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Rwanda, 15 septembre 2018 : libération de Victoire Ingabire

Dans le cadre d’une décision prise le 14 septembre 2018 par Paul Kagame et son gouvernement, une libération anticipée a été ordonnée pour 2140 détenus dont Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), et le chanteur Kizito Mihigo, libérés le 15 septembre.

De nombreuses actions (sit-in, manifestations… ) furent menées au niveau international dans le but d’alerter sur la situation de la présidente du FDU emprisonnée en octobre 2010, après qu’elle voulut déposer sa candidature à l’élection présidentielle, et condamnée en appel à 15 ans de prison.

Plusieurs résolutions du Parlement européen ont appelé au respect de ses droits et condamné la chasse aux opposants menée par l’état rwandais.

En 2014 fut diffusé un documentaire de la BBC interdit au Rwanda, “Rwanda’s untold story”, retraçant la prise et l’exercice du pouvoir par le parti de Paul Kagame, le FPR.

En février 2016, l’Etat rwandais s’est retiré de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Celle-ci a demandé le rétablissement de Mme Ingabire dans ses droits.

Le 14 octobre 2017, une journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques au Rwanda, l‘“Ingabire day”, fut organisée.

Enfin, de façon répétée en 2017 et 2018, les organisations internationales ont dénoncé la pratique de la torture, les disparitions et les arrestations arbitraires au Rwanda.

Mais la bataille pour la libération des prisonniers politiques au Rwanda ne s’achève pas aujourd’hui, puisque de nombreux militants sont encore emprisonnés sous divers prétextes, en réalité dans le but d’empêcher l’opposition politique de s’organiser.

Victoire Ingabire

Victoire Ingabire

 

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Où en sont les libérations des prisonniers amnistiés ?

Dans son recensement en date du 10 septembre, l’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire constate qu’une trentaine de prisonniers n’ont toujours pas été libérés.

30 PRISONNIERS POLITIQUES CIVILS EXCLUS DE L’AMNISTIE (?!)

Communiqué relatif à la libération des prisonniers politiques, suite à L’Ordonnance d’Amnistie du 6 août 2018

L’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire dite AFFDO-CI exprime sa sincère gratitude au président Alassane Ouattara pour la mesure d’amnistie annoncée le 06 août 2018, à l’occasion de son message à la nation ivoirienne.

À l’occasion de cette adresse à la nation, le chef de l’Etat avait indiqué que cette mesure devait profiter à 800 personnes dont 500 bénéficiaient déjà d’une liberté provisoire. Or, l’AFFDO-CI fait le triste constat que sur 297 personnes en détention, à la date du 06 août 2018, dans 10 prisons réparties sur l’ensemble du territoire national, 30 personnes sont encore retenues dans les liens de la détention.

En effet, après la première vague de libération inaugurée le 8 août 2018 par Mme Simone Ehivet GBAGBO, ex-Première Dame, MM. LIDA Kouassi Moise, ASSOA Adou, TCHEIDÉ Jean Gervais et Souleymane KAMARATÉ, une seconde vague de 195 personnes a suivi le 10 août 2018 et a vu la libération d’autres détenus tels que MM. BAHI Patrice, ZIZA Kaka Jean Louis, LOROUGNON ZADI Madou, ZEZE Paulin, KEIPO Marius dit « Petit Marteau ».
En outre, il a été enregistré :
– 32 personnes libérées, le samedi 11 août 2018, dont MM. BLEKA Joël et BOUABI ;
– 7 personnes libérées, le lundi 13 août 2018 ;
– 3 personnes libérées, le mercredi 15 août 2018, à savoir MM. TOUBATE Tom Serge, MABRE Alain et KRAPA, tous les trois libérés à partir de la Maison d’Arrêt militaire d’Abidjan (MAMA).
– 1 personne, M. NIAMKE Ekolan Norbert libéré le 17 août 2018 ;
– 3 personnes, MM. EHOUMAN N’Guessan Pascal, KOUABO Bertin et ZIRIMBA Logbognon Jean Claude ont été également libérées, le samedi 18 août 2018, de la MACA ;
– 3 personnes, MM. DRIA Nesmon, DOUMBIA Lancina et SEBOU Bi Yao Simplice libérés, le mardi 21 août 2018 ;
– 16 personnes dont KOFFI Serge, GNABA José, DAGO Philippe libérées, le mercredi 22 août 2018 ;
– 2 personnes, MM. LAGO Kanon Martial et KOUEWON Pouho Elvis libérées, le vendredi 24 août 2018 ;

Ainsi, au total, l’AFFDO-CI fait l’heureux constat qu’en conséquence de la mesure d’amnistie, 267 personnes, injustement incarcérées depuis le 11 avril 2011, ont pu recouvrer leur liberté.

