Accueil » Posts tagged 'Abou Drahamane Sangaré'

Tag Archives: Abou Drahamane Sangaré

Cour d’Assises d’Abidjan : condamnations écrasantes malgré des infractions non établies et l’absence de preuves

Par Alain Doh Bi

Le régime Ouattara condamne les leaders proGBAGBO à de lourdes peines

ABIDJAN : Un procès politique au cours duquel des témoins affirmaient avoir aperçu Simone GBAGBO distribuant des armes à une date alors qu’à cette date, l’ex-Première Dame était en prison à Odienné. La presse et bien [d’autres] observateurs ont qualifié ce procès de « mascarade politico-judiciaire » ou encore de « procès on dit, on dit« . Puisqu’il n’y avait aucune preuve contre les accusés et que les témoins de l’accusation se confondaient et se contredisaient.

Il n’y avait aucune preuve, mais le régime Ouattara a tenu à condamner les 83 leaders proGBAGBO traînés à la cour d’assises d’Abidjan à de lourdes peines, à 2 h du matin dans la nuit du 9 au 10 mars 2015.

Par ordre alphabétique, voici quelques peines prononcées [contre] les leaders proGBAGBO :
[en gras : les peines de prison ferme, ndlr]

1-ABOUDRAMANE Sangaré : 5 ans.

2-ADJOBI Christine : 24 mois avec sursis.

3-AFFI N’guessan Pascal : 18 mois avec sursis.

4-AKE N’Gbo Gilbert : 24 mois avec sursis.

5-BONI Claverie Danielle, 24 mois avec sursis.

6-BRO Grébé Géneviève : 10 ans.

7-DACOURY-Tabley Philippe-Henri : 5 ans.

8-DALLO Désiré : 24 mois avec sursis.

9-DIABATE BEH : 18 mois avec sursis.

10-DJEDJE Alcide : 24 mois avec sursis.

11-DOGBO Blé Brunot, Général : 20 ans.

12-EHIVET Simone Epouse GBAGBO : 20 ans et 10 ans de privation de droits civiques.

13-GBAGBO Michel : 5 ans.

14-KATA Kété : 24 mois avec sursis.

15-VAGBA Faussignaux, Général : 20 ans.

In : Blog de Alain Doh Bi, 10 mars 2015
(Surtitre de la Rédaction)

Publicités

Depuis la Cour d’Assises d’Abidjan : graves révélations sur le comportement de l’entourage de Ouattara

Audience du mercredi 18 février 2015 : comparution d’Abou Drahamane Sangaré (1er Vice-président du Front Populaire Ivoirien et ancien Ministre d’Etat), Philippe Henry Dacoury-Tabley (ancien Gouverneur de la BCEAO), Martin Sokouri Bohui (Député), Maurice Lohourougnon (ancien Directeur du Développement régional et de l’Aménagement du territoire) et Michel Gbagbo.

Extraits

Abou Drahamane Sangaré :
« Monsieur le président, je ne reconnais pas les faits [atteinte à la sûreté de l’Etat, attentat et complot contre l’autorité de l’Etat, etc.]
Monsieur le président, quand on prend les faits, la question se pose à tous. Puisque tout ce qu’on me reproche c’est d’avoir respecté la loi, d’avoir accepté la loi constitutionnelle (…) »
A propos de la certification des élections par le représentant du Secrétaire général de L’Onuci, Young-Jin Choi :
« En Côte d’Ivoire, le certificateur n’organisait pas les élections. Et dans la certification, il n’est dit nulle part qu’il doit proclamer les résultats. Monsieur Choi devait simplement constater que la CEI était forclose (…) Le certificateur devait attendre que le conseil constitutionnel donne les résultats avant de se prononcer. Donc il n’avait pas ce droit de proclamer les résultats» (…)
On n’a jamais accepté que le président Laurent Gbagbo soit à la place où il est. Il a souffert dans l’opposition. Il a souffert au pouvoir.
Monsieur le président, la crise date de 1990 en Côte d’Ivoire. La crise a commencé en 1990 avec l’intrusion de monsieur Ouattara dans le jeu politique ivoirien.
Monsieur le président, quelqu’un qui gagne les élections et qui demande qu’on recompte les voix, c’est un cas exceptionnel. »

