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Le mouvement des étudiants ivoiriens en butte à une violente répression

Mise à jour du 17/10/2017 :

Libérés après un mois d’emprisonnement à la MACA,  les étudiants ont décrit ce qu’ils ont subi à l’occasion d’une conférence de presse organisée le 13 octobre 2017 : « Nous étions tous les 37 étudiants dans une même cellule. Nous dormions à même le sol et nous nous rincions une fois par jour. On ne nous donnait pas à manger. C’est Dieu qui a préservé nos vies. Nous souffrons aujourd’hui de plusieurs maladies. Certains ont de problèmes respiratoires, d’autres des problèmes de vue, d’autres encore souffrent de démangeaison. Certains ont des côtes brisées à cause de la bastonnade subie avant leur arrestation ». (…)
Lire le compte rendu détaillé sur Linfodrome

 

Les revendications des étudiants

  • La suppression des frais annexes du COGES [Comité de gestion des établissement scolaires] ;
  • L’égalité et l’équité dans le traitement des élèves affectés de l’État dans le privé et le public ;
  • L’instauration des sessions de remplacement aux Examens à Grand Tirage (BEPC, BAC) ;
  • L’instauration de la Bourse dans le secondaire.

Déclaration du COllectif des Parents d’Elèves et d’Etudiants de Côte d’Ivoire (COPEECI)

Le Collectif des Parents d’Elèves et d’Etudiants de Cote d’Ivoire (COPEECI) suit, à l’instar de la nation entière, avec beaucoup d’attention, la grève générale lancée par la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui paralyse l’ensemble des établissements (primaires, secondaires et universitaires).

Les points culminants des revendications sont les suivants :
– La restauration de la session de remplacement pour les examens à Grand Tirage ;
– La suppression des frais annexes exorbitants dans les lycées et collèges et même dans nos établissements primaires.

Face à cette situation, le Gouvernement Ivoirien, en dépit de la justesse des revendications légitimes des Etudiants, refuse de les réunir autour d’une table afin de trouver des solutions adéquates par voie de dialogue.
Pire, nous notons des cas de répressions drastiques et d’arrestations injustes des étudiants qui manifestaient les mains nues.

Au vu de cela, nous parents d’élèves de toutes les couches sociales ivoiriennes réunis au sein du COPEECI,

– Condamnons les inscriptions anarchiques instaurées par les Coges en violation flagrante de la constitution ivoirienne,

– Dénonçons cette forme de parafiscalité dont les victimes sont les parents d’élèves déjà essoufflés par la crise financière qui frappe tous les ménages ivoiriens,

– Invitons la ministre de l’Education nationale à s’expliquer devant la nation sur l’inscription en ligne et la finalité des moyens qu’elle nous impose. A quoi sert cet argent ? Où va-t-il ?

– Invitons la ministre à fixer un montant unique sur toute l’étendue du territoire national pour les inscriptions dites physiques avec obligation des Coges de rendre public un bilan en fin d’année,

– Condamnons, avec la dernière énergie, ces actes d’extrême barbarie sur nos enfants et assurons qu’ils ne resteront point impunis,

– Nous leur apportons notre soutien pour leur patience et surtout la noblesse de leurs revendications car soucieux du poids financier que ces coûts des frais annexes constituent pour nous.

– Nous demandons au gouvernement de libérer tous nos enfants arrêtés et de soigner le plus rapidement les blessés et ceux qui ont inhalé le gaz lacrymogène périmé.

– Nous invitons Mme la ministre à ne pas oublier qu’elle est aussi une mère de famille et qu’elle devrait se soucier de l’avenir de nos enfants et de la nation entière.

Par ailleurs, nous avons constaté qu’aux fins de dissuasion et de manipulation, certains parents d’élèves et d’étudiants, en complicité avec le gouvernement, ont fait une déclaration le lundi 18 Septembre 2017 sur les antennes de la RTI (Radiotélévision Ivoirienne) pour décrier les points de revendications et les manifestations organisées par nos enfants.

Nous, COPEECI, déclinons toute responsabilité vis à vis de cette déclaration et mentionnons que nous ne nous reconnaissons point en ces personnes.