Aussi l’AFFDO-CI, en son nom propre et en celui des libérés et de leurs familles respectives, manifeste-t-elle son infinie reconnaissance envers l’Institution des Nations Unies, la France, les différentes Chancelleries établies en Côte d’Ivoire, aux représentations de l’Union européenne et de l’Union africaine, aux partis politiques ivoiriens, aux ONG nationales et internationales de défense des droits humains, à la presse nationale et internationale, au Rezopanacom, à la 2CM, aux acteurs des nouveaux médias, aux différentes plateformes de la société civile, aux chefs religieux, aux chefs traditionnels, à tous les Ivoiriens et à toutes les Ivoiriennes ainsi qu’à toutes les personnes ayant concouru, d’une façon ou d’une autre, à l’amplification de nos cris de détresse qui ont abouti à l’obtention de ces libérations.

S’il est indéniable que cette mesure de libération a pu considérablement détendre l’atmosphère sociopolitique en Côte d’Ivoire, l’AFFDO-CI est peinée de constater que cette Ordonnance d’Amnistie, quoique concernant l’ensemble des infractions liées à la crise postélectorale de 2010-2011, n’a encore pu être appliquée à 30 personnes, abusivement détenues depuis 7 ans, et qui demeurent encore en détention pour des raisons que nous ignorons. Tout en interpellant la Communauté nationale et internationale sur cette situation intenable, l’AFFDO-CI exhorte instamment le gouvernement ivoirien à procéder à la libération de ces 30 détenus dont les causes de la détention ne sont pas détachables des événements liés à la crise postélectorale de 2010-2011.
Car un (1) jour de détention supplémentaire de tous ces chefs de familles civils et militaires au mépris de cette amnistie n’en rajouterait qu’à l’abus. Aussi, pour ces 30 personnes encore détenues, l’AFFDO-CI entend mettre tout en œuvre afin qu’elles recouvrent aussi leur liberté.

C’est le lieu d’attirer, encore une fois, l’attention de la Communauté nationale et internationale sur le fait que l’information donnée par la télévision nationale (RTI 1) relative à la libération de 60 militaires n’a été suivie d’aucun effet.

POUR LA DIGNITE HUMAINE, LIBEREZ NOS PARENTS !

Fait à Abidjan le 10 septembre 2018

Pour l’AFFDO-CI
Désirée DOUATI
Présidente

 

Bilan personnel et politique de Michel Galy sur 7 ans d’actions menées pour les Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire

Contribution

Par Michel Galy

7 ANS D’ACTION POUR LES DROITS DE L’HOMME ET LES PRISONNIERS EN CÔTE D’IVOIRE

(…) Nous ne sommes pas nés en 2000, ni en 2011. En même temps, quiconque s’intéresse au Sud, et donc à l’Amérique Latine, à l’Asie, à l’Afrique, ne peut se borner à un seul pays. Et pourtant. Chaque génération, dit Fanon, doit trouver sa place et son combat, comme à son époque la guerre d’Algérie. Et chaque individu doit faire de même.