Philippe Henry Dakoury-Tabley :
«Je ne fais pas de la politique. Je ne suis pas un politicien .Je suis un banquier monétariste.
Il ne s’agit pas de la Banque centrale ici. Il s’agit de la politique ivoirienne.
Ce dont vous parlez ici ce n’est pas de la Bceao. Donc je n’ai pas ma place ici.»
Le Juge :
« Après le 2e tour des élections, les chefs d’Etat de la Bceao ont pris une décision qui reconnaissait la signature du président Ouattara. Vous en avez pris connaissance ?
– Oui
– Après cette décision des chefs d’Etat, qu’est-ce que vous avez fait concrètement ? Est-ce que vous êtes allé à l’encontre de cette décision ou vous avez exécuté ?
– Monsieur le président, votre question met encore plus en exergue ce que je viens de dire, je suis comme un cheveu sur la soupe dans ce procès. Le gouvernement de la Bceao bénéficie d’une immunité large et étendue en ce qui concerne les fonctions et les actes qu’il pose dans le cadre de ses responsabilités professionnelles.
Je peux dire dans le cadre de ces responsabilités, je ne peux pas répondre à une question qui a trait à ma carrière professionnelle.
Cette obligation va avec une obligation de réserve même après la cessation de mes fonctions (…) Donc monsieur le président, je peux répondre à cette question devant la Conférence des chefs d’Etat.
Et jusqu’à présent, les chefs d’Etat ne m’ont pas interpellé sur la question.
Je voulais noter, monsieur le président, que lorsque j’ai démissionné, la Conférence des chefs d’Etat a, dans son procès-verbal daté de février, félicité le gouverneur pour le travail abattu pendant 3 années. En trois années, j’ai fait beaucoup et mes successeurs l’ont reconnu.
L’immunité du gouverneur est valable durant sa fonction dans tous les pays de l’Union. L’immunité est valable après sa mission pour les actes posés au cours de sa fonction dans tous les pays de l’Union».

Martin Sokouri Bohui :
«J’étais député au moment des faits et j’ai été arrêté sans que mon immunité ne soit levée. Je proteste.
J’ai fait deux ans et demi de prison en tant que député. (…) Les gens ont pillé ma maison. Mon lit a été retrouvé chez un chef de guerre ! »

Maurice Lohourougnon a contesté les accusations portées contre lui. Il fait partie des personnes qui se sont rendues à l’Hôtel Pergola d’où elles ont été transférées manu militari à Boundiali.

Michel Gbagbo :
«Je ne me reconnais pas dans les faits qui ne sont reprochés.
(…) Au Golf, j’ai pu rencontrer d’éminentes personnalités, puisque j’étais dans la Chambre du président Gbagbo.
J’ai pu m’entretenir avec le ministre d’Etat, ministre de la Justice d’alors, qui est devenu Premier ministre, Monsieur Ahoussou Jeannot. Il m’a dit qu’il m’assure que mes petites soeurs seront bien traitées, qu’il avait lui-même particulièrement procédé aux négociations avec feu le général Guéi Robert et les cadres du Pdci-Rda.
Et qu’en tant que garçon, le garçon de la famille, j’allais faire un minimum de 10 ans de prison, mais que l’essentiel c’est que je sois vivant. (…)
Et après le départ du président Gbagbo et de tous les occupants de la chambre d’hôtel, j’ai reçu la visite de madame le ministre Affoussy Bamba. On a échangé.
Elle m’a informé qu’elle agissait en tant que représentante du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, qu’elle était en charge de la gestion des prisonniers, qu’elle m’invitait donc à la suivre pour l’hôtel Pergola. En face de l’hôtel du Golf, j’ai été maintenu 4 heures dans le coffre d’une 4X4 puis ils ont reculé la voiture de sorte à mettre le coffre au soleil. Elle m’a fait au revoir de la main. J’ai fait une heure dans le coffre et au bout d’une heure à peu près, un second véhicule est arrivé avec d’autres détenus et nous avons pris la route pour Bouna.
Monsieur le ministre d’Etat Ahoussou m’a bien rapporté que je devais faire 10 ans [de prison] parce que j’étais le fils du président. »

Michel Gbagbo et Me Habiba Toure

Michel Gbagbo et Me Habiba Toure

Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo a demandé à son client s’il se reconnaissait dans les faits de xénophobie. La réponse était négative.
Me Habiba Touré :
«Qu’est-ce qui justifie sa présence devant la Cour d’assises ?»