C’est pourquoi, nous dénonçons la RTI qui a refusé de diffuser notre déclaration parce qu’elle n’allait pas dans le sens de la vision de Madame la ministre de l’éducation nationale.

Pour finir, nous restons à l‘écoute des autorités pour toutes discussions pouvant contribuer à garantir la tranquillité et la paix dans nos établissements.

Fait à Abidjan le 19 Septembre 2017
Pour le COPEECI, le Président
M. Martial ADJOLAIN
edu.copeeci [at] gmail.com

(Source : Facebook)

 

Côte d’Ivoire : la violence de Ouattara à l’égard des étudiants ne doit pas rester impunie
Par Claude Koudou

Depuis plusieurs jours, les étudiants et élèves ivoiriens manifestent contre les augmentations abusives des inscriptions et autres conditions d’études. Parce qu’ils expriment ainsi et à juste titre leur colère, leurs souffrances et leurs difficultés, le pouvoir de Ouattara donne comme réponse la violence, la brutalité et la barbarie. Cette situation est inacceptable.

Nous condamnons fermement cette attitude arrogante du pouvoir avant d’exprimer le plus grand dégoût et notre vive indignation, face à cette inhumanité que montrent les images qui font le tour des réseaux sociaux.

Dans tout pays, il est normal que des jeunes qui entendent exprimer leur détresse, manifestent. Il faut donc soutenir ces jeunes pour la justesse des revendications qu’ils portent. Mais également, il faut dire qu’au regard de la bêtise du pouvoir, il est incompréhensible que l’opposition avec tous les progressistes se terre dans un mutisme assourdissant.

Depuis plus de six ans, nous constatons que ce pouvoir n’a que la violence comme moyen de gouvernance. Il faudra trouver les moyens d’arrêter cette barbarie qui ne peut plus durer. Mais devant la cruauté des actes posés par ce pouvoir, Ouattara devra aussi payer un jour ou l’autre.

En tout état de cause, nous en appelons aux organisations des droits de l’homme qui ne doivent pas avoir une observation sélective sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Aux pays démocratiques, nous affirmons que la puissance des lobbies financiers ne doit pas l’emporter sur la considération que le sang humain est sacré. Pour cela, nous demandons une commission d’enquête internationale sur les exactions faites sur les étudiants et élèves.

Nous invitons donc la Communauté internationale à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire parce que cela relève de faits vécus au contraire des campagnes de communication du chef de l’Etat ivoirien qui ne fait depuis des années que dans du cosmétique, sur la réalité de la situation.

Enfin, il faut dire que lorsque le peuple est ainsi poussé à bout, il ne faudra pas s’étonner, que devant les graves dérives du pouvoir d’Abidjan, une riposte appropriée vienne arrêter ces souffrances.

Fait à Paris, le 20 septembre 2017

Claude Koudou
Président de l’ONG « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique » ; Journal Officiel 2010.

Ampliations :
Ambassade de Côte d’Ivoire en France ;
Amnesty International ;
Human Rigts whatch ;
FIDH ;
Union Africaine ;
Assemblée Nationale française ;
Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire ;
Elysée ;
Maison Blanche ;
Kremlin.

(Source : Fraternafrique, 20 sept. 2017)

 

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Pour aider les prisonniers démunis

Le Secrétariat National chargé des prisonniers politiques et de la politique pénitentiaire au sein du Front Populaire Ivoirien communique :

Le 29 Juin 2017 passé, nous vous adressions une lettre pour vous décrire les conditions carcérales pénibles et insupportables dans lesquelles vivent les détenus politiques (civils et militaires) ivoiriens.

Ces détenus d’opinions estimés à plus de 200 (deux cents) et répartis dans 14 lieux de détention connus (12 en Côte d’ivoire et 2 hors du pays) vivent le martyre dans les conditions difficiles et insupportables.
Leur état de santé se dégrade de jour en jour et les pathologies liées à leurs conditions précaires de détention prolongée prennent des proportions inquiétantes allant de simples pathologies courantes aigües aux pathologies chroniques voir malignes comme l’illustre l’exemple d’un détenu interné aux CHU Treichville au service de cancérologie depuis avril 2017.
Ces conditions ont entrainé des cas de décès en prison, 9 au total. Le dernier en date est celui de Monsieur TONDET BONFILS. Et même après leur libération provisoire, environ 4 personnes ont rendu l’âme, à l’exemple de Monsieur SERY JOSEPH.
Plus jamais, nous ne souhaiterions voir encore un détenu passer de vie à trépas.