2011, DES « DROITS DE L’HOMME » SI INSTRUMENTALISES

Je ne reviendrai pas sur le déroulement de la « crise » depuis 2000, et surtout depuis 2002, si ce n’est pour dire que les « défenseurs des droits de l’homme étaient au Sud, les exactions au Nord », pour reprendre une formule célèbre.
Faillite de l’humanitaire. Des « ONG », comme celle à laquelle j’ai appartenu, ACF, ont été au cœur du génocide Wê, et n’y ont rien compris. Msf, sous influence d’une chercheur pro Ouattara, servait aux rebelles de « ministère de la santé » à Bouaké, fief soroiste.
Faillite des « ONG des droits de l Homme ». HRW y a perdu son honneur et son intégrité, sponsorisée par Soros à niveau de 100 millions de dollars pour, au fond, abattre le «régime Gbagbo». Même Amnesty, avec laquelle je travaillerai plus tard, a retardé de 3 mois la publication des informations sur les charniers de Bouaké pour ne pas nuire à la rébellion. Parmi les pires : la FIDH, d’obédience francophone, dont le pseudo chercheur Geel continue à nuire et à assimiler les massacres de Wê à un conflit tribal bien équilibré…
Faillite des chercheurs. On connaît l’influence de la coterie Dozon, qui après avoir écrit un excellent libre sur les Bété, a désigné dans des tribunes et des manœuvres de couloir Laurent Gbagbo comme l’homme à abattre. La quasi totalité des chercheurs francophones ont eu la même position.
Jacques Sèmelin, avec qui j’ai enseigné 5 ans à Sciences po sur les génocides (sa «spécialité»), les massacres et guérillas, était aux abonnés absents quand je l’interpellais sur le carnage d Abidjan ou de Duekoué
Faillite de la presse, dont la quasi totalité était pro Ouattara, achetée ou convertie, suivant comme d’habitude les politiques et les militaires. Jusqu’à maintenant les Stephen Smith ou Vincent Hugeux de l’Express (qui m’a fait interdire d’antenne depuis un an sur France 24 pour l’avoir traité d’ « affidé de Ouattara »- ce qu’il est), maintiennent leur capacité de nuisance, même si les partisans du « coup d’Etat franco- africain » d’avril 2011 sont de moins en moins nombreux.

L’OPPOSITION N’A QU’UN MINISTERE, CELUI DE LA PAROLE

Dans les décombres, ou les catacombes, face à l’occupation militaire, à l’hégémonie politique, au mur de l’argent et des médias, il a fallu (se) reconstruire.
Appliquant la théorie gramscienne de reconquête préalable « des cœurs et des esprits », nous avons remobilisé l’indéfinissable, et pourtant si importante « opinion internationale »-qui peut parfois s’opposer à la « communauté internationale » néo-coloniale.
Je dois dire que ce « pouvoir de nomination » que j ‘ai exercé à travers émissions et tribunes n’a pas été facile. Re-nommer les « pro-Gbgbo », supposés partisans d’un clan, voire acteurs d’un génocidaire virtuel », en « victimes », en « prisonniers politiques » avait tout d’une gageure.
Au début seul, puis rejoint pas une poignée de militants (dont plus tard la mère française de Michel Gbagbo), j’ai fondé le «comité de défense des prisonniers politiques de Côte d’ivoire», qui publiait régulièrement des communiqués incisifs appelant à leur libération, dès 2012.
La diffusion de ces communiqués a été efficace, et nous a même parfois surpris. Écrivant par mail à tous les députés et sénateurs français, ainsi qu’à la presse, le procédé était amplifié par les réseaux sociaux (le point fort de la résistance, notamment par son côté international et transcontinental) et des sites amis.
A un moment où peu de prisonniers étaient libérés, et en proie à un certain découragement, la première visite de Ouattara à Hollande, à l’Élysée, nous a vivement stimulés. « Jeune Afrique », qui comme on le sait est un organe pro Ouattara et le navire amiral des médias de la Françafrique, a relaté que Hollande a fait pression sur le « chef d’État » ivoirien en faveur des prisonniers, en arguant du pouvoir de conviction et de dénonciation de notre Comité !
La recension par les ONG, notamment via les association ivoiriennes et Amnesty international avec qui j’ai travaillé depuis 2012, a été un des points forts de la lutte pour les prisonniers, que je n’ai fait bien souvent que relayer. Mais la diffusion de l’information a été un des enjeux vitaux du combat pour la libération des prisonniers politiques ; d’où par exemple une tribune dans l’hebdomadaire « Marianne », ou un article dans le mensuel « Afrique Asie » que j’ai , non sans mal, publiés.
Je mettrai dans cet effort de communication le relais, ou parfois (selon des informations confidentielles issues des prisons ou des avocats) la révélation des situations ou de cas individuels, dans une page personnelle Facebook, qui à ce jour est suivie par 50.000 sympathisants surtout ivoiriens, et parfois panafricains, et très souvent dans la diaspora.
Ainsi que l’écriture d’analyses sociologiques sur les prisonniers comme celle écrite pour « Affdo-CI », la remarquable association de Désirée Douati à Abidjan, reprises par la « presse bleue » et par des sites d’information internationale. Et cette synergie des lieux, médias et personnes a été extrêmement importante.

