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Côte d’Ivoire : le pouvoir lance des accusations graves et fallacieuses contre deux responsables politiques en exil

Alassane Ouattara et son Conseil National de Sécurité ont trouvé de nouveaux boucs émissaires en la personne de Stéphane Kipré, Président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) et en celle de Damana Pickas, Vice-Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), tous deux en exil, accusés d’implications dans les récentes manoeuvres de déstabilisation du pays dont tout le monde a pourtant vu qu’elles étaient provoquées par les propres forces qui ont aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir en 2011.
(…)
Lire la suite de l’article sur le site des Amis de Laurent Gbagbo, 12 sept. 2017 :
Les faux complots sont de retour en Côte d’Ivoire

 

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Que deviennent les Ivoiriens exilés suite au conflit postélectoral ?

Les damnés de leur terre

Par Leslie Varenne
31 août 2017
Note de voyage

Extrait

La guerre de 2011 en Côte d’Ivoire n’est toujours pas soldée. Outre les problèmes politiques et sécuritaires auxquels ce pays est confronté, de nombreux Ivoiriens sont encore exilés aux quatre coins du monde ; des milliers se trouvent toujours dans des camps de réfugiés au Ghana, au Togo et au Libéria. Ces enfants, ces femmes, ces hommes, oubliés de tous, tentent de survivre en attendant un éventuel retour… Après six longues années, certains ont fini par perdre l’espoir de pouvoir, un jour, rentrer chez eux et ont pris les routes dangereuses des migrants – désert nigérien, prisons libyennes et pour certains, la traversée de la Méditerranée, les plus chanceux sont arrivés en Italie. D’autres, les plus nombreux ont trouvé refuge au Maroc, en Algérie ou encore en Mauritanie. Ceux qui restent dans les camps essayent de s’organiser pour résister, améliorer, autant que faire se peut, leur condition de survie et se prémunir des vautours pour qui « réfugié » signifie aussi : « business ». Au mois d’août 2017, l’IVERIS a été à la rencontre des réfugiés ivoiriens au Ghana dans le camp d’Egyeikrom.

« Ils auront honte »
Cette petite phrase inscrite sur une des tentes du camp d’Egyeikrom dans lesquelles certaines familles dorment encore, depuis plus de six ans, s’adresse à beaucoup de monde ; « ILS » sont nombreux.

Le gouvernement ivoirien
En premier lieu, cette formule concerne l’Etat ivoirien qui n’a rien mis en place pour permettre aux réfugiés de rentrer chez eux. Environ 70% des 1800 personnes vivant dans ce camp sont originaires de l’Ouest ivoirien, une région de planteurs où des ressortissants des Etats voisins ont profité de la guerre pour accaparer les terres des autochtones. Le gouvernement n’a montré aucune volonté politique pour résoudre ce problème afin de permettre aux expulsés de retrouver enfin leur maison et leur travail. Mieux, depuis quelques mois, le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) enregistre de nouvelles demandes, quarante-cinq familles de l’Ouest sont arrivées à Egyeikrom, inquiètes de la situation sécuritaire et des soubresauts violents que pourrait connaître à nouveau la Côte d’Ivoire. Ces populations ont payé le plus lourd tribut de la guerre de 2011. Mais quelle que soit l’origine des réfugiés ou les raisons de leur présence ici, tous sont empêchés de rentrer en raison de l’insécurité qui perdure. Mamadou Bamba, un des porte-parole de l’association du camp, expose la situation : « Les réfugiés urbains qui sont connus peuvent négocier leur retour en toute sécurité avec le pouvoir d’Abidjan, certains ont été emprisonnés à leur retour mais les journaux s’inquiètent de leur sort (1). Ceux appartenant à une autre couche sociale, les anonymes, ne sont pas protégés du tout, s’ils sont tués, personne n’en fait état. Vous retournez dans votre quartier où vous êtes connu comme un supporter de Laurent Gbagbo et on vous envoie les microbes, les dozos ou les FACI (2). Un gars rentré au pays s’est fait découpe[r] le bras à la machette par les microbes. C’est la raison pour laquelle, ici, il n’y a pas eu plus de 50 retours volontaires au pays en six ans (3). »

Tous les partis politiques ivoiriens confondus…
Si le sort des prisonniers politiques est une revendication à l’agenda de plusieurs partis, celui des réfugiés est totalement absent des débats, y compris pendant la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2015. Ces compatriotes exilés dans les camps sont les grands oubliés de la société ivoirienne.

Depuis deux ans, un programme de construction de maisons en dur a commencé, les matériaux sont fournis par le HCR, mais ce sont les habitants qui bâtissent.

