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Category Archives: Actualités

Côte d’Ivoire : le pouvoir lance des accusations graves et fallacieuses contre deux responsables politiques en exil

Alassane Ouattara et son Conseil National de Sécurité ont trouvé de nouveaux boucs émissaires en la personne de Stéphane Kipré, Président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) et en celle de Damana Pickas, Vice-Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), tous deux en exil, accusés d’implications dans les récentes manoeuvres de déstabilisation du pays dont tout le monde a pourtant vu qu’elles étaient provoquées par les propres forces qui ont aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir en 2011.
(…)
Lire la suite de l’article sur le site des Amis de Laurent Gbagbo, 12 sept. 2017 :
Les faux complots sont de retour en Côte d’Ivoire

 

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Rechercher et Dire la Vérité sur la Côte d’Ivoire, tel est le but de l’Association amie CI-RDV que nous vous invitons à découvrir.

Le manifeste, les coordonnées et le Bulletin de CI-RDV

 

Bernard Dadié reçoit un prix international et célèbre ses cent ans

Cérémonie à Abidjan le 11 février 2016.

Retrouver Bernard Dadié : hier, aujourd’hui, demain…

Guillaume Soro au coeur de plusieurs affaires : analyse

Réécouter le débat entre Maître Habiba Touré, Pierre Soumarey et Théophile Kouamouo
Sur :
– La plainte de Michel Gbagbo
– Les conversations téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé

Dans l’émission « Twittafrica », d’Ovajab Radio (10/12/2015) :

https://soundcloud.com/ovajab_media_llc/ovajab-radio-sorogate-10-12-2015

Compléter avec l’interview de Maître Habiba Touré par Mathieu Bouabré
Dans l’émission : « Diaspolitik« , Washington (12/12/2015), sur Afrique2050.com :
« Me Habiba Touré – Le rebelle… Soro est si peu courageux pour affronter la justice » (mise en ligne le 13/12/2015 par Jacquesrogershow inter).

https://youtu.be/HL4y-whGs2I

 

 

Parti Communiste Français : « Côte d’Ivoire, une mascarade électorale qui s’ajoute à un bilan catastrophique »

« En 2011, Alassane Ouattara a été installé à la présidence ivoirienne par les chars français à l’issue d’une élection contestée. Ce coup de force a eu lieu alors qu’il était possible et souhaitable de recompter les bulletins de vote ou de reprendre le scrutin.

Depuis cette date, le pouvoir renoue avec les pires traditions de la dictature d’Houphouët-Boigny. Il emprisonne, prive de droits, assassine et torture des centaines d’opposants politiques, associatifs et syndicaux. Il interdit leurs manifestations et s’immisce dans les débats internes de leurs organisations en vue de les modeler en faire-valoir démocratiques. Ceux qui ne se résignent pas sont impitoyablement pourchassés. Des centaines de milliers d’ivoiriens ont emprunté les chemins de l’exil et du déplacement intérieur. (suite…)

Recadrage de médias français sur leur traitement orienté des informations

[Communiqué]

Depuis le 10 septembre 2015, des démocrates, à travers des manifestations pacifiques dans différentes villes de la Côte d’Ivoire, expriment l’exaspération des populations à l’endroit d’un pouvoir autoritaire qui ne respecte aucune loi républicaine. C’est donc le pays entier qui est en train de se soulever en portant des revendications légitimes. Certains médias occidentaux voudraient faire croire à l’opinion que les soulèvements ne se font que dans les régions d’origine de Laurent et Simone Gbagbo. De telles considérations qui banalisent les souffrances des populations ivoiriennes, ont pour dessein d’intoxiquer, de jeter de l’huile sur le feu et sont donc irresponsables. Nous appelons ces médias à se ressaisir et d’en revenir à la déontologie de leur profession en ne s’en tenant qu’à relater des faits pour informer l’opinion, plutôt que de faire des commentaires à la fois erronés et orientés aux fins de satisfaire certaines officines.

