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Tag Archives: Crime

Requiem pour un héros : hommage à Norbert ZONGO

Hommage rendu par le Professeur Joseph Ki-Zerbo au journaliste burkinabé Norbert Zongo assassiné en 1998.
Vidéo mise en ligne le 24 sept. 2011 (4.28 mn).

Hommage au journaliste ivoirien Désiré Oué assassiné le 14 novembre 2013

Desire GnonsiohoueLE COMBAT CONTRE LA FALSIFICATION DE L’HISTOIRE CONTINUE : « Désiré OUE n’a pas été tué parce qu’il était Pro-GBAGBO. Désiré OUE a été tué par accident. » dixit Mamadou TOURE, Conseiller à la Jeunesse et aux Sports de OUATTARA.
« Une mort par balle, vous appelez ça un accident? »
« Oui par accident. Il a été victime d’un braquage qui a mal tourné. »
Il y a un an jour pour jour disparaissait le journaliste Désiré OUE abattu par des hommes en armes sous les yeux horrifiés de sa famille notamment de sa fille de 18 ans, de son bébé de 3 mois et de sa fiancée toutes trois ligotées et muselées depuis plusieurs heures en attendant son retour.
(…)
Source et dossier complet sur : Contrepoids, 14 nov. 2014

Voir aussi :
Pour que la lumière soit faite sur les assassinats de journalistes en Côte d’Ivoire

Il faut que justice soit rendue pour l’assassinat de Firmin Mahé

Le 11 février 2014, Me Norbert Tricaud a défendu en Appel la cause de la famille de Firmin Mahé, jeune Ivoirien dont l’assassinat (par étouffement dans un sac en plastique) le 13 mai 2005, commis par des militaires français, n’a pas jusqu’aujourd’hui été pris en compte de façon juste et correcte, compte tenu de la gravité des faits.

Firmin Mahé avec son fils photo non datée

Firmin Mahé avec son fils (Non daté) Source : « Contrepoids »


Communiqué de presse de Maître Norbert Tricaud

POUR L’HONNEUR RETROUVE DU DEFUNT PLOMBIER IVOIRIEN Firmin MAHE DAHOU ET DE SA FAMILLE, VICTIMES DE LA BARBARIE DE TROIS MILITAIRES FRANÇAIS DE LA FORCE LICORNE, LE 13 MAI 2005 EN COTE D’IVOIRE.

AUDIENCE DE PLAIDOIRIE DU MARDI 11 FEVRIER 2014, 9H00, COUR D’APPEL DE PARIS, Pôle 2, Chambre 4, Palais de Justice de PARIS, escalier Z, 4ème étage. (suite…)

Prison d’Abidjan : nouveau massacre de détenus, un mort et plusieurs blessés

Mise à jour du 08/02/2014 : une deuxième personne est décédée le 7 février, suite à ses blessures.

MACA : nouveau massacre de détenus ce 6 févier, 1 mort et 8 blessés
par Alain Doh Bi

ABIDJAN – Des tirs nourris à l’arme lourde ont éclaté à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février 2014 à 4 h du matin jusqu’à l’aube. On enregistre provisoirement 1 mort et des dizaines de blessés parmi les détenus.

Des témoins affirment que l’opération est dirigée par le LT OUATTARA BENJAMIN de la Gendarmerie. Pis, le Régisseur de la MACA, Mr KONE INCLEBAN informé du coup, s’est absenté, précisent les mêmes sources.

Pour rappel, ayant reçu des informations sur les préparatifs de ce nouveau massacre en cours aujourd’hui, nous avions lancé une alerte le 1er février 2014 sur Facebook et concomitamment sur Twitter en ces termes : « Depuis 22 h hier 31 jan 2014, un étrange ravitaillement en armes lourdes et munitions des FRCI en poste à la MACA. Tous les Miradors renforcés. Ouattara prépare quelque chose contre les détenus politiques »

Le massacre des détenus politiques par les FRCI, ce 6 février 2014 est la confirmation de cette info que nous avions reçue il y a une semaine. Notre source est catégorique : « il s’agit d’un coup sanglant des FRCI pour mettre fin à la libération provisoire des détenus politiques ». Les 60 détenus politiques dont la libération provisoire était programmée ce matin sont contraints de se terrer dans leurs cellules respectives.

Nous prenons la communauté nationale et internationale à témoin. Les détenus tentent de sauver les codétenus atteints par balles.