Nous tenons à vous remercier pour votre exceptionnelle mobilisation morale, physique, politique, médicale et financière depuis ler juillet 2017, date à laquelle nous avons lancé, pour deux mois, une opération de soutien aux détenus politiques ivoiriens.
Nous remercions le pool des avocats qui, dans des conditions difficiles, défendent ces détenus et qui, par leur compétence, leur ardeur au travail bien fait, ont permis la libération d’une quinzaine d’entre eux.
Ivoiriennes, Ivoiriens d’ici et de la diaspora, nous voudrions encore compter sur vous jusqu’au 20 août 2017 pour œuvrer à l’élargissement de ces personnes ou à tout le moins pouvoir continuer à leur apporter assistance juridique, médicale, morale et en cantine.

Merci, à la veille du 57e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, de souscrire à la collecte de fonds, par l’achat des gadgets au 01 46 93 39 et des dépôts en numéraire au 06 38 37 85.
(…)
Abidjan, le 29 Juillet 2017
FPI / Secrétariat National chargé des prisonniers politiques et de la politique pénitentiaire

Rappel des numéros à contacter en Côte d’Ivoire pour soutenir les prisonniers démunis :

dépôts en numéraire : 06 38 37 85
achats de gadgets : 01 46 93 39
(polo=10.000 CFA ; tee shirt=3500 CFA ; casquette=2500 CFA)

 

Opération Collecte de fonds pour les prisonniers politiques
Tee shirt et casquette « Libérez-les ! »

Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

L’artiste Abou Galliet pour les prisonniers politiques

Merci à Abou Galliet !

Vidéo mise en ligne par Afrique tv le 26 avril 2017 – Durée : 0.45 mn

 

Proclamation officielle des résultats de la pétition internationale pour la libération du Président Laurent Gbagbo

Nombre total de signatures obtenu : 26 767 291

Lire la déclaration de Bernard Binlin Dadié, regarder les vidéos de la cérémonie du 29 décembre 2016

Sur le site web des Amis de Laurent GBAGBO

Les journaux d’opposition protestent collectivement contre les décisions de suspension prises à leur encontre

Coalition des journaux bleus (CJB)

Déclaration suite aux dernières
suspensions arbitraires des journaux
de l’opposition en Côte d’Ivoire

I- LES FAITS
Par trois décisions portant les numéros 077, 078 et 079 du 6 décembre 2016, le Conseil national de la Presse (CNP) a infligé des suspensions respectivement aux quotidiens La Voie Originale (26 parutions), Aujourd’hui et LG Infos (7 parutions). L’organe de régulation de la presse imprimée ivoirienne reproche à ces trois journaux les délits suivants :

1- Pour le quotidien La Voie Originale, (décision n°077)
Avoir continué de soutenir, après une suspension de 15 parutions en octobre 2016 pour le même motif, que « M. Laurent Gbagbo est président du Front populaire ivoirien (FPI) depuis le 3ème Congrès extraordinaire tenu par ce parti, le 30 avril 2015 ; qu’en son absence, le FPI a pour président intérimaire M. Sangaré Abou Drahamane, etc., et que cette décision du 3ème congrès extraordinaire du FPI n’a jamais été contestée ».
Il est bon de rappeler que le 19 octobre 2016, le quotidien Aujourd’hui a été également suspendu de 15 parutions, comme La Voie Originale, pour avoir écrit ces mêmes informations sur le FPI (nous y reviendrons).

2- Pour le quotidien Aujourd’hui, (décision n°078)
Avoir publié des photos de personnalités de l’opposition emprisonnées dont l’ancienne Première Dame, Simone Ehivet Gbagbo, le Général Bruno Dogbo Blé, l’Amiral Vagba Faussignaux, le Commandant Séka Yapo Anselme dit Séka Séka et Me Patrice Bailly, et « avoir qualifié ces personnalités de prisonniers politiques ».

