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Convocations répétitives du juge français à Soro : d’inévitables et sérieux dégâts politico-judiciaires en suspens !

Contribution de Tchedjougou Ouattara
(Facebook)

A l’écouter décider péremptoirement de l’issue de la vie de certaines personnes nommément désigné[e]s dans son échange téléphonique litigieux avec Djibril BASSOLE, on se représenterait un invincible et intemporel Soro Kigbafori Guillaume, détenteur exclusif du droit de vie ou de mort sur tous ses semblables ici bas…
Le monde entier a toutefois intégré que l’homme a fièrement revendiqué son statut de rebelle ayant été capable de lever une rébellion ayant vocation principale à évincer Laurent GBAGBO et son FPI du pouvoir, dès le 19 septembre 2002…
Mais, les choses n’ayant pas fonctionné comme « Pourquoi Je suis devenu Rebelle » et ses partenaires endogènes et exogènes les avaient planifiées, il eut fallu attendre l’occurrence des élections du 28 novembre 2010, pour que ses hommes à lui Soro, achevassent le boulot le 11 avril 2011…

Et c’est justement en raison des graves atteintes à l’intégrité physique infligées par les hommes sous son autorité à Michel GBAGBO qui n’avait trouvé refuge qu’auprès de son père, occupant constitutionnel de l’immeuble de la Présidence de la République, ce 11 avril 2011, et pendant sa détention à Bouna, que la responsabilité pénale de SORO Kigbafori Guillaume est, à bon droit, recherchée.
Pour comprendre aisément cette affaire, et ses implications, il importe, dès l’abord, de rappeler qu’alors que Michel GBAGBO était encore en détention à Bouna, il avait fait déposer une plainte au procureur près le tribunal de Grande Instance de Paris, sous Nicolas Sarkozy.
Mais, au nom de la souveraine appréciation de l’opportunité des poursuites, le Procureur saisi avait cru devoir classer l’affaire sans suite, c’est-à-dire estimé qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre contre SORO Kigbafori Guillaume et ses Comzones, dont les graves actes criminels étaient dénoncés dans la plainte à lui adressée.

Ne désarmant pas, Me Habiba, Avocat de Michel GBAGBO, mit en œuvre la procédure dite « plainte avec constitution de partie civile » qui a vocation, de façon prosaïque, à « forcer la main » à la Justice d’enquêter sur des faits à caractère criminel.
C’est donc [à] une telle procédure dans laquelle le plaignant demande au doyen des juges d’instruction d’ouvrir une information judiciaire, à charge et à décharge, mais aux risques et périls, d’ordre pénal et pécuniaire, au cas où les faits dénoncés s’avéreraient diffamatoires, que Michel GBAGBO avait finalement recouru. Et c’est cette éventuelle responsabilité du plaignant dans les dénonciations des faits délictueux contre autrui, qui justifie le versement de la caution avant l’ouverture à proprement parler de l’enquête par le juge d’instruction.

Pour ce qui concerne Michel GBAGBO, ayant déposé la caution fixée par Madame le juge Khéris, à laquelle l’affaire a été finalement imputée par le doyen des juges d’instruction, conformément à la procédure en vigueur en matière de plainte avec constitution de partie civile, le plaignant Michel avait été convoqué pour consolider, sur procès-verbal régulier de témoin et Partie civile, ses dénonciations contenues dans sa plainte écrite.
Mais, le plaignant Michel GBAGBO ne déférera pas aux deux convocations à lui adressées par le juge d’instruction, en raison des empêchements de sortie du territoire dont il fut l’objet.
Le juge d’instruction ayant, selon toute vraisemblance, procédé à l’établissement de deux procès-verbaux de carence à l’encontre de Michel GBAGBO, carence indépendante de sa volonté, il est apparu nécessaire au juge d’instruction de poursuivre son information, en considérant que les dénonciations contenues dans la plainte de Michel GBAGBO, sont réputées consolidées.
C’est donc en conséquence de l’empêchement, indépendant de sa volonté, de Michel GBAGBO, de consolider sa plainte, que Madame Kheris du tribunal de Grande Instance de Paris, adressa une première convocation à Monsieur « Pourquoi je suis devenu rebelle » à l’effet de se présenter devant elle, en vue de son audition en qualité de « témoin assisté » sur les faits à lui également imputés ;
Mais, excipant les perspectives électorales, Monsieur « Pourquoi je suis devenu Rebelle », demandait et obtenait un report de son audition après sa campagne électorale.
Ayant donc constaté que les élections, prétendument présidentielles, n’ont pas été éternelles en Côte d’Ivoire, revoilà la digne Khéris réclamant encore devant elle et son greffier, sieur « Pourquoi je suis devenu Rebelle », pour être proprement entendu.
Peut-on vraiment croire que cette affaire est anodine ?

LES CONSÉQUENCES JUDICIAIRES CERTAINES DE CETTE CONVOCATION
Nul n’est besoin de recourir à l’art divinatoire pour intégrer qu’en empêchant, par tous les moyens, le plaignant Michel GBAGBO, de déférer à la convocation du juge d’instruction, à l’effet de consolider sa plainte, le pouvoir OUATTARA et Monsieur « Pourquoi je suis devenu Rebelle », croyaient ainsi pouvoir bloquer l’aboutissement de l’information judiciaire ouverte, de sorte à déboucher bonnement sur une gigantesque ordonnance de non-lieu.

Or, premièrement, le fait même pour le juge d’instruction de chevaucher cet obstacle du pouvoir OUATTARA, pour procéder à l’audition des personnes dénoncées dans la plainte, dont le Président du Parlement ivoirien, montre clairement la détermination de ce juge à aller très loin, au point même de contrarier les destinées messianiques du principal héros de la meute.

