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Pour le Parti Communiste Français, la condamnation de l’ancien ministre Assoa Adou est emblématique de la grave situation qui prévaut en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : la condamnation de l’ancien ministre Assoa Adou jette le discrédit sur la justice et le pouvoir ivoiriens

Assoa Adou, homme de paix et figure de la gauche ivoirienne, vient d’être condamné à quatre ans de prison à l’issue d’un procès politique.

Arrêté il y a deux ans et demi, en dehors de toute procédure légale, il a été détenu à Abidjan puis transféré au Camp pénal de Bouaké où il a été notamment victime de mauvais traitements. Du fait de conditions de détention épouvantables, l’état de santé de Assoa Adou, 72 ans, s’est considérablement dégradé.
C’est dans ce contexte et après des tergiversations sans fin qu’a eu lieu son procès pour « complot contre l’autorité de l’Etat ». Au cours des audiences, tous les témoins cités par l’accusation se sont dédits, et tous les chefs d’accusation se sont effondrés les uns après les autres.
La Cour d’Assise l’a finalement condamné sans preuves ni faits établis à 4 ans de prison pour « troubles à l’ordre public ».
Le jugement que vient de rendre [la Cour] n’a pas de fondement juridique en Côte d’Ivoire mais relève d’une décision politique.
Ces méthodes rappellent la sombre période des procès politiques en Côte d’Ivoire.

Le cas d’Assoa Adou est emblématique de centaines de détenus politiques qui croupissent sans jugement en prison.

A la veille de l’ouverture à Abidjan des 8e Jeux de la Francophonie ce vendredi 21 juillet, cette condamnation inique est un mauvais signal, un de plus, envoyé par les dirigeants ivoiriens.

Le Parti communiste français demande au gouvernement français et au président Macron de prendre publiquement position pour la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire dont le climat politique, sous la férule d’Alassane Ouattara, se dégrade à vue d’oeil.

In : PCF, 24 juillet 2017
(Surtitre de la Rédaction)

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Quatre ans de prison pour troubles à l’ordre public

Mardi 18 juillet 2017, le Dr ASSOA Adou comparaissait devant la Cour d’Assises d’Abidjan où il fut condamné à quatre ans de prison, non pas pour des chefs d’accusation justifiant une comparution devant les Assises, mais pour « Troubles à l’ordre public ».
Ceci démontre clairement la nature politique de cet emprisonnement !

Pour plus d’infos, voir aussi sur Koaci.com :
« Côte d’Ivoire : Assises, Assoa Adou non coupable des faits qui lui sont reprochés, condamné à 4 ans d’emprisonnement »

 

Le Dr ASSOA Adou parle devant les Assises d’Abidjan

Assises d’Abidjan : Assoa Adou raconte les conditions ‘’atroces’’ de sa détention au Camp pénal de Bouaké

Par l’APA, 17 juillet 2017

L’ancien ministre des Eaux et forêts, Dr Assoa Adou, a relaté, lundi [17 juillet 2017] à la barre de la Cour d’Assises d’Abidjan où il comparaît avec sept autres accusés pour des faits de ‘’attentat, complot contre l’autorité de l’Etat, assassinat, crimes et constitution de bandes armées….’’, les conditions ‘’atroces’’ de sa détention au Camp pénal de Bouaké, au Centre-nord du pays.

‘’J’ai été enlevé sans mandat, chez moi, le 7 janvier 2015 à 20h30 par des policiers pour être conduit à la DST (Direction de la surveillance du territoire) puis à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) avant d’être déporté au Camp pénal de Bouaké où j’ai passé plus de deux ans dans des conditions atroces. Un seul repas aspergé de je ne sais quoi nous est servi par jour’’ a raconté Dr Assoa Adou à la barre.

Il a poursuivi que ce qui lui servait de cellule n’avait qu’une petite ‘’ persienne’’ pour laisser de timide lumière du jour ajoutant que ‘’le comble est que 24h/24 on venait nous éclairer le visage avec une torche’’.