3- Pour le quotidien LG Infos, (décision n°079)
Avoir publié des photos de personnalités de l’opposition emprisonnées dont le Président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo, Charles Blé Goudé, Lida Kouassi Moïse, Hubert Oulaye, Assoa Adou, Koua Justin, Dahi Nestor et Me Patrice Bailly, et « avoir utilisé le terme de détention arbitraire ».

Par ailleurs, des courriers de mise en demeure et de menaces sont servis en abondance par le CNP aux autres journaux de l’opposition non encore suspendus, les mettant tous en situation de précaire sursis. (suite…)

Plusieurs leaders arrêtés, puis libérés, à la veille d’un grand meeting

Alors qu’un meeting est annoncé à Yopougon pour le samedi 5 novembre 2016, c’est pendant la nuit du 4 au 5 que plusieurs dirigeants du Front du Refus (Aboudramane Sangaré du FPI, Mamadou Koulibaly du Lider) sont interpellés à leur domicile !
Manoeuvres d’intimidation qui n’auront pas réussi, puisque le meeting a été maintenu et que la place Ficgayo accueille en ce jour beaucoup de monde.
Quant aux leaders arrêtés sans aucune raison sinon d’ordre politique, ils ont été finalement libérés en pleine nuit.

Mise à jour du 5 novembre 2016 :
Le soir du meeting, le prof. Bamba Moriféré (Coalition du Non) fut à son tour arrêté, puis relâché.

Il y a bientôt 6 ans que Ouattara s’est emparé du pouvoir et n’a cessé, depuis, de réprimer toute véritable opposition

Amnesty International

Côte d’Ivoire. Les autorités doivent mettre un terme aux arrestations arbitraires et à la «détention mobile» de membres de l’opposition.
Le 28 octobre 2016

Les autorités de Côte d’Ivoire doivent cesser de s’en prendre aux membres de l’opposition en réduisant leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, a déclaré Amnesty International à l’approche du référendum constitutionnel prévu dans le pays dimanche 30 octobre 2016.

Le 20 octobre, au moins 50 membres de l’opposition ont été arrêtés arbitrairement lors d’une manifestation pacifique et détenus pendant plusieurs heures dans des véhicules de police en circulation. Certains ont ensuite été déposés en différents lieux de la principale ville du pays, Abidjan, tandis que d’autres étaient abandonnés à une centaine de kilomètres de chez eux et contraints de rentrer à pied. Cette pratique est connue sous le nom de « détention mobile ».

« Cette forme de traitement inhumain est contraire au droit international et régional relatif aux droits humains et aux normes y afférentes. Toute personne, y compris membre de l’opposition, a le droit d’exprimer pacifiquement son opinion et de voir sa dignité respectée en toutes circonstances, qu’elle fasse campagne pour le oui ou pour le non à l’occasion du référendum. Les membres des forces de sécurité responsables de ces actes doivent être identifiés et amenés à rendre des comptes », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
Lire la suite

Parti Communiste Français
Communiqué de Presse sur la visite de Manuel Valls à Abidjan
Le 28 octobre 2016