Claude Koudou
Secrétaire National chargé de la Communication et du Marketing politique du Front populaire ivoirien

Samedi 12 Septembre 2015

 

Nos coeurs sont tristes en apprenant le décès de Désiré Porquet

Un homme gai, chaleureux et ouvert aux autres, voilà l’image que nous garderons de Désiré.
Depuis la prise du pouvoir par les armes d’Alassane Ouattara, Désiré Porquet ne ménageait pas ses efforts pour faire connaître à l’étranger la situation dramatique vécue par le peuple ivoirien : emprisonnement politique des proches de Laurent Gbagbo, exil des opposants et des paysans chassés de leur terre, politique clanique.
Rentré depuis peu dans son pays, il ne survécut pas à l’annonce de l’arrestation de son ami le Dr Assoa Adou et ne se releva pas du coma profond dans lequel il tomba.

Nous ne t’oublierons pas !

Desire Porquet

Nouvelles 2014-12-01

1er décembre 2014

Simone Gbagbo est transférée d’Odienné à Abidjan à l’insu de ses avocats. On ne connaît pas son nouveau lieu de détention.
Selon Le Nouveau Courrier du 2 décembre 2014, le général de Brigade Vagba Faussignaux qui a connu plusieurs lieux de détention différents aurait également été transféré à Abidjan.

Les prisonniers politiques de la MACA ainsi que leurs proches reprennent leur mouvement de grève de la faim, aucune des promesses faites par les autorités n’ayant été tenue.
Ils protestent contre la situation de non-droit dans laquelle ils sont maintenus et contre leurs conditions inhumaines de détention.
Voir :
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/11/reprise-de-la-greve-de-la-faim-des.html

Le Président Laurent Gbagbo a confirmé sa candidature à la présidence du Front Populaire Ivoirien dans une lettre en date du 25 novembre 2014 certifiée par notaire. En voici le texte (source principale : Notre Voie) :

Camarade Affi N’Guessan, Président du Front populaire ivoirien ;
Camarades membres du Comité de contrôle ;
Camarades membres du Comité central ;
Camarades membres des sections et des Comités de base ;
Camarades militants,

Depuis sa création en 1982, le Fpi a toujours été à la pointe du combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Ii ne pouvait être crédible et ne peut toujours être crédible dans son rôle d’avant-garde du peuple ivoirien que s’il est lui-même soumis à des règles démocratiques, strictement appliquées.
En tant que secrétaire Général puis Président du parti de 1988 à 2000, j’ai toujours scrupuleusement veillé à ce que la voix de chaque membre du parti puisse se faire entendre et à ce que la ligne arrêtée par les instances irigeantes reflète fidèlement les désirs des militants et des sympathisants. Le parti n’a de légitimité que s’il est l’expression vivante des aspirations du peuple ivoirien.
Aujourd’hui, il m’est demandé de me porter candidat à la présidence du parti. J’accepte de répondre favorablement à cette demande.
Je l’accepte parce que notre pays est en grand péril. Tout ce que nous avons construit tout au long des années depuis l’indépendance est menacé. Les institutions étatiques sont bafouées. L’État de droit n’est plus qu’une coquille vide. Les règles, la Loi sont volontairement ignorées. L’égoïsme individuel et communautaire a remplacé le sens de l’intérêt général.
Il faut donc un parti fort qui port qui porte haut le flambeau de la démocratie. Un parti qui par son action permettre de préserver l’essentiel de ce qui nous unit et donne à tous les ivoiriens un véritable espoir dans le futur du pays. Je crois que notre pays surmontera cette terrible épreuve qu’on lui impose. Je crois que la côte d’ivoire a un avenir. Je crois que cet avenir doit être écrit par tous, sans distinction d’origine, de religion ou d’opinion.
Pour porter cette espérance, pour permettre à notre pays de se reconstruire, il faut un parti qui incarne la réconciliation, qui transcende des clivages anciens. Ce parti, c’est le Fpi.
Ce parti doit être solide parce qu’il doit constituer une alternative crédible au règne de la force. Pour être solide, le parti doit être uni.
La Côte d’Ivoire a toujours eu besoin et a besoin d’un Fpi fort, rassemblé et uni.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé et que par conséquent il constituait un pôle de stabilité que la Côte d’Ivoire a pu en 1990, sans grand dommage, passer du parti unique au pluralisme politique.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu gérer, sans grand dommage, l’épreuve de la disparition d’Houphouët-Boigny, premier chef d’État de Côte d’Ivoire.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu passer outre, en évitant une crise terrible, les premiers arrestations massives de l’ère multi-partisane en février 1992 puis la crise du boycott actif en 1995.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu surmonter les effets néfastes du premier coup d’État de son Histoire, en décembre 1999.