Les ONG
Le fonctionnement d’un camp de réfugiés, géré par le HCR en collaboration avec le Ghana Refugee  Board, est assez surréaliste, toutes les activités sont sous-traitées à des ONG. Le HCR reçoit l’argent des pays donateurs et reverse les fonds à des associations afin qu’elles s’acquittent de certaines missions.

Caritas Ghana
Le marché de l’aide alimentaire a été attribué à Caritas Ghana. De 2011 jusqu’en septembre 2015, cette association caritative fournissait 12 kilos de riz par mois et par réfugié ainsi que de l’huile, un kilo de haricot et un morceau de savon. Mais le riz distribué par Caritas était de très mauvaise qualité et l’huile était carrément impropre à la consommation. L’ONG refourguait aux réfugiés de vieux stocks de riz invendables sur le marché et empochait la différence de prix au passage. Le camp d’Egyeikrom est réputé pour la capacité de ses résidents à dénoncer toutes les bassesses et à résister à toutes formes de pression d’où qu’elles viennent. En septembre 2011, ils ont profité d’une visite des ambassadeurs d’Australie, du Canada et de la Grande Bretagne venus s’enquérir de ce que devenaient les fonds des donateurs, pour s’insurger et montrer ce qu’ils recevaient comme nourriture. Après le passage des diplomates, les réfugiés ont pu manger le riz du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Depuis septembre 2015, le problème ne se pose plus puisque le HCR ne fournit plus d’aide alimentaire aux réfugiés ivoiriens. Les donateurs ne contribuent plus au prétexte que la Côte d’Ivoire est désormais un pays en paix.

De l’Assemblée de dieu aux adventistes du 7ème jour…
En prévision de cet arrêt de l’aide alimentaire, dès 2012, le HCR a initié des programmes de formations pour que les réfugiés se prennent en charge et s’insèrent dans la société ghanéenne. Le Haut-Commissariat a sous-traité le programme à une association religieuse, Assemblies of God Relief and Development Services (AGREDS). Ces formations en pâtisserie et informatique étaient fantomatiques et inefficaces, le programme a littéralement échoué. Le HCR a donc attribué le marché à un autre groupe : les Adventist Development and Relief Agency (ADRA). Cette nouvelle ONG s’est orientée vers l’agriculture et l’élevage. 4000 poulets ont fait leur apparition dans le camp, deux semaines plus tard, toute la volaille était morte. Pour faire des bénéfices sur les prestations, les Adventistes du 7ème jour leur avaient donné de la nourriture destinée aux cochons. Cette fois, le HCR a décidé de ne plus sous-traiter le marché, une responsable de projet est arrivée, les résidents espèrent… Certains hommes, les plus jeunes dont des étudiants qui ont été obligés d’arrêter leurs études, ont trouvé du travail sur un chantier de BTP chinois dans la ville voisine de Cape Coast…
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Ecole primaire en reconstruction
(source : IVERIS)

Le Christian Council of Ghana
L’école primaire est administrée, elle, par le Christian Concil of Ghana (CCG). De nombreux enfants vivent ici, depuis 2011 il y a eu entre 300 et 400 naissances. Lors de la construction de l’édifice, le CCG a oublié d’y intégrer des toilettes, les petits doivent donc se soulager en brousse, ce qui n’est pas sans danger.

En 2011, au vu de l’afflux de réfugiés ivoiriens – plus de 80 000 urbains et 20 000 dans les camps – le gouvernement ghanéen s’est vu dans l’obligation d’ouvrir de nouvelles structures pour les accueillir. Ils ont alors défriché la forêt pour ériger Egyeikrom avec pour conséquence une cohabitation délicate avec des serpents, des scorpions et autres bestioles. Le CCG a reçu des fonds de l’ambassade du Danemark pour prendre en charge la cantine scolaire qui devrait ouvrir à la rentrée car depuis l’arrêt de l’aide alimentaire, de nombreux enfants ne mangent plus à leur faim. Les résidents espèrent…
(…)

[1] Les réfugiés urbains sont ceux qui ont les moyens financiers de vivre dans des maisons particulières dans les villes.
[2] Les Dozos sont des chasseurs traditionnels utilisés parfois par le pouvoir comme milice. FACI est la nouvelle appelation de l’armée ivoirienne. Microbe est le nom donné à des enfants délinquants et  qui sontutilisés parfois par leurs chefs plus agés à des fins politiques.
[3] En 2011, 2500 réfugiés vivaient dans ce camp, ils sont encore 1800 aujourd’hui.
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Lire le texte complet :
https://www.iveris.eu/list/notes_de_voyage/274-les_damnes_de_leur_terre

 

Lire et voir 2017-07

Interview de Maître Habiba Touré par Ben Zahoui-Degbou
Vidéo de l’émission « Schéma directeur », sur BZD-TV, mise en ligne le 28 juillet 2017 par Agence Glouzilet : BZD-TV, sous le titre «Libération provisoire du Président Laurent Gbagbo avec maître Abiba Touré».

