’égard de Ouattara et de son régime. Or, visiblement ce temps-là est passé…

Je reviens de la Maca où je n’ai finalement passé qu’une petite semaine. Mais j’ai pu comprendre que le meilleur exemple d’abandon qu’un Etat peut s’autoriser est ce qu’il se permet dans ses prisons. Et la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan illustre cette réalité ; on réalise ainsi à quel point la politique sociale d’Alassane Dramane Ouattara a créé des déchets humains que son gouvernement préfère « enterrer » ici. Je rendrai donc mon témoignage à l’occasion du dossier que je publierai sous le titre « De retour de l’enfer de la Maca ». Mais je me suis également habitué à des termes : le badjot, TTS, baygon… Le premier indique ces menus bois durs bien plus étroits qu’un matelas normal d’une place.

Le badjot vous détruit la colonne vertébrale au fur et à mesure que vous l’utilisez parce qu’il est fixé dans le béton et que vous n’avez aucune possibilité d’en changer la position. Quant au terme TTS, il désigne tous ceux qui, plus [de] 390 personnes, sont accusées de l’accusation rituelle d’atteinte à la sûreté de l’état. Pour cela, le régime a d’abord obtenu des aveux extorqués pendant d’atroces séances de torture. Des témoignages terrifiants de prisonniers battus au chevron, leurs plaies ensuite brûlées par des langues de feu sont là pour le prouver… D’ailleurs, la plupart de ces personnes en portent encore les stigmates… à vie.

D’autres ont vu leurs maladies s’aggraver ; parfois les sévices endurés les handicapent à vie comme ce prisonnier qui est devenu insuffisant rénal après une série de tortures. Quant à cet ancien motard de la gendarmerie, il a fini par disjoncter. C’est l’un des malades mentaux qui déambulent dans la cour de la prison tout comme le vieil aveugle qui a demandé en vain de voir un spécialiste. A ceux-là, il faut ajouter ceux qui ont contracté des maladies en prison et qui, faute de soins adéquats, sont devenues incurables.

Je raconterai ces histoires parce qu’elles reflètent la réalité que dissimule pour l’instant le brouhaha médiatique instauré par Ouattara. Comme quoi, ceux qui m’ont envoyé à la Maca m’ont permis de voir toutes ces choses inimaginables qu’on ne soupçonne pas au-delà des immenses murs de la prison. Je les en remercie.

Joseph Titi

(Source : Eburnienews, 6 août 2015 ; surtitre de la Rédaction)

Libération de Joseph Titi

Grâce à une mobilisation qui a dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire, le directeur de publication du journal ivoirien Aujourd’hui, Joseph Gnahoua Titi, a été remis en liberté, après 6 jours de détention se terminant par un non-lieu.