Manuel Valls à Abidjan : une visite sous forme de provocation

La Côte d’Ivoire est marquée par les stigmates d’un régime autocratique à la dérive. Des centaines de prisonniers politiques croupissent dans les geôles, des chefs de guerre soupçonnés des crimes les plus graves sont promus aux plus hautes fonctions de l’État, des dizaines de milliers de refugiés ne peuvent revenir en Côte d’Ivoire par crainte de répression. Une justice des vainqueurs s’est installée dans un climat de répression tous azimut[s] contre les partis politiques d’opposition, les syndicats et des associations, avec une politique de régression sociale et une soumission totale aux intérêts des entreprises transnationales notamment françaises.
Pour tenter d’asseoir sa mainmise sur le pays, le régime d’Alassane Ouattara fait adopter dimanche 30 octobre un projet de constitution inique lors d’une parodie de référendum. Le texte prévoit la mise en place d’un vice-président que l’actuel président pourra choisir à sa guise, la création d’un Sénat dont 30 % des élus seront nommés par lui, et l’empêchement du syndicalisme dans les milieux étudiants, pour ne citer que ces éléments.
C’est précisément cette date que Manuel Valls choisit pour se déplacer à Abidjan et « afficher le soutien de la France aux processus démocratiques » en cours !
Ainsi, le pouvoir français reste non seulement sourd aux plaintes du peuple ivoirien mais adoube ceux qui l’oppriment sans vergogne ! Cette visite en Côte d’Ivoire du Premier Ministre ne peut qu’être vu[e] comme une provocation et interroge sur les contreparties qu’il en attend.
Le Parti communiste français appelle une fois de plus à la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, à un retour à un état de droit et au respect des droits de l’homme. Il apporte sa solidarité au peuple ivoirien et aux forces démocratiques et progressistes qui veulent contrecarrer les ambitions dictatoriales d’Alassane Ouattara et des cliques affairistes qui se partagent autour de lui les miettes que veulent bien leur laisser les multinationales.
La France au lieu de perpétuer une politique de faux-semblants des plus rétrogrades devrait au contraire favoriser les conditions permettant d’assurer à la Côte d’Ivoire un avenir de Paix, de droit et de progrès social, démocratique et économique. C’est la condition sine qua none pour que des milliers d’ivoiriens, réfugiés politiques ou économiques ne prennent plus la route de l’exil.

France 24
Reportage montrant comment fut empêchée la marche du Front du Refus le 20 octobre 2016.
(Source : Facebook)

Images de l’arrestation de Mamadou Koulibaly, ancien Président de l’Assemblée nationale et actuellement Président du LIDER (Parti de la Liberté et la Démocratie pour la République) le 20 octobre 2016. Il fut relâché quelques heures après, ainsi que d’autres leaders politiques de premier plan.

Malgré les tentatives des autorités pour empêcher toute action contre leur volonté d’imposer une nouvelle constitution, la mobilisation s’amplifie en Côte d’Ivoire

Le vendredi 28 octobre 2016, plusieurs manifestations se déroulent à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans l’agglomération d’Abidjan où les participants sont très nombreux, la police a utilisé des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des jets de pierre pour empêcher la jonction des différents cortèges. Plusieurs personnes ont été frappées à coup de bâton avec une incroyable violence, ainsi que le montrent des vidéos accessibles sur les réseaux sociaux. Il y a plusieurs blessés, dont un très gravement.

Selon l’Affdo-Ci (Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire), 20 personnes ont été arrêtées : 13 détenues à la préfecture de police du quartier du Plateau, 7 autres emmenées dans un endroit inconnu.

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La marche du Front du Refus
Abidjan, le 28 octobre 2016

La mobilisation contre les arrestations a porté ses fruits

Nous apprenons avec soulagement la remise en liberté des responsables du Front du Refus arrêtés ce matin.

Les alertes largement relayées ont encore une fois montré leur utilité, mais la bataille est loin d’être terminée…

Alerte répression !

Abidjan, 20 octobre 2016 : la marche contre le projet de modification de la Constitution, à l’appel du Front du Refus, est violemment réprimée.

Nombreuses arrestations de leaders politiques et de membres de la société civile.
Aboudramane Sangaré (FPI) et Mamadou Koulibaly (Lider) ont été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue.

Désireux de ne pas renoncer à faire entendre leur voix, les manifestants se regroupent en différents points de la ville.

Lancement officiel en France de la pétition pour la libération de Laurent Gbagbo

Le dimanche 31 juillet 2016, de 14 h à 18 h, à l’AGECA
177 rue de Charonne 75011 PARIS
Métro Ligne 2 Station « Alexandre Dumas »

Appel lancement petition 20160731

Interview :

Sur Ovajab Media, Michel Gbagbo nous parle de la pétition

Vidéo : « Invité de la semaine : Michel Gbagbo ». Mise en ligne le 27 juillet 2016. 11,50 mn.

L’association « Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité » appelle à signer la pétition pour la libération de Laurent Gbagbo

Le Bulletin d’information n° 3 de l’Association CI-RDV est  consacré à la pétition internationale lancée par l’écrivain ivoirien Bernard Dadié et l’ancien Premier ministre du Togo Joseph Kokou Koffigoh, pour la libération du Président Laurent Gbagbo.