LA DENONCIATION DES TORTURES ET LA TRANSMISSION DES LISTES DE PRISONNIERS POLITIQUES

J’ai proposé dans un texte un peu théorique, de considérer le corps des prisonniers comme pierre de touche d’une dictature, « monnaie vivante » pour se référer à Klossowsky.
Et de fait la publication des textes, et surtout des images des tortures de prisonniers a eu un immense impact, dévalorisant et incriminant le régime, obligeant ONG et formations politiques à revoir leurs discours et attitudes, même en Occident.
Prises de photos non sans risques, et obtenues non sans de nombreuses solidarités, sur lesquelles je me tairai pour l’instant.
Destinataire des premières séries d’insoutenables photos de tortures, dans un document à mon nom, je me suis trouvé confronté à un douloureux dilemme.
Refusant de faire prendre des risques supplémentaires aux victimes (une douzaine de prisonniers politiques sont morts des tortures ou de mauvais traitements- maladies non soignées, « libérations » leur permettant d’achever leurs jours à l’hôpital…), je m’interrogeais sur la marche à suivre, les médias éventuels où publier et les responsables à saisir.
Par un intermédiaire, un leader de l’opposition malienne a insisté pour que sous le sceau du secret, je lui communique 3 clichés. Scandalisé, il a morigéné par téléphone un des responsables ministériels des prisonniers, sous le régime Ouattara- sorte de « bourreau en chef »…. Ce dernier, effrayé par l’impact négatif des publications pour la dictature, fit une curieuse proposition : contre notre silence, il s’engageait dans la dizaine de jours à débarquer dans les prisons avec médecins et infirmiers, à transférer en hôpital les plus atteints, à arrêter les tortures- tout cela vérifiable par un émissaire de notre choix.
Dilemme propre aux pièces de Sartre, ou l’on aurait pu négocier avec le diable pour sauver des vies, au risque de la compromission. La fuite des photos sous forme informatique nous força à publier, mettant fin à la question.
Par la suite, le travail des associations ivoiriennes, d’Amnesty international, et surtout le recensement minutieux et les remarquables analyses du professeur Michel Gbagbo et de son équipe du FPI, nous poussa à mettre en veilleuse notre comité : le relais était assuré, et au mieux.

LES DEMARCHES EN FRANCE ET LA QUESTION DU POUVOIR : VERS LA LIBERATION

Pourtant, il nous apparut dans un second temps que la question du relais et de la médiatisation nous incombait encore, dans la mesure où les responsables de l’opposition n’avaient pas toujours les liens nécessaires pour faire passer leurs messages concernant les prisonniers.
C’est ainsi que j’ai poussé à une manifestation publique devant le quai d’Orsay, où j’ai pris la parole publiquement sur le thème des prisonniers, ce qui m’est arrivé rarement. A l’inverse j’ai provoqué et organisé la visite de responsables du FPI au Quai d’Orsay, pour rencontrer sur le thème des droits de l’Homme les fonctionnaires des Affaires étrangères, notamment l’an dernier avec Laurent Akoun. A chaque fois les listes les plus récentes des prisonniers politiques ont été transmises au sommet de l’Etat français- ce n’est donc pas d’aujourd’hui, ni du mois dernier !
Les liens du FPI avec la « France insoumise » autour de JL Melenchon, la visite du député Michel Larive à Abidjan, auxquels j’ai pu, je crois, avoir utilement contribué, se sont aussi traduits par une conférence de presse conjointe à l’Assemblée nationale, pendant laquelle ce dernier a rendu compte de la situation des prisonniers politiques ivoiriens- ce qui a été médiatisé.
J’ai eu quelques mois avant son décès une polémique amicale avec le regretté chercheur d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest, Gaëtan Mootoo, avec qui je travaillais régulièrement et étroitement depuis 2012. Il était quant à lui partisan de faire pression sur les gouvernements africains, notamment celui de la Côte d’ivoire, après « 60 ans d ‘Indépendance » disait-il. Je lui rétorquais qu’en l’absence de véritable indépendance, la réalité du pouvoir était hélas à Paris, au Quai d’orsay, et plus même, à l’Élysée. C’est là qu’il fallait frapper, si j’ose dire, en tout cas aux bonnes portes.

