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Lire et voir 2017-07

Interview de Maître Habiba Touré par Ben Zahoui-Degbou
Vidéo de l’émission « Schéma directeur », sur BZD-TV, mise en ligne le 28 juillet 2017 par Agence Glouzilet : BZD-TV, sous le titre «Libération provisoire du Président Laurent Gbagbo avec maître Abiba Touré».

Parmi les thèmes abordés : le jugement de la Chambre d’Appel de la CPI ordonnant un réexamen de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo ; les prisonniers politiques et exilés de Côte d’Ivoire ; le soutien aux 4000 victimes qui ont déposé un dossier auprès de la CPI.

 

Interview de Michel Gbagbo et commentaires par Alain Léauthier
Michel Gbagbo : « Les Jeux de la Francophonie ne cachent pas l’échec de Ouattara en matière de réconciliation nationale »
In : Marianne.net, 27 juillet 2017

https://www.marianne.net/monde/michel-gbagbo-les-jeux-de-la-francophonie-ne-cachent-pas-l-echec-de-ouattara-en-matiere-de

 

Interview d’Evariste Méambly, député de Facobly, par Jean-Paul Oro et Blaise Bonsié
Vidéo de l’émission « Les grandes questions d’actualité », sur EventNews Tv : « Après sa rencontre avec Laurent Gbagbo le député Evariste Méambly déballe tout »
Mise en ligne par Eventnewtv presse le 26 juillet 2017

Le député Evariste Meambly est président du Groupe parlementaire « Agir pour le peuple » qui a, entre autres objectifs, celui de soumettre au vote de l’Assemblée nationale ivoirienne une proposition de loi d’amnistie générale de tous les prisonniers politiques et d’opinion de la crise postélectorale, dans le but d’oeuvrer à la réconciliation totale des Ivoiriens.

 

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Communiqué

COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

MOBILISONS-NOUS POUR LA RESTAURATION DES LIBERTÉS FONDAMENTALES

EN CÔTE D’IVOIRE !

CONTRAIREMENT AUX ESPOIRS DE NOMBREUX DÉMOCRATES, LA REMISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE DE 14 PRISONNIERS POLITIQUES EN AOÛT 2013 N’A ÉTÉ SUIVIE D’AUCUNE AUTRE MESURE SIGNIFICATIVE MONTRANT LA VOLONTÉ DU RÉGIME INSTALLÉ EN CÔTE D’IVOIRE EN AVRIL 2011 DE RÉTABLIR L’ÉGALITÉ DE TRAITEMENT DES CITOYENS ET UN FONCTIONNEMENT RÉPUBLICAIN DES INSTITUTIONS.

  • SUITE À DE NOUVELLES INCARCÉRATIONS, LE NOMBRE DE DÉTENUS POLITIQUES A CONTINUÉ D’AUGMENTER ;

  • LES CONDITIONS DE DÉTENTION, LA MALTRAITANCE ET L’ABSENCE DE SOINS DE CES PRISONNIERS ONT PROVOQUÉ DES MALADIES SPÉCIFIQUES, ET PARFOIS LA MORT, COMME CE FUT LE CAS DU SYNDICALISTE BASILE MAHAN GAHÉ DÉCÉDÉ PEU DE TEMPS APRÈS SA LIBÉRATION, ET DE LUCIEN JOËL PEKOULAT (MORT EN PRISON) ;

  • DEPUIS BIENTÔT 3 ANS, PLUSIEURS CENTAINES DE CITOYENS SONT PRIVÉS DES MOYENS DE VIVRE : COMPTE BLOQUÉ, LICENCIEMENT SUR LA BASE DU NOM, DE L’ETHNIE, DE L’APPARTENANCE POLITIQUE PRÉSUMÉE, ETC ;

