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La Diaspora africaine s’adresse au 5e Sommet Union Africaine-Union Européenne

ADRESSE DE LA DIASPORA AFRICAINE AU

5ème Sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) à Abidjan (Côte d’Ivoire) des 29 et 30 novembre 2017

 

Au moment où est prévu pour se tenir le cinquième sommet UA-UE les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan,
     Nous, Africaines et Africains de la Diaspora,
Signataires de la présente avons l’extrême obligeance et l’insigne honneur de nous adresser à vous à cette occasion, en raison de la gravité des situations auxquelles les Filles et Fils de l’Afrique font face du fait surtout des relations asymétriques entre les pays du Nord et ceux du Sud ET DE L’URGENCE DES DECISIONS A PRENDRE.
     Des rapports inégaux Nord-Sud
Chaque pays défend ses intérêts ; Les Occidentaux défendent leurs intérêts ; les Africains défendent les leurs. L’espace de la coopération UE-UA doit être celui de la réciprocité et du gagnant-gagnant, le seul qui peut répondre aux nouvelles tendances de la mondialisation. Il ne peut pas, il ne peut plus être question que les pays européens au moyen de leur puissance mettent les pays africains en coupe réglée. Il est venu le temps de traiter l’Afrique comme partenaire et sur un pied d’égalité.
     De la saignée financière de l’Afrique de l’espace francophone par le Franc FCA interposé
Le franc CFA imposé par la France à ses anciens pays colonisés est le puissant instrument de sujétion économique au profit des intérêts français. Beaucoup de chefs d’Etats africains n’osent pas aborder le sujet de peur de subir le triste sort de ceux qui les ont précédés. La monnaie qui est un enjeu économique et un instrument de souveraineté nationale ne peut pas, ne doit plus être aux mains d’une autre puissance mais plutôt aux mains des Africains eux-mêmes. L’UE et l’UA ne doivent pas assister passivement à l’asphyxie des économies africaines par la France qui continue de saigner financièrement l’espace francophone africain par la monnaie coloniale, le franc FCA interposé. Le temps est venu d’y mettre ensemble un terme.
     De la CPI comme instrument de soumission des leaders africains souverainistes
La CPI, point n’est besoin de le démontrer est un instrument aujourd’hui aux mains des puissances occidentales pour soumettre les dirigeants des petits pays et surtout les dissuader de l’option de souveraineté. Le procès actuel du Président Gbagbo et de son ministre Blé Goudé devant le CPI en est une preuve patente. Le Président Gbagbo qui a subi une guerre injuste amenée par la France au profit de Ouattara, est victime de son audace d’avoir voulu tenir tête à la France notamment. Un procès qui se poursuit avec une insuffisance flagrante de preuves et où les témoins peinent à convaincre de l’existence d’un plan commun contre les civils pro-Ouattara ; mais qui s’avère plutôt la mise en place d’une volonté manifeste de la France de sortir définitivement le Président Laurent Gbagbo du jeu politique ivoirien (Voir dernières révélations de Mediapart). Il faut tout remettre à plat en ce qui concerne la CPI et pour l’heure rendre leur liberté à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
     De la crise migratoire comme conséquence des rapports asymétriques entre le Nord et le Sud
Dans des embarcations défiant toute imagination, des milliers et des milliers de ressortissants des pays du Sud et notamment d’Afrique perdent la vie dans la mer méditerranée dans l’indifférence de l’Europe qui se barricade. L’Europe sait pourtant que ces hommes et ces femmes fuient soit la dictature soit la misère ambiante de leur pays d’origine, souvent la conséquence des rapports tutélaires avec les pays de l’UE.
     Du drame que vivent nos frères en Libye
La Libye d’aujourd’hui, vidée d’elle-même par les pays de l’OTAN qui ont mis ses richesses en coupe réglée après avoir liquidé son guide suprême, est triste à voir. La principale responsabilité de cette dramatique situation incombe à l’Europe. L’indignation sélective ne saurait être admise. Après par exemple Charly Hebdo et le Bataclan, où nous avons vu des chefs d’État africains se déplacer pour aller manifester en France, des députés ivoiriens organiser une marche à Abidjan, l’inaction et l’indifférence de l’Europe ne peuvent plus être tolérées. Non à l’esclavagisme des temps modernes si vivace aujourd’hui en Libye.
          Honorables chefs d’Etats et de gouvernement réunis en sommet,