Le parallèle avec la situation de la RDC et l’acquittement de JP Bemba, l’inquiétude croissante des milieux diplomatiques français devant l’avenir ivoirien, les évaluations universitaires confidentielles et la conviction du « Conseil » macronien pour l’Afrique ont fait le reste et emporté la décision de forcer le régime ivoirien à libérer Simone Gbagbo et la plupart des prisonniers politiques. En attendant la relaxe et le retour du président Gbagbo, le procès de la Haye étant analysé à la loupe dans les milieux diplomatiques et son résultat prévisible.
Mais tout cela n’aurait peut-être pas été possible sans ces actions et collaborations multiples, depuis six ans. Ce patient travail de recensement et de recoupement, cette médiatisation croissante, cette transformation d’une persécution d’un camp en question politique internationale n’est pas, n’aurait jamais pu être l’œuvre d’un seul homme. Mais j’espère y avoir contribué.
Aussi, ce temps qui fuit, qui nous fuit, qui me fuit n’aura pas été, malgré aléas et désespérance parfois, entièrement passé en vain.

(Source : Facebook, 7 sept. 2018)

Michel Galy

Michel Galy

Mobilisation pour la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé toujours emprisonnés aux Pays-Bas

Ce 1er septembre 2018 = 2700 jours de détention pour le président Laurent Gbagbo

 

Laurent Gbagbo

(Source : CI-RDV)

PETITION

Le peuple ivoirien retrouvera une vie politique et sociale sereine dans un pays en paix seulement lorsque les deux personnalités leaders Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé seront de nouveau libres.
L’ONG « Jeunesse Panafricaine » (JEPA) vous invite à lire et à signer le texte suivant :

Demande de libération du président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé

 

Le point sur les mesures d’amnistie, par Maître Rodrigue Dadjé

Dans une interview de Dnewstv, Maître Ange Rodrigue Dadjé revient sur la mise en application des mesures prévues dans l’ordonnance d’amnistie du 6 août 2018, émettant le souhait que les magistrats qui en ont la charge se mettent en relation avec les avocats afin que, dans un souci d’équité, les deux parties puissent comparer leurs éléments d’informations respectifs.

Parmi les autres points abordés, figure celui des rapports entre la Justice nationale d’un pays, la Côte d’Ivoire, et la Cour Pénale Internationale.

« Mes 4 Vérités/Me Rodrigue DADJE, avocat de Simone GBAGBO : « Que la CPI respecte nos pays » »
Mise en ligne le 16 août 2018

 

Prisonniers amnistiés : tous ne sont pas encore sortis

Le 14 août 2018, selon les informations dont nous disposons, il manquait encore au moins une cinquantaine de personnes, toujours détenues, que leurs proches attendent avec impatience, restant parfois des heures devant la prison.
Ils arrivent par tout petits groupes, les uns très fatigués, parfois handicapés, d’autres au contraire pressés de parler, de dire ce qu’ils ont sur le coeur. Tous remercient les personnes qui ont oeuvré à leur libération.

Parmi les autres mesures induites par l’ordonnance d’amnistie, rappelons :
le « dégel » des comptes bancaires bloqués, mesure que le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est chargé de mettre en oeuvre dès maintenant ;
l’effacement des condamnations pénales et l’arrêt des poursuites à l’encontre aussi bien des personnes libérées à l’occasion de la mesure d’amnistie que de celles se trouvant en liberté provisoire ou encore en exil à l’étranger. Nous en ignorons le calendrier.

 

 

Mercredi 8 août 2018 : Simone Gbagbo est libre !

Les acclamations d’une foule heureuse fusèrent dans la rue et devant la résidence où Simone Gbagbo fut accueillie dans la liesse pour sa première journée de liberté. Elle retrouva, parmi les nombreux amis politiques regroupés pour l’occasion, le Dr Adou Assoa et Moïse Lida Kouassi, libérés quelques heures plus tôt.

