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Table ronde du 11 mai 2017 à Lyon : détail des interventions

Dans son bulletin RDV Info n°4, l’association CI-RDV présente le compte rendu complet et détaillé de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le 11 mai 2017, sur le thème :
« Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ? »

A lire ou télécharger : CI-RDV Info n° 4 20170723

 

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Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Côte d’Ivoire : le régime n’a pas pu empêcher la tenue du 3e Congrès extraordinaire du Front Populaire Ivoirien

Intimidations, blocus des voies d’accès au village de Mama, tout a été tenté pour dissuader les militants d’organiser leur congrès, et la population de venir célébrer la Fête de la Liberté à Mama. En vain.
Le moment fort de ce congrès fut l’investiture du nouveau Président du Front Populaire Ivoirien, Laurent Gbagbo.

C’est la défense de la liberté d’opinion, d’expression et d’organisation qui était, et qui est toujours en jeu.

L’article de Contrepoids du 1er mai 2015 relatant les évènements de ces deux jours, rappelle opportunément le destin tragique du syndicaliste ivoirien Basile Mahan Gahé décédé le 16 septembre 2013 des suites des mauvais traitements subis en prison.
Lire : « Menaces sur la fête de la liberté de Mama en Côte d’Ivoire »

 

La CGT écrit à François Hollande : violation des droits syndicaux et humains en Afrique

Voici le texte d’une lettre que le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon vient d’adresser au chef de l’Etat

Monsieur le Président,

Les 6 et 7 décembre, vous recevez à l’Elysée les chefs d’Etat africains dans le cadre du sommet pour la paix et la sécurité. La paix est la condition d’une vie digne et décente. Ces propos, que vous avez prononcés mercredi 4 décembre lors de la Conférence « Pour un nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France », la CGT y souscrit pleinement.

Pour notre organisation syndicale, la condition d’une vie digne est également celle de disposer d’un travail décent. A ce titre, la CGT s’investit aux côtés des organisations syndicales africaines indépendantes pour travailler à ce que cela devienne une réalité en Afrique. Nous avons ensemble l’ambition de faire en sorte que les travailleurs conquièrent leur émancipation individuelle et collective et participent à la transformation de la société et du monde. Nous nous battons chacun pour défendre les droits des travailleurs, en gagner de nouveaux, améliorer les conditions de travail et de vie. Ces engagements qui sont les nôtres ne sont pas malheureusement pas souvent compris ni acceptés par vos homologues africains. Je me permettrais de citer ici quelques exemples.

En Côte d’Ivoire, notre camarade Basile Mahan Gahé, Secrétaire général de la centrale DIGNITE a été enlevé par les Forces Républicaines de Sécurité en Côte d’Ivoire (FRCI) dès l’arrivée au pouvoir du Président Ouattara. Il a vécu 18 mois d’incarcération et de torture. Libéré fin 2012, il est mort quelques mois après à l’âge de 60 ans.

Au Tchad, l’Union des Syndicats du Tchad (UST) a rédigé l’année passée une pétition dénonçant la corruption et l’appauvrissement de la population sous la présidence d’Idriss Déby. Trois de nos camarades, François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir ont été accusés de diffamation puis condamnés à 18 mois d’emprisonnement pour crime de haine.

En Guinée, au mois de juin 2013, le Secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs/seuses de Guinée (CNTG), Ahmadou Diallo, a été victime d’une attaque à main armée dans sa maison de Conakry. Les agresseurs portaient des uniformes militaires et ont tiré sur sa maison où se trouvait sa famille.

Aux Comores, nos camarades de la Confédération des Travailleurs des Comores (CTC) sont discriminés quotidiennement, menacés, licenciés en raison de leur engagement syndical.

A Djibouti, sous le gouvernement de Monsieur Ismail Omar Guelleh, des syndicats affiliés au pouvoir ont été créés. Les deux centrales syndicales Union des Travailleurs (UDT) et l’Union Générale des Travailleurs de Djibouti (UGTD) indépendantes ne sont pas reconnues par l’Etat. Nos camarades de la Fonction Publique sont licenciés sitôt qu’ils osent revendiquer de meilleures conditions de travail auprès du gouvernement.