Parmi les thèmes abordés : le jugement de la Chambre d’Appel de la CPI ordonnant un réexamen de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo ; les prisonniers politiques et exilés de Côte d’Ivoire ; le soutien aux 4000 victimes qui ont déposé un dossier auprès de la CPI.

 

Interview de Michel Gbagbo et commentaires par Alain Léauthier
Michel Gbagbo : « Les Jeux de la Francophonie ne cachent pas l’échec de Ouattara en matière de réconciliation nationale »
In : Marianne.net, 27 juillet 2017

https://www.marianne.net/monde/michel-gbagbo-les-jeux-de-la-francophonie-ne-cachent-pas-l-echec-de-ouattara-en-matiere-de

 

Interview d’Evariste Méambly, député de Facobly, par Jean-Paul Oro et Blaise Bonsié
Vidéo de l’émission « Les grandes questions d’actualité », sur EventNews Tv : « Après sa rencontre avec Laurent Gbagbo le député Evariste Méambly déballe tout »
Mise en ligne par Eventnewtv presse le 26 juillet 2017

Le député Evariste Meambly est président du Groupe parlementaire « Agir pour le peuple » qui a, entre autres objectifs, celui de soumettre au vote de l’Assemblée nationale ivoirienne une proposition de loi d’amnistie générale de tous les prisonniers politiques et d’opinion de la crise postélectorale, dans le but d’oeuvrer à la réconciliation totale des Ivoiriens.

 

Pour le Parti Communiste Français, la condamnation de l’ancien ministre Assoa Adou est emblématique de la grave situation qui prévaut en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : la condamnation de l’ancien ministre Assoa Adou jette le discrédit sur la justice et le pouvoir ivoiriens

Assoa Adou, homme de paix et figure de la gauche ivoirienne, vient d’être condamné à quatre ans de prison à l’issue d’un procès politique.

Arrêté il y a deux ans et demi, en dehors de toute procédure légale, il a été détenu à Abidjan puis transféré au Camp pénal de Bouaké où il a été notamment victime de mauvais traitements. Du fait de conditions de détention épouvantables, l’état de santé de Assoa Adou, 72 ans, s’est considérablement dégradé.
C’est dans ce contexte et après des tergiversations sans fin qu’a eu lieu son procès pour « complot contre l’autorité de l’Etat ». Au cours des audiences, tous les témoins cités par l’accusation se sont dédits, et tous les chefs d’accusation se sont effondrés les uns après les autres.
La Cour d’Assise l’a finalement condamné sans preuves ni faits établis à 4 ans de prison pour « troubles à l’ordre public ».
Le jugement que vient de rendre [la Cour] n’a pas de fondement juridique en Côte d’Ivoire mais relève d’une décision politique.
Ces méthodes rappellent la sombre période des procès politiques en Côte d’Ivoire.

Le cas d’Assoa Adou est emblématique de centaines de détenus politiques qui croupissent sans jugement en prison.

A la veille de l’ouverture à Abidjan des 8e Jeux de la Francophonie ce vendredi 21 juillet, cette condamnation inique est un mauvais signal, un de plus, envoyé par les dirigeants ivoiriens.

Le Parti communiste français demande au gouvernement français et au président Macron de prendre publiquement position pour la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire dont le climat politique, sous la férule d’Alassane Ouattara, se dégrade à vue d’oeil.

In : PCF, 24 juillet 2017
(Surtitre de la Rédaction)

Table ronde du 11 mai 2017 à Lyon : détail des interventions

Dans son bulletin RDV Info n°4, l’association CI-RDV présente le compte rendu complet et détaillé de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le 11 mai 2017, sur le thème :
« Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ? »

A lire ou télécharger : CI-RDV Info n° 4 20170723

 

Simon, le frère cadet de Simone Gbagbo, a enfin retrouvé la liberté

Ce Mercredi 19 juillet 2017, Me Ange Rodrigue Dadjé annonça qu’il venait d’obtenir devant la Chambre d’Accusation la remise en liberté de Simon Pierre Ehivet, après un emprisonnement de presque 5 ans.  Simon Ehivet Gbagbo

Simon Pierre est un homme tranquille, victime de ce qu’on peut appeler le délit de patronyme, pratique habituelle depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara en avril 2011.

Il avait été arrêté à son domicile en octobre 2012, sans motifs réels, transféré à la DST où il a passé plusieurs mois, puis déféré en janvier 2013 à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan.

