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Archives Mensuelles: novembre 2017

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Le Parti Communiste Français s’interroge : Emmanuel Macron a-t-il réellement l’intention de changer la politique africaine de la France ?

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Emmanuel Macron veut-il réellement mettre un terme à la politique africaine de la France ?

Lors de son passage au Burkina Faso, le président Macron a tenu un discours qui ne change pas, invariablement quelle que soit la latitude. Il s’est fait VRP d’un modèle entrepreneurial, libéral, inégalitaire qui, depuis des décennies a démontré l’incapacité à répondre aux défis humains et environnementaux. Le continent africain en a fait la douloureuse expérience avec l’endettement, les politiques d’ajustement structurel, le démantèlement des services publics et le délitement des Etats au profit d’une économie de prédation utile aux transnationales. Considérer l’Afrique comme une start-up n’assure pas un avenir à une jeunesse en quête d’avenir, d’emplois, de progrès social et de paix.

Les annonces de quelques aides sonnantes et trébuchantes sont le corollaire de l’offensive d’une diplomatie économique assumée. Paradoxe d’un président qui assure qu’il n’y aurait plus « de politique africaine de la France »…  Alors dans ce cas, des actes doivent suivre. Les occasions ne manquent pas. A commencer par la restitution des œuvres d’art à l’Afrique. Mais également à l’ouverture des archives comme l’exigent les parlementaires communistes. M. Macron promet que les « documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè qui aura accès à tous les documents sur l’affaire Sankara ». Cela constitue une avancée à la condition que toutes les archives soient ouvertes, c’est-à-dire les documents classés « confidentiel défense »,  bien sûr, mais également les documents de haut degré de classification, ceux que l’Etat n’ouvre jamais, classés « très secret défense ».
Et, puisque M. Macron fait une halte à Abidjan, il aura l’occasion de parler des droits humains malmenés et de plaider pour la libération des très nombreux prisonniers politiques qui croupissent en prison en Côte d’Ivoire. Parmi ceux-là, il y a Assoa Adou, figure historique de la gauche ivoirienne, 72 ans, ancien syndicaliste et ancien ministre, et Samba David, dirigeant de la Coalition des indignés, embastillés en toute illégalité.
Enfin, Emmanuel Macron passe par le Ghana, frontalier du Togo. Ce dernier pays est une dictature installée et soutenue par l’État français depuis 50 ans. Le peuple togolais multiplie les manifestations depuis le mois d’août pour réclamer le départ de la dynastie des Gnassingbé. Des conseillers militaires, du financement et du matériel français sont utilisés par les forces armées togolaises tenues pour responsables d’exactions. La vente au Togo d’hélicoptères français de type Gazelle est envisagée par le premier ministre, pour un contrat de 20 M€. Sous la précédente mandature, Jean-Marc Ayrault avait suspendu cette vente, de peur que le matériel soit utilisé contre des civils. M. Macron va-t-il mettre en œuvre son propre discours ou faire la démonstration que la France garde une politique africaine, celle visant au soutien explicite d’un régime autoritaire et corrompu pour préserver des intérêts dans le cadre d’une diplomatie économique aveugle ?

Parti communiste français,

Paris, le 29 novembre 2017

 

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La Diaspora africaine s’adresse au 5e Sommet Union Africaine-Union Européenne

ADRESSE DE LA DIASPORA AFRICAINE AU

5ème Sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) à Abidjan (Côte d’Ivoire) des 29 et 30 novembre 2017

 