  • ENLÈVEMENTS, MENACES, AGRESSIONS MORTELLES À L’ENCONTRE DES JOURNALISTES, DES MILITANTS DE L’OPPOSITION OU CONSIDÉRÉS COMME TELS N’ONT PAS CESSÉ, DE MÊME QUE LES ACTIONS VIOLENTES DES NERVIS VISANT À EMPÊCHER LA TENUE DES MEETINGS ; LA DST DEVENUE UNE VÉRITABLE POLICE POLITIQUE MULTIPLIE LES DÉTENTIONS EXTRA-JUDICIAIRES ; MÊME LES RASSEMBLEMENTS EN VUE DE LA DÉFENSE DU POUVOIR D’ACHAT DONNENT LIEU À DES ARRESTATIONS ;

  • LE POUVOIR POLITIQUE INTERDIT AUX DÉTENUS LIBÉRÉS DE QUITTER LE TERRITOIRE IVOIRIEN. IL EN FUT AINSI, DERNIÈREMENT, POUR MICHEL GBAGBO ET POUR LAURENT AKOUN, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU FPI.

AUJOURD’HUI, LES IVOIRIENS N’ACCEPTENT PLUS CETTE SITUATION. MALGRÉ LES MENACES ET INTIMIDATIONS DE TOUTES SORTES, DES MEETINGS SE TIENNENT. NOUS SALUONS TOUT PARTICULIÈREMENT LE COURAGE DES FEMMES QUI, REGROUPÉES AU SEIN DU COLLECTIF DES FEMMES DES DÉTENUS DE LA CRISE POSTÉLECTORALE – NOTAMMENT AVEC DESIREE DOUATI -ONT MANIFESTÉ LE 16 DÉCEMBRE À ABIDJAN, POUR :

  • PROTESTER CONTRE LES CONDITIONS DE DÉTENTION DE LEURS ÉPOUX, FRÈRES, AMIS ;

  • RÉCLAMER HAUT ET FORT LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES.

    ALORS QUE PLUSIEURS D’ENTRE ELLES ÉTAIENT ACCOMPAGNÉES DE LEURS ENFANTS, LA RÉPONSE DU RÉGIME FUT DE LES DISPERSER À COUPS DE GAZ LACRYMOGÈNES.

VOILÀ DANS QUELLES CONDITIONS SE PRÉPARENT LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES DE 2015.

ABSENCE DE LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES, EXCLUSION D’UNE PARTIE DES CITOYENS ET CLIMAT DE TENSION PERMANENT NE PEUVENT QUE CONSTITUER LE TERREAU D’AFFRONTEMENTS VIOLENTS. IL EST À PRÉVOIR QUE LES POINTS D’ACHOPPEMENT SERONT LA COMPOSITION DE LA NOUVELLE COMMISSION ÉLECTORALE, L’ÉLABORATION DE LA LISTE DES ÉLECTEURS, PUIS LES PROBABLES MANOEUVRES DILATOIRES OU AUTORITAIRES DE LA PART D’UN POUVOIR DONT LA PRATIQUE ACTUELLE DÉMONTRE L’INCAPACITÉ À ACCEPTER LE JEU DÉMOCRATIQUE.

IL EST DONC IMPÉRATIF QUE LES LIBERTÉS FONDAMENTALES ET LES DROITS DES CITOYENS SOIENT RESTAURÉS EN CÔTE D’IVOIRE DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS.

CELA PASSE PAR : -UNE AMNISTIE POLITIQUE GENERALE-

  • LA LIBÉRATION IMMÉDIATE – ET NON PROVISOIRE – DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES RÉTABLIS DANS LEURS DROITS DE CITOYENS ET RÉINTÉGRÉS DANS LEUR EMPLOI

  • LE DÉBLOCAGE DE TOUS LES COMPTES GELÉS SUITE AU CONFLIT POSTÉLECTORAL OU POUR DES MOTIFS MANIFESTEMENT POLITIQUES ;

  • LE RETOUR DES EXILÉS ASSURÉS DE RETROUVER LA SÉCURITÉ ET LA PROPRIÉTÉ DE LEURS BIENS ;

  • LA LIBÉRATION DE LAURENT GBAGBO, ACTE DÉTERMINANT ET INDISPENSABLE POUR UNE PAIX DURABLE.