 

 

Le Dr ASSOA Adou parle devant les Assises d’Abidjan

Assises d’Abidjan : Assoa Adou raconte les conditions ‘’atroces’’ de sa détention au Camp pénal de Bouaké

Par l’APA, 17 juillet 2017

L’ancien ministre des Eaux et forêts, Dr Assoa Adou, a relaté, lundi [17 juillet 2017] à la barre de la Cour d’Assises d’Abidjan où il comparaît avec sept autres accusés pour des faits de ‘’attentat, complot contre l’autorité de l’Etat, assassinat, crimes et constitution de bandes armées….’’, les conditions ‘’atroces’’ de sa détention au Camp pénal de Bouaké, au Centre-nord du pays.

‘’J’ai été enlevé sans mandat, chez moi, le 7 janvier 2015 à 20h30 par des policiers pour être conduit à la DST (Direction de la surveillance du territoire) puis à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) avant d’être déporté au Camp pénal de Bouaké où j’ai passé plus de deux ans dans des conditions atroces. Un seul repas aspergé de je ne sais quoi nous est servi par jour’’ a raconté Dr Assoa Adou à la barre.

Il a poursuivi que ce qui lui servait de cellule n’avait qu’une petite ‘’ persienne’’ pour laisser de timide lumière du jour ajoutant que ‘’le comble est que 24h/24 on venait nous éclairer le visage avec une torche’’.

Sur les charges, l’ex-ministre de Laurent Gbagbo a plaidé ‘’non coupable’’, affirmant n’être ‘’concerné ni de près, ni de loin par les charges de l’accusation’’.

‘’J’ai été mis en confrontation le 8 janvier 2016 avec Metch Metchro et devant le juge d’instruction, Zahourou Théophile a déclaré ne m’avoir jamais rencontré. Tout comme j’ai répété au juge que je n’avais jamais vu Metch Metchro’’, a-t-il expliqué à la Cour présidée par le magistrat Emile Kouamé.

Selon Assoa Adou, le Front populaire ivoirien (FPI) dont il est membre fondateur ‘’en 1969 avec feu Pr Zadi Zaourou, Mamadou Traoré et Laurent Gbagbo, a fait de l’accession au pouvoir de façon démocratique son credo’’ soulignant que ‘’la violence ‘’est proscrite de leur lutte.

‘’Sous la transition militaire en 2000 comme sous le gouvernement du Premier ministre Pascal Affi N’guessan en 2003 j’ai conduit des missions de paix pour ramener les présidents Bédié, Ouattara et Guéï dans le processus de réconciliation dans le cadre du Forum national de réconciliation en 2001. J’ai dans le cadre de ces missions rencontré le Président Blaise Compaoré et le ministre Djibril Bassolé. Comment un tel homme peut-il mener des actions subversives contre son pays ?’’, a interrogé l’accusé.

Auparavant, son co-accusé Metch Metchro a soutenu à la barre ‘’n’avoir jamais rencontré le ministre Assoa Adou ni n’avoir jamais reçu des armes de lui pour quelque attaque que ce soit’’.

‘’Je n’ai pas de preuve que Assoa Adou a distribué des armes’’, s’est encore défendu M. Metch après avoir ‘’formellement désigné le ministre Assoa Adou comme l’instigateur des attaques d’Abengourou’’ selon l’arrêt de la Chambre d’Accusation. Des propos qu’il a d’ailleurs battus en brèches devant le juge d’instruction.

Ce sont sur ces allégations que le président Emile Kouamé a suspendu l’audience pour être reprise mardi avec les plaidoiries.

HS/ls/APA

Lire aussi sur Soutien et Liberté :

Côte d’Ivoire : après l’arrestation d’Assoa Adou, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains interpelle les autorités ivoiriennes et les organisations internationales

Le Parti Communiste Français appelle à la libération immédiate d’Assoa Adou

 

Dr ASSOA Adou

 

Dans les prisons ivoiriennes, le rythme des décès s’accélère !

[Article republié suite à un problème technique lors de l’affichage]

Nous apprenons qu’un nouveau décès a frappé les détenus politiques.
Le Capitaine Tondé Bonfils, âgé de 62 ans, est décédé le jeudi 29 juin 2017.

Voici quelques réactions immédiates en face de la très grave situation qui prévaut :