 

Simone Gbagbo avec Moïse Lida Kouassi et Adou Assoa
Ils ont retrouvé la liberté !

 

Annonce d’une ordonnance d’amnistie pour Simone Gbagbo et pour 800 prisonniers politiques

L’annonce tant attendue – mais venue bien tard – d’une mesure permettant d’ordonner la libération de Simone Gbagbo et de 800 prisonniers politiques fut faite par Alassane Ouattara dans un discours à la Nation prononcé le 6 août 2018, soit la veille du 58e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Voici les termes dans lesquels fut annoncée la décision :

« (…) j’ai procédé, ce lundi 06 août 2018, à la signature d’une ordonnance portant amnistie.

Cette amnistie bénéficiera à environ 800 de nos concitoyens, poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l’Etat commises après le 21 mai 2011, date de ma prestation de serment en qualité de Président de la République.

Cependant une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang ne seront pas concernés.

Je voudrais préciser que sur les 800 personnes concernées par cette amnistie environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil et verront leurs condamnations pénales effacées ; de ce fait il sera mis fin aux poursuites à leur encontre. Il en sera de même pour les 300 autres personnes détenues qui seront libérées prochainement ».

Simone Gbagbo, Moïse Lida Kouassi et Adou Assoa sont concernés par la mesure.
Nous sommes en attente de la liste des autres personnes.

Même si nous n’avons pas encore le calendrier précis de ces libérations, leur annonce marque un pas immense dans les objectifs qui sont les nôtres et ceux de tous les amis et toutes les organisations ayant dénoncé sans relâche la situation des détenus politiques ivoiriens afin de hâter leur remise en liberté.

 

 

 

David Samba libéré, le communiqué du Parti Communiste Français

COMMUNIQUE DE PRESSE

Côte d’Ivoire / Samba David enfin libéré : il y avait urgence (PCF)

Samba David, président de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, à l’issue de 34 mois passés en prison pour délit d’opinion et après avoir été enfin hospitalisé depuis peu pour des problèmes cardiaques graves, vient d’être mis en liberté provisoire pour raisons médicales.

Le PCF qui, à maintes reprises, a demandé sa libération ainsi que celle de tous les autres prisonniers politiques, se réjouit de cette bonne nouvelle. Dans l’immédiat, tout doit être mis en œuvre en vue du meilleur suivi possible de sa santé. Les conditions déplorables de son incarcération ne sont sans doute pas étrangères à la grave dégradation de son état de santé. C’est une fois de plus un prisonnier politique qui sort exsangue et malade des sinistres geôles de Côte d’Ivoire. Ces situations ne peuvent plus durer. Aujourd’hui sa liberté provisoire doit se transformer en liberté définitive.

Le PCF continuera d’être aux côtés des progressistes et des démocrates pour que la Côte d’Ivoire respecte pleinement les libertés individuelles et collectives et s’engage dans une politique démocratique et de progrès social.

Parti communiste français,

Paris, le 26 juillet 2018.

Samba David enfin dehors !

La nouvelle est arrivée, réconfortante, pour Samba David et tous ses proches extrêmement inquiets pour sa santé qui s’était fortement dégradée du fait des conditions carcérales : dans la soirée du 24 juillet 2018, l’annonce par Maître Rodrigue Dadjé de sa mise en liberté provisoire pour raisons médicales.
Bon retour, David !

 

Le détenu politique Serge Kanon Blé est décédé faute de soins

Communiqué de l’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire

L’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire (AFFDO-CI) est préoccupée et très inquiète par les graves violations des droits de l’homme qui ont cours dans les prisons de notre pays, la Côte d’Ivoire, particulièrement ceux des détenus d’opinion, dont les conséquences des tortures subies vont jusqu’à la mort.

L’AFFDO-CI informe l’opinion nationale et internationale ainsi que toutes les personnes ayant apporté une aide financière, lors de son SOS lancé sur le réseau social Facebook, le 20 Juin 2018, du décès de M. Kanon Serge survenu ce Samedi 30 Juin 2018 à 22H30 au Centre Hospitalier de Yopougon.