Deuxièmement, le commun des mortels s’interrogera tout d’abord si Monsieur « Pourquoi Je suis devenu Rebelle » est obligé de comparaître cette fois-ci devant le juge d’instruction ou bien ne l’est pas ?
S’agissant d’une procédure d’instruction, née d’une plainte avec constitution de partie civile, dénonçant de graves actes de traitement inhumain à l’encontre aussi de Monsieur « Pourquoi je Suis devenu Rebelle », ce dernier convoqué sous le statut de « témoin assisté », donc à la lisière d’un inculpé, ne peut [pas] ne pas déférer à cette deuxième convocation.

Cependant, si Monsieur « Pourquoi je suis devenu Rebelle » persistait dans son attitude de défiance envers l’autorité judiciaire, en l’espèce, il n’y aura pas mille manières pour faire attacher force à la loi.
En effet, si Monsieur « Pourquoi je Suis devenu Rebelle », refusait encore de comparaître le mardi prochain 24 novembre 2014, devant le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, il sera l’objet tout simplement de ce qu’on appelle un  » mandat de comparution ».
Comme tout mandat, il portera l’ordre du juge d’instruction de GRANDE INSTANCE DE PARIS, diffusé au besoin, dans le monde entier via interpol, demandant à toutes autorités policières de conduire directement à son cabinet, Monsieur « Pourquoi je Suis devenu Rebelle », partout où elles le découvrirai[en]t afin qu’il soit entendu. Ce qui veut dire que si « Monsieur Pourquoi je Suis devenu Rebelle » se risquait à ne pas déférer à cette convocation du juge d’instruction du tribunal de Grande Instance de Paris, tous ses papillonnages dans le monde entier subiraient une sérieuse cure d’amaigrissement au point même de ne plus lui permettre d’aller au-delà de son Ferké natal.

Mais, comme nous nous doutons que le petit gros, qui commence, visiblement, à se dégonfler de jour en jour, se présentera, dans ses petits souliers, devant le juge d’instruction, ce mardi 24 novembre 2015 prochain, il en va qu’il sera entendu, comme indiqué en tant que témoin assisté.
Cela veut dire que le juge, déjà saisi de certains éléments (certificats médicaux, videos, images…. etc), ayant trait aux faits allégués par le plaignant Michel GBAGBO, devra, si SORO entend se disculper, comme il faut d’ailleurs l’envisager, il lui faudra surtout démontrer, entre autres, en quoi le lien de subordination entre lui et ses éléments de son MPCI originel, devenu plus tard, « Forces Nouvelles », était rompu une fois qu’il s’était retranché au Golf.
Or, il est de connaissance acquise, comme résultant des preuves probantes, telles des vidéos, qu’à l’occasion de la crise post-électorale, Monsieur « Pourquoi je suis devenu rebelle », avait volontiers repris tous ses attributs de chef de la rébellion du 19 septembre 2002, distribuant des ordres d’assassinats clairs, par-ci, par-là, et notamment au cours des rassemblements où il passait ces forces rebelles en revue.

Il ressort de ce qui précède que de telles preuves montrent clairement que le fait même que cette justice française ait osé ouvrir un pan de cette tragédie ivoirienne, obligera Monsieur « Pourquoi Je suis devenu Rebelle » à justifier toute l’étendue de ses crimes depuis le 19 septembre 2002, en raison du risque de voir d’autres plaintes s’engouffrer dans cette dangereuse ouverture. Monsieur « Pourquoi je Suis devenu Rebelle » pourra t-il justifier ses crimes de masse ?
Non, Monsieur SORO qui n’a aucun argument pour dégager sa responsabilité pénale, personnelle et directe, dans les actes criminels perpétrés au détriment de Michel GBAGBO, en l’espèce, et dans tous les massacres des ivoiriens, avait tout prévu, sauf être convoqué, de sitôt, devant un juge pour cette énorme affaire à connotation de préliminaire de la CPI.

LES SÉRIEUSES CONSÉQUENCES POLITIQUES DE CETTE CONVOCATION
Si, à la vérité, les riches Comzones songeaient, tout en se rasant, à d’éventuelles complications judiciaires de leur business du 19 septembre 2002, avouons qu’ils n’y songeaient pas de sitôt.
Dès lors, le fait pour ces bandits de guerre, de regarder, impuissants, leur grand chef, obstinément sommé par une « petite » juge française, de déférer devant elle, a visiblement fini par leur faire faire le deuil du rêve montrant leur SORO Guillaume au seuil du Palais Présidentiel ivoirien.

En effet, depuis que la « meute » de Monsieur « Pourquoi je suis devenu Rebelle » constate la prise en main de la plainte « d’un » fils de GBAGBO, leurs premières préoccupations ne se résument plus dorénavant dans des stratégies de prise de pouvoir par leur petit gros, après Dramane OUATTARA, bien au contraire.
Toute la « meute » s’est rendue à l’évidence de la réelle vulnérabilité politique de son champion, en sorte qu’elle croise plutôt les doigts quant à le voir survivre, du point de vue de la paisible jouissance de son énorme butin de guerre, à leurs massacres dont les preuves pullulent en Côte d’Ivoire.

Passés donc les moments de doutes, cette convocation, sans peur, ni faiblesse de ce juge français, a fini par situer la « meute » de Monsieur  » Pourquoi je suis devenu Rebelle », et les ivoiriens en général, qu’on ne vient pas à la politique par le crime pour en sortir autrement que par le sort réservé aux criminels.
C’est en cela que cette convocation de la juge française, en tant qu’apéritif, est indiscutablement chargée de conséquences sérieuses et inévitables pour Monsieur « Pourquoi je suis devenu Rebelle »….
Wait and see !

Tchedjougou OUATTARA

(Source : ResistanCIsraël, 17 nov. 2015)

 

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