Bulletin CI-RDV 3 Couv

 JE SIGNE LA PETITION

Pétition : Tous unis pour la libération de Laurent Gbagbo !

SIGNER LA PETITION

 

Texte de la pétition lancée le 22 juin 2016, à l’initiative de l’écrivain ivoirien Bernard Dadié et de l’ancien Premier Ministre du Togo Joseph Kokou Koffigoh :

TOUS UNIS POUR LA LIBERATION DE LAURENT GBAGBO

1. Proclamé vainqueur de l’élection Présidentielle du 28 Novembre 2010, par décision n°CI-2010-EP-34/03/12/CC/SG du 3 Décembre 2010 par le conseil constitutionnel, le Président Laurent Gbagbo qui a prêté serment le 4 Décembre 2010 dans les conditions prescrites par la constitution, était au moment de son éviction le 11 Avril 2011, le Président de la République légal et légitime de la Côte d’Ivoire.

2. Sans remettre en cause les raisons et les motifs qui ont justifié la décision du conseil constitutionnel, les organisations internationales font injonction à LAURENT GBAGBO de quitter le pouvoir. Une avalanche de sanctions diplomatiques, économiques et militaires s’abattent alors sur la Côte d’Ivoire occasionnant plus de seize mille(16 000) morts et plus de cinquante mille (50 000) exilés et déplacés de guerre (CDVR sous la direction de Charles Konan Banny) au GHANA, TOGO, LIBERIA, BENIN, etc.

3. Enfermer un Président démocratiquement élu et renversé au profit d’une rébellion armée reviendrait à transmettre à la jeunesse africaine, le message selon lequel le chemin du pouvoir serait celui des armes.

4. Le Président LAURENT GBAGBO est connu comme un leader politique qui a toujours utilisé des méthodes non-violentes pour exprimer son désaccord politique. Au cours de ses trente années de lutte, pour la conquête du pouvoir, il n’a jamais eu recours à une arme autre que le celle de la parole et des urnes. Durant ses dix (10) ans de pouvoir pourtant contrarié par la rébellion armée et une adversité politique internationale, il n’a fait emprisonner aucun de ses adversaires politiques ni porté atteinte à leur intégrité physique.

5. Un procès équitable, consécutif à un conflit ne peut être conduit en dehors de l’exigence de vérité et en l’absence des principaux protagonistes et victimes. Or, depuis le 29 Novembre 2011, soit plus de cinq (5) ans, la CPI peine à apporter la moindre preuve matérielle au soutien des charges retenues contre lui.

6. Il sera difficile, dans ces conditions, de convaincre que le rôle de la CPI en Côte d’Ivoire n’aura été de permettre à la Françafrique d’écarter du pouvoir ses adversaires politiques. Une telle situation ne peut que renforcer la suspicion légitime d’acharnement judiciaire à fondement politique contre le Président LAURENT GBAGBO, la Côte d’Ivoire et l’Afrique.

7. La forte mobilisation autour du procès de LAURENT GBAGBO est un signal fort lancé contre les pratiques mafieuses de l’impérialisme occidental. La Côte d’Ivoire est l’un des pays au monde à compter le le plus de prisonniers et d’exilés politiques. Maintenir LAURENT GBAGBO en prison, c’est légitimer la logique de la chasse aux sorcières et au-delà, dénier aux peuples de Côte d’Ivoire et d’Afrique, le droit à la dignité et à la souveraineté.

Au regard de ce qui précède, la libération du Président LAURENT GBAGBO apparait comme une exigence humaine du respect des droits de l’homme ; une exigence juridique du respect du droit et de la justice ; une exigence démocratique de respect des institutions et des normes constitutionnelles ; un impératif pour la réconciliation nationale, la cohésion sociale et pour la survie de la Côte d’Ivoire en tant que Nation.
La mobilisation exemplaire à travers le monde entier des hommes et des femmes épris de justice et de liberté, des leaders d’opinion à titre individuel ou organisés en mouvement et associations, au nombre desquels des chefs d’Etat et de gouvernements, pour dénoncer le sort inique fait au Président LAURENT GBAGBO depuis sa honteuse déportation à la Haye, le 29 Novembre 2011, reste constante, engageante et doit être vivement saluée et encouragée. Notre devoir à tous, c’est de respecter tout homme et de respecter la justice en toute circonstance. Merci à toutes celles et à tous ceux qui sont sur la brèche pour le respect des droits de l’homme et le triomphe de la justice.
Pour accompagner et amplifier ce vaste mouvement de résistance face à l’imposture comme un devoir de conscience devant l’histoire, nous, soussignés initiateurs et porteurs de la présente pétition, y engageons les hommes et les femmes, qui refusent l’injustice et l’imposture pour exiger ensemble, dans la solidarité de conviction, la LIBERATION DE LAURENT GBAGBO.