C’est parce que le Fpi était uni et rassemblé que la Côte d’Ivoire a pu connaître la première alternative politique de son Histoire en 2000…

Chers Camarades, c’est cette solidité que nos adversaires ont voulu briser en nous menant une guerre physique pendant une décennie (septembre 2002-avril 2011).

C’est aussi parce le Fpi était uni et tous ses militants assemblés que le pays a pu échapper aux conséquences du traquenard que constituaient les accords de Marcoussis en janvier 2003.

C’est pour affaiblir le parti, le fragiliser, remettre en question son unité que nombreux sont aujourd’hui ceux qui sont pourchassés, persécutés, emprisonnés.

Le combat pour la démocratie et contre l’injustice, nous le menons, vous et moi, depuis près de 40 ans. Nous en avons payé le prix et nous continuons à en payer le prix. Nous sommes devenus les symboles de la lutte contre l’oppression, l’oppression coloniale mais aussi l’oppression de la violence, l’oppression des archaïsmes en tous genres qui sont autant de freins au développement de l’Afrique.

Aujourd’hui, il faut refaire l’unité du parti, il faut le rassembler, Il faut le remobiliser. Il faut faire en sorte que le parti ne prenne pas des impasses pour des autoroutes. Il faut jouer collectif.

Chers camarades, voilà ce que signifie l’appel que les fédérations m’ont lancé.

Je réponds présent. J’accepte d’être candidat à la présidence du Front populaire ivoirien.

Le désirerais-je, je ne pourrais pas échapper à mes responsabilités : si l’on m’appelle, je dois répondre.

Je le dois d’autant plus que le Fpi subit les assauts de ceux qui veulent préserver leur mainmise sur le pays, de tous ceux qui tentent d’étouffer l’expression démocratique populaire.

Je conçois donc que devant ces périls et à un moment si crucial pour l’avenir du pays, les camarades des fédérations aient décidé de faire appel à moi.

Vous comprendrez néanmoins que dans les circonstances actuelles je ne puisse prétendre gérer le parti comme je l’ai fait dans le passé. c’est pourquoi en vue de cette élection au congrès prochain, je désigne le docteur Assoa Adou comme directeur de campagne.

Il ne s’agit pas ici seulement d’un combat politique mais aussi d’un combat moral : entre la liberté et l’oppression, nous devons choisir. Et nous devons choisir l’action pacifique avec pour seul objectif la réconciliation et le bien-être de tous.

Haut les cœurs camarades, la liberté vaincra.

Fait à La Haye
Le 25 novembre 2014
Laurent Gbagbo

Livres : nouvelle parution

« Laurent Gbagbo : la passion d’une espérance démocratique ». Raphaël Dagbo, préf. de Alain Cappeau. Paris : l’Harmattan, 2014

L’auteur, Raphaël DAGBO, est enseignant, chercheur et président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Livre R Dagbo Recto

Nouvelles 2014-11-11

11 novembre 2014 : la CPI réitère ce jour son refus de mise en liberté provisoire du Président Gbagbo, après lui avoir interdit par une décision du 29 octobre de se rendre auprès de sa mère décédée, Gado Marguerite.
Texte de la décision (en anglais) :
Seventh decision on the review of Mr Laurent Gbagbo’s detention pursuant to Article 60(3) of the Statute

Constitution d’un « Réseau mondial des compagnons de Charles Blé Goudé pour les libertés »
Communiqué du 11 novembre 2014 :
http://presse.ivorian.net/informations/?p=14591

10 novembre 2014 : retour en Côte d’Ivoire de six cadres du Front Populaire Ivoirien en exil à l’étranger.
Désiré Porquet, Williams Attéby, Nado Clément, Siaba Hervé, Atsé Yapo Benjamin et Lia Douayoua ont regagné Abidjan où Désiré Porquet a plaidé avec force la cause de tous les réfugiés logés dans des camps, demandant qu’on ne les oublie pas.

