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Monthly Archives: novembre 2015

Michel Gbagbo parle de son père, Laurent Gbagbo

« Laurent Gbagbo, c’est l’histoire d’une quête de souveraineté »

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-199-michel-gbagbo-parle-de-son-pere-laurent-gbagbo-lhistoire-dune-quete-de-souverainete.html

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La France ne doit pas recevoir Guillaume Soro (PCF)

Par le Parti Communiste Français

Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ex-seigneur de guerre, s’est rendu en Grande-Bretagne et projette de venir en France.

Guillaume Soro Photo Aujourd hui

Guillaume Soro

En plus des exactions commises par son armée qui mériteraient des poursuites devant la justice, qu’elle soit nationale ou internationale, Guillaume Soro est sous le coup d’une plainte déposée par Michel Gbagbo, ressortissant franco-ivoirien et fils de l’ancien président de Côte d’Ivoire, « pour enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Après que le pouvoir d’Alassane Ouattara ait empêché illégalement Michel Gbagbo de sortir de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro s’est plusieurs fois dérobé à la justice française qui veut l’entendre.

Plus grave encore : dans une conversation téléphonique « fuitée » accessible sur internet et présumée avec l’ancien ministre de l’Intérieur burkinabé Djibril Bassolé, aujourd’hui en détention préventive, on entendrait Guillaume Soro proposer une aide à la fois financière et logistique en vue de faire réussir le coup d’Etat de Gilbert Diendéré à Ouagadougou en septembre dernier. Rappelons que l’Union africaine avait qualifié de « terroristes » les auteurs de ce coup d’Etat, appréciation que partage le PCF.

On entend également dans ce document sonore la même voix revendiquer les assassinats de l’ancien ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, Désiré Tagro, et d’Ibrahim Coulibaly dit « IB », qui le concurrençait au sein de la rébellion pro-Ouattara. Dans cette conversation enregistrée on l’entend aussi proposer l’assassinat du président actuel du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cheriff Sy.

Le PCF indigné par ces propos inqualifiables espère que les tribunaux burkinabé et ivoirien ainsi que la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples se saisiront de ces documents en vue de procéder aux investigations et poursuites appropriées. Le PCF partage l’exigence qui commence à se faire jour d’une enquête internationale à ce sujet, en Côte d’Ivoire notamment. Il est à noter d’ailleurs que Guillaume Soro est d’ores et déjà dans le «collimateur» de la justice burkinabé et qu’il a fait l’objet récemment d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou.

Qui protège monsieur Soro ? Depuis une quinzaine d’années, son nom est évoqué à de nombreuses reprises dans des affaires criminelles et délictueuses. Comme celle du casse de 2003 des agences de le Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) du nord de la Cote d’Ivoire. Rappelons que la BCEAO est l’institution d’émission du franc CFA, monnaie sous contrôle de la Banque de France et de la BCE.

Dans ce contexte le PCF appelle les pouvoirs publics français et/ou des personnalités publiques à ne pas recevoir Guillaume Soro qui est le représentant d’une des branches les plus sanglantes du pouvoir Ouattara. Rappelons que, parmi d’autres manquements aux droits humains et à l’État de droit, ce pouvoir continue à détenir dans ses geôles des centaines de prisonniers politiques.

Il faut au contraire faire tout ce qui est possible pour qu’il puisse être entendu par la justice française au sujet de l’affaire « Michel Gbagbo ».

In : www.pcf.fr, 26 nov. 2015

Entretien avec Michel Gbagbo (La Croix)

Michel Gbagbo, fils de…

Par Laurent Larcher, à Abidjan

Extraits :

(…)
Arrêté avec son père, en avril 2011, ­Michel Gbagbo a été libéré en août 2013. Depuis l’an dernier, il donne des cours de criminologie à l’Université d’Abidjan. Auteur d’une thèse sur la psychopathologie de la vie sociale, il s’est spécialisé dans la criminologie clinique et dans la prise en charge des patients psychologiquement dangereux.

Dans un pays qui compte moins d’une quarantaine de psychiatres, le terrain est en friche. « Les solidarités traditionnelles sont remises en question par la compétitivité, la performance individuelle et la dérégulation du marché. Dans ce contexte, l’intégration des personnes ayant souffert d’une pathologie mentale est un défi », analyse-t-il.

Un métier de professeur
Avec un statut de maître assistant, il doit assurer 200 heures de cours par an et touche 700 000 FCFA (environ 1 070 €) par mois. Il dit n’avoir aucun avantage particulier. Il est toléré par l’administration universitaire et semble plutôt apprécié par ses étudiants. « Je fais cours dans un amphi de 400 étudiants. Il est toujours plein. Je suis un peu une curiosité. À la fin de mes cours, certains s’approchent pour se prendre en photo avec moi. Je ne refuse pas. Je sais qu’à travers moi, c’est mon père qu’ils voient. C’est comme ça. »

Entre ses cours, il écrit des essais sur la folie et la criminologie. Le dernier en date Quelle place pour les fous guéris ? a été publié cette année chez L’Harmattan, à Paris. Un livre dans lequel il synthétise la problématique de la réinsertion à Abidjan des personnes ayant souffert de troubles mentaux. Avant son incarcération, il publiait même de la poésie comme Les Souillons en 2010 ou Confidences en 2006.