Sur les charges, l’ex-ministre de Laurent Gbagbo a plaidé ‘’non coupable’’, affirmant n’être ‘’concerné ni de près, ni de loin par les charges de l’accusation’’.

‘’J’ai été mis en confrontation le 8 janvier 2016 avec Metch Metchro et devant le juge d’instruction, Zahourou Théophile a déclaré ne m’avoir jamais rencontré. Tout comme j’ai répété au juge que je n’avais jamais vu Metch Metchro’’, a-t-il expliqué à la Cour présidée par le magistrat Emile Kouamé.

Selon Assoa Adou, le Front populaire ivoirien (FPI) dont il est membre fondateur ‘’en 1969 avec feu Pr Zadi Zaourou, Mamadou Traoré et Laurent Gbagbo, a fait de l’accession au pouvoir de façon démocratique son credo’’ soulignant que ‘’la violence ‘’est proscrite de leur lutte.

‘’Sous la transition militaire en 2000 comme sous le gouvernement du Premier ministre Pascal Affi N’guessan en 2003 j’ai conduit des missions de paix pour ramener les présidents Bédié, Ouattara et Guéï dans le processus de réconciliation dans le cadre du Forum national de réconciliation en 2001. J’ai dans le cadre de ces missions rencontré le Président Blaise Compaoré et le ministre Djibril Bassolé. Comment un tel homme peut-il mener des actions subversives contre son pays ?’’, a interrogé l’accusé.

Auparavant, son co-accusé Metch Metchro a soutenu à la barre ‘’n’avoir jamais rencontré le ministre Assoa Adou ni n’avoir jamais reçu des armes de lui pour quelque attaque que ce soit’’.

‘’Je n’ai pas de preuve que Assoa Adou a distribué des armes’’, s’est encore défendu M. Metch après avoir ‘’formellement désigné le ministre Assoa Adou comme l’instigateur des attaques d’Abengourou’’ selon l’arrêt de la Chambre d’Accusation. Des propos qu’il a d’ailleurs battus en brèches devant le juge d’instruction.

Ce sont sur ces allégations que le président Emile Kouamé a suspendu l’audience pour être reprise mardi avec les plaidoiries.

HS/ls/APA

Lire aussi sur Soutien et Liberté :

Côte d’Ivoire : après l’arrestation d’Assoa Adou, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains interpelle les autorités ivoiriennes et les organisations internationales

Le Parti Communiste Français appelle à la libération immédiate d’Assoa Adou

 

Dr ASSOA Adou

 

Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Répression contre les militants politiques en Côte d’Ivoire : que fait le gouvernement français ? interroge le journal « L’Humanité »

Côte d’Ivoire : des militants toujours enfermés dans les geôles de Ouattara

(Extraits)

Par Rosa Moussaoui

Des partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont toujours détenus sans jugement, dans un contexte de restriction des libertés.

Il croupit depuis plus de deux ans dans les geôles ivoiriennes, d’abord détenu dans la sinistre maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), puis transféré à Bouaké, dans le centre du pays, loin de sa famille qui ne peut lui rendre visite qu’une fois par mois. Assoa Adou, membre fondateur et figure du Front populaire ivoirien (FPI), a été arrêté le 7 janvier 2015. Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, d’achat d’armes, de formation de bande armée et de meurtre, il attend toujours son jugement. Et faute de suivi médical, son état de santé se dégrade. Sa vue décline, il souffre d’hypertension, ce qui n’empêche pas ses geôliers de le soumettre au supplice d’une lumière en permanence allumée, pour le priver de sommeil.

Assoa Adou n’est pas le seul prisonnier politique ivoirien soumis à ce genre de maltraitance. Dans son dernier rapport annuel, Amnesty International estime à 146, au moins, les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo arrêtés entre 2011 et 2015 et toujours en attente de jugement pour des infractions qu’ils auraient commises pendant la crise post-électorale de 2010-2011. « Les autorités ont restreint le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en vertu de lois érigeant en infractions les manifestations pacifiques, entre autres formes d’expression non violente. Plus de 70 personnes, principalement membres de partis de l’opposition, ont été arrêtées, puis libérées au bout de plusieurs heures, voire plusieurs jours », relève l’ONG.