31 octobre 2014 : dépôt de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du Front Populaire Ivoirien.
Même éloigné des siens à La Haye, Laurent Gbagbo veut rester au coeur de la vie politique pour continuer à servir son pays et ses idéaux. Après la publication d’un livre d’entretiens avec François Mattéi (« Pour la vérité et la justice« ), Laurent Gbagbo se porte candidat à la présidence de son parti, le Front Populaire Ivoirien.

Retour d’exil de la mère du Président Gbagbo

Source La Depeche d AbidjanGado Marguerite, la mère du Président Laurent Gbagbo, est revenue le 12 octobre 2014 en Côte d’Ivoire après plus de trois ans d’exil au Ghana.

Dans le souci de préserver la tranquillité de Gado Marguerite, sa famille a communiqué :

« La grande famille Gbagbo Koudou a accueilli avec responsabilité, dignité et dans la sérénité le dimanche 12 octobre 2014, sa matriarche, Mère et Grand-Mère Gado Marguerite, Mère du Président Laurent Gbagbo après plus de 3 ans d’exil au Ghana. Ce retour a été motivé par le choix de ses enfants de lui permettre de vivre à nouveau dans l’unique milieu qu’elle ait jamais connu. La famille se réjouit de son état de santé satisfaisant malgré son âge très avancé.

Cet évènement est à caractère strictement familial et privé ; en conséquence la famille ne souhaite aucune interférence ou ingérence étatique, mondaine ou publique autour de ce retour. Maman Gado a simplement exprimé le désir de se reposer dans sa famille. »

Yobo Gossé Henri, porte parole de la famille

L’Alliance des Forces Démocratiques de Côte d’Ivoire rencontre le Président du PDCI

Lundi 11 août 2014 à Daoukro, une délégation de l’Alliance conduite par le Président du Front Populaire Ivoirien Pascal Affi N’Guessan fut reçue par Henri Konan Bédié, Président du PDCI, parti allié au RDR d’Alassane Ouattara au sein du RHDP.

Compte rendu par Anderson Diédri, envoyé spécial à Daoukro :

C’est peu après 11 heures que la délégation de l’Alliance composée d’Affi N’Guessan, Aka Ahizi, Boni Claverie, Tia Monnet, Sam l’Africain, Amani N’Guessan, Kouakou Kra, Franck Anderson Kouassi… arrive à la résidence du président du Pdci à Daoukro. Ils sont reçus d’abord dans la salle d’attente par Bédié qui était très détendu et souriant. Après les salutations, il reçoit ses hôtes dans une salle de réunion. Les discussions qui ont débuté à 11 heures 26 s’achèvent à 12 heures 22. Au sortir de cette rencontre, le président du Fpi, par ailleurs président de l’Alliance a donné la teneur des échanges.
Affi N’Guessan dit avoir expliqué à Bédié la nécessité que la présidence de la Commission électorale indépendante (CEI) soit confiée à l’opposition parce que c’est ce qui serait dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Il a donc sollicité lors de ces négociations l’adhésion du Pdci à ce consensus dans la composition du bureau de la CEI. «Nous avons pu obtenir avec le gouvernement le principe d’une CEI consensuelle. Mais ce n’est que le principe. Et c’est donc sur la base de ce principe que nous avons désigné nos représentants en espérant que ce principe va se concrétiser par un bureau effectivement consensuel parce que notre objectif, c’est un bureau consensuel. Et ce que nous avons posé comme acte n’est qu’un acte de bonne volonté, un acte pour manifester notre engagement. Mais notre présence à la CEI est conditionnée par la concrétisation du principe du consensus, et donc d’une CEI qui rassure tous les acteurs électoraux. Donc c’est la recherche de cette CEI qui rassure que nous avons rencontré le président Bédié», a expliqué Affi N’Guessan. «Nous avons déjà dit que la loi qui a été prise ne va pas dans le sens de nos attentes mais que cela peut être corrigé si les acteurs électoraux se mettent d’accord pour que le bureau de la commission électorale indépendante qui va être mis en place [soit] consensuel et que ce bureau garantisse la confiance de tous les acteurs, ce bureau permette à tous les acteurs de se sentir rassuré et à travers les acteurs électoraux, à toute la population ivoirienne de savoir que le pays engage ce processus électoral dans une perspective de paix et de stabilité. Car si nous ratons cette échéance, si nous ratons ce démarrage, nous croyons que la Côte d’Ivoire ne bascule à nouveau dans les violences et qu’elle ne s’enlise dans la violence. Or le pays a trop souffert (…). Nous considérons que c’est de notre responsabilité de tout mettre en oeuvre pour que cette avalanche d’affrontements, de morts, de souffrance, de pleurs, de destruction, prennent enfin fin avec les échéances électorales à venir», a-t-il fait remarquer.