  • Dans une vidéo enregistrée sur Facebook le 29 juin 2017, Alain Doh Bi fait part de son émotion devant les ravages causés aux familles et aux villages par la politique de rancoeur et de haine entretenue par Alassane Ouattara à l’égard de simples citoyens qui sont, pour certains, enfermés à la MACA depuis presque 7 ans.
    La vidéo est consultable sur sa page Facebook à la date du 29 juin.
  • Organisation à la Riviera Golf d’un point presse par le Secrétariat National chargé de la politique pénitentiaire et des prisonniers politiques du FPI (Front Populaire Ivoirien) de Laurent Gbagbo, au cours duquel a été annoncée une opération de Funds rising (Collecte de fonds) en vue de soutenir les détenus politiques qui enregistrent de nombreux morts faute de moyens conséquents pour se soigner à la suite de la maltraitance subie.
    « Nous comptons à ce jour plus de deux cent (200) prisonniers (civils et militaires) répartis dans quatorze (14) lieux de détention officiellement connus (12 en cote d’Ivoire et 2 à l’extérieur) », a déclaré le Directeur de Cabinet du Secrétariat national.
    « Les conditions carcérales inhumaines exposent les détenus à des pathologies diverses (hypertension, diabétique, cardiaque, parasitaire, cancéreuse, oculaire, herniaire…) (…) Nous notons une vingtaine dans une situation de santé délétère. »
    « Ces mêmes conditions ont entraîné des cas de décès en prison et même en dehors (plus de huit décès enregistrés ). C’est pour cela que nous nous engageons sans cesse pour le soutien aux détenus politiques et pour leur libération. Et c’est pour cela qu’à partir du 1er juillet jusqu’au 20 août 2017, nous lançons une opération de Funds rising (collecte de fonds) pour soutenir les détenus politiques » .
    Divers objets (casquettes, t-shirts) sont mis en vente pour récupérer des fonds.
    (Source : presse)

 

Hubert Oulaye en liberté provisoire

Selon Maître Rodrigue Dadjé, la Chambre d’accusation a accédé le 7 juin 2017 à la demande de mise en liberté provisoire de l’ancien ministre Hubert Oulaye qui avait été arrêté le 4 mai 2015 pour avoir participé à l’organisation du Congrès du Front Populaire Ivoirien à Mama.
Les libérations au compte-gouttes, nous les saluons chaque fois avec joie, mais nous demandons que TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES soient libérés, et libérés sans charges, non à titre provisoire (ce qui constitue une « épée de Damoclès » sur leur tête).

Hubert Oulaye

 

 

 

Meurtres en silence dans les prisons ivoiriennes : que fait la « communauté internationale » ?

Déclaration du COJEP
(Mouvement de Soutien au Président Laurent GBAGBO)
sur le DÉCÈS du prisonnier politique : le MDL KOUATCHI ASSIE JEAN

Le 20 mai dernier, le COJEP apprenait avec consternation, dégoût et révolte, le décès à l’hôpital du détenu politique, le MDL de la gendarmerie nationale : KOUATCHI ASSIE JEAN.

Consternation, car la liste des morts parmi les prisonniers pro-Gbagbo ou supposés tels est devenue, hélas, trop longue. Des familles sont endeuillées et le pays perd des valeureux fils du fait de ces emprisonnements à la fois inutiles et inhumains.

Dégoût, car les conditions de la mort du MDL Kouatchi Assie Jean sont dignes des pires régimes fachistes, jugez-en vous même. Le MDL est tombé malade du fait de sa détention prolongée. Détention qui va du 26 mars 2012 à son décès le 20 mai 2017, dans ce que nos traditions, par la bouche du savant Harris Mémêl-Fôté, nomment : « l’anus de la société » (la prison). Malade, le MDL Kouatchi n’a bénéficié que d’un traitement sommaire. Mourant, le MDL Kouatchi a été hospitalisé avec des menottes aux pieds pour l’empêcher, dit-on, de s’évader. Décédé, le corps sans vie du MDL Kouatchi a bénéficié, du retrait des honteuses menottes. C’est le summum du cynisme d’État.

Révolte, car le drame que nous vivons dans notre pays se produit au vu et au su de tous, communauté nationale comme internationale. Ils étaient nombreux, ceux qui à la moindre action sécuritaire du président Laurent GBAGBO, crachaient leur bile sur le pays et son président. Où sont-ils les : Amnesty international, Human Rights Watch, RFI, BBC, France24, la voix de l’Amérique, l’Union Européenne, le FMI, l’ONU, la CPI… ? Où sont ces inspirateurs, initiateurs, soutiens et porte-parole de la rébellion et de la guerre en Côte-d’Ivoire ? Aujourd’hui devant des crimes d’État qui déshumanisent l’homme, ils sont subitement devenus aphones. Oh Honte à eux.