In : Blog de Alain Doh Bi, 6 fév. 2014
(Surtitre de la Rédaction)

 

Massacre de Nahibly : disparition d’un témoin gênant

Informations recueillies par « Le Nouveau Courrier » sur l’exécution dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013 par balle et étouffement d’Alex Saint-Joël Gnonsian, rescapé des tueries de Nahibly (20 juillet 2012).

Massacres de Nahibly (Duékoué) – Un témoin gênant exécuté par les FRCI – La responsabilité de la FIDH engagée
Par Benjamin Silué

Alex Saint-Joël Gnonsian, rescapé des tueries massives de Nahibly (Duekoué), également témoin compromettant pour les hommes du régime impliqués dans cette affaire a été cruellement tué dans nuit du 30 au 31 décembre 2013.

Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013, Alex Saint-Joël Gnonsian, rescapé des exécutions sommaires des déplacés du camp de Nahibly à Duekoué, mais qui avait surtout, grâce à son témoignage, permis la découverte de 10 puits contenant des corps au quartier Toguéhi a été tué par les FRCI qui le traquaient depuis lors. En effet, après l’avoir capturé après plusieurs mois de poursuite, et pour justifier l’injustifiable, des soldats des FRCI ont fait croire que le jeune homme âgé d’environ 25 ans avait une cache d’armes (la même rengaine) qu’il devait les conduire à découvrir au cimetière du village de Dahoua. Une fois sur les lieux, ont confié au Nouveau Courrier des sources militaires, une balle a été tirée dans son tibia. Puis il a été asphyxié avec un sachet en plastique.

Pour camoufler la forfaiture, les auteurs du crime tentent de faire croire que le jeune Gnonsian tentait de s’enfuir dans le noir à l’occasion de cette interpellation. Il est conduit tout agonisant à l’hôpital. Mais il succombe cette nuit même avant d’y arriver. Le corps est toujours à [la] morgue. Ses parents demandent pour leur part une autopsie car les FRCI tentent de faire croire qu’il est décédé à la suite de la balle reçue dans le pied. Actuellement, c’est la tristesse et la consternation dans la ville.

Tué sur ordre du Lieutenant Konda ?

Selon les informations recueillies, le Lieutenant Koné Daouda alias Konda aujourd’hui membre du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) à Abidjan, anciennement commandant FRCI de Duekoué au moment des massacres de Nahibly, n’est pas étranger à ce drame. Lui qui depuis le témoignage de l’infortuné l’incriminant veut vaille que vaille en finir avec lui, selon des témoignages recueillis sur place. Le Lt Konda aurait même confié à ses proches qu’il se rendrait à Duekoué dans les jours à venir avec une unité du CCDO. Certainement pour féliciter ses hommes d’avoir éliminé ce témoin oculaire encombrant.

Alex Gnonsian n’a pas [été] protégé par les Ong de droits de l’homme…

Alex Gnonsian avait en effet permis la découverte de six corps en état de putréfaction dans un puits à Duékoué le 11 octobre 2012, précisément au quartier Toguéhi en présence de membres de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), du procureur de la République de Man, de l’Onuci et du commissaire de Duekoué. Des puits au nombre de 10 contenant des corps (non encore découverts, les fouilles ayant été suspendues pour les 9 autres puits) qui sont surveillés par l’Onuci depuis leur découverte. Alex Gnonsian avait donné tous les détails et des noms des auteurs et avait indiqué avoir fait le mort pour échapper lui-même à la mort ce jour. Citant nommément le Lt Konda comme le principal artisan du massacre.

Malheureusement, Alex Gnonsian n’a pas bénéficié de la protection des Ong de défense des droits de l’homme, notamment de la FIDH, particulièrement impliquée sur ce dossier, encore moins du gouvernement. Il était donc livré à merci des hommes de régime qui n’ont cessé de le traquer. Ainsi, les hommes de main du Lt Konda restés sur place, avec à leur tête le chef des FRCI de Guezon, ont mis aux arrêts le jeune homme ce 30 décembre aux alentours de 13 heures. Pour protester contre cette forfaiture, la population s’est déportée au camp FRCI pour réclamer sa libération. Policiers et gendarmes en provenance de Duekoué en ont dissuadé la population et il a finalement été transféré à Duekoué avant d’être froidement assassiné. Trois autres jeunes gens, arrêtés au même moment que lui, sont toujours portés disparus.