Un amer souvenir de son passage à la Maca

Mariam Cissé, une dirigeante du FPI, est de ceux-là. Elle a été interpellée le 10 juin 2015 alors qu’elle préparait une initiative en faveur de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye et jugé par la Cour pénale internationale. Placée en détention provisoire, elle a été entendue par un juge d’instruction seulement quatre mois plus tard, avant d’être relâchée et jugée huit mois après son arrestation. Verdict : « délit non constitué ». Relaxée, cette militante garde un amer souvenir de son passage à la Maca. « Sans suivi médical, nous en étions réduits à prier pour ne pas tomber malades. Seuls les traitements antipaludéens étaient accessibles aux détenus. Pour le reste, nos proches devaient nous apporter vivres et médicaments », raconte-t-elle.

(…) « Il est inacceptable que l’État français n’intervienne pas pour faire cesser les maltraitances des prisonniers politiques. C’est pourtant Paris qui a contribué à installer par la force le régime actuel de Côte d’Ivoire, remarque Dominique Josse, responsable Afrique du PCF. Il suffirait d’une simple pression, qui pour une fois irait dans le bon sens, un simple coup de fil, pour stopper ces violations. Des vies sont en danger, il est temps d’agir. »

Article complet dans : L’Humanité, 29 mars 2017
(Surtitre de la Rédaction)

 

Dr Adou ASSOA, prisonnier politique

 

Le Secrétaire National du Parti Communiste Français interpelle Laurent Fabius sur la situation des prisonniers politiques ivoiriens

Paris, le 7 septembre 2015

Monsieur le Ministre,

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation rencontrée par Monsieur Assoa Adou dirigeant historique du FPI, homme de Paix et de dialogue, et d’autres prisonniers politiques de Côte d’Ivoire.

Dans la nuit du 1er au 2 septembre des hommes encagoulés puissamment armés se présentant comme des forces spéciales ont pénétré dans les cellules d’Assoa Adou et d’autres prisonniers politiques à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) et les ont fouillé[es]. (suite…)

Lire et voir 2015-01

Les prisonniers doivent payer pour avoir le droit de ne pas dormir avec les grands criminels qui font la loi à la MACA.

http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2015/01/18/la-derniere-blague-du-fascistan-d-alasane-dramane-ouattara-5536340.html

« Rentrez tranquilles, vous ne serez pas inquiétés », a promis Alassane Ouattara aux exilés.
Le Dr Assoa Adou est arrêté quelques semaines après son retour du Ghana !
Après l’arrestation d’Assoa Adou, Hubert Oulaye à Ouattara : « Respectez les engagements pris vis-à-vis des exilés ! » (13/01/2015)

http://m.civox.net/Apres-l-arrestation-d-Assoa-Adou-Hubert-Oulaye-a-Ouattara-Respectez-les-engagements-pris-vis-a-vis-des-exiles_a5899.html

Le Parti Communiste Français appelle à la libération immédiate d’Assoa Adou

Assoa Adou, figure historique de la gauche ivoirienne, a été arrêté mercredi 7 janvier 2015 à son domicile par les forces armées du régime d’Alassane Ouattara. Personnalité importante du Front Populaire Ivoirien et homme de paix et de dialogue rentré récemment d’exil, il se trouve très probablement dans les locaux de la DST à Abidjan. Cette arrestation politique est intervenue à la veille d’une importante conférence de presse de dirigeants de son parti à laquelle il devait participer. Une nouvelle fois le pouvoir ivoirien fait de la répression, de l’arbitraire et de l’intimidation envers des démocrates, acteurs politiques, syndicaux et de la société civile un mode d’exercice du pouvoir et de contrôle. Ces méthodes témoignent d’une certaine fébrilité. Le déni du droit le plus élémentaire, l’impunité ne sont pas acceptables.