Le COJEP :

  • Exprime toute sa compassion à la famille biologique (la famille Kouatchi) et à la famille professionnelle (la gendarmerie) du MDL Kouatchi Assie Jean dans ce moment terrible qu’elles traversent ;
  • Condamne avec la dernière énergie ce nième meurtre de prisonnier politique issu de la guerre postélectorale de 2011. Être prisonnier sous Ouattara, c’est être déjà condamné à mort. En effet, non content de les avoir torturés, ce régime dictatorial organise leur meurtre. Ainsi jours après jours des personnes dans la fleur de l’âge se voient voler leur force vitale. C’est leur vie que Alassane DRAMANE Ouattara leur vole. Les plus chanceux sortent de ces goulags complètement valétudinaires pour le reste de la vie ; les moins chanceux comme le MDL Kouatchi, en sortent les pieds devant. Pauvre Côte-d’Ivoire ;
  • Accuse le régime dictatorial de Alassane DRAMANE Ouattara de procéder à une épuration ethnique par prisons interposées. Une statistique faite par nos soins révèle que 98% des détenus politiques anonymes sont dans l’ordre ethnique décroissant : les guérés, les Attié, les Bété, les Dida… Le plus frappant c’est une absence quasi-totale de nordiste, et de musulmans. On peut dire que Ouattara emprisonne et assassine les pauvres anonymes, parce qu’ils ne sont ni musulmans, ni du nord donc présumés soutenir le président Laurent GBAGBO.
  • Invite les organisations de défense des droits humains, tant nationales qu’internationales à faire, enfin, leur travail de dénonciation, d’interpellation et de condamnation. L’inexplicable silence actuel fait d’eux des complices du dictateur Alassane Ouattara ;
  • Invite le peuple ivoirien à faire barrage, par tous les moyens légaux, [à] cette autre guerre silencieuse faite à la Côte-d’Ivoire ;
  • S’engage à prendre toute sa place dans cette lutte de libération nationale.

« LORSQUE LA NUIT EST TROP NOIRE, C’EST QUE LE JOUR EST TRÈS PROCHE ».

Fait à Abidjan le 21 mai 2017,
Agenor Youan BI, Le Président National du COJEP

(Source : Presse ; surtitre de la Rédaction)

 

 

La Côte d’Ivoire est incapable de protéger ses prisonniers, qu’elle les libère !

Interview de Toussaint Alain
par Franck Harding M’Bra, pour Le Nouveau Courrier

Prisonniers politiques, mutineries, climat social en Côte d’Ivoire
Toussaint Alain : « Le gouvernement doit assumer ses responsabilités »

On a appris samedi le décès d’un 5ème prisonnier politique de la crise post-électorale de 2011 : le MDL Kouatchi Assie Jean, détenu depuis le 26 mars 2012 à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Comment réagissez-vous à cette autre mauvaise nouvelle ?

Je voudrais commencer par présenter mes condoléances à la famille, aux proches du défunt ainsi qu’à ses codétenus. C’est une grande tragédie pour les siens et une très triste nouvelle pour les mouvements de défense des droits de la personne. Le gouvernement risque de payer le prix politique de ce cinquième décès d’un détenu de la crise post-électorale. Kouatchi Assie Jean est mort prisonnier, enchainé sur son lit d’hôpital. Pendant longtemps, les demandes constantes de soins et d’assistance ont été refusées. En dépit des nombreux appels au secours, toutes les sollicitations sont tombées dans un silence létal de l’administration pénitentiaire. En le privant des soins appropriés alors que ce gendarme souffrait d’un cancer et d’autres infections, les autorités ont commis un crime virtuel, gratuit et prémédité. Je redoute que ce triste dénouement se reproduise à cause de la privation de soins médicaux, la torture et des conditions de détention des 247 autres prisonniers. D’ailleurs 185 détenus attendent toujours d’être jugés. Quand on n’a pas les moyens de juger ou de soigner des gens, on ne les emprisonne pas. Face à ces drames humains, il y a une extrême urgence à agir pour éviter d’autres drames. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et reconnaître enfin la nécessité de décrisper le climat en libérant ces détenus. Je demande à mes concitoyens de multiplier les plaidoyers pour sauver la vie de ces prisonniers de la crise post-électorales. Les enfants de notre pays ne méritent pas de mourir ainsi. Le besoin de justice est incompatible avec le revanchisme. Cette situation ternit l’image de la Côte d’Ivoire.

De nombreux prisonniers croupissent depuis des années dans les prisons du pays, sans jugement. Certains se meurent [à petit] feu. Pensez-vous que le régime Ouattara est disposé à aller à la réconciliation ?