LA FRANCE ET TOUS LES PAYS (EN PARTICULIER À TRAVERS LEURS INSTITUTIONS : ONU, UNION EUROPÉENNE, UNION AFRICAINE) AYANT CONTRIBUÉ À L’INSTALLATION D’UN RÉGIME LIBERTICIDE EN CÔTE D’IVOIRE ONT L’OBLIGATION MORALE DE NE PAS ABANDONNER LE PEUPLE IVOIRIEN.

LEUR RESPONSABILITÉ EST ENGAGÉE.

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

PARIS, LE 22 DECEMBRE 2013

Version PDF :
Mobilisons-nous pour la restauration des libertés 20131222

Côte d’Ivoire : Damana Pickass demande le vote d’une loi d’amnistie générale

Déclaration de la coalition des patriotes ivoiriens en exil (COPIE) suite à la libération de 12 prisonniers politiques proches du président Laurent Gbagbo

C’est avec une grande surprise que nous avons appris la libération de douze (12) prisonniers politiques, dont le Premier ministre Pascal AFFI N’Guessan, président du FPI, Sangaré Aboudramane, vice-président du FPI, et Madame Généviève Bro Grebé, leader des femmes patriotes, injustement incarcérés depuis plus de deux ans (pour la plupart) dans les goulags du régime d’Abidjan.
Nos premières pensées vont bien évidemment vers les familles biologiques, politiques et idéologiques des ex-détenus ; à leurs parents respectifs, aux militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI), et de la LMP, ainsi qu’aux amis de la démocratie et adeptes des valeurs républicaines.
La CO.P.I.E prend acte de cette libération et félicite les camarades qui ont su faire preuve de dignité, de droiture, d’exemplarité, d’intégrité et de courage durant tout le temps de leur détention, malgré l’adversité, l’humiliation et les tentatives de corruption et de marchandages.
Nos Camarades retrouvent donc provisoirement la liberté après un long et pénible séjour carcéral, sans qu’aucune preuve n’ait été apportée par le régime, quant à leur culpabilité sur tous les chefs d’inculpation.
La CO.P.I.E s’insurge donc contres ces détentions arbitraires qui violent incontestablement les droits de l’homme et les principes démocratiques.
Nous souhaitons à ces dignes camarades le traditionnel Akwaba, et leur réitérons tous nos voeux de bonheur pour la poursuite du combat.
C’est là l’occasion pour nous de saluer tous ceux qui ont lutté pour leur libération. Nous pensons particulièrement à la direction intérimaire du FPI, sous la conduite du camarade Miaka Oureto, à tous les militants du FPI, de la LMP, aux résistants et patriotes ivoiriens (Diaspora, Cyberactivistes, Juristes, Journalistes, personnalités politiques et mouvements associatifs, anonymes, etc.), aux amis de la Côte d’Ivoire digne, épris de paix et de justice, qui ont battu le pavé, nuit et jour, en occident, en Côte d’Ivoire et partout ailleurs, afin que la vérité de la crise ivoirienne soit connue de tous, mais surtout pour le rétablissement de l’Etat de droit.
Aussi lançons-nous un vibrant appel à la vigilance, à la mobilisation et à la détermination de tous jusqu’à leur libération totale et sans condition. Cette décision sous pression intérieure et extérieure, du gouvernement Ouattara de libérer subitement des personnalités proches du Président Laurent Gbagbo, constitue un formidable point d’appui pour continuer la lutte pour la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires avec à leur tête, le président Laurent Gbagbo. Libérations sans lesquelles, la paix et la réconciliation ne sont possibles en Côte d’Ivoire.