Le PCF appelle à la libération immédiate d’Assoa Adou et de tous les prisonniers politiques, à la fin de la justice des vainqueurs et, par là même, à ce que les conditions soient créées pour que les milliers d’Ivoiriens se trouvant encore en exil puissent revenir dans leur pays. Cette exigence devrait être aussi celle de la France.

In : PCF (en ligne), 9 janvier 2015

 

La Coordination du Pront Populaire Ivoirien en exil : analyse de la situation et propositions

COORDINATION FPI EN EXIL
DECLARATION RELATIVE A LA VISITE DE MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE EN COTE D’IVOIRE

Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants :

– La libération du Président Gbagbo ;

– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés ;

– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. (suite…)

Lire et voir 2014-05

Prétendues manoeuvres de Gbagbo pour se maintenir au pouvoir : un politologue détruit les thèses de Bensouda. Arsène Dogba. In : Notre Voix, 20 mai 2014.
Autre source : Lecridabidjan.net, 21 mai 2014
« Le président Laurent Gbagbo avait-il échafaudé une politique visant à se maintenir au pouvoir comme le prétend Fatou Bensouda ? Dans ce texte, le politologue ivoirien, Arsène Dogba, démonte avec force arguments vérifiables, cette thèse du procureur de la Cour pénale internationale (Cpi). »

 

Le Pr Michel Galy, politologue français, prévient : La Côte d’Ivoire vers le syndrome centrafricain. Contribution de Michel Galy. In : Ivoirebusiness.net, 19 mai 2014.
http://ivoirebusiness.net/?q=comment/87283

 

Interviews des anciens ministres Assoa Adou et Ahoua Don Mello sur la situation des Ivoiriens en exil et sur le complot électoral de 2010 ayant abouti au renversement par la force et à l’emprisonnement de Laurent Gbagbo, le véritable vainqueur des élections présidentielles.
Devoir de Vérité Actu : Interview des ex-Ministres Assoa ADOU et Ahoua Don mello. Canal3 Monde. [Vidéo, 26, 28 mn]
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=xfxCCvd2mMw

 

Laurent Gbagbo à la CPI, c’est la démocratie qu’on assassine. Par Bernard Houdin. 7 mai 2014. In :  Le blog de Bernard Houdin, 12 mai 2014.
http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-houdin/120514/laurent-gbagbo-la-cpi-c-est-la-democratie-qu-assassine

Extraits :
« Vers le 15 juin prochain la Chambre Préliminaire I de la Cour Pénale Internationale (CPI) devra rendre sa décision finale concernant l’Audience de Confirmation ou d’Infirmation des Charges que le Bureau du Procureur de ladite Cour tente de faire peser sur le président Laurent Gbagbo.
Ainsi, plus de trois ans après son arrestation dans des conditions de violence exorbitantes du Droit international le plus élémentaire, plus de trente mois après son transfert à La Haye, le président Laurent Gbagbo est maintenu en détention au motif principal que le Bureau du Procureur de la CPI peine de plus en plus visiblement à étayer la moindre culpabilité contre lui. »
(…)
« Ainsi, en février 2007, lors d’un entretien avec un général ayant exercé des hautes responsabilités dans l’opération militaire française Licorne en Côte d’Ivoire, celui-ci m’avait déclaré textuellement :  » Nous savons qu’en Côte d’Ivoire c’est Gbagbo qui a le soutien de la population mais ON lui a tellement savonné (sic) la planche à l’international qu’il aura du mal à la remonter ! » La manœuvre contre Gbagbo vient de loin…
Il existe un adage en Côte d’Ivoire qui s’énonce ainsi : « si tu es l’ennemi de Gbagbo et que tu veux le rester, ne le rencontre jamais  ! »
L’acharnement politique et médiatique orchestré ces dernières années a « fabriqué » beaucoup d’ennemis au président Gbagbo, d’autant plus facilement que la profusion vertigineuse des canaux d’information évolue aujourd’hui en raison inverse du bon sens commun. (…) »