Des organisations syndicales et leurs responsables ont été la cible de persécutions au Swaziland, au Zimbabwe, des mouvements de grèves fortement réprimés au Kenya et en Afrique du Sud …

Je ne souhaite pas ici, Monsieur le Président, m’étendre davantage sur la violation des droits syndicaux et humains dont sont victimes les syndicalistes en Afrique. Sans prétendre intervenir dans vos échanges lors du Sommet sur la paix et la sécurité, permettez-moi de penser qu’il s’agit là sans doute ici d’une piste de travail que vous pourrez aborder avec vos homologues. La paix est la condition d’une vie digne et décente, vous le rappeliez.

La paix n’existe pas quand les gouvernements méprisent les droits des travailleurs, quand le dialogue est étouffé, la critique interdite. Si vous me permettez de conclure ma lettre en empruntant les mots de Victor Schoelcher, abolitionniste, je dirais que « La liberté d’un homme est une parcelle de la liberté universelle, vous ne pouvez toucher à l’une sans compromettre l’autre à la fois. » C’est le sens de notre combat : le combat pour la raison, le combat pour la justice, le combat pour les droits de l’homme.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

In : La CGT, 6 déc 2013, par Frédéric Dayan

Hommage à Basile Mahan Gahé

Une veillée à la mémoire de Basile Mahan Gahé, Secrétaire Général du Syndicat Dignité de Côte d’Ivoire, décédé le 16 septembre 2013 à Abidjan, se tiendra à Paris le samedi 2 novembre 2013, de 20 h à l’aube.
Il s’agit aussi d’un hommage au syndicaliste décédé suite aux mauvais traitements qu’il a subis du fait de son combat pour la liberté syndicale.

Lieu : 1, Place de Joinville, Paris 19ème, métro Crimée, ligne 7.

https://soutienetliberte.wordpress.com/2013/09/17/apres-le-deces-de-basile-mahan-gahe-hommages-chaleureux-et-nombreuses-reactions/

http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2013/09/16/hommage-a-l-immense-basile-mahan-gahe-assassine-par-alassane.html

Après le décès de Basile Mahan Gahé : hommages chaleureux et nombreuses réactions

Hommage du Pr. Hubert Oulaye, à Basile Mahan Gahé : « Adieu intrépide Guerrier du travail, … adieu Buffle indomptable de Diboké. » Hubert Oulaye (ancien ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi). In : Civox, 19 sept. 2013.
http://url.exen.fr/85244/

Communiqué de presse (…) relatif au décès de Mahan Gahé, ex-prisonnier politique en liberté provisoire, syndicaliste et Secrétaire Général de la Centrale syndicale DIGNITE. Comité d’Action pour la Libération des Camarades Prisonniers Politiques (CAL-CP), 18 sept. 2013. In : Civox, 19 sept. 2013.
http://www.civox.net/Declaration-du-CAL-CP-relative-a-la-mort-Basile-Mahan-Gahe-Le-pouvoir-Ouattara-responsable-de-sa-mort_a3631.html

Mahan Gahé n’est plus : parcours d’une icône ivoirienne. Théophile Kouamouo. In : Le Nouveau Courrier [en ligne], 18 sept. 2013.
http://nouveaucourrier.net/mahan-gahe-nest-plus-parcours-dune-icone-ivoirienne/

Le PCF rend hommage au dirigeant syndicaliste décédé Basile Mahan Gahé. Parti communiste français, 17 sept. 2013. [En ligne].
http://www.pcf.fr/44001

Torturé pendant plus de 2 ans : Mahan Gahé Basile est mort. Armand Bohui. In : Notre Voie, n° 4520, 17 sept. 2013. [En ligne].
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=54071

Décès de Mahan Gahé Basile : le témoignage poignant de Dogo Raphaël, son compagnon de cellule. In : Steve Beko, 17 sept. 2013.
http://stevebeko.wordpress.com/2013/09/17/deces-de-mahan-gahe-basile-le-temoignage-poignant-de-dogo-raphael-son-compagnon-de-cellule/

