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Témoignage de l’ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody sur son séjour carcéral à Bouna

Le Pr Toto Jérôme Balou Bi, ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody (Abidjan), revient sur les conditions de sa déportation et de son séjour à Bouna à partir d’avril 2011, ainsi que sur les destructions et les sévices dont se sont rendues coupables à l’Université de Cocody les troupes au service d’Alassane Ouattara.

Source : Exclusif L’invité du mois : Pr Balou Bi Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’Université de Cocody. EventnewsTV1, 26 août 2013 [Vidéo]

Comment Pascal Affi N’Guessan, Michel Gbagbo et plusieurs autres compagnons d’infortune furent déportés à Bouna en avril 2011

De la Pergola à Bouna : Affi raconte son séjour carcéral

Pour la première fois depuis sa sortie de prison, le 5 août dernier, le président du FPI, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’guessan, est revenu longuement sur les conditions de son arrestation à la Nouvelle Pergola à Abidjan-Marcory, de son transfert à la prison civile de Bouna. Nous vous livrons de larges extraits de son témoignage.

«Nous avons quitté le Golf Hôtel le lundi de Pâques à 13h. On ne savait pas où on allait. (suite…)

Une Délégation du Front Populaire Ivoirien rend visite aux prisonniers politiques de Bouna

« Visite du FPI à Pascal Affi NGuessan à Bouna : Douleur et joie s’entremêlent »

Par Boga Sivori

(Notre Voie, 21 mai 2013) – La délégation du Fpi a rendu visite, pour la première fois depuis deux ans, à son président Affi NGuessan, prisonnier politique à Bouna. Ce fut un grand moment d’émotion.

Affi-nguessan

Pascal Affi NGuessan

Située à plus de 600 kilomètres d’Abidjan, Bouna est la dernière ville importante du Nord-Est de la Côte d’Ivoire à la lisière de la frontière avec le Ghana voisin. Ce samedi 18 mai 2013, il est 10h30 quand notre équipe arrive dans la ville.

Nous sommes dans un maquis-restaurant. 11 heures, un homme assis à une table avec ses amis et dont le regard était constamment tourné vers nous, nous offre à boire et se retire. Nous nous approchons alors de ceux qui étaient encore en place pour leur demander de lui transmettre nos remerciements. C’est alors que l’un d’entre eux se dévoile : « Je vous connais personnellement. Vous êtes journaliste à Notre Voie. Je suis le neveu du ministre Alphonse Douati. Celui qui vous a offert à boire est de Sérihio dans la région du fromager. Je suis le voisin de la nièce du président Affi venue spécialement s’installer ici pour lui faire à manger. Ici à Bouna, toute la population est majoritairement Fpi. Et tout le monde sait qu’aujourd’hui le président Miaka arrive pour voir le président Affi. Mais personne n’ose approcher pour des raisons évidentes de sécurité. Car ici, dozos et frci sévissent. Prenez donc courage et sachez que le peuple est avec vous ». Les propos de cet homme nous permettent alors de comprendre la lourdeur de l’atmosphère qui règne dans la ville. 13 heures, nous nous approchons de la prison civile. La voie qui passe devant celle-ci est barrée. Cependant, les hommes en armes qui la gardent nous autorisent à passer à pieds. Nous nous installons à l’ombre des arbres qui sont en face de la prison à côté des forces de l’ordre qui fraternisent avec nous. Quelques instants après, Séry Gboagnon, secrétaire national chargé de la justice, des libertés et des droits de l’Homme au Fpi sort de la prison en compagnie du régisseur. Il avait devancé la délégation de son parti. Il donne les premières consignes : « Ni camera, ni appareil photo, ni dictaphone, rien de tout cela n’est autorisé à entrer dans la prison. Il y a une liste de 25 personnes qui sont autorisées à échanger avec le président Affi et le ministre Lida. Telles sont les dispositions prises avec l’administration pénitentiaire et monsieur le procureur de la république ». 

14 heures, le cortège du président Miaka fait son entrée dans la ville de Bouna. (suite…)

Michel Amani N’Guessan : On ne peut vivre éternellement dans un état de non-droit

Mise à jour du 19 mai 2013 :

Le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et l’ancien Ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, tous deux détenus à Bouna, ont eu le réconfort de la visite enfin autorisée d’une délégation de leur parti conduite par Sylvain Miaka Oureto le samedi 18 mai 2013.

LA DIRECTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN ENTREPREND UNE CAMPAGNE DE VISITE DES PRISONNIERS POLITIQUES
Interview par Notre Voie :
La direction du Front populaire ivoirien (Fpi) est à pied d’œuvre pour rendre sa première visite à Pascal Affi N’Guessan, président de ce parti, détenu depuis plus de deux années au nord-est du pays. Dans cet entretien, Michel Amani N’Guessan, vice-président du parti, président du comité d’organisation de la visite dans la prison de Bouna, situe le niveau des démarches.