* La mobilisation populaire et organisée paye toujours.
Au vu de ce qui précède, L’heure est plus que jamais venue, chers camarades et compagnons de lutte, d’affûter nos armes et de repartir de plus belle en ordre de bataille. Le Front Populaire Ivoirien qui constitue la colonne vertébrale de notre combat, reste «présent et entend prendre part à la restauration de la Côte d’Ivoire» comme l’a annoncé le chef de file de ce parti, le Président Pascal Affi N’Guessan, juste à sa sortie de prison. Aussi invitons-nous la Communauté Internationale à avoir un regard plus objectif, juste et impartial sur la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire. Le peuple de Côte d’Ivoire aspire à la cohésion entre ses filles et ses fils.
C’est pourquoi, la CO.P.I.E appel le régime à entendre la voix de la raison en traitant avec diligence et justesse les questions importantes et pendantes relative au retour à la normalité et à la paix sociale, à savoir la libération totale et sans conditions de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, le vote d’une loi d’amnistie générale, le retour sécurisé et apaisé des exilés, le dégel des avoirs, l’instauration d’un climat de paix et le retour d’un état de droit.
Enfin, la CO.P.I.E appel le peuple ivoirien à redoubler d’ardeur dans la mobilisation, car c’est à ce prix que nous pourron[s] restaurer la démocratie et l’état de droit. En avant pour la Liberté de tous les Ivoiriens ! En avant pour la démocratie ! Vive la Côte d’Ivoire !

Fait le 9 aout 2013
Pour le B.E de la CO.P.I.E
Le Président
Damana Adia Pickass

Source : Le Nouveau Courrier, n° 851, 13 août 2013, p. 8.
Titre de la Rédaction

Bamba Massany, ancienne députée de Port-Bouët, s’adresse à Ouattara

« Il n’y a pas deux types d’Ivoiriens en Côte d’Ivoire »