Côte d’Ivoire – Retour des exilés : la coordination du Fpi en exil pose ses conditions

DECLARATION DE LA COORDINATION DU FPI EN EXIL

Depuis quelques temps, des informations, parfois contradictoires, sont livrées à travers la presse aux Ivoiriens sur le retour des exilés ivoiriens de la crise postélectorale de 2010-2011.
Afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale et surtout les militants du Fpi qui s’interrogent, la coordination Fpi en exil tient à faire connaitre sa position sur cette question. Pourquoi les Ivoiriens que nous sommes, si attachés à notre chère patrie la Côte d’Ivoire, sommes-nous toujours en exil, trois ans après l’arrivée par effraction de monsieur Alassane Ouattara au pouvoir, au moment où d’autres cadres de notre parti ont décidé à titre individuel, de rentrer sur la base des seules déclarations d’Hamed Bakayoko sans attendre la suite formelle des négociations avec le pouvoir ? Est-ce parce que nous avons plus de choses à nous reprocher par rapport à ceux qui rentrent ? Est-ce parce que nous sommes plus craintifs que ceux qui ont choisi de retourner en négociant directement avec le pouvoir en place les conditions de leur retour ? Ou bien, comme le pensent certains, est-ce parce que nous sommes simplement des extrémistes ? Non, rien de toutes ces supputations n’explique notre position d’attente. Les raisons sont toutes simples. (suite…)

Tentatives d’assassinats et enlèvements de réfugiés ivoiriens : le Dr Assoa Adou confirme les faits rapportés par les experts de l’ONU

Déclaration de la coordination FPI en exil suite à la publication du rapport des experts de l’ONU sur le Libéria
Par le Dr Assoa Adou

Selon le rapport du groupe des experts sur le Liberia en date du 19 novembre 2013, « le gouvernement ivoirien avait envoyé au Ghana des agents chargés de kidnapper ou assassiner des partisans réfugiés du régime Gbagbo »

Pour les exilés au Ghana, une telle information n’est pas une surprise tant les preuves irréfutables sont nombreuses et disponibles depuis l’arrivée des exilés ivoiriens au Ghana.
Des décès suspects (DIAGOU GOMONT), des tentatives d’enlèvements et des enlèvements suspects (Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Jean Noel ABEHI, Koné Katinan) et des affrontements suspects dans les camps de réfugiés suivis de décès sont constatés à chaque annonce de la présence des envoyés du gouvernement Ouattara. L’on a encore en mémoire l’assassinat de l’ex rebelle repenti Adama Champion dit « gorge profonde » retrouvé mort calciné dans sa tente au camp de réfugiés d’Ampin au Ghana après ses révélations sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer dans une interview accordée au journal « Le Nouveau Courrier » et dans laquelle il pointait un doigt accusateur sur un baron du RDR. (suite…)

Remise en liberté de détenus politiques : Assoa Adou (Coordination FPI en exil) félicite tous ceux qui se sont mobilisés

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL SUITE A LA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DU PRESIDENT ET DES HAUTS CADRES DU FPI