Je n’ai pas sondé les cœurs et les reins du régime Ouattara. Je préfère me fier aux actes, aux signaux qui iraient dans le bon sens. Or, là, je ne vois absolument rien ! Je constate que le gouvernement vit dans un déni de réalité permanent. Dans leurs déclarations publiques, des ministres, et non des moindres, s’évertuent à minimiser ce dossier et même à ignorer carrément l’existence des prisonniers de la crise post-électorale. Le pouvoir ne peut pas indéfiniment garder des personnes en détention sans jugement depuis plusieurs années, en leur coupant illégalement tout accès aux soins de santé. Cela est inacceptable, inhumain. Vous savez qu’on a enregistré la mort d’un cinquième détenu. Un autre est entre la vie et la mort. Il s’agit du sergent Seri Daleba, actuellement interné au CHU de Treichville pour une tumeur à l’oreille. Il l’a déjà été au CHU de Cocody à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Ce prisonnier est placé en détention dans un hôpital mais il ne reçoit pas les traitements adéquats parce qu’il est sans ressources. Je m’interroge sur les droits des détenus en matière de santé. L’État devrait s’assurer que tout prisonnier est détenu dans des conditions qui sont compatibles avec le respect de la dignité humaine. Il lui incombe de prendre en charge ceux que son système judiciaire prive de liberté. Cela est-il acceptable dans ce pays où l’on distribue des milliards à des mutins ? Est-ce ainsi que nous pouvons construire une Nation forte, unie et prospère ? Nous avons le devoir de léguer aux générations futures un pays apaisé, fort de ses valeurs et de sa diversité. Or, notre gouvernement a tourné le dos aux valeurs élémentaires de la civilisation moderne : la compassion, la solidarité et l’humanisme. Le régime doit faire un geste de bonne volonté afin de donner de vraies chances à la réconciliation. Celle-ci ne peut s’incarner qu’à travers des actes de paix et de fraternité.

(…)

Lire l’article complet sur Le Nouveau Courrier du 22 mai 2017
ou en ligne sur : AfrikEco.com ou  Seneplus International

[Surtitre de la Rédaction]

Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Répression contre les militants politiques en Côte d’Ivoire : que fait le gouvernement français ? interroge le journal « L’Humanité »

Côte d’Ivoire : des militants toujours enfermés dans les geôles de Ouattara

(Extraits)

Par Rosa Moussaoui

Des partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont toujours détenus sans jugement, dans un contexte de restriction des libertés.

Il croupit depuis plus de deux ans dans les geôles ivoiriennes, d’abord détenu dans la sinistre maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), puis transféré à Bouaké, dans le centre du pays, loin de sa famille qui ne peut lui rendre visite qu’une fois par mois. Assoa Adou, membre fondateur et figure du Front populaire ivoirien (FPI), a été arrêté le 7 janvier 2015. Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, d’achat d’armes, de formation de bande armée et de meurtre, il attend toujours son jugement. Et faute de suivi médical, son état de santé se dégrade. Sa vue décline, il souffre d’hypertension, ce qui n’empêche pas ses geôliers de le soumettre au supplice d’une lumière en permanence allumée, pour le priver de sommeil.

Assoa Adou n’est pas le seul prisonnier politique ivoirien soumis à ce genre de maltraitance. Dans son dernier rapport annuel, Amnesty International estime à 146, au moins, les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo arrêtés entre 2011 et 2015 et toujours en attente de jugement pour des infractions qu’ils auraient commises pendant la crise post-électorale de 2010-2011. « Les autorités ont restreint le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en vertu de lois érigeant en infractions les manifestations pacifiques, entre autres formes d’expression non violente. Plus de 70 personnes, principalement membres de partis de l’opposition, ont été arrêtées, puis libérées au bout de plusieurs heures, voire plusieurs jours », relève l’ONG.

Un amer souvenir de son passage à la Maca

Mariam Cissé, une dirigeante du FPI, est de ceux-là. Elle a été interpellée le 10 juin 2015 alors qu’elle préparait une initiative en faveur de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye et jugé par la Cour pénale internationale. Placée en détention provisoire, elle a été entendue par un juge d’instruction seulement quatre mois plus tard, avant d’être relâchée et jugée huit mois après son arrestation. Verdict : « délit non constitué ». Relaxée, cette militante garde un amer souvenir de son passage à la Maca. « Sans suivi médical, nous en étions réduits à prier pour ne pas tomber malades. Seuls les traitements antipaludéens étaient accessibles aux détenus. Pour le reste, nos proches devaient nous apporter vivres et médicaments », raconte-t-elle.

(…) « Il est inacceptable que l’État français n’intervienne pas pour faire cesser les maltraitances des prisonniers politiques. C’est pourtant Paris qui a contribué à installer par la force le régime actuel de Côte d’Ivoire, remarque Dominique Josse, responsable Afrique du PCF. Il suffirait d’une simple pression, qui pour une fois irait dans le bon sens, un simple coup de fil, pour stopper ces violations. Des vies sont en danger, il est temps d’agir. »

Article complet dans : L’Humanité, 29 mars 2017
(Surtitre de la Rédaction)

 

Dr Adou ASSOA, prisonnier politique

 

Qu’en 2017 la prison politique ne soit plus un programme de gouvernement !

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Lu sur Facebook
Le 1er janvier 2017

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens qui se battent pour que notre pays soit un pays de liberté.

Bonne Année 2017 au président Laurent Gbagbo qui est le symbole et le meneur de cette lutte pour la liberté et le respect des peuples africains.