Témoignage du défunt lors de la découverte des puits :

«Nous avons été transportés jusqu’à l’usine de traitement d’eau de la Sodeci par les gardes du corps du commandant des FRCI Konda. Il s’agit du caporal alors chef de sécurité des de Konda, du caporal Ben qui est au CCDO maintenant, du caporal Tout petit. Arrivés sur place, les militaires ont demandé aux dozos de leur montrer un puits perdu. Le dozo a montré le puits perdu, nous avons été alignés sur les bords, nous étions 7, ils ont ouvert le feu et je me suis jeté dans le puits faisant le mort. Quand ils sont partis, je suis sorti du puits pour me cacher dans la brousse. De là, je voyais les aller et venues des hommes de Konda ; lui-même est venu à bord de sa voiture. Plusieurs corps ont été jetés dans les puits environnants. 10 puits ont été répertoriés et l’Onuci garde l’endroit depuis octobre 2012. Je souhaite que justice se fasse, c’est pourquoi j’ai décidé de montrer ces puits où mes amis d’infortune de Nahibly sont enterrés».

In : Le Nouveau Courrier [en ligne], 3 janv. 2014
(Surtitre et chapeau de la Rédaction)

Voir aussi l’article du 5 janv. 2014 :
Découverte de fosses communes à Duékoué – Des proches du témoin assassiné chargent l’ONUCI

Christine Colin Tibala, pour rompre le silence sur la Côte d’Ivoire

Interview de Christine Tibala, invitée de l’émission « Couleur du temps » d’EventNewsTv :
Une demi-heure (trop brève !) pendant laquelle Christine retrace le parcours qui l’a conduite à s’engager auprès des victimes et des Résistants ivoiriens et donne ses clés d’analyse sur l’histoire récente, mais volontairement occultée, de la Côte d’Ivoire.

Du côté des tribunaux 2013-12-16

Mise à jour : 27/12/2013

Abidjan (Cocody), 26 décembre 2013

Cour suprême : l’audience avec plaidoiries du Général Dogbo Blé a été reportée au 27 février 2014.

Paris, 17 décembre 2013

L’affaire Firmin Mahé devant la Cour d’Appel de Paris
Pôle 2, Chambre 4, à 9 h 30
Firmin Mahé est un civil assassiné le 13 mai 2005 par des membres de l’Armée française en Côte d’Ivoire.
Plus de détails :
« Et si l’affaire Mahé ne faisait véritablement que commencer ? »

Massacre de Nahibly (Côte d’Ivoire) :

Tentative de dissimulation de preuves.
Un avocat va saisir les organisations internationales.
Alors que l’enquête sur le massacre de plus de 200 personnes issues de la population Wê le 20 juillet 2012 est au point mort, les autorités ivoiriennes ont lancé un projet immobilier sur le site de Nahibly. C’est pourquoi Me Feliho Kenneth va saisir, au nom de l’Association pour le développement des Wê, l’ONU, la CPI, l’Union Africaine, ainsi que plusieurs autres organisations internationales.

La Haye (Pays-Bas), Cour Pénale Internationale, 16 et 17 décembre 2013 :

– L’appel de la Procureure de la CPI contre la décision prise le 3 juin 2013 par la Chambre préliminaire I d’ajourner l’audience de confirmation des charges à l’encontre du Président Laurent Gbagbo a été rejeté le 16 décembre 2013 par la Chambre d’appel.

– Calendrier des procédures à venir communiqué par la Chambre préliminaire I de la CPI le 17 décembre 2013 :
http://m.ladepechedabidjan.info/CPI-Affaire-Laurent-Gbagbo-Voici-la-decision-rendue-le-17-decembre-2013-par-la-Chambre-preliminaire-I_a16496.html

Kigali (Rwanda), 13 décembre 2013 :

Après la condamnation de l’opposante Victoire Ingabire à 15 ans d’emprisonnement par la Cour Suprême, voici un extrait du communiqué de l’organisation politique FDU-Inkingi dont elle est la présidente :
« Nous condamnons tous ces actes indignes d’un Etat respectueux et en appelons à la Communauté internationale, aux bailleurs de fonds du Rwanda, aux pays amis du Rwanda, aux pays de la sous région des Grands Lacs africains, aux Nations Unies, à l’UE et à toutes les personnes épris de paix et de démocratie afin d’user de leur influence pour exiger au régime rwandais de libérer Mme Victoire Ingabire et tous les autres prisonniers politiques et d’accepter le jeu démocratique en laissant fonctionner librement tous les partis politiques dans le respect de la Constitution. »
Lire l’article complet :
http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-mme-victoire-ingabire-incarnera-toujours-notre-lutte-democratique-communique-verdict-cour-supreme/