La liste des maux que traversent nos pays dans l’indifférence générale ne saurait être exhaustive. Elle suffit cependant pour appeler votre attention sur l’urgence de vos engagements pour réparer les injustices que l’Afrique et d’illustres Africains continuent de subir. Les Africains n’ont pas besoin qu’on pense à leur place. Les Africains connaissent leurs problèmes et en ont les solutions. Pourvu qu’on respecte leur personnalité et leur souveraineté.
     C’est en conséquence de tout ce qui précède que par la présente Adresse,
    Nous appelons votre aimable attention sur l’urgence des décisions à prendre pour redonner confiance aux Africains dans leurs rapports avec l’Europe. Il s’agit entre autres des mesures urgentes suivantes :
– La renégociation des rapports UE-UA sur la base d’une coopération gagnant-gagnant ;
– La fin du Franc CFA pour une ou de nouvelles monnaies africaines affranchies de la mainmise occidentale, française notamment ;
– La liberté pour Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé ;
– La liberté pour les prisonniers politiques Ivoiriens ;
– Le retour sécurisé des exilés ivoiriens.
     Fait à Paris le 27 novembre 2017
Les Signataires sont des économistes ; des médecins ; des spécialistes du droit ; des psychologues ; des hommes et femmes de lettres et de la culture ; des ingénieurs ; des chimistes ; des physiciens ; des historiens et sociologues ;…
Raymond Ahivi (Togo, Plateforme panafricaine en France) ; Ardiouma Sirima (Ligue des Droits de l’Homme Burkina Faso en France) ; Professeur Raymond Koudou Kessié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur en exil au Royaume Uni) ; Docteur Ahoua Don Mello (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil) ; Professeur Balan Facho (Tchad, en exil en France) ; Justin Koné Katinan (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Zadi Zokohi (Côte d’Ivoire, Enseignant en exil au Maroc) ; Didier Ouédraogo (Ligue des Droits de L’Homme, Burkina Faso en France) ; Professeur Pascal Kokora (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur aux USA)  ; Docteur Claude Koudou (Côte d’Ivoire, ONG Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique, Enseignant en France) ; Richard Inago (Côte d’Ivoire, Effort humanitaire, en France) ; Clotilde Ohouochi (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil en France) ; Demba Traoré (Côte d’Ivoire, ex-Directeur général du VITIB, en exil aux USA) ; Docteur Nicolas Agbohou (Côte d’Ivoire, Enseignant en France) ; Professeur Balou Bi Toto Jérôme (Côte d’Ivoire, ex-Secrétaire général de l’Université d’Abidjan, en exil en France) ; Célestine Dabah (Halte aux Génocide, en France) ; Docteur Raphaël Dagbo (Côte d’Ivoire, Association des Amis de Laurent Gbagbo, Enseignant en France) ; Klah Popo (Côte d’Ivoire, Consultant en économie solidaire, en Guadeloupe) ; Docteur Gervais Boga Sako (Côte d’Ivoire, Fondation ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique, en exil en Italie) ; Tano Félix(Côte d’Ivoire, Professeur agrégé de droit, ancien Membre du Conseil constitutionnel en exil au Ghana) ; Thomas N’guessan Yao (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil au Ghana) ; Professeur Jacques Lorou (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Komlan Rigobert (Bénin, Ingénieur en France) ; Eric Edi (Côte d’Ivoire, Comité d’action pour la Côte d’Ivoire aux USA) ; Docteur Lazare Koffi Koffi (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Maître Téti Gervais (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Docteur Issa Coulibaly Malick (ex-Ministre, en exil au Bénin) ; Docteur Hervé Zogoé Abié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur, en exil en Afrique du Sud) ; Emile Guiriéoulou (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Théophile Kouamouo (Ivoiro-Camerounais, Journaliste en exil en France) ; PHD Papé Marc Adoux (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Nestor Koffi (Côte d’Ivoire, Membre du Bureau politique du PDCI) ; Paul Ngassa (Cameroun, Enseignant en France) ; Docteur Jean-Claude Djéréké (Côte d’Ivoire, en exil aux USA) ; Maître Habiba Touré (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Darnasse Benace (Bénin, en France) ; Jean-Hilaire Yapi (Côte d’Ivoire, Congrès ivoirien du Canada) ; Sidi Tidiane Gueye (Sénégal, Fédération des Travailleurs africains en France). Issopha Isangou (Cameroun, Ingénieur commercial chargé de projet événementiel en France).
[Destinataires : ]
Ambassade de Côte d’Ivoire en France ;
Parlement européen ;
Commission de l’Union européenne ;
Commission de l’Union africaine ;
Elysée ;
Comité de pilotage du Sommet UA-UE.
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Alerte répression !