Notre Voie : Monsieur le ministre, on peut dire que c’est une première, cette visite que la direction du Fpi va rendre au président du parti, Pascal Affi N’Guessan, détenu dans le nord depuis plus deux ans. Peut-on savoir où en est la procédure ?
Michel Amani N’Guessan : Je voudrais d’abord préciser que nous sommes un parti socialiste. Depuis que nos camarades sont en prison, quel que soit l’endroit, nous avons toujours, en tant que parti politique, souhaité être à côté de nos camarades pour leur exprimer la compassion du parti et la solidarité de tous les amis. Aujourd’hui donc, après plusieurs refus de la part du gouvernement, nous pensons que l’heure est venue de renforcer l’esprit de solidarité nationale. On parle de réconciliation nationale. On vient de créer une structure pour la cohésion sociale. Nous pensons que le moment est venu de renforcer cet esprit qui marque les temps actuels. Nous voulons donc que le gouvernement nous accorde l’autorisation de rendre visite à nos prisonniers, à commencer par le président du Front populaire ivoirien, Affi N’Guessan. (suite…)

Une délégation française rend visite à Michel Gbagbo sur son lieu de détention

Prison de Bouna : La France au chevet de Michel Gbagbo hier

Par Didier Depry

Une délégation du Consulat de France en Côte d’Ivoire comprenant trois personnes dont un représentant de l’Ambassade et un médecin était hier à la prison de Bouna, nord du pays. Selon des sources judiciaires concordantes, cette délégation française accompagnée de Me Ange-Rodrigue Dadjé, l’un des avocats de Michel Gbagbo, est allée s’enquérir de l’état de santé du prisonnier politique et de l’évolution de son dossier devant la Justice ivoirienne.
Incarcéré depuis environ deux ans, l’Ivoiro-français Michel Gbagbo a vu son état de santé se dégrader progressivement à cause des violences dont il a été victime et de ses conditions exécrables de détention. Il souffre, en effet, de pathologies aux dents et aux yeux. Une situation qui nécessite, selon nos sources, des soins adéquats à Abidjan. Ce qui n’a jamais été fait. Ayant sans doute appris qu’une délégation française se rendrait à la prison de Bouna, les geôliers de Michel Gbagbo l’ont transféré récemment au centre de santé de Bondoukou pour des soins. «C’était une sorte de cache-sexe qui ne règle rien en réalité», soutient une source judiciaire.
Cette visite de l’Ambassade et du Consulat de France à l’un de leurs ressortissants, Michel Gbagbo, injustement détenu en Côte d’Ivoire, intervient deux semaines après la décision de la Justice française de désigner un juge d’instruction afin de faire la lumière sur les sévices dont Michel Gbagbo a été victime de la part de ses bourreaux depuis son arrestation et sa détention en Côte d’Ivoire.
Dans un communiqué rendu public, le lundi 4 mars 2013, Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo à Paris, s’est réjouie de cette décision (…).
Une décision qui traduit la recevabilité de la plainte déposée à Paris par Michel Gbagbo via son conseil contre Guillaume Soro et une dizaine de chefs rebelles, en juin 2012, pour enlèvement, traitements dégradants et humiliants, séquestration, détention arbitraire.
Michel Gbagbo, fils aîné du Président Laurent Gbagbo, est prisonnier politique du régime Ouattara depuis avril 2011. Il croupit dans une prison à Bouna, nord de la Côte d’Ivoire.

Didier Depry
didierdepri@yahoo

In : Notre Voie N° 4375, 23-24 mars 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Malade en prison à Bouna : Michel Gbagbo conduit à l’hôpital de Bondoukou

Par Robert Krassault

Les rumeurs d’enlèvement de Michel Gbagbo étaient sur toutes les lèvres, hier, à Bouna. Tellement l’escorte venue l’extraire de la prison était impressionnante. Elle était composée de gendarmes et d’éléments des Frci en armes et surtout surexcités. Cela a donc suffi pour qu’on pense à un enlèvement dans la petite ville du nord-est ivoirien.

Selon une source hospitalière que nous avons jointe par téléphone sur place, on a eu tout ce déploiement militaire pour juste accompagner Michel Gbagbo à l’hôpital à Bondoukou pour une rage de dent qu’il traîne depuis longtemps. Cette source indique qu’il y a longtemps que le fils du président Laurent Gbagbo a demandé à voir un médecin. Mais jamais il n’a obtenu de réponse favorable de la part de ses geôliers. Et, comme par enchantement, alors qu’on s’y attendait le moins, c’est seulement hier matin qu’ils ont pu accéder à sa requête. Et qui explique pourquoi les gendarmes et les Frci ont assiégé, aux premières lueurs du jour, la prison de Bouna où il croupit depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

A en croire notre source, après deux heures passées avec son patient peu ordinaire, le médecin dentiste aurait fait un rapport dans lequel il dit qu’il ne dispose pas d’un plateau médical technique de pointe pour lui permettre de faire un diagnostic pertinent. Il aurait donc recommandé que Michel Gbagbo soit renvoyé à la Pisam, à Abidjan, pour un traitement plus efficace.