Bonjour M. le Président,

Bamba Massany-Source Civox

Source : Civox

Il est des mots, des discours prononcés, des actes en face desquels le devoir d’une prise de parole s’impose. Permettez, monsieur le Président, que je vienne joindre ma voix à celle de M. Abou Cissé, votre oncle qui ne cesse de vous interpeller sur votre gestion de la vie politique en Côte d’Ivoire. Je vous adresse ce message, non pas en tant que politique, mais en tant que votre sœur, comme il vous a plu de m’appeler les rares fois que nous nous sommes rencontrés. Comprenez donc, monsieur le Président, que ces interpellations soient familiales, amicales et sans arrière-pensée, bien que nous soyons de famille politique différente. Sachez que seules les personnes qui vous veulent du bien dans l’intérêt supérieur de la nation peuvent se permettre de vous dire certaines vérités, contrairement à celles qui rodent autour de vous pour des intérêts égoïstes et qui vous induisent en erreur. M. le Président, je viens par la présente, vous signifier que votre intervention auprès de l’opposition togolaise, en vue d’un consensus entre les acteurs politiques pour des élections législatives apaisées, est très appréciée par la classe politique en Côte d’Ivoire, toute tendance confondue. Parce que votre action n’est rien d’autre que la recherche de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale dans ce pays frère où vivent d’ailleurs beaucoup de nos compatriotes. Le Togo a connu une crise postélectorale marquée par une répression sanglante de l’opposition en avril 2005. La Côte d’Ivoire a connu la sienne en 2011, aboutissement de plus de dix années de crise militaro-politique. Si votre homologue, le Président Faure Gnassingbé vous a permis de rencontrer son opposition, c’est parce qu’il est conscient de l’importance de celle-ci dans le jeu démocratique. Mieux, il autorise son opposition à s’exprimer et à manifester, ce qui est un signe de démocratie. Pourquoi ne pas faire autant en Côte d’Ivoire ? Oui M. le Président, les Ivoiriens sont en droit d’en attendre de vous, car La France et ses alliés vous ont présenté comme un démocrate aux yeux de l’opinion nationale et internationale… Désormais, vous êtes leur Président depuis le 11 avril 2011. C’est vrai, vous avez accédé à la magistrature suprême dans des conditions catastrophiques, pour paraphraser votre prédécesseur le Président Laurent Gbagbo.
Même si les deux situations n’ont pas les mêmes origines et les mêmes procédés, toujours est-il que la Côte d’Ivoire a été ébranlée et déstructurée. Au vu de ce qui précède, comme Laurent Gbagbo, les Ivoiriens s’attendaient de votre part à une remobilisation de la classe politique et de tout le peuple autour de la mère patrie. Parce que vous êtes le «chef» , le «père» de tous les Ivoiriens. Vous devez appeler tous les fils et toutes les filles du pays à faire la paix, en libérant tous les prisonniers, en autorisant le retour de tous les exilés comme le recommande notre constitution en son article 12, en taisant les rancœurs et les blessures. Hélas, vous ne l’avez pas fait, pour des raisons qui vous sont propres. Evidemment, vous parlez de justice, vous voulez mettre fin à l’impunité. Seulement, si cette justice respectait les règles du droit en étant juste et équitable vous contribueriez à la réconciliation des Ivoiriens à laquelle vous tenez tant. Voulant être un disciple de feu Félix Houphouët-Boigny, vous agissez comme lui en refusant de retourner votre couteau contre vous- même. Or, pour une décrispation réelle de la vie sociopolitique, l’opposition significative, le Fpi a sollicité très tôt de vous rencontrer en vue de vous proposer une amnistie générale. Et cela, avant les élections législatives de décembre 2011. Cette volonté de ce parti s’inscrivait tout simplement dans un souci de recherche de paix véritable pour les Ivoiriens qui souffrent depuis 2002. Malheureusement, il n’a jamais été reçu par vous. Et depuis lors, les discussions entre le pouvoir et le Front populaire ivoirien piétinent tout comme la réconciliation. Un adage dit : il faut d’abord balayer devant sa maison avant d’aller balayer chez le voisin. Vous avez choisi d’être généreux dehors et avare à la maison, selon le refrain d’une chanson du célèbre groupe Zouglou Espoir 2000. En effet, les Ivoiriens s’interrogent pourquoi leur Président, monsieur Ouattara, ne leur fait pas bénéficier de cette bonne attitude adoptée auprès des Togolais, au nom de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité en Côte d’Ivoire ? Le peuple s’interroge toujours, pourquoi autant de mépris et de désintéressement à l’égard de sa souffrance, en n’engageant pas un dialogue direct et franc avec son opposition ? M. le Président, la Côte d’Ivoire ne comporte pas deux types d’ivoiriens, ceux que vous aimez et ceux que vous n’aimez pas. Notre Etat est un et indivisible. Il va du nord au sud et de l’est à l’ouest en passant dans les deux cas par le centre. Mr le Président, Gbagbo, votre farouche adversaire politique n’est pas en terre ivoirienne. Alors qu’en son temps, il a tout mis en œuvre pour que Bédié, votre allié du moment et vous, reveniez triomphalement au pays avec tous les honneurs dus à vos rangs. Oui monsieur Ouattara, votre bienfaiteur, oh comble, se retrouve loin de sa terre natale et de surcroît en prison. Alors cher frère, comprenez que ma pensée à travers ce courrier est celle des Ivoiriens. La Côte d’Ivoire et votre peuple compte sur vous à travers un signal fort. Cela est possible de votre part, car comme le disait Sénèque : «Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles». Très fraternellement à vous Monsieur le Président Alassane Ouattara.