Le Secrétaire général de la Centrale Dignité est décédé : pourquoi ils voulaient tant la peau de Mahan Gahé. Boga Sivori. In : Notre Voie, n° 4520, 17 sept. 2013 [En ligne].
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=54046

L’hommage du ministre Emile Guirieoulou à Mahan Gahé : ainsi donc ils t’ont eu. Emile Guirieoulou. In : Regards croisés, 17 sept. 2013.

http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/09/17/l-hommage-du-ministre-emile-guirieoulou-a-mahan-gahe-ainsi-d.html

Décès du syndicaliste Basile Mahan Gahé en Côte d’Ivoire : le CPAD accuse Alassane Ouattara. Maître Seri S. Zokou, Comité de Pilotage des Actions de la Diaspora. In : Steve Beko, 17 sept. 2013.
http://stevebeko.wordpress.com/2013/09/17/deces-du-syndicaliste-basile-mahan-gahe-en-cote-divoire-le-cpad-accuse-alassane-ouattara/

Basile Mahan Gahe

Source : Contrepoids

Mort pour avoir défendu la liberté syndicale. Christine Tibala. In : Contrepoids, 16 sept. 2013.
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/09/mort-pour-avoir-defendu-la-liberte.html

Réaction du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens à l’annonce du décès de Basile Mahan Gahé. Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens. 16 sept. 2013.
Communiqué 20130916

Réaction du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens à l’annonce du décès de Basile Mahan Gahé

C’est avec une profonde émotion que nous apprenons le décès, à Abidjan, de Basile Mahan Gahé, Secrétaire général de la centrale Dignité, ce lundi 16 Septembre 2013.

Nous nous associons tout d’abord à la douleur de sa famille et de ses proches.

Avec la disparition de ce symbole, c’est le monde syndical ivoirien, africain et international, mais aussi le peuple ivoirien qui sont en deuil.

Basile Mahan Gahé a payé de sa vie les multiples actes de tortures subis avant et pendant sa longue détention arbitraire dans les geôles de Boundiali. Tabassé sauvagement à plusieurs reprises par la soldatesque de Ouattara, lors son arrestation, ce sexagénaire a également subi des mauvais traitements pendant les 22 mois passés en prison dans le nord du pays.

Vu la gravité des faits, Amnesty International dénoncera son cas, dans un de ses rapports :
«… Il a été arrêté sans inculpation le 26 avril chez lui, à Abidjan, par des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui ont perquisitionné et mis son domicile à sac… Amnesty International a reçu des informations crédibles indiquant que cet homme a été soumis à des actes de torture, en particulier dans les jours qui ont suivi son arrestation, et qu’il serait en mauvaise santé. L’organisation a appris que, une nuit, celui-ci avait été emmené au cimetière de Yopougon et attaché. Des agents des forces de sécurité ont alors commencé à faire feu autour de lui pour lui faire croire qu’ils allaient le tuer. Une autre fois, il a été frappé au dos à maintes reprises avec le plat de la lame d’une machette. La douleur était si intense qu’il ne pouvait même plus s’asseoir ».

Libéré par la suite grâce à la mobilisation d’envergure de nombreuses organisations syndicales internationales, et en particulier de la CGT-France, qui ont fait de sa défense un point d’honneur, il ne s’est jamais remis des souffrances infligées par ses tortionnaires, et il en a gardé de très graves séquelles.

Mais, comble du raffinement dans la perversion, ses comptes bancaires ont été bloqués par le régime de Ouattara, l’empêchant, ainsi, d’accéder aux soins dont il aurait dû bénéficier, passé ce martyre. En effet, comment se soigner, sans argent, dans un pays où l’assurance maladie n’a pu être mise en place à cause de l’ingérence française dans la politique du gouvernement de l’époque ?