Michel Gbagbo rappelle que, pendant la phase préliminaire, le juge d’instruction ne lui a jamais signifié les faits précis pour lesquels il était poursuivi et encore moins présenté de preuves.

(Source : presse)

Lire et voir 2013-09

La Cour Pénale Internationale, une arme à double tranchant…
En vue de la chienlit de 2015. Le Chef d’état ivoirien libère ses chiens de garde. Nick de Bessou, Président du Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises, 20 sept. 2013. In : ResistanCIsrael, 22 sept. 2013.
http://re.ivoire-blog.com/archive/2013/09/22/en-vue-de-la-chienlit-de-2015-431056.html

Allocution du Président Aboudrahamane Sangaré, 1er Vice-président du FPI, Porte-parole des ex-détenus politiques : Réception des ex-prisonniers politiques samedi 31 août 2013, QG Laurent Gbagbo.
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/09/04/allocution-integrale-d-aboudramane-sangare-a-la-reception-de-429452.html

Question à Alassane Ouattara : à quel corps d’armée appartiennent les dozos ? Raphaël Adjobi. In : Les pages politiques de Raphaël, 2 sept. 2013.
http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2013/09/02/question-a-alassane-ouattara-a-quel-corps-d-armee-appartienn.html

Vidéos, photos, réactions et communiqués après la libération de quatorze prisonniers ivoiriens

Consulter le dossier réalisé par Contrepoids :
« Libération de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire : on se réjouit mais le combat continue pour la libération de tous les autres ! » (7 août 2013)
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/08/liberation-de-prisonniers-politiques-en.html

Libération des détenus pro-gbagbo : pour Bernard Houdin, “c’est une avancée décisive dans le combat des démocrates”. [Communication de Bernard Houdin, Conseiller spécial du Président Gbagbo]. 5 août 2013. In : René Kimbassa le Blog, 6 août 2013.
« La libération aujourd’hui, 5 août 2013, de quatorze personnalités « pro-Gbagbo » par le régime en place en Côte d’Ivoire ne doit pas nous détourner de notre objectif principal qui est la libération de TOUS les prisonniers politiques, à commencer par le président Gbagbo » (…)
http://url.exen.fr/82665/

Nouvelles 2013-06-17

Mise à jour : 21 juin 2013

Harcèlement des cadres politiques incarcérés à la MACA (Abidjan) : le journal Notre Voie rapporte que, le 20 juin à 5 h du matin, les cellules d’Abou Drahamane Sangaré et d’Alphonse Douati, tous deux anciens ministres, ont été fouillées de fond en comble sous le prétexte qu’elles pourraient receler des armes ; deux jours avant, la fille d’Alphonse Douati venue rendre visite à son père avait été complètement déshabillée par un responsable FRCI de la MACA.

Visite aux prisonniers de la MACA : des dons collectés par l’OFFPI (Organisation des Femmes du FPI) à l’occasion de la célébration de la Fête des mère ont été remis aux détenus politiques de la MACA. La délégation composée d’hommes et de femmes du FPI a pu s’entretenir entre autres avec Abou Drahamane Sangaré, Alphonse Douati et Justin Koua.

– Après l’arrestation de Justin Koua, Secrétaire national par intérim de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien), son successeur, Nestor Dahi, a pris à son tour, et sans attendre, la tête de l’opération prévue « Eveil des consciences » en allant, accompagné de plusieurs autres responsables et militants, à la rencontre des populations du Département d’Akoupé, en pays Attié.
Pour plus de détails : http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52252

– Selon EventnewsTv, une épidémie de tuberculose sévirait à la prison de Katiola, mettant gravement en danger la vie des prisonniers, dont une partie est constituée de prisonniers politiques.

Danièle Boni Claverie, Présidente de l’URD (Union républicaine pour la démocratie), membre de la Plate-forme APN (Agir pour la Paix et la Nation), s’est exprimée devant RFI dans les termes suivants :
« Nous constatons qu’actuellement la réconciliation n’a pas bougé d’un iota, et j’ajouterais qu’au fur et à mesure que le temps passe, les frustrations, elles, ne font que se renforcer. » http://www.rfi.fr/afrique/20130616-daniele-boni-claverie-reconciliation-cote-ivoire-cpd-apn-reunion-fpi