BERNARD B. DADIE, JOSEPH K. KOFFIGOH

[signature]

Organisation des Jeux de la Francophonie à Abidjan : libérez d’abord les prisonniers politiques !

Un Collectif s’est constitué « pour le boycott des Jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire sans la libération totale des prisonniers politiques ».
La 8e édition des Jeux se déroulerait en effet à Abidjan pendant l’été 2017.
Le 2 juin 2016, le Collectif a remis à l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) la motion suivante :

PAS DE JEUX DE LA FRANCOPHONIE
DANS UNE COTE D’IVOIRE QUI VIOLE GRAVEMENT LES DROITS DE L HOMME !!!

La perspective des jeux de la Francophonie en 2017 vient de provoquer à Abidjan une forte répression du régime Ouattara contre les étudiants :
– volonté de chasser 7500 étudiants des chambres de cité universitaire pour loger les participants des jeux.
Refus des étudiants organisés par la FESCI qui revendiquent au contraire de meilleures conditions d’étude.
– irruption des forces de répression du régime sur le campus de l’Université de Cocody (Abidjan), en pleine nuit et au mépris des coutumières franchises universitaires.

Le bilan est lourd :

– le Secrétaire général de la FESCI, Assi Fulgence, interpellé et maltraité, puis incarcéré
– interpellation de 30 étudiants et incarcération à la MACA (Maison d’arrêt d’Abidjan)
– viols de 4 étudiantes dans les chambres des cités, vols et pillages des biens étudiants par les milices du régime.

L’ OIF ET SA SECRETAIRE GENERALE, MICHAELLA JEAN, CAUTIONNENT ELLES CES EXACTIONS FAITES AU NOM D UNE FRANCOPHONIE DEVOYEE ???
– Dans le cas contraire, nous demandons un désaveu public de l’OIF de cette scandaleuse répression
– nous exigeons l’abandon de l’expulsion des 7500 étudiants, et à l’inverse la restitution aux étudiants des cités occupées depuis 5 ans par les milices FRCI du régime.

PAS DE JEUX DE LA FRANCOPHONIE DANS UN PAYS OU SE MENE UNE SANGLANTE REPRESSION CONTRE LE MOUVEMENT ESTUDIANTIN !
A l’inverse, avec l’appui de l’OIF, les Jeux peuvent devenir l’occasion de mettre fin à l’ignoble situation de la MACA, des prisons provinciales et des lieux parallèles de tortures.
Nous exigeons :
-la libération immédiate des étudiants et des 350 prisonniers politiques embastillés injustement et sans procès depuis 2011
-la fin des mesures de « mort civile » contre les opposants : exil, confiscation de comptes, interdictions professionnelles
-que toute la lumière soit faite sur les centaines de « disparitions » de prisonniers politiques

NOUS DEMANDONS A MME MICHAELLA JEAN DE PORTER, PAR SON ACTION DIPLOMATIQUE ET PAR SES DECLARATIONS, CES JUSTES REVENDICATIONS DES MILITANTS IVOIRIENS ET INTERNATIONAUX DES DROITS DE L’HOMME.

HALTE A LA REPRESSION !
LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES !!

PAS DE JEUX DE LA FRANCOPHONIE
SANS LIBERTÉS PUBLIQUES
EN COTE DIVOIRE !!!

COLLECTIF POUR LE BOYCOTT DES JEUX DE LA FRANCOPHONIE EN COTE D’IVOIRE SANS LA LIBERATION TOTALE DES PRISONNIERS POLITIQUES

(Source du texte : Facebook)