Cependant, il faut souligner, qu’envers et contre tout, Basile Mahan Gahé n’a jamais renoncé à son combat. C’est un homme debout, qui témoigne, avec un immense courage, en mars 2013, au 50ème congrès de la CGT, malgré les tentatives d’intimidation dont il a été l’objet à la veille de cette invitation : tentative d’enlèvement, assassinat de sept membres de sa famille, incendie du reste de son village sacrifié.

C’est à juste titre que les congressistes lui réservent, debout, une salve d’applaudissements, à l’issue de cette forte, et inoubliable, prise de parole.

L’immense Basile Mahan Gahé aura, ainsi, porté jusqu’au bout son combat pour le monde du travail.

En ce jour sombre de l’annonce de son décès, suite aux mauvais traitements et tortures subis dans les geôles du régime tortionnaire de Ouattara, le comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens tient, personnellement, M. Alassane Ouattara pour responsable de sa mort tragique.

Et le tiendra également responsable de ce qui pourrait arriver aux personnes récemment libérées ainsi qu’à celles qui sont encore illégalement détenues. La torture étant une pratique généralisée.

Nous réclamons également le déblocage des comptes de Basile Mahan Gahé. Nous demandons que l’intégralité des sommes qui s’y trouvaient soit rendue, sans délai, à son épouse. De même pour l’ensemble des personnalités de l’opposition privées de tout moyen de subsistance par cette mesure inique. Nous dénonçons aussi, et de source sûre, le fait que certaines personnes qui ont vu leurs comptes débloqués les ont retrouvés entièrement vides.

Par ailleurs, nous invitons l’ensemble des personnalités de la gauche française et des organisations syndicales à prendre la mesure de la violence du régime installé de force par la France, l’ONU, et la communauté internationale le 11 Avril 2011.

Nous formulons le vœu qu’elles réalisent, ainsi que l’opinion publique française, la gravité de la situation qui est celle de la Côte d’ivoire et de ses citoyens, onze ans après le début du coup d’état le plus long de l’histoire (19 Septembre 2002 – 11 avril 2011).

L’ONDE DE CHOC PROVOQUEE AUJOURD’HUI PAR LE DECES DE BASILE MAHAN GAHE AJOUTE A LA DESESPERANCE DES POPULATIONS ET AU SENTIMENT D’INJUSTICE DE MILLIONS D’IVOIRIENS. COMBIEN FAUT-IL DE BASILE MAHAN GAHE POUR QUE S’EVEILLENT ENFIN LES CONSCIENCES ET QUE LE VENT DE LA JUSTICE COMMENCE A SOUFFLER SUR LA COTE D’IVOIRE ?

LA FRANCE ET SES CITOYENS S’HONORERAIENT A :
– PRENDRE LA MESURE DE LEUR RESPONSABILITE DANS LA TRAGEDIE IVOIRIENNE
– ETRE AUX COTES DU PEUPLE IVOIRIEN QUI SOUFFRE

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

Paris le 16 Septembre 2013

Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens :
prisonnierspolitiques.rci [AT] gmail.com

Décès de Basile Mahan Gahé

Nous venons d’apprendre la terrible nouvelle du décès de Basile Mahan Gahé, Secrétaire Général de la Confédération syndicale ivoirienne « Dignité », enlevé en avril 2011 et torturé par les hommes au service de Ouattara et de Soro.

Suite aux maltraitances subies, sa santé s’était considérablement détériorée. Ses comptes étaient bloqués et, bien que remis en liberté en décembre 2012, il n’avait pas les moyens matériels de faire face à tous les frais médicaux. Il a dû être hospitalisé dans un état très grave.

Honneur et respect à Basile Mahan Gahé !

 

Après avoir été torturé par les FRCI, le syndicaliste Mahan Gahé très très malade !

Par Frank Toti
(Le Nouveau Courrier)

Le Secrétaire général de la Centrale syndicale Dignité, Mahan Gahé Basile, libéré de sa détention arbitraire et illégale de plus de 18 mois, est actuellement dans un état critique qui a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam.

