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Prisonniers politiques et Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire : le rapport d’Amnesty International

Par CI-RDV

L’association “Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité” souligne l’intérêt du Rapport annuel 2016/17 d’Amnesty International, notamment les pages 162 à 165.

Toutefois, CI-RDV note qu’il n’a pas été fait mention des milliers d’Ivoiriens toujours en exil depuis 2011, et que le rapport reste silencieux sur le procès à l’encontre du Président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.
En effet, avec des témoins à charge peu crédibles, le procureur n’apporte aucune preuve sur les faits allégués et moins encore sur l’intention des accusés de commettre les crimes reprochés.
Alors que l’acquittement apparaît comme une évidence, une sentence politique discréditerait à jamais la CPI.

Télécharger le rapport d’Amnesty International (PDF)

Dans son rapport 2016/2017, Amnesty International consacre un chapitre à David Samba.

david-samba

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Des prisonniers politiques « torturés jusqu’aux aveux » en Côte d’Ivoire

Amnistie internationale dénonce une justice du vainqueur et la torture de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, où se tiendront les Jeux de la Francophonie l’été prochain.

Le reportage de Sophie Langlois (texte et vidéo) sur Radio-Canada.ca, 29 nov. 2016 :

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002674/torture-injustice-cote-ivoire-amnistie-internationale

Extraits :

(…) En avril 2011, des forces rebelles qui appuient Alassane Ouattara, le candidat déclaré gagnant par l’ONU, prennent d’assaut la ville d’Abidjan. Elles capturent le président sortant, Laurent Gbagbo, avec l’aide des forces françaises et onusiennes. La crise est terminée, la purge commence.

Dans les mois qui suivent, des partisans du président défait sont pourchassés, battus, forcés à l’exil ou emprisonnés sans accusations. Selon Amnistie internationale, 228 prisonniers auraient disparu, et 241 autres demeurent aujourd’hui incarcérés, dans des conditions troublantes.

Enfermés dans une chambre froide
« Ils sont torturés », affirme Nathalie Kouakou, présidente de la section ivoirienne d’Amnistie internationale. « Ils peuvent passer 24 heures dans la chambre froide. Après, on les met en plein soleil. C’est cette forme de torture où ils sont frappés. Ils ne mangent pas. Bon… parce qu’il faut des aveux. »

(…)

 

 

Il y a bientôt 6 ans que Ouattara s’est emparé du pouvoir et n’a cessé, depuis, de réprimer toute véritable opposition

Amnesty International

Côte d’Ivoire. Les autorités doivent mettre un terme aux arrestations arbitraires et à la «détention mobile» de membres de l’opposition.
Le 28 octobre 2016

Les autorités de Côte d’Ivoire doivent cesser de s’en prendre aux membres de l’opposition en réduisant leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, a déclaré Amnesty International à l’approche du référendum constitutionnel prévu dans le pays dimanche 30 octobre 2016.

Le 20 octobre, au moins 50 membres de l’opposition ont été arrêtés arbitrairement lors d’une manifestation pacifique et détenus pendant plusieurs heures dans des véhicules de police en circulation. Certains ont ensuite été déposés en différents lieux de la principale ville du pays, Abidjan, tandis que d’autres étaient abandonnés à une centaine de kilomètres de chez eux et contraints de rentrer à pied. Cette pratique est connue sous le nom de « détention mobile ».

« Cette forme de traitement inhumain est contraire au droit international et régional relatif aux droits humains et aux normes y afférentes. Toute personne, y compris membre de l’opposition, a le droit d’exprimer pacifiquement son opinion et de voir sa dignité respectée en toutes circonstances, qu’elle fasse campagne pour le oui ou pour le non à l’occasion du référendum. Les membres des forces de sécurité responsables de ces actes doivent être identifiés et amenés à rendre des comptes », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
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Parti Communiste Français
Communiqué de Presse sur la visite de Manuel Valls à Abidjan
Le 28 octobre 2016