Mais pourquoi c’est seulement maintenant que le pouvoir Ouattara accepte d’envoyer le fils aîné du président Gbagbo chez un médecin ? La réponse pourrait se trouver dans le fait qu’une délégation française arrive ce vendredi à Abidjan. Justement pour l’affaire Michel Gbagbo. Et le camp Ouattara, qui ne veut pas voir son image ternie, a décidé de montrer ce visage d’ange qui laisse à penser qu’il s’est toujours préoccupé des problèmes des Droits de l’Homme de tous les Ivoiriens. Même des proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

In :Notre Voie, 20 mars 2013

Source : Ivorian.net

La « Voix de la Russie » s’interroge : la diplomatie française défend-elle bien Michel Gbagbo ?

Cassez, Gbagbo… et les autres : citoyens français et doubles standards

par Mikhail Gamandiy-Egorov, le 28 janvier 2013

Florence Cassez est libre. Cette citoyenne française accusée d’être membre d’un gang criminel au Mexique, et condamnée à purger une peine de prison de 60 ans pour « enlèvement, séquestration, délinquance organisée et détention d’armes à feu et de munitions à usage exclusif des forces armées ». Sans rentrer dans les détails, le fait est qu’après être restée 7 années en prison et après la décision récente de la Cour Suprême du Mexique, elle est dorénavant libre (probablement grâce à un « arrangement » entre les dirigeants français et mexicains), au grand dam des plaignants mexicains.

Les médias français ont beaucoup insisté sur le calvaire enduré par Florence Cassez durant cette période. Il faut dire qu’à son arrivée à Paris, elle ne semblait pas porter sur son visage les stigmates de son calvaire. Mais peu importe, ceci est une autre histoire. De plus, à son retour en France, elle a été accueillie personnellement sur le tarmac par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius…  La diplomatie française défend ses citoyens partout dans le monde, même ceux qui ont très probablement commis des crimes, y compris les plus graves… Sauf que tout n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Au même moment, Michel Gbagbo, qui possède également la citoyenneté française, est emprisonné, depuis avril 2011, dans un camp de concentration en Côte d’Ivoire par le régime fantoche d’Alassane Ouattara. Même les délégations des Nations Unies (ONUCI) qui ont visité le lieu de détention, ont « constaté que les prisonniers étaient victimes de mauvais traitements et vivaient dans « des conditions inhumaines et dégradantes ». Pourtant la France ne fait pas grand’chose pour que son ressortissant soit libéré. (suite…)

Une vidéo qui explique pourquoi Michel Gbagbo doit être libéré

Après la libération de Florence Cassez, le collectif AFRICAINS MAIS CITOYENS FRANCAIS veut attirer l’attention de l’opinion publique et du gouvernement français sur l’obligation d’oeuvrer à la libération du franco-ivoirien Michel Gbagbo.
Comme le montre la vidéo présentée par le collectif, les geoliers de la prison de Bouna se sont mis en scène dans leur propre rôle. Mais leur discours révèle que Michel a bien été mis en prison parce qu’il est le fils du Président Laurent Gbagbo.
Michel est incarcéré pour des motifs uniquement politiques depuis plus de 21 mois. Il compte sur nous tous pour retrouver sa liberté.

Report du procès en appel de Laurent Akoun

Le procès en appel de Laurent Akoun, Secrétaire général par intérim du Front Populaire Ivoirien, a été reporté (une seconde fois !) au 30 janvier 2013.
Le 26 août 2012, alors qu’il revenait d’un meeting, Laurent Akoun fut arrêté pour « troubles à l’ordre public », puis condamné le 31 août à six mois de prison ferme, un an de privation de ses droits civiques et un an d’interdiction de séjour hors de son village d’origine.
A l’époque de cette arrestation, plusieurs attaques avaient été menées par des groupes armés non identifiés contre des cibles militaires. Les autorités ont tenté de mettre en cause les responsables du FPI.

Pour rappel :

  • le Secrétaire général adjoint du FPI, Alphonse Douati, a été arrêté le 18 août 2012 ;
  • le Président Pascal Affi N’Guessan est incarcéré à Bouna, au Nord-Est de la Côte d’Ivoire, depuis le 23 avril 2011.

(Mise à jour 2013)
En savoir plus sur le déroulement du procès du 31 août :

Laurent Akoun face au juge, vendredi 31 Aout : le procès comme si vous y étiez. Propos recueillis par : Boga Sivori. In : Notre Voie N°4219, 04 sept. 2012, P. 2. [Disponible en ligne sur Fpi-allemagne.org].
http://url.exen.fr/74220/

Plus de 630 jours d’arrestation arbitraire : Michel Gbagbo, victime de la haine au pouvoir

Michel Gbagbo est en prison depuis, le 11 avril 2011, que Laurent Gbagbo, son père, a été renversé. Le fait est incompréhensible. Mais surtout, il impose à notre conscience de citoyens, la logique selon laquelle, quand la haine s’installe au pouvoir, la République perd le sens de l’éthique. Et de l’équité. (suite…)