Bonne Année 2017 à Simone Gbagbo, à Charles Blé Goudé, à Assoa Adou, à Hubert Oulaye, à Lida Kouassi, à Koua Justin, à Dahi Nestor, à Patrice Bailly, etc, injustement détenus.

Bonne Année 2017 au Général Dogbo Blé Bruno, à l’Amiral Vagba Faussignaux, au Commandant Jean-Noël Abehi, au Colonel Anselme Séka Séka, etc, arbitrairement détenus pour leur loyauté à la république.

Bonne Année 2017 à tous ces anonymes qui sont en détention, arbitrairement, sans être jugés et sans être libérés. Nous leur souhaitons rien de moins qu’une libération cette année 2017. Nous nous battons pour cela en dénonçant régulièrement cette situation injuste qui leur est faite.

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens exilés un peu partout. Nous leur souhaitons un retour rapide dans leur pays, le pays de leurs ancêtres. Ils ne marcheront jamais seuls parce que nous ne les oublierons jamais .

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont encore leurs avoirs, le fruit de leur travail, injustement gelés. Nous leur souhaitons un rétablissement rapide dans leurs droits.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui luttent à l’extérieur. Nous leur souhaitons beaucoup de courage pour ne jamais abandonner cette lutte essentielle pour la liberté. Merci à vous.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont perdu leurs emplois, et particulièrement à ceux des ivoiriens qui se sont retrouvés au chômage à cause de leurs convictions politiques, et parfois même à cause de leur appartenance ethnique, à cause de la politique dite de  » rattrapage ethnique  » menée par Alassane Ouattara.

Bonne Année 2017 à tous les journalistes, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, qui se battent pour que la vérité sur la crise que connaît notre pays triomphe partout, et qui subissent la répression du Conseil National de la Presse (CNP ) du sinistre Raphaêl Lakpé.

Bonne Année 2017 à tous les amis de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qui, de façons diverses, aident les ivoiriens à faire triompher la vérité, la justice et la réconciliation.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui se distinguent sur Facebook et sur d’autres réseaux sociaux pour que notre cause triomphe. Je ne les citerai pas pour ne pas en oublier.

Bonne Année 2017 à la Vérité et à la Liberté.

Bonne Année 2017 à la Côte d’Ivoire, mon pays, qui attend toujours que ses fils se réconcilient.

LIBÉREZ LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO !

LIBÉREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D’IVOIRE !

Alexis Gnagno.

 

Côte d’Ivoire : les corps décharnés des prisonniers politiques

Déclaration de la Commission Afrique du Parti de gauche
Paris, le 29 novembre 2016

Les prisonniers politiques ivoiriens sont encore au nombre d’environ 300. Ils étaient environ 800 suite aux arrestations massives de jeunes en avril 2011 ; certains furent torturés au QG de Ouattara à l’Hôtel du Golf. Puis les conditions de détention furent telles que leur état physique s’est dégradé progressivement même s’ils trouvaient la force de réclamer par des manifestations passives, d’être jugés ou libérés. Des libérations partielles ont eu lieu comme au compte-gouttes ces dernières années dans la plupart des cas sans jugement, faisant diminuer le nombre de prisonniers à environ 300 sans que l’on sache précisément tant il est vrai que ces libérations sont compensées par des arrestations arbitraires et des enlèvements afin de mieux terroriser la population.

Depuis 2015 et singulièrement cette année, nous voyons apparaître des photos de corps décharnés, de graves mutilations et de regards perdus. Ces jeunes gens ne sont plus ce qu’ils étaient au moment de leur arrestation et cela nous révolte. Combien sont morts ?

Quelle est cette barbarie d’ailleurs ethnicisée puisqu’elle vise quasi exclusivement des sudistes, que couvrent de leur mutisme les organes de presse, l’ONUCI et les ONG ?

Quel est ce silence du pouvoir politique français avec un ambassadeur de France à Abidjan, Georges Serre, qui déclare le 14 juillet 2016 devant Ouattara et son gouvernement que « la Côte d’Ivoire est une grande démocratie où chacun peut dire ce qu’il veut » et un premier ministre, Manuel Valls, qui vient récemment “afficher le soutien de la France au processus démocratique” en cours ?

Il ne suffit pas de dire que le régime pratique une justice de vainqueur, il faut dénoncer à la face du monde sa barbarie.

Le Parti de gauche appelle au retour à un Etat de droit et au respect des droits de l’homme en Côte d’Ivoire et condamne le cynisme et l’hypocrisie des responsables politiques français en charge.

Tous les prisonniers politiques de Côte d’Ivoire doivent être libérés urgemment !

Pierre Boutry

In : AFPA (Alliance des Forces Progressistes pour l’Afrique), 29 nov. 2016