Libération des prisonniers, retour des exilés au centre des discussions
Le président du Fpi a également évoqué avec Bédié, d’autres questions qui concernent la situation sociopolitique du pays, notamment le dialogue politique. Selon le président de l’Alliance, il faut une normalisation de la vie politique et institutionnelle le plus rapidement possible avec la libération des prisonniers, le retour des exilés, le dégel des avoirs, etc. En tout cas, Affi N’Guessan souhaite que cette persécution des pro-Gbagbo par le régime Ouattara prenne immédiatement fin. « Nous avons évoqué avec le président Bédié aussi toutes les autres questions qui touche[nt] à la situation politique et social[e] au niveau de la nation. Qu’il s’agisse du dialogue politique, qui à l’heure actuelle n’avance pas comme nous le souhaitons, puisque les problèmes qui se sont posés à la suite de l’élection de 2010 restent entier alors que nous ne sommes qu’à un [an] des futures élections générales. Nous pensons que le président Bédié peut nous avancer le dialogue politique, faire en sorte qu’à brève échéance il n’y ait aucun prisonnier politique en Côte d’Ivoire, et cela constitue une de nos préoccupations qu’à brève échéance, tous nos frères et soeurs qui ont été obligés de fuir le pays à cause des violences postélectorales, à cause des menaces sur leurs vies, rentrent en Côte d’Ivoire, qu’aucun citoyen n’ait ses avoirs ou son compte bancaire gelé ; trois ans de gel, nous considérons que c’est trop, c’est excessif et que cela ne se comprend pas à l’heure actuelle, surtout si l’on pense aider le pays à avancer. Il y a aussi la question de l’occupation des terres à l’ouest où beaucoup de nos parents se retrouvent étranger à l’heure actuelle dans leurs propres villages, ils n’ont pas accès à leurs plantations, qui sont pris en otage par des étrangers. Nous considérons que ce sont des questions qu’il faut régler si nous voulons que tous les réfugiés rentrent en Côte d’Ivoire, qu’ils retrouvent leurs biens… », a rappelé le président du Fpi. Non sans évoquer la question du rétablissement total de la sécurité dans le pays avec la réforme de l’Armée et la réintégration des forces régulières (police et gendarmerie) dans leur rôle régalien ainsi que toutes les questions qui bloquent la vie normale du pays.

La partie confidentielle des échanges
En réponse à ces préoccupations, Affi N’Guessan a indiqué que Bédié a pris bonne note. Il a expliqué que le président du Pdci a assuré que depuis le 15 juillet dernier, il a engagé une série d’entretiens avec le chef de l’Etat et que toutes ces préoccupations exprimées seront examinées dans ce cadre. A cet effet, d’ici le 15 septembre, a précisé Affi, Bédié a promis accorder une nouvelle audience à l’Alliance «pour nous faire part des conclusions de ces entretiens. Donc nous partons confiants parce que quand le président Bédié promet d’agir, il agit effectivement».
Le président du Fpi a également déclaré que deux ou trois autres sujets ont été abordés avec Bédié mais qu’il n’entendait pas les évoquer.