Il lui est interdit de quitter la Côte d’Ivoire. Sa femme et ses enfants vivent en exil au Ghana. Et sa mère, à Lyon. « Ne pas voir ma famille, ne pas vivre avec elle, c’est le plus dur. Depuis ma libération, ma femme a obtenu à deux ou trois reprises un visa de quelques jours pour venir ici. Ce n’est pas beaucoup. »

Des relations distantes avec la politique
La politique ? Il n’y a pas renoncé. Socialiste, il souhaite voir le retour au pouvoir du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de son père. Y croit-il et le souhaite-t-il vraiment ? Ce n’est pas sûr. Du temps de son père président, il n’a jamais occupé un poste clé dans le système Gbagbo.

Depuis que Laurent Gbagbo est en prison, le fils apparaît, à une partie de ses partisans, comme l’héritier du roi déchu. Mais il semble peu intéressé par cette tâche. A priori, il n’est pas de la même facture qu’un Joseph Kabila, un Karim Wade ou un Ali Bongo, ces fils de présidents africains habités par l’impérieux désir du pouvoir.

En revanche, il se mobilise pour défendre les partisans de son père toujours emprisonnés. « Les arrestations sont brutales, les conditions de détention précaires et barbares », dit-il. Ancien prisonnier des forces pro-Ouattara, il en sait quelque chose. Les images de son arrestation, de ses humiliations ont fait le tour du monde. Cette expérience l’a profondément marqué. « Pourtant, souligne-t-il, j’ai eu de la chance. Comme fils de mon père, j’ai trouvé des gens qui m’ont aidé pendant ma détention, qui m’ont apporté de la nourriture, des médicaments et des livres. Mais j’étais une exception. »

Michel Gbagbo rallume une cigarette, parle de son catholicisme : « Je pense que je dois la vie aux prêtres qui sont rapidement venus me rendre visite dès le début de ma détention. Ils m’ont protégé des plus violents. » (…)

Lire l’article complet :
http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Afrique/Michel-Gbagbo-fils-de-2015-11-23-1383650

In : La Croix, 23 nov. 2015

Convocations répétitives du juge français à Soro : d’inévitables et sérieux dégâts politico-judiciaires en suspens !

Contribution de Tchedjougou Ouattara
(Facebook)

A l’écouter décider péremptoirement de l’issue de la vie de certaines personnes nommément désigné[e]s dans son échange téléphonique litigieux avec Djibril BASSOLE, on se représenterait un invincible et intemporel Soro Kigbafori Guillaume, détenteur exclusif du droit de vie ou de mort sur tous ses semblables ici bas…
Le monde entier a toutefois intégré que l’homme a fièrement revendiqué son statut de rebelle ayant été capable de lever une rébellion ayant vocation principale à évincer Laurent GBAGBO et son FPI du pouvoir, dès le 19 septembre 2002…
Mais, les choses n’ayant pas fonctionné comme « Pourquoi Je suis devenu Rebelle » et ses partenaires endogènes et exogènes les avaient planifiées, il eut fallu attendre l’occurrence des élections du 28 novembre 2010, pour que ses hommes à lui Soro, achevassent le boulot le 11 avril 2011…

Et c’est justement en raison des graves atteintes à l’intégrité physique infligées par les hommes sous son autorité à Michel GBAGBO qui n’avait trouvé refuge qu’auprès de son père, occupant constitutionnel de l’immeuble de la Présidence de la République, ce 11 avril 2011, et pendant sa détention à Bouna, que la responsabilité pénale de SORO Kigbafori Guillaume est, à bon droit, recherchée. (suite…)

Guillaume Soro de nouveau convoqué par la Justice française

La Juge Sabine Khéris en charge de la plainte déposée par Michel Gbagbo pour « Enlèvement, Séquestration et Traitements inhumains et dégradants » a convoqué une nouvelle fois, pour le 24 novembre, Guillaume Soro.
La fois précédente, ce dernier avait invoqué le contexte de l’élection présidentielle pour demander un report de l’audition.

Prisonniers d’un chef d’état

Scandale : prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, les otages de la haine d’un homme.

Vont-ils être libérés au nom de la réconciliation nationale ? En Côte d’Ivoire, ces questions sont posées depuis cinq ans. Elles dépassent, à l’évidence, les juges qui ne s’en préoccupent guère. Parce que, de toute façon, un seul homme tient la vie de ces centaines de prisonniers qui croupissent à la Maca. Être l’otage d’un chef de l’état, c’est en Côte d’Ivoire qu’une telle histoire s’écrit.