Manuel Valls à Abidjan : une visite sous forme de provocation

La Côte d’Ivoire est marquée par les stigmates d’un régime autocratique à la dérive. Des centaines de prisonniers politiques croupissent dans les geôles, des chefs de guerre soupçonnés des crimes les plus graves sont promus aux plus hautes fonctions de l’État, des dizaines de milliers de refugiés ne peuvent revenir en Côte d’Ivoire par crainte de répression. Une justice des vainqueurs s’est installée dans un climat de répression tous azimut[s] contre les partis politiques d’opposition, les syndicats et des associations, avec une politique de régression sociale et une soumission totale aux intérêts des entreprises transnationales notamment françaises.
Pour tenter d’asseoir sa mainmise sur le pays, le régime d’Alassane Ouattara fait adopter dimanche 30 octobre un projet de constitution inique lors d’une parodie de référendum. Le texte prévoit la mise en place d’un vice-président que l’actuel président pourra choisir à sa guise, la création d’un Sénat dont 30 % des élus seront nommés par lui, et l’empêchement du syndicalisme dans les milieux étudiants, pour ne citer que ces éléments.
C’est précisément cette date que Manuel Valls choisit pour se déplacer à Abidjan et « afficher le soutien de la France aux processus démocratiques » en cours !
Ainsi, le pouvoir français reste non seulement sourd aux plaintes du peuple ivoirien mais adoube ceux qui l’oppriment sans vergogne ! Cette visite en Côte d’Ivoire du Premier Ministre ne peut qu’être vu[e] comme une provocation et interroge sur les contreparties qu’il en attend.
Le Parti communiste français appelle une fois de plus à la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, à un retour à un état de droit et au respect des droits de l’homme. Il apporte sa solidarité au peuple ivoirien et aux forces démocratiques et progressistes qui veulent contrecarrer les ambitions dictatoriales d’Alassane Ouattara et des cliques affairistes qui se partagent autour de lui les miettes que veulent bien leur laisser les multinationales.
La France au lieu de perpétuer une politique de faux-semblants des plus rétrogrades devrait au contraire favoriser les conditions permettant d’assurer à la Côte d’Ivoire un avenir de Paix, de droit et de progrès social, démocratique et économique. C’est la condition sine qua none pour que des milliers d’ivoiriens, réfugiés politiques ou économiques ne prennent plus la route de l’exil.

France 24
Reportage montrant comment fut empêchée la marche du Front du Refus le 20 octobre 2016.
(Source : Facebook)

Images de l’arrestation de Mamadou Koulibaly, ancien Président de l’Assemblée nationale et actuellement Président du LIDER (Parti de la Liberté et la Démocratie pour la République) le 20 octobre 2016. Il fut relâché quelques heures après, ainsi que d’autres leaders politiques de premier plan.

Amnesty International demande la libération des pétitionnaires arbitrairement emprisonnés

Côte d’Ivoire. Les autorités doivent abandonner les poursuites contre trois militants de l’opposition

Par Amnesty International
Le 22 juillet 2016
Les autorités ivoiriennes doivent abandonner toutes les poursuites engagées contre trois militants de l’opposition dont le procès s’ouvre lundi prochain, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.
Djandou Prospère, Messihi Jean Léopold et Djoman Gbata Ange Patrick, des militants du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) ont été arrêtés le 15 juillet dernier dans la commune de Yopougon à Abidjan, la capitale, alors qu’ils recueillaient des signatures pour la libération de l’ancien président Laurent Gbagbo.
(…)

Arrestation et condamnation de David Samba : Amnesty International réagit

Côte d’Ivoire : Amnesty demande aux autorités ivoiriennes de mettre fin aux arrestations arbitraires d’opposants

La Côte d’Ivoire doit mettre fin à la vague d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et au recours à toute forme de mauvais traitements, a déclaré Amnesty International, lundi, dans un communiqué transmis à APA. (suite…)

Nombreuses protestations contre l’arrestation des cadres du Front Populaire Ivoirien

Il est impossible de mentionner toutes les condamnations de la politique liberticide d’Alassane Ouattara que suscitèrent l’arrestation et l’embastillement – sous des prétextes plus que fallacieux – de plusieurs opposants politiques, quelques mois avant une élection présidentielle.
En voici quelques-unes :

Parti Communiste Français
Arrestation de trois dirigeants du FPI : la dérive autoritaire du régime Ouattara se poursuit
http://www.pcf.fr/70443

Amnesty International Sénégal
Côte d’Ivoire : l’arrestation d’opposants à l’approche de la présidentielle envoie un signal préoccupant
http://www.amnesty.sn/spip.php?article1908

LIDER (Liberté et démocratie pour la République)
Communiqué de LIDER relatif à l’arrestation des responsables du Fpi
http://lider-ci.org/communique-de-lider-relatif-a-larrestation-des-responsables-du-fpi/

Charles Konan Banny
[Communiqué]
http://www.afrik53.com/Cote-d-Ivoire-Charles-Konan-Banny-demande-la-liberation-de-Koua-Houlaye-et-Danon-Djedje-du-FPI_a21443.html

MNSEA (Mouvement national de soutien à Essy Amara)
Côte d’Ivoire : Essy Amara condamne le harcèlement du pouvoir contre les cadres du FPI
http://www.panafricain.com/?page=detail_article&art=106432&lang=fr&pi=11

Kouadio Konan Bertin (dit KKB), député
[Conférence de presse, 7 mai 2015]
http://www.lecridabidjan.net/kkb_demande_la_liberation_immediate_des_cadres_du_fpi.html

UDL (Union pour le Développement et les Libertés)
Déclaration de l’UDL sur les arrestations arbitraires des membres de la direction du fpi et des étudiants
http://www.ivoirebusiness.net/?q=articles/arrestations-arbitraires-des-cadres-du-fpi-et-des-%C3%A9tudiants-l%E2%80%99udl-condamne-les-d%C3%A9rives