Arrivé au CHU de Cocody le 18 Juin 2018, les différentes analyses ont montré que le détenu souffrait d’un mal qui ne pouvait être suivi au CHU de Yopougon. Le 25 Juin 2018, l’on le ramena à la MACA, car selon la procédure judiciaire, un détenu ne peut quitter un centre hospitalier pour se rendre dans un second même en cas d’urgence. C’est donc le 28 Juin qu’il est admis en Médecine Spécialisée du CHU de Yopougon et qu’il rendit l’âme deux jours plus tard.

Rappelons que M. Kanon Serge était un technicien en bâtiment, qui a été arrêté sous dénonciation par la police nationale dans les environs du palais de Justice de Yopougon. Après une détention abusive de 22 jours au 17ème arrondissement, il a été placé sous mandat de dépôt le 14 octobre 2011 et conduit à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).

Il a comparu le 21 Janvier 2015 et fut condamné lors des premières assises à 10 ans de prison ferme, le 10 Mars 2015, pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Durant le procès, son état de santé était déjà alarmant et aucune preuve ne l’accablait. Si M. Kanon Serge avait été transféré bien des années auparavant dans un centre hospitalier, il serait encore vivant. L’on a attendu, comme les autres qui sont morts, qu’il soit à la porte du cimetière pour le transférer dans un centre de santé.

L’AFFDO-CI déplore que le droit à la santé des détenus soit si négligé par les autorités.
Depuis Janvier 2017, l’AFFDO-CI, à travers différents canaux de communication n’a cessé d’interpeller le gouvernement ivoirien sur la détérioration alarmante de l’état de santé des détenus d’opinion et signale,

L’AFFDO-CI dénonce les conditions de détention de tous les détenus d’opinion, les tortures subies à la DST et dans d’autres lieux de détention illégaux qui, précisons-le, sont la cause de la dégradation de santé de tous les détenus d’opinion.

L’AFFDO-CI condamne fermement ces assassinats programmés des détenus d’opinion.

L’AFFDO-CI réitère sa compassion à la famille de M. Kanon Serge, aux détenus d’opinion et renouvelle sa compassion aux familles des huit autres détenus d’opinion décédés dans les conditions similaires.

L’AFFDO-CI exhorte le Chef de l’État ivoirien à plus d’humanisme en faveur de ses opposants détenus.

L’AFFDO-CI demande à tous les Ivoiriens, à tous les religieux et à toutes les chancelleries de continuer à œuvrer sous toutes les formes afin que les 301 détenus d’opinion recouvrent leur Liberté, car 7 ans de détention dans des conditions malsaines, c’est énorme.

Au gouvernement ivoirien, l’AFFDO-CI dit :
POUR LA DIGNITE HUMAINE, APRES 7 ANS, LIBÉREZ LES DÉTENUS D’OPINION !

Fait à Abidjan, le 01 Juillet 2018

Pour l’AFFDO-CI

Dr GUEU THEODORE, Porte-parole

(Source : presse)

Hommage à vous !

 

 

 

 

Pour sortir de la Françafrique : conférence-débat du Forum des Résistances 2018

Pour sortir de la France Afrique : aller jusqu’au bout de l’indépendance…

La conférence suivie d’une partie consacrée aux échanges avec le public s’est tenue le samedi 2 juin 2018 dans le cadre des activités organisées à l’occasion du Rassemblement annuel des Glières (Haute Savoie) par l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourdhui (CRHA).

Intervenants : Odile Tobner, écrivaine et Présidente de l’association Survie, Kako Nubukpo, économiste togolais, Thomas Dietrich, romancier et haut fonctionnaire et Théophile Kouamouo, journaliste au Média.
Animée par Julien Masson, réalisateur.

 

 

Alertons l’opinion internationale sur la situation du prisonnier SAMBA DAVID !