Madame Bamba Massany, sage-femme enseignante à la retraite

In : Le Temps N ° 2961, 25 juillet 2013
Source : Civox.net, 27 juillet 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Côte d’Ivoire : mise sous séquestre des biens, une arme contre les adversaires politiques

Aujourd’hui la coupe est pleine ! D’anciens détenus politiques remis en liberté provisoire – et parfois même ayant bénéficié d’un non-lieu -, viennent d’apprendre la mise sous séquestre de tous leurs biens mobiliers et immobiliers, avec impossibilité d’accéder à leur compte. Représailles ? Volonté de les marginaliser, en les empêchant de mener une vie publique normale ? (suite…)

Les voix qui s’élèvent…

La libération des prisonniers politiques sans exception, condition indispensable pour retrouver, et la PAIX, et la DEMOCRATIE en Côte d’Ivoire.

Le COJEP et le FPI militent en faveur d’une loi d’amnistie générale (cf. article du 11 fév. 2013) :
« Côte d’Ivoire : plusieurs organisations politiques militent en faveur d’une loi d’amnistie »

D’autres personnalités politiques, telles que Danièle Boni Claverie ou Christian Vabé réclament avec force la libération de tous les détenus politiques, comme acte indispensable pour un véritable dialogue. (suite…)

Côte d’Ivoire : plusieurs organisations politiques militent en faveur d’une loi d’amnistie

Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP)

Lors d’une rencontre avec Charles Konan Banny, président de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) :
« … nous demandons la suspension de toutes les procédures judiciaires en cours et une loi d’amnistie que devra prendre le chef de l’Etat, afin que soient libérés le président Charles Blé Goudé et tous les autres détenus politiques » (Joël Poté, Président par intérim du COJEP) [rapporté par l’Intelligent d’Abidjan, 9 fév. 2013].

Le Front Populaire Ivoirien (FPI)

– Le Rapport de synthèse des groupes de travail Gouvernement / FPI, en date du 31 janvier 2013, indique : « Avec une récurrente insistance, le FPI propose la prise d’une loi d’amnistie comme pierre d’angle de la réconciliation nationale et de l’avancée des négociations pour un retour à la normalité définitive dans notre pays.
Selon le FPI, qui prend en exemple le vote de la loi d‘amnistie à la suite des accords de paix (Marcoussis et Ouagadougou) qui a facilité la poursuite des négociations entre le régime en place et la rébellion, cette loi d’amnistie doit être votée au début du processus afin que les cœurs et les esprits libérés de toute peur, les Ivoiriens de tous bords, exilés et déplacés, puissent en toute confiance se retrouver et rebâtir la nation sur un socle solide. »

– Le Dr Assoa Adou, au nom de la Coordination du FPI en exil :
« Au nom de la paix et de la réconciliation nationale, la loi d’amnistie s’impose aujourd’hui comme hier lors des accords de Linas Marcoussis.
C’est pour cette paix que le FPI s’est engagé dans la négociation directe avec le pouvoir Ouattara et c’est pourquoi il propose une loi d’amnistie non seulement pour ses militants, ses cadres, qui sont injustement accusés, mais surtout pour Monsieur Alassane Ouattara et Monsieur Soro Guillaume, ainsi que les Com’zones (…) des criminels répertoriés comme tels dans les rapports de nombreuses organisations internationales de défense des droits de l’homme. En effet, par son ordonnance du 19 mars 2011 créant les Forces Républicaines de Côte d’ivoire (FRCI), Monsieur Ouattara est directement impliqué dans le génocide du peuple Wê, les massacres des réfugiés du camp de Nahibly et toutes les autres tueries en Côte d’Ivoire, tout comme Monsieur Soro, Secrétaire général de la rébellion (MPCI, puis FAFN), l’est avec ses commanditaires dans les massacres perpétrés entre le 19 septembre 2002 et le 18 mars 2011 (…) »
Voir le texte complet :
http://ivoirebusiness.net/?q=articles/dr-assoa-adou-le-fpi-raison-de-proposer-une-loi-damnistie-m-ouattra