Au moment où est prévu pour se tenir le cinquième sommet UA-UE les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan,
     Nous, Africaines et Africains de la Diaspora,
Signataires de la présente avons l’extrême obligeance et l’insigne honneur de nous adresser à vous à cette occasion, en raison de la gravité des situations auxquelles les Filles et Fils de l’Afrique font face du fait surtout des relations asymétriques entre les pays du Nord et ceux du Sud ET DE L’URGENCE DES DECISIONS A PRENDRE.
     Des rapports inégaux Nord-Sud
Chaque pays défend ses intérêts ; Les Occidentaux défendent leurs intérêts ; les Africains défendent les leurs. L’espace de la coopération UE-UA doit être celui de la réciprocité et du gagnant-gagnant, le seul qui peut répondre aux nouvelles tendances de la mondialisation. Il ne peut pas, il ne peut plus être question que les pays européens au moyen de leur puissance mettent les pays africains en coupe réglée. Il est venu le temps de traiter l’Afrique comme partenaire et sur un pied d’égalité.
     De la saignée financière de l’Afrique de l’espace francophone par le Franc FCA interposé
Le franc CFA imposé par la France à ses anciens pays colonisés est le puissant instrument de sujétion économique au profit des intérêts français. Beaucoup de chefs d’Etats africains n’osent pas aborder le sujet de peur de subir le triste sort de ceux qui les ont précédés. La monnaie qui est un enjeu économique et un instrument de souveraineté nationale ne peut pas, ne doit plus être aux mains d’une autre puissance mais plutôt aux mains des Africains eux-mêmes. L’UE et l’UA ne doivent pas assister passivement à l’asphyxie des économies africaines par la France qui continue de saigner financièrement l’espace francophone africain par la monnaie coloniale, le franc FCA interposé. Le temps est venu d’y mettre ensemble un terme.
     De la CPI comme instrument de soumission des leaders africains souverainistes
La CPI, point n’est besoin de le démontrer est un instrument aujourd’hui aux mains des puissances occidentales pour soumettre les dirigeants des petits pays et surtout les dissuader de l’option de souveraineté. Le procès actuel du Président Gbagbo et de son ministre Blé Goudé devant le CPI en est une preuve patente. Le Président Gbagbo qui a subi une guerre injuste amenée par la France au profit de Ouattara, est victime de son audace d’avoir voulu tenir tête à la France notamment. Un procès qui se poursuit avec une insuffisance flagrante de preuves et où les témoins peinent à convaincre de l’existence d’un plan commun contre les civils pro-Ouattara ; mais qui s’avère plutôt la mise en place d’une volonté manifeste de la France de sortir définitivement le Président Laurent Gbagbo du jeu politique ivoirien (Voir dernières révélations de Mediapart). Il faut tout remettre à plat en ce qui concerne la CPI et pour l’heure rendre leur liberté à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
     De la crise migratoire comme conséquence des rapports asymétriques entre le Nord et le Sud
Dans des embarcations défiant toute imagination, des milliers et des milliers de ressortissants des pays du Sud et notamment d’Afrique perdent la vie dans la mer méditerranée dans l’indifférence de l’Europe qui se barricade. L’Europe sait pourtant que ces hommes et ces femmes fuient soit la dictature soit la misère ambiante de leur pays d’origine, souvent la conséquence des rapports tutélaires avec les pays de l’UE.
     Du drame que vivent nos frères en Libye
La Libye d’aujourd’hui, vidée d’elle-même par les pays de l’OTAN qui ont mis ses richesses en coupe réglée après avoir liquidé son guide suprême, est triste à voir. La principale responsabilité de cette dramatique situation incombe à l’Europe. L’indignation sélective ne saurait être admise. Après par exemple Charly Hebdo et le Bataclan, où nous avons vu des chefs d’État africains se déplacer pour aller manifester en France, des députés ivoiriens organiser une marche à Abidjan, l’inaction et l’indifférence de l’Europe ne peuvent plus être tolérées. Non à l’esclavagisme des temps modernes si vivace aujourd’hui en Libye.
          Honorables chefs d’Etats et de gouvernement réunis en sommet,