Le Secrétaire général de la Centrale syndicale Dignité, Basile Mahan Gahé, est en ce moment dans un état alarmant. Sa santé s’est sérieusement détériorée suite aux mauvais traitements et actes de torture endurés durant sa longue détention arbitraire aussi bien dans un commissariat de Williamsville qu’à la prison civile de Boundiali. Depuis sa mise en liberté, le 22 décembre 2012, à la suite de pressions des confédérations syndicales nationales et internationales, Mahan Gahé n’a jamais pu retrouver la forme. Selon des membres de sa famille, il était souvent pris de paralysie totale durant des crises dont la dernière, survenue le lundi 9 septembre 2013, a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam, où il est interné depuis lors. A en croire le diagnostic effectué à la suite des examens médicaux, le SG de la Centrale Dignité a plusieurs vertèbres et côtes brisés. Pour être plus précis, Mahan Gahé, selon ses médecins traitants, a sept vertèbres cervicales (logées au niveau du cou) cassées, cinq côtes cassées, dont deux sur le côté droit et trois sur le côté gauche.

Dans la haine viscérale qui avait animé le régime Ouattara, en plus d’avoir été enlevé et détenu illégalement, Mahan Gahé avait vu ses avoirs gelés. Dans ces conditions, comment faire face au moindre frais médical causé par des actes de tortures subis ?

Les actes de tortues subis

Amnesty International, dans plus d’un rapport publié, avait dénoncé l’arrestation arbitraire, illégale de ce responsable syndical et révélé les actes de tortures qu’il a subis durant sa longue détention illégale. «Basile Mahan Gahé est le secrétaire général de la Confédération Dignité, un syndicat affilié à la Confédération syndicale internationale (CSI). Il a été arrêté sans inculpation le 26 avril chez lui, à Abidjan, par des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui ont perquisitionné et mis son domicile à sac… Amnesty International a reçu des informations crédibles indiquant que cet homme a été soumis à des actes de torture, en particulier dans les jours qui ont suivi son arrestation, et qu’il serait en mauvaise santé. L’organisation a appris que, une nuit, celui-ci avait été emmené au cimetière de Yopougon et attaché. Des agents des forces de sécurité ont alors commencé à faire feu autour de lui pour lui faire croire qu’ils allaient le tuer. Une autre fois, il a été frappé au dos à maintes reprises avec le plat de la lame d’une machette. La douleur était si intense qu’il ne pouvait même plus s’asseoir», a relevé Amnesty International dans son rapport d’urgence sur le cas Mahan Gahé, en juin 2011. La Confédération syndicale internationale (CSI) regroupant plus de 175 millions de syndiqués à travers le monde, avait fait du cas de Mahan Gahé, une urgence, mobilisant toutes les structures syndicales africaines et internationales. L’état de santé de Mahan Gahé nécessite une mobilisation des centrales syndicales et des démocrates dans leur ensemble. Parce ce dernier fait les frais d’une injustice sans précédent. Tout comme lui, plusieurs autres détenus, à un degré certainement moindre, ressentent à ce jour les séquelles des actes de tortures subis.

In : Le Nouveau Courrier (en ligne), 13 sept. 2013

Pour en savoir plus :
« Libéré, le syndicaliste ivoirien Basile Mahan Gahé applaudi chaleureusement au Congrès de la CGT »

Libéré, le syndicaliste ivoirien Basile Mahan Gahé applaudi chaleureusement au Congrès de la CGT

Mise à jour : 25/03/2013

« Il est clair que, si j’ai été libéré de prison, au-delà de mon innocence, je le dois à votre solidarité ! » 

Basile Mahan Gahé, emprisonné arbitrairement en Côte d’Ivoire pendant 22 mois

Vidéo de son intervention au 50e Congrès de la CGT :
Basile Mahan Gahé Congrès CGT 2013

L’interrogatoire qu’il a subi pendant sa détention montre le caractère uniquement politique de cette arrestation, ainsi qu’on peut le voir dans le témoignage recueilli par le quotidien ivoirien Aujourd’hui et retranscrit sur le blog de Fernand Dindé :
http://url.exen.fr/72455/