Le silence des autorités françaises sur la Côte d’Ivoire

Curieuse position de la France sur la situation des Droits de l’Homme en Afrique : la contradiction de Hollande

par Guillaume T. Gbato

La France, la grande France, est en guerre en Centrafrique depuis la fin de la semaine dernière. Mardi, de retour de Johannesburg, où il a assisté aux obsèques de l’ancien président sud africain, Nelson Mandela, le chef de l’Etat français, François Hollande, a fait une escale de quelques heures à Bangui, la capitale centrafricaine, à la suite de la mort de deux soldats français de l’opération «Sangaris». A cette occasion, et devant ses soldats, le chef de l’Elysée est revenu sur les raisons qui ont motivé son intervention rapide au pays de Bokassa. Pour lui, en effet, il s’agissait de «sauver des vies humaines».
Bel engagement plein d’altruisme, serait-on tenté de dire. Mais le hic, c’est que, dans d’autres circonstances similaires, on n’a pas entendu le président Hollande avec autant d’énergie.
En effet, en juillet 2012, alors que M. Hollande était déjà bien installé à l’Elysée, les dozos et autres milices proches du pouvoir ivoirien ont attaqué le camp des réfugiés de Nahibly, à Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Faisant des centaines de morts. Jusqu’à ce jour, on ne connaît pas la position officielle de la France et de son gouvernement sur cette tragédie que ne cessent de dénoncer les organisations internationales des Droits de l’Homme comme Amnesty international.
Jusqu’à ce jour, les enquêtes promises par le pouvoir n’ont jamais démarré et la France n’a rien dit. En tout cas, rien d’audible.
Plus généralement, en Centrafrique, Hollande et la France ont déclaré la guerre aux Séléka, coupables, à leurs yeux, du drame centrafricain. Curieusement, en Côte d’Ivoire, ils ferment les yeux sur les agissements des dozos, dont les méthodes ressemblent pourtant à celles de leurs homologues centrafricains.
Le président Hollande s’émeut de la mort de quatre cent personnes à Bangui en deux jours. C’est compréhensible. C’est même normal. Mais, le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, qui est très proche de lui, reçoit, en grande pompe, Guillaume Soro, dont les troupes sont responsables de la mort, en une seule journée, à Duékoué Carrefour, en mars 2011, d’environ un millier de Guéré.
Alassane Dramane Ouattara passe le clair de son temps en France, et, très souvent, à l’Elysée. Pourtant, tout le monde sait qu’en Côte d’Ivoire, les dozos qui lui ont prêté main forte dans sa conquête du pouvoir et qui font intégralement partie de son appareil sécuritaire tuent et violent à longueur de journée. A tel point que, même l’ONU, allié traditionnel du régime Ouattara, a été obligée, ces derniers jours, de dénoncer leurs méfaits. Mais, depuis, personne n’a entendu le président Hollande, encore moins son gouvernement. Dans de telles conditions, comment peut-on croire en la sincérité du président Hollande et du Parti socialistes au pouvoir en France. La vérité, c’est que ces interventions et considérations à géométrie variable discréditent plus la France qu’elles ne l’honorent. Malheureusement.

In : Notre Voie, n° 4590, 12 déc. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Voir aussi :
Rapport sur les abus des Droits de l’Homme commis par des Dozos en République de Côte d’Ivoire. ONUCI, OHCHR. Juin 2013

Tentatives d’assassinats et enlèvements de réfugiés ivoiriens : le Dr Assoa Adou confirme les faits rapportés par les experts de l’ONU

Déclaration de la coordination FPI en exil suite à la publication du rapport des experts de l’ONU sur le Libéria
Par le Dr Assoa Adou

Selon le rapport du groupe des experts sur le Liberia en date du 19 novembre 2013, « le gouvernement ivoirien avait envoyé au Ghana des agents chargés de kidnapper ou assassiner des partisans réfugiés du régime Gbagbo »