La liste des maux que traversent nos pays dans l’indifférence générale ne saurait être exhaustive. Elle suffit cependant pour appeler votre attention sur l’urgence de vos engagements pour réparer les injustices que l’Afrique et d’illustres Africains continuent de subir. Les Africains n’ont pas besoin qu’on pense à leur place. Les Africains connaissent leurs problèmes et en ont les solutions. Pourvu qu’on respecte leur personnalité et leur souveraineté.
     C’est en conséquence de tout ce qui précède que par la présente Adresse,
    Nous appelons votre aimable attention sur l’urgence des décisions à prendre pour redonner confiance aux Africains dans leurs rapports avec l’Europe. Il s’agit entre autres des mesures urgentes suivantes :
– La renégociation des rapports UE-UA sur la base d’une coopération gagnant-gagnant ;
– La fin du Franc CFA pour une ou de nouvelles monnaies africaines affranchies de la mainmise occidentale, française notamment ;
– La liberté pour Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé ;
– La liberté pour les prisonniers politiques Ivoiriens ;
– Le retour sécurisé des exilés ivoiriens.
     Fait à Paris le 27 novembre 2017
Les Signataires sont des économistes ; des médecins ; des spécialistes du droit ; des psychologues ; des hommes et femmes de lettres et de la culture ; des ingénieurs ; des chimistes ; des physiciens ; des historiens et sociologues ;…
Raymond Ahivi (Togo, Plateforme panafricaine en France) ; Ardiouma Sirima (Ligue des Droits de l’Homme Burkina Faso en France) ; Professeur Raymond Koudou Kessié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur en exil au Royaume Uni) ; Docteur Ahoua Don Mello (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil) ; Professeur Balan Facho (Tchad, en exil en France) ; Justin Koné Katinan (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Zadi Zokohi (Côte d’Ivoire, Enseignant en exil au Maroc) ; Didier Ouédraogo (Ligue des Droits de L’Homme, Burkina Faso en France) ; Professeur Pascal Kokora (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur aux USA)  ; Docteur Claude Koudou (Côte d’Ivoire, ONG Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique, Enseignant en France) ; Richard Inago (Côte d’Ivoire, Effort humanitaire, en France) ; Clotilde Ohouochi (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil en France) ; Demba Traoré (Côte d’Ivoire, ex-Directeur général du VITIB, en exil aux USA) ; Docteur Nicolas Agbohou (Côte d’Ivoire, Enseignant en France) ; Professeur Balou Bi Toto Jérôme (Côte d’Ivoire, ex-Secrétaire général de l’Université d’Abidjan, en exil en France) ; Célestine Dabah (Halte aux Génocide, en France) ; Docteur Raphaël Dagbo (Côte d’Ivoire, Association des Amis de Laurent Gbagbo, Enseignant en France) ; Klah Popo (Côte d’Ivoire, Consultant en économie solidaire, en Guadeloupe) ; Docteur Gervais Boga Sako (Côte d’Ivoire, Fondation ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique, en exil en Italie) ; Tano Félix(Côte d’Ivoire, Professeur agrégé de droit, ancien Membre du Conseil constitutionnel en exil au Ghana) ; Thomas N’guessan Yao (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil au Ghana) ; Professeur Jacques Lorou (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Komlan Rigobert (Bénin, Ingénieur en France) ; Eric Edi (Côte d’Ivoire, Comité d’action pour la Côte d’Ivoire aux USA) ; Docteur Lazare Koffi Koffi (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Maître Téti Gervais (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Docteur Issa Coulibaly Malick (ex-Ministre, en exil au Bénin) ; Docteur Hervé Zogoé Abié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur, en exil en Afrique du Sud) ; Emile Guiriéoulou (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Théophile Kouamouo (Ivoiro-Camerounais, Journaliste en exil en France) ; PHD Papé Marc Adoux (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Nestor Koffi (Côte d’Ivoire, Membre du Bureau politique du PDCI) ; Paul Ngassa (Cameroun, Enseignant en France) ; Docteur Jean-Claude Djéréké (Côte d’Ivoire, en exil aux USA) ; Maître Habiba Touré (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Darnasse Benace (Bénin, en France) ; Jean-Hilaire Yapi (Côte d’Ivoire, Congrès ivoirien du Canada) ; Sidi Tidiane Gueye (Sénégal, Fédération des Travailleurs africains en France). Issopha Isangou (Cameroun, Ingénieur commercial chargé de projet événementiel en France).
[Destinataires : ]
Ambassade de Côte d’Ivoire en France ;
Parlement européen ;
Commission de l’Union européenne ;
Commission de l’Union africaine ;
Elysée ;
Comité de pilotage du Sommet UA-UE.