Abidjan, 20 octobre 2016 : la marche contre le projet de modification de la Constitution, à l’appel du Front du Refus, est violemment réprimée.

Nombreuses arrestations de leaders politiques et de membres de la société civile.
Aboudramane Sangaré (FPI) et Mamadou Koulibaly (Lider) ont été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue.

Désireux de ne pas renoncer à faire entendre leur voix, les manifestants se regroupent en différents points de la ville.

Nouvelles 2014-02-27

Depuis le 22 février 2014 : détention de jeunes manifestants dans le sous-sol de la Préfecture de police.
Dès sa prise de pouvoir en avril 2011, Alassane Ouattara a annulé les concours de recrutement à la Fonction publique organisés en 2010 sous la présidence de Laurent Gbagbo. Depuis cette date, les admis à la session 2010 au concours d’entrée à l’école de police se battent, avec le soutien des familles, pour obtenir leur intégration à l’école. Plusieurs d’entre eux, dont 6 filles, ont été arrêtés alors qu’ils s’étaient rassemblés pacifiquement devant l’école de police pour faire valoir leurs droits.
Aujourd’hui, ils sont toujours enfermés au sous-sol de l’école. Leur santé et leur vie sont en danger.
(Informations sur ResistanCIsrael)

21 février 2014 : Augustin Komoé, ancien ministre des Mines, est rentré d’exil.
Source : APA, via Abidjan.net, 22 fév. 2014

Des militants du parti de Ouattara (le RDR) chassent de la mosquée un musulman  pour son soutien à Laurent Gbagbo
Lire : Correspondance d’Emile Kian, dans Lecridabidjan

Le 26 janvier 2014, à Yopougon : les participants à une réunion organisée au « Baron Bar » par la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire sont violemment chassés des lieux par la police, qui fait usage de gaz lacrymogène.
Lire : Compte rendu par Jean Chrésus, pour le Cri-Panafricain

Retour d’Abidjan

Nous avions évoqué – dans un article du 12 mars 2013 –  la destruction des oeuvres d’art entreprise à partir de mars 2011 dans les différents quartiers d’Abidjan.

Aujourd’hui, écoutons les premières impressions d’un voyageur revenu depuis peu de Côte d’Ivoire :

« Oui je suis content d’y être allé, j’ai pu revoir des amis, par contre nous n’avons pas voyagé, et même à Abidjan je n’ai pas vraiment pu me promener.
Il y a des trous partout sur les trottoirs, en plus beaucoup d’arbres ont été coupés, donc il n’y a plus d’ombre.
La ville ne ressemble plus à rien, les façades des immeubles sont détériorées, avec des impacts de balle.
Dans le quartier, il n’y a plus de femmes qui font le petit commerce, la nourriture est chère.
Puis les gens sont tristes, on ne se parle plus quand on ne se connaît pas.
Le soir tout le monde rentre à la maison et on ne ressort pas.
Ce qui est incroyable c’est la circulation, les embouteillages son énormes, tout le monde fait comme il veut, n’importe quoi, c’est trop dangereux ! »

Abidjan : Les prisonniers politiques de la Maca témoignent

Mise à jour : 13 mai 2013

Un journaliste de « L’Eléphant Déchaîné » a pu obtenir un droit de visite pour la Maca où sont enfermés de nombreux prisonniers politiques. Bien qu’il y soit pour rencontrer un seul prisonnier, les autres n’ont pu s’empêcher de l’approcher. Ceux-ci témoignent
.

Acte I, Le Ministre Alphonse Douati : « Au fpi, nous avons des principes »
http://url.exen.fr/76085/

Acte II, un officier Fds « on m’a demandé de signer un papier relatif à la reconduction de ma détention préventive. J’ai refusé »
http://url.exen.fr/76086/

Acte III, une tresseuse accusée de préparer un coup d’Etat
http://url.exen.fr/76087/

Acte IV, « On me soupçonne de vouloir faire un coup d’Etat avec 60.000 FCFA ! »
http://url.exen.fr/76089/

Inno Rohman « J’ai été castré…ils m’ont enlevé les testicules… »
http://url.exen.fr/76136/

Depuis la Maca, Martial Yavo du Cojep temoigne
http://url.exen.fr/76138/

In : L’Eléphant déchaîné, N° 153, 10 mai 2013
(Source : Steve Beko, 12 et 13 mai 2013)

Les épouses, les soeurs, les mères des détenus politiques en Conférence de presse à Abidjan

Par Yaba Blé Appolinaire, correspondant Abidjan de Eventnews TV

Côte d’Ivoire / Les familles des détenus pro-Gbagbo soumettent la justice à rude épreuve : Mme Akaî, porte-parole du COFED, « Nous voulons une procédure judiciaire juste, transparente et équitable afin que justice soit rendue »

Les épouses, mères, enfants, sœurs et amies des prisonniers pro-Gbagbo réunis au sein du Collectif des Femmes des Détenus de la crise postélectorale ont organisé ce vendredi 22 mars 2013, à la Maison de la presse (MPA) au Plateau, à quelques encablures du palais de la présidence, une conférence de presse.  (suite…)

Menaces sur les prisonniers politiques à Abidjan

Mise à jour le 25/02/2013

Depuis plusieurs jours, l’information avait circulé à Abidjan : les prisonniers politiques enfermés à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) allaient faire l’objet d’un transfert de masse vers un des centres de détention contrôlés par les anciens chefs de guerre ayant intégré l’armée officielle (FRCI).
Ce matin, il nous a été communiqué que :
– des dizaines de détenus sont violemment extraits de la prison ;
– leurs familles arrivent en nombre sur les lieux afin d’empêcher cette opération. (suite…)

Yopougon : Histoire d’un meeting interdit

Un maire, celui de la ville de Yopougon (Abidjan), qui découvrirait la veille du meeting que trois manifestations sont prévues au même endroit, sur la même place !
Un ministre de l’Intérieur qui fait bloquer tout un quartier (avec l’appui des forces de l’ONU, semble-t-il), pour empêcher les participants d’atteindre le lieu du meeting ! (suite…)