Pour les exilés au Ghana, une telle information n’est pas une surprise tant les preuves irréfutables sont nombreuses et disponibles depuis l’arrivée des exilés ivoiriens au Ghana.
Des décès suspects (DIAGOU GOMONT), des tentatives d’enlèvements et des enlèvements suspects (Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Jean Noel ABEHI, Koné Katinan) et des affrontements suspects dans les camps de réfugiés suivis de décès sont constatés à chaque annonce de la présence des envoyés du gouvernement Ouattara. L’on a encore en mémoire l’assassinat de l’ex rebelle repenti Adama Champion dit « gorge profonde » retrouvé mort calciné dans sa tente au camp de réfugiés d’Ampin au Ghana après ses révélations sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer dans une interview accordée au journal « Le Nouveau Courrier » et dans laquelle il pointait un doigt accusateur sur un baron du RDR. (suite…)

Côte d’Ivoire, au-delà du masque

Par Michel Galy

En Côte d’Ivoire comme dans bien d’autres « démocratures » africaines – régimes hésitant entre démocratie d’apparence et dictatures du quotidien -, il y a bien des façons de raconter l’Histoire, la grande et la petite, celle des vainqueurs et celle des vaincus.

Depuis le 11 avril 2011 – le jour de l’arrestation du président Laurent Gbagbo par les forces spéciales françaises – se pose la question de la nature du régime Ouattara. S’agit-il de l’établissement progressif d’une « démocratie irréversible », ou d’un système fragile protégé, voire imposé par deux corps expéditionnaires – la force française Licorne et l’ONUCI ?

Pour y répondre, il faut aller au-delà des apparences d’un régime gouverné par un président « reconnu par la communauté internationale » (mais non par la majorité de la capitale et du Sud), comprenant bien une Chambre des députés (mais sans la participation du FPI, le principal parti d’opposition), une armée et une police (mais qui sont désarmés au profit des incontrôlables milices FRCI et dozos). Et l’état des droits de l’homme en donne une idée assez précise. (suite…)

La famille du journaliste assassiné Désiré Oué tient une conférence de presse à Paris

Suite à l’assassinat le 14 novembre 2013, à son domicile d’Abidjan, de Désiré Oué, rédacteur en chef du magazine Tomorrow et correspondant d’Ivoirebusiness, sa soeur Félicité a tenu ce mardi 26 novembre une conférence de presse.
La famille de Désiré Oué demande, par la voix de Me Gervais Teti, qu’une enquête soit diligentée par l’Etat ivoirien afin de faire toute la lumière sur les auteurs du crime, et se réserve la possibilité de déposer une plainte en France où réside une partie de la famille.
Vidéo de la conférence, par EventnewsTV :

A Saint-Ouen, échanges autour du film « La Francia in nero » de Silvestro Montanaro

Samedi 23 novembre, à Saint Ouen (« Commune Image ») : la projection-débat du documentaire « La Francia in nero » (La France en noir) sur les massacres perpétrés par les rebelles contre les populations de côte d’Ivoire, a donné lieu à des interventions fort intéressantes, dont celles de :
– Dominique Josse, responsable Afrique au Parti Communiste Français.
– Maître Habiba Touré qui est revenue sur le contexte de la plainte déposée par Michel Gbagbo contre Guillaume Soro et les com’zones.
Le réalisateur s’est entretenu en vidéoconférence avec les participants.

Voir la vidéo (extraits des échanges) :
Le Parti Communiste Français :  » le dossier contre Gbagbo à la CPI est creux ». EventnewsTv. 24 nov. 2013. 21 mn.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xhnkeesdyTs

Voir ou revoir le documentaire de Silvestro Montanaro (sous-titré en français) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eSumHaxLh4U

Meetings attaqués, journaliste assassiné, rapt de militants, quelle liberté pour le peuple ivoirien ?

Assassinat le 14 novembre 2013 de Désiré Gnonsiohoué, appelé aussi Désiré Oué, rédacteur en chef de Tomorrow Magazine :

Rédacteur en chef du journal chrétien « Tomorrow », qui connaît une grande audience dans le milieu chrétien, Désiré Woué, jeune Wê originaire du département de Bangolo vient d’être abattu, selon les témoignages de ses voisins de quartier à Cocody-Angré, par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’armée de Ouattara. (…)
Suite de l’article :
http://www.ivoirenewsinfo.net/derniere-heureun-journaliste-pro-gbagbo-assassine-son-domicile/


Meeting de Bouna 
:

BOUNA (603 km à l’EST d’Abidjan) – Dans le cadre de la remobilisation de ses structures dans le ZANZAN (Est de la Côte d’Ivoire), la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI) a lancé une tournée, dans le Nord-Est ivoirien du 14 au 22 Novembre 2013. (…)

« Les milices du RDR ont attaqué et chassé les militants de la JFPI venus apprêter la salle du Foyer des Jeunes de Bouna devant abriter le meeting de Koua Justin. Face à cette barbarie, le Secrétaire National par Intérim de la JFPI, le Camarade Koua Justin s’est rendu au Commissariat de Bouna pour porter plainte contre les agresseurs » a déclaré, au téléphone, un militant de la JFPI de Bouna. (…)
Suite de l’article :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/11/15/bouna-les-milices-du-rdr-attaquent-le-meeting-de-koua-justin.html


Meeting d’Oumé
:

Le mardi 5 novembre 2013, le président Pascal AFFI NGUESSAN avait prévu d’animer un meeting de remobilisation des bases du FPI au stade municipal d’Oumé. Toutes les précautions administratives avaient été prises par les responsables locaux de notre Parti, en rapport étroit avec le Préfet du département.

Mais, à la grande surprise des militants du FPI commis à l’aménagement du site du meeting, des individus armés de gourdins, de machettes et d’armes à feu se réclamant du RDR se sont rués dès 9 h 00 sur les installations qu’ils ont entièrement saccagées. (…)
Suite du Communiqué du Front Populaire Ivoirien du 6 nov. 2013 :
http://www.fpi-france.org/communique-secretariat-fpi-france.html


Rapt d’Alain Gnapi, militant du COJEP, par la DST le 7 novembre 2013 :

Le Jeudi 07 Novembre 2013 aux environs de 22 heures, à Yopougon Toits-Rouge, le camarade GNAPI ALAIN, Secrétaire National à la Mobilisation du COJEP et président de la Coordination de Yopougon a été enlevé par des individus non identifiés et conduit à une destination inconnue. Les démarches effectuées révèlent qu’après trois jours de garde à vue à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), il est écroué à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) pour atteinte à la sûreté de l’Etat, collaboration avec des bandes armées et activisme, par le juge KRA N’DRI du 10ème cabinet du tribunal spécial post-crise électorale. (…)
Suite de l’article :
http://www.civox.net/Atteinte-aux-libertes-publiques-Le-COJEP-denonce-l-enlevement-de-son-SG-a-la-mobilisation_a3971.html

Crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire : témoignage

Témoignage direct sur les massacres commis en 2011 et 2012 à Duékoué contre les populations Wê par l’armée aux ordres d’Alassane Ouattara (FRCI et dozos), sous les yeux des Casques bleus de l’ONU.

CPI : l’ARDEFE apporte des preuves à la Procureure Fatou Bensouda. Des révélations bouleversantes…
Le vendredi 8 novembre dernier, la Chambre Préliminaire I de la Cour Pénale Internationale a accordé un délai supplémentaire à la Procureure Fatou Bensouda, afin qu’elle apporte des preuves à charge contre le Président Laurent Gbagbo. Étant donné que la Procureure peine depuis deux ans à trouver ces preuves qui, dans la réalité, n’existent pas, l’ARDEFE, l’Association des Ressortissants de Duékoué en France et en Europe a décidé de « l’aider » dans sa tâche. Elle a mis à la disposition de la CPI, de l’opinion nationale et internationale le témoign[ag]e bouleversant d’une rescapée des cruautés dont ont été victimes les Wè à Duékué de 2011 à 2012. Une vidéo à suivre absolument pour se convaincre encore une fois de plus que la Procureure Bensouda a choisi son camp, celui de la justice sélective et de l’impunité accordée aux chefs de guerre de Ouattara et aux armées étrangères qui ont combattu en Côte d’Ivoire.
In : Civox, 14 nov. 2013

Ces morts de la Crise ivoirienne dont personne ne parle

Par Toto Jérôme Balou Bi

Notre pays la Côte d’Ivoire a connu bien des épisodes dramatiques dans la jeune histoire de son existence.
Il y a eu d’abord l’ère Houphouët-Boigny, avec les tueries dans le Sanwi, avec l’affaire du Sanwi, ou les évènements d’Aboisso (1959-1961), les tueries dans le Guébié (1970) (1), en passant par les différents «complots» imaginaires (1960-1962) (2). (suite…)