Relations France-Côte d’Ivoire, Lettre ouverte au Président de la République

LETTRE OUVERTE

 

Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité

à Monsieur Emmanuel Macron,
Président de la République française

Grenoble, le 24 novembre 2017

 

Objet : relations de la France avec la Côte d’Ivoire

Monsieur le Président de la République,

Le 5ème Sommet Union africaine – Union Européenne se tiendra les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, sur le thème « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ».

À l’approche de cette date, je me permets de vous rappeler notre courrier du 7 juin dernier, qui a de plus fait l’objet de deux courriels à votre Conseiller en charge de l’Afrique.

Monsieur le Président, comment écrire une nouvelle page des relations de notre pays avec la Côte d’Ivoire sans prendre en compte les responsabilités de la France ?

En effet, la France est intervenue directement et indirectement à de multiples reprises ; notamment l’intervention militaire d’avril 2011 en soutien à Monsieur Alassane Ouattara, qui a laissé des traces durables au sein des populations.

Le passé nous oblige ; il vous oblige.

Pourquoi, à long terme, est-il de l’intérêt supérieur de la France de changer de politique africaine ?

Le passé dans les relations entre la France et les pays d’Afrique est lourd de la traite négrière et de l’esclavage, des guerres coloniales et de la colonisation, et enfin, des indépendances entrecoupées de multiples interventions militaires.

Néanmoins, la francophonie et la francophilie sont deux composantes majeures des relations entre de nombreux Africains et Français, qui y sont très attachés.

Mais force est de constater que, dans le contexte de la mondialisation, la jeune génération devenant démographiquement prépondérante n’acceptera plus ce que ses aînés ont supporté.

En effet, même atténué par l’aide au développement et les actions caritatives, le caractère inégal des relations économiques, aggravé par les changements climatiques, ne peut que conduire à l’exil et l’émigration, à la violence et la guerre…

Il est donc de l’intérêt supérieur de la France d’engager une transition vers un nouveau paradigme dans les relations entre la France et l’Europe avec l’Afrique.

Ce nouveau modèle doit être fondé sur le principe de partenariats « gagnant-gagnant » ou mieux, de « juste échange ».

Cette transition implique le long terme, mais il est urgent d’agir aussi à court terme.

Pourquoi, à très court terme, est-il de l’intérêt supérieur de la France d’agir pour la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés en Côte d’Ivoire ?

Les quelques libérations au compte-gouttes à l’approche d’évènements internationaux ne doivent pas faire illusion.

La société ivoirienne reste profondément divisée.

La réconciliation est – et restera – impossible tant que ne seront pas libres et rétablis dans leurs droits les prisonniers politiques et les exilés suite aux évènements de 2011 auxquels la France a participé activement.

La capacité de la Côte d’Ivoire à jouer un rôle stabilisateur au sein de la région en est affaiblie.

L’image de la France en Afrique est affaiblie.

Ces questions pourraient résonner dans les rues d’Abidjan, les 29 et 30 novembre.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, sont attendus une parole forte et des actes de la part de la France, la France pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, Paris ville de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Monsieur le Président, votre parole et vos actes doivent converger en faveur de la libération et l’acquittement de tous les prisonniers politiques, ainsi que du retour des exilés avec réintégration dans leurs droits.

Cette initiative de votre part est attendue, espérée et sollicitée, non seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi en Afrique et à travers le monde, par des femmes et des hommes épris de Justice et de Paix.

Ce sera un acte fort et une étape indispensable vers le nécessaire changement dans les relations entre la France et l’Afrique.

Enfin, ce sommet est dédié à la jeunesse africaine.

Nos concitoyens épris de Liberté ne manqueront pas de se poser cette question majeure :

Quel « avenir durable » lorsque tant de jeunes Africains sont contraints à l’immigration au péril de leur vie ?

En effet, une bonne part des raisons et des solutions aux problèmes d’asile et d’immigration se trouve d’abord dans le pays de départ, où sévissent toutes les formes de persécutions, d’exploitation et de pillages des richesses, des hommes, des femmes, et trop souvent des enfants.

Puissiez-vous percevoir ces innombrables appels et signaux de détresse avant qu’il ne soit trop tard, pour la France aussi…

Une réelle transition dans les politiques africaines de la France et de l’Europe est possible.

Monsieur le Président, sachant pouvoir compter sur votre détermination, je vous prie, au nom de notre association, d’agréer l’expression de ma profonde déférence.

Pour CI-RDV, le Président,
André Prochasson

Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité,
(association 1901)
Contact : ci-rdv [at] orange.fr

Télécharger la lettre (PDF)

 

 

Libération de Justin Koua

Dans la soirée du samedi 4 novembre 2017, Justin KOUA, Secrétaire national à la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien, a été libéré après 2 ans et 6 mois de prison. Après un séjour au camp pénal de Bouaké et à la prison de Dimbokro, il fut emprisonné à la MACA, Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan.

Justin Koua avait été arrêté en mai 2015 suite à sa participation au Congrès du FPI tenu à Mama le 30 avril 2015.
Son remplaçant dans les fonctions qu’il exerçait, Nestor DAHI, a été également emprisonné deux mois après.