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Le régime d’Alassane Ouattara poursuit ceux qui dénoncent l’emprisonnement politique

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Vendredi 12 janvier 2018, Michel Gbagbo a comparu devant le Tribunal de Première Instance du Plateau (Abidjan) pour le motif qu’il aurait contribué, avec le directeur de publication de Koaci, Laurent Despas, à la « divulgation de fausses nouvelles ». Il est accusé d’avoir affirmé, dans une interview donnée au journal en ligne Koaci, qu’il y avait des prisonniers politiques et des personnes disparues en Côte d’Ivoire.
Pour ces déclarations, le Parquet a requis contre lui une peine d’un mois de prison ferme, ainsi qu’une amende.
Le jugement a été mis en délibéré.
Naturellement son avocat, Maître Ange Rodrigue Dadjé, a fait valoir que l’emploi du terme « prisonnier politique » ne pouvait constituer en tant que tel une infraction.
Au demeurant, des personnes arrêtées dans le cadre de la crise postélectorale de 2010-2011 pour leur soutien au Président Laurent Gbagbo ou pour leur proximité avec lui, sans motif d’infraction clairement établi, sont des prisonniers politiques. Et certaines ont effectivement disparu après avoir été enlevées.

Michel Gbagbo

Source photo : « Connection ivoirienne »

 

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