AIRD (Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie)
Communiqué de l’Aird, suite à l’arrestation de personnalités politiques du FPI
http://aird-ci.net/communique-de-laird-suite-a-larrestation-de-personnalites-politiques-du-fpi/1125/

Sebastien Dano Djedje-Hubert Oulaye-Justin Koua

Sebastien Dano Djedje-Hubert Oulaye-Justin Koua

Côte d’Ivoire : beaucoup de questions sur la détention au secret de Charles Blé Goudé

Un an déjà ! C’est le 17 janvier 2013 que Charles Blé Goudé, Ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi du Gouvernement Ake N’Gbo, et Président du COJEP (Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples), fut extradé du Ghana vers la Côte d’Ivoire dans des conditions non encore éclaircies, puis incarcéré dans un lieu tenu secret, auquel ni ses avocats ni sa famille n’ont accès.

Charles Ble Goude

Source : Ladepechedabidjan.info

Entre-temps, la Cour Pénale Internationale, sur la base des accusations de la Procureure Fatou Bensouda à l’encontre des proches du Président Gbagbo contre lequel, rappelons-le, elle ne put trouver de preuves suffisantes pour justifier un procès, délivra un mandat d’arrêt contre lui. Mais les autorités ivoiriennes ne donnèrent pas suite. Le 13 janvier 2014, elles demandèrent à la CPI un délai de 3 mois avant un éventuel transfert.

Bien qu’au secret, Charles Blé Goudé n’est pas oublié par ceux qui se sont mobilisés avec lui pour défendre le respect de la Constitution ivoirienne et des institutions, lors du conflit postélectoral de 2010-2011.
En témoigne une cérémonie de commémoration de cette année de détention organisée à Yopougon le samedi 18 janvier 2014. Si, d’une manière ou d’une autre, Charles Blé Goudé a l’écho de cette manifestation de soutien, il est certain qu’elle est de nature à lui apporter du réconfort dans l’isolement où il est maintenu, comme l’exprime avec émotion, dans une lettre diffusée sur les réseaux sociaux, son médecin et ami, le Dr Patrice Saraka :
« Charles Blé Goudé, 12 mois déjà sans toi
Charles, depuis la triste date du 17 janvier 2013, tu es privé de liberté. Tu n’es plus libre de tes mouvements. Cela fait donc 12 mois aujourd’hui que tu es dans les liens de l’emprisonnement. Nos appels incessants n’ont point eu d’écho favorable. Peut-être nos voix sont-elles inaudibles ? (…)
Depuis que nous t’avons aperçu de façon furtive au palais de justice (?) du Plateau, le 30 janvier 2013, personne n’a eu l’occasion de te voir. Même tes avocats qui ont eu plus de chance que nous n’ont pu te rencontrer qu’une seule fois après le 30 janvier, soit le 02 août 2013.
(…) Les nouvelles qui nous parviennent appellent à penser le contraire des assurances qu’on veut nous faire avaler. Tout porte à croire que nos craintes sont légitimement fondées. L’isolement, l’enfermement, le silence seraient tes compagnons de tous les jours. Tu n’as droit à rien ! Ni visites régulières de tes avocats, de ta famille, de ton médecin, de tes compagnons de lutte, ni droit à l’information. Que manges-tu ? Dans quelles conditions manges-tu ? Dans quelles conditions dors-tu Charles ? Autant d’interrogations qui sont notre quotidien. (…)

L’inquiétude de son médecin est corroborée par celle d’Amnesty International dans son communiqué du 17 janvier 2014 :
(…) « Depuis son arrestation au Ghana et son transfert en Côte d’Ivoire, Blé Goudé s’est vu refuser un accès régulier à ses proches et avocats. Ses avocats n’ont été autorisés à le voir qu’une seule fois, en août 2013. En décembre de la même année, les autorités n’ont pas accédé à une demande d’Amnesty International de lui rendre visite.
Au cours des dernières années, Amnesty International a recensé des cas de torture et de détention au secret contre des partisans réels ou présumés de l’ancien président Laurent Gbagbo à la Direction de la surveillance du territoire (DST), un lieu relevant du ministère de l’Intérieur où est détenu Charles Blé Goudé.
« La détention de Charles Blé Goudé à la DST constitue une violation flagrante du droit international et national. Nul ne doit être détenu dans un lieu de détention non officiel, sans accès à un avocat », a déclaré Gaëtan Mootoo. » (…)

Cette situation, en résumé, suscite beaucoup de questions :

  • pourquoi une arrestation en catimini ?
  • pourquoi le secret sur son lieu de détention ?
  • pourquoi l’interdiction de visite aux avocats et à la famille ?
  • pour quelle raison la Côte d’Ivoire, bien qu’adhérente à la CPI, ne souhaite pas répondre à la demande de celle-ci concernant Charles Blé Goudé ?

Une chose est sûre : tout comme Laurent Gbagbo et les autres prisonniers politiques ivoiriens, Charles Blé Goudé n’est pas oublié.