Surtout, il ne faut pas écrire que Ouattara est un dictateur.
Des convocations suivront de la part des hagiographes qui fonctionnent, à bien y regarder, comme une sorte de milice administrative. Car jamais président n’aura autant mis ses contemporains en prison tout en gardant l’image d’un démocrate. Une image surfaite, évidemment, mais qu’il ne faut surtout pas écorner.
Pourtant, ce qui se passe derrière les grands murs de la maison d’arrêt et de correction se passe de commentaire.
Certes, aujourd’hui, les tortures physiques ont fait la place à la torture morale.
Parce que, encore aujourd’hui, l’on peut vous faire changer de prison, vous transférer au camp pénal en particulier ou dans les autres prisons de l’intérieur du pays où l’on a plus de chance de choper des maladies et d’en mourir ensuite, une fois libéré. Tout semble en effet diaboliquement réglé à la perfection. Mais on peut aussi vous détenir au secret, là où personne ne connait.
Condamné à six ans fermes par son juge, David Samba vice-président de la CNC purge sa peine dans un lieu inconnu. Personne ne sait dans quel état il se trouve. L’ancien syndicaliste Basile Mahan Gahé, lui, l’a appris à ses dépens. Revenu du goulag d’Odienné, sa santé s’est rapidement dégradée avant de trépasser à jamais. Pourtant, tout le monde pousse aujourd’hui Alassane Dramane Ouattara à libérer les prisonniers politiques.
Y compris les américains qui ont forcé sa « réélection ».
D’abord parce qu’il n’a pas, à ce jour, condamné un seul de ses chefs de guerre, pourtant épinglés par sa propre commission d’enquête, mais ensuite parce qu’il doit montrer qu’il a une humanité.
Enfin, parce qu’il a réussi à faire déporter l’ancien président ivoirien et qu’il emprisonne également son épouse ; il devrait donc, a priori, être content.
Pourtant, les prisonniers politiques continuent de remplir les prisons. Des prisons surpeuplées comme la sinistre Maca où sont internés environ 400 prisonniers politiques. La plupart d’entre eux n’ont jamais vu un juge. Ou, dans le meilleur des cas, le cabinet ne montre pas d’empressement particulier. Parce qu’au fond, les aveux sur lesquels ils travaillent ont été obtenus sous la torture à les entendre.
Parce que visiblement leurs clients ne sont pas des justiciables comme n’importe quel citoyen. Ce sont les otages d’un chef de l’état. Alors, chacun regarde ailleurs, feint de ne rien voir pour ne pas s’attirer la colère du régime. Peu importe donc les tortures dont beaucoup continuent d’en porter les séquelles.
Il y a quelques jours, le ministre de la justice a, lui, trouvé la meilleure idée de vouloir construire dix nouvelles prisons.
De quoi montrer que personne ne sera libéré et que, de prisonniers politiques, il y en aura encore dans les prochaines cinq années. Certainement pour donner corps au pari insensé du chef de l’état de vider le FPI de sa substance. Et si c’était, en vérité, pour mettre plus de militants du parti de Gbagbo en prison, de sorte que ceux qui voudraient rester en liberté n’auraient plus qu’à le quitter ! Il ne faut jamais rien exclure dans notre pays où le régime a refusé tous les appels, à la fois discrets et publics pour élargir lesdits prisonniers politiques.
Samedi, l’association des Femmes et Familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire leur a rendu une visite à la Maca pour s’enquérir de leurs nouvelles. L’ancien ministre des handicapés Jacques Dogo, lui-même handicapé, a réceptionné les victuailles envoyées à cette occasion. En l’absence des ministres Lida Kouassi et Assoa Adou déportés à Bouaké, dans le sinistre camp pénal, c’est autour de lui que les prisonniers tentent de se réorganiser, ne serait-ce que pour garder le moral.
D’autant plus que les arrestations se poursuivent. Il y a environ une semaine, Eric Kouya Gnapa arrêté à Grabo a été torturé à la DST. Il y a perdu trois orteils, coupés par les hommes de Koné Zakaria.
Selon l’association, la victime est dans un état critique ainsi qu’Alain Durand Zagol qui, lui, a de violents maux de ventre.
Réconfortés, les détenus ont exprimé leurs joies et leurs reconnaissances à leurs épouses et leurs familles. Car en prison, on apprend aussi à se satisfaire du peu.

Aujourd’hui

(Source : Ivoirebusiness.net, 9 nov 2015)

 

Côte d’Ivoire : recensement par lieux de détention des prisonniers politiques

Répartition des détenus politiques et d’opinion recensés en Côte d’Ivoire.
Le  tableau suivant a été établi par le Secrétariat national chargé de l’administration pénitentiaire et des détenus politiques du FPI.
Mise à jour du 2 novembre 2015

La comparaison avec le précédent recensement (Cf. Rapport du 8 septembre 2015) fait apparaître une augmentation de 32 personnes arrêtées pendant les semaines ayant précédé l’élection présidentielle.

Il faut ajouter à ce tableau toutes les personnes disparues depuis le 11 avril 2011 dont on ne connaît pas le nombre.

Lire le Rapport du 8 septembre 2015.