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Abidjan : libération des trois pétitionnaires arrêtés le 15 juillet 2016

« En marge d’une conférence publique organisée ce dimanche 31 juillet 2016 à Yopougon Kouté, par la plateforme de la Société Civile ivoirienne pour la libération du président Laurent Gbagbo, Djoman Kpata Ange Alain, Missi Jean Leopold et Dja Adou Prosper, arrêtés le 15 juillet dernier au Terminus du bus 47 et libérés vendredi 29 juillet, ont envoyé un message fort au Président Alassane Ouattara. »

Propos recueillis par Cyrille NAHIN, pour EventnewsTv :

Eventnewstv : Pouvez-vous revenir sur les circonstances de votre arrestation ?

Nous étions en train de faire signer des pétitions. Nous sommes chargés de la mobilisation et de l’organisation de tout ce qui est pétition au ‘‘Sénat’’ du terminus 47. C’est ainsi que le vendredi 15 juillet, nous faisions signer tranquillement les pétitions lorsque la police du 16 ème arrondissement, précisement le commissaire adjoint Dosso est arrivé avec ses éléments au nombre de 8. Notre erreur, la grave faute que nous avions commise aux yeux de ce commissaire-là, c’est d’avoir fait signer des pétitions et affiché la banderole qui indiquait cette pétition. Quand il est arrivé sur les lieux, il s’est dirigé directement vers la banderole et a demandé qui en était l’initiateur. Il était très menaçant avec ses éléments. Puisque personne ne répondait, il a ordonné à ses éléments de la décrocher. Elle a été déchirée par ses éléments. Lui-même a mis la main sur la banderole et l’a aussi déchirée. Puis il nous a intimé l’ordre de rejoindre le cargot qui était garé. J’étais le responsable de cette pétition. J’avais plus de 7.000 pétitions puisque je devais faire le point au président du Sénat, Bouazo. Le commissaire Dosso s’est chargé personnellement de les déchirer, de nous brutaliser et nous trainer comme des vulgaires bandits avant de nous jeter dans son cargot jusqu’au commissariat.

Eventnewstv : Et que s’est-il passé ensuite au commissariat ?

Arrivés au 16ème arrondissement, nous n’avons pas été auditionnés. Il s’est chargé de faire ses auditions seul. Il a trouvé les motifs qu’il devait trouver. Vers 16 heures, ils nous ont envoyés à la préfecture de police. Làs bas, on nous a confiés à un capitaine de police qui était déjà présent pour nous recevoir. C’est ainsi que nous avons été auditionnés. Nous avons relaté les faits réels. Au départ, Dosso nous a accusés de troubles à l’ordre public. Nous avons dit non. Nous avons dit ce qu’il en était.

Eventnewstv : Comment s’est passé votre séjour dans les locaux de la préfecture de police ?

Trois jours dans les locaux de la préfecture de police, c’était très difficile. Des locaux très sales. C’était insupportable. Nous avons passé trois nuits dans ces locaux. C’était un véritable calvaire. Ce n’est que le lundi que le préfet de police a ordonné à ses éléments de nous déférer sur le Parquet de Yopougon pour être conduit à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan Ndlr). Nous avons été menottés à la préfecture de police comme de vulgaires bandits. Ce n’est qu’aux environs de 18 heures que nous avons été conduits à la MACA. (…)

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(Source : EventnewsTv, 1er août 2016 ; l’orthographe des noms propres a été transcrite telle que formulée par la source).

 

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