L’état de santé de M. Samba David, responsable de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire (CICI), est alarmant.
Voir ci-dessous, le communiqué de son avocat, Maître Rodrigue Dadjé :

COMMUNIQUE DE PRESSE
Abidjan, le 5 Juin 2018

Il m’est revenu de la part de la famille de Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA DAVID qu’il serait actuellement gravement malade et privé de soins.
Pour rappel, Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA DAVID était en détention préventive à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), lorsqu’il a été déporté en secret par les autorités judiciaires ivoiriennes vers une destination qui m’est toujours inconnue à ce jour et ce, malgré les courriers que j’ai adressé[s] aux Autorités judiciaires.
La Défense de Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA DAVID craint désormais pour sa vie car son état de santé serait actuellement très précaire.
Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA DAVID se trouve dans une procédure d’instruction incompréhensible dans laquelle, il est poursuivi pour des faits pour lesquels il a déjà été jugé et condamné.
La procédure d’instruction actuelle engagée contre Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA David semble avoir pour seul but : son maintien en dehors de la scène politique.
J’attire l’attention de l’Etat de Côte d’Ivoire sur la préservation des droits humains (dont le droit à la santé) de Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA DAVID, qui de surcroît n’est qu’en détention préventive et donc présumé innocent au regard de la Constitution Ivoirienne.

Maître Ange Rodrigue DADJE
Avocat de Monsieur DOUYOU Nicaise alias SAMBA DAVID

Lire aussi :

Le régime d’Abidjan s’acharne contre Samba David : exigeons sa libération (Parti Communiste Français)

Transfert en pleine nuit de deux prisonniers

Arrestation et condamnation de David Samba : Amnesty International réagit

 

 

Conférence de presse du Collectif des Femmes et parents des Détenus d’opinion

Le cri du coeur des épouses des détenus de la crise postélectorale

La conférence de presse s’est tenue à Abidjan le mardi 29 mai 2018. Elle était composée de trois parties :

– les propos liminaires de la Présidente du COFED, Simone Datté ;
– le témoignage d’une épouse de détenu ;
– les réponses aux questions des journalistes.

(Source : vidéo mise en ligne le 30 mai 2018 par BruvTV – Durée : 26:24)

 

Les familles de détenus déplorent et dénoncent un nouveau décès à la MACA

Communiqué

L’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire (AFFDOCI) informe l’opinion nationale et internationale du décès, ce lundi 30 avril 2018, à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), de Monsieur Boyo Jean Paul, incarcéré sous le mandat de dépôt du 21/08/2017.

Selon les premières informations recueillies, il est décédé des suites d’un malaise à l’infirmerie de la MACA après une heure d’attente sans soins.

L’AFFDOCI rappelle que Monsieur Boyo Jean Paul n’a été présenté ni à un juge ni à un avocat depuis sa détention.

L’AFFDOCI exprime sa compassion à la famille de Boyo Jean Paul.

L’AFFDOCI constate que le droit à la santé de M. Boyo Jean Paul a été violé.

L’AFFDOCI dénonce les conditions de détention de Monsieur Boyo Jean Paul et de tous les détenus d’opinion, qui précisons-le, sont tous malades.

L’AFFDOCI signale que le décès de M. Boyo Jean Paul porte à huit le nombre de détenus d’opinion décédés en prison depuis la fin de la crise post électorale.

L’AFFDOCI renouvelle sa compassion aux familles des 7 autres détenus d’opinion décédés et à toutes les familles qui ont vu l’un des leurs décéder en détention, dans les conditions similaires.

L’AFFDOCI prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences des traitements subis par les détenus d’opinion qui vont jusqu’à la mort.

L’AFFDOCI dénonce, par ailleurs, le maintien en prison à ce jour de 299 prisonniers d’opinion dont la plupart est sans jugement.

L’AFFDOCI apporte son soutien à toutes les personnes brimées, arrêtées et incarcérées pour leurs opinions et exige leur libération immédiate.

L’AFFDOCI en appelle à toutes les organisations de Défense des Droits de l’Homme et aux chancelleries à manifester la solidarité dans l’action afin que, rapidement, la mise en liberté des personnes injustement maintenues en prison soit prononcée.
L’AFFDO-CI demande au gouvernement ivoirien de respecter les droits fondamentaux dont celui de la liberté d’opinion.
Pour la dignité humaine, l’AFFDO-CI demande au gouvernement ivoirien de libérer tous les détenus d’opinion !

FAIT A ABIDJAN
LE LUNDI 30 avril 2018 
POUR L’AFFDO-CI
MR GUEU THEODORE
PORTE PAROLE