Source : Le Nouveau Courrier n° 1088, 12 août 2014
(Titre de la Rédaction)

Albert BOURGI : « L’Afrique a constamment à l’esprit que Ouattara est arrivé dans les fourgons de l’armée coloniale française »

Interview du Pr. Albert Bourgi par EventNewsTv
Albert Bourgi dénonce la balade de Hollande à Abidjan. Eventnewtv Presse, 19 juillet 2014. [Vidéo, 24 mn]

La vérité sur la visite d’Hamed Bakayoko en France

Par l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Le 30 juin 2014,

Manifeste,
pour l’exigence d’une vérité

Destinataires :
M. François HOLLANDE,
M. Manuel VALLS,
M. Bernard CAZENEUVE,
M. Jean Yves Le DRIAN,
Mme Anne HIDALGO,
M. Alain JUPPE,
M. Jean-Claude GAUDIN,
M. Alain ROUSSET.

Madame, Messieurs,

Vous allez vous apprêter à accueillir dans les ors de la République Hamed BAKAYOKO, lui rendre honneurs, hommages et distinctions ! Mais à quels titres ?

Sachez qu’en procédant ainsi vous allez cautionner un régime totalitaire qui a déposé, en avril 2011, l’Etat de droit démocratique installé par le Président Laurent GBAGBO, et qu’à cet égard, vous allez légitimer tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’omerta la plus totale : un régime liberticide qui massacre, qui viole, qui pille, qui torture, qui pratique un népotisme éhonté, un rattrapage ethnique médiéval, le bradage des ressources primaires de Côte d’Ivoire, les détentions arbitraires, les emprisonnements politiques, les promotions d’analphabètes rebelles aux plus hautes fonctions dans l’administration ivoirienne.

Sachez qu’il n’existe en Côte d’Ivoire aucune normalisation de la vie politique, sociale ou sécuritaire, bien au contraire, qu’il n’y aura pas d’élections présidentielles en 2015, et qu’à trop vouloir, par clientélisme et obséquiosité, flirter avec la ligne rouge on finit par avaler des couleuvres qui tôt ou tard vont entraîner la classe politique française dans une déchéance abyssale.

Souvenons-nous, Monsieur Hollande, quand vous nous promettiez de ne pas faire comme Sarkozy « … le tutoiement des chefs d’Etat africains … ». Pour ce changement de ton, certains d’entre nous ont voté pour vous. Pour que depuis le début de votre mandat, vous nous répondiez ensuite, par chacun de vos actes sur l’Afrique, comme Jacques Chirac, que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. En fait, sur les droits de l’homme et le pluralisme politique, vous nous démontrez que tout cela ne compte pas. Seuls comptent le commerce et les intérêts. Vous blanchissez à ce titre l’un des plus grands sanguinaires de l’Humanité, en recevant Hamed Bakayoko.

Quand vous aurez reçu Monsieur BAKAYOKO au son des trompettes de la République, seuls face à votre conscience, peut-être allez-vous vous poser la question de savoir pourquoi le peuple de Côte d’Ivoire décharné, ne pleure plus que des larmes sèches.

Toute notre solidarité avec le peuple de Côte d’Ivoire !

Pour Jerry J. Rawlings, ancien Président du Ghana, l’ONU s’est fourvoyée en s’associant au renversement du Président Laurent Gbagbo

Par Séverine Toché

Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n’a pas été tendre à l’égard de la politique de l’Occident en Afrique et dans le monde.

Le leader ghanéen condamne fermement ce qu’il appelle « double standards » occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il. Photo Telediaspora.net
Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d’Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c’est le reflet d’une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d’ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.
Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l’effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé « la sauvagerie du capitalisme »».
Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l’impunité sont à l’ordre du jour» a t-il déploré.
L’ex-président ghanéen n’a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l’abattre comme un chien».
En cause, «L’utilisation abusive de l’ONU par la France en Côte d’Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l’emprisonner à La Haye».
L’homme d’Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».
«Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l’Amérique si cette dernière n’était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

In : La Dépêche d’Abidjan, 23 mai 2014