Le 5 août 2013, le Procureur de la République a annoncé la mise en liberté provisoire, devenue effective pour douze détenus politiques proches du Président Laurent Gbagbo. Des responsables de premier plan de la direction nationale du FPI, dont entre autres les camarades Affi N’guessan, Président, Aboudrahamane Sangaré, 1er Vice-Président, Lida Kouassi Moise, Sécrétaire Général adjoint, Douati Alphonse, Secrétaire National, Koua Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI, sont au nombre de ceux-ci.
La Coordination FPI en Exil accueille avec joie et surtout soulagement cette libération car le pire était à craindre pour ces camarades qui ont subi des traitements inhumains et dégradants dans leurs geôles. Elle salue le courage des camarades qui viennent de recouvrer la liberté, fût-elle provisoire, puisque les traitements qu’ils ont subis en prison sont devenus des secrets de polichinelle. Leur retour constitue assurément un élément catalyseur de nature à renforcer la direction de la lutte conduite depuis juillet 2011 par les camarades de la direction intérimaire avec à leur tête le camarade Miaka Oureto, à qui nous rendons ici un vibrant hommage.
La Coordination FPI en exil considère donc cette mise en liberté comme le résultat de l’engagement et de la mobilisation des militants et ce, grâce à la détermination de notre direction intérimaire.
La Coordination FPI en exil considère que cette mise en liberté est aussi le résultat de la mobilisation de tous autour de cette question. C’est pourquoi, elle saisit cette occasion pour féliciter :
Tous les patriotes en Côte d’Ivoire pour leur soutien matériel et moral aux camarades emprisonnés ;
Tous les patriotes africains, tous les patriotes de la diaspora pour leur mobilisation constante et exemplaire afin que triomphe notre cause commune ;
Les organisations des droits de l’Homme dont les rapports nous éclairent et nous restituent chaque jour la vérité et la profondeur du drame ivoirien depuis le 11 avril 2011 ;
L’ensemble des journalistes, des communicateurs et autres internautes.
La Coordination FPI en exil considère cette mise en liberté certes comme un bon geste car nul n’est mieux que chez soi et non dans une prison. Mais, à la réalité celle-ci demeure à mi-chemin de ce que la Côte d’Ivoire attend et espère. L’essentiel reste à faire et à venir.
C’est en effet de liberté tout court dont nos camarades ont besoin. Le Président Laurent Gbagbo en prison, la 2ème Vice Présidente du FPI et Présidente du groupe parlementaire FPI, Mme Simone Ehivet-Gbagbo, en prison, des centaines d’Ivoiriens du camp du Président Gbagbo en prison, des centaines de milliers d’autres contraints à l’exil, pendant qu’une camarilla de mercenaires venus de la sous-région occupent leurs terres et leurs maisons, ce ne sont pas des signes qui vont dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation des Ivoiriens.

La Coordination FPI en exil, Convaincue qu’il faut mettre fin à :
Plus d’une décennie de rébellion qui a balafré la Côte d’Ivoire et endeuillé des milliers et des milliers de familles ;
Plus de deux ans de destruction de l’Etat grâce au coup d’Etat de la droite française et à une communauté internationale instrumentalisée à souhait ;
Plus de deux ans de braderie de notre patrimoine national, de notre foncier rural et de la nationalité ivoirienne ;
Plus de deux ans d’une politique économique extravertie au service des intérêts des multinationales ;
La Coordination FPI en exil, Soutient :
A la suite du Président du parti, le camarade Affi N’Guessan, que c’est seule la mobilisation des militants et des forces populaires qui a rendu la libération de nos camardes. C’est aussi la mobilisation de tous qui assurera une issue heureuse à la lutte qui s’impose ici et maintenant à notre parti.
La Coordination FPI en exil, Considérant :
Que c’est la libération du Président Laurent Gbagbo ainsi que celle de tous les prisonniers politiques civils ou militaires et le retour sécurisé des exilés qui constitue les principaux gages de l’apaisement et une garantie sûre pour la réconciliation nationale ;
Elle Assure :
Le Président du parti et la direction nationale de son soutien ferme et déterminé ainsi que de son entière disponibilité à leurs côtés pour cette lutte dont la noblesse l’emporte sur toute autre considération.

La Coordination FPI en Exil, Appelle :
L’attention des autorités ivoiriennes sur l’impérieuse nécessité et l’urgence pressante d’aller encore plus loin dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire et de nombreux Ivoiriens dont les souffrances et la détresse méritent enfin de connaître un terme.
Les Ivoiriens et les Ivoiriennes du Nord, du Sud, du Centre, de l’Ouest, de l’Est et de toute confession religieuse à se mobiliser pour imposer une vraie réconciliation. La Cote d’Ivoire a besoin de la paix maintenant.

Fait à Accra, le 13.08.2013.
P. la Coordination

Dr. Assoa Adou
Porte-Parole et Coordonnateur

(Source : Civox.net, 15 août 2013)