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La France a mis Alassane Ouattara au pouvoir, elle doit agir pour obtenir la libération des prisonniers politiques

Le régime d’Abidjan s’acharne contre Samba David. Exigeons sa libération !

Par le Parti Communiste Français

Samba David est le président de la Coalition des Indignés, organisation partie intégrante du mouvement social en Côte d’Ivoire. Il a été emprisonné par le régime en 2015 au seul motif qu’il est un opposant. Condamné à 6 mois de prison à l’issue d’une farce judiciaire, il est depuis 2016 pris en otage par le régime, enfermé sans raison. Il est un de ces centaines de prisonniers politiques ivoiriens embastillés arbitrairement. La situation particulièrement injuste qu’il subit a été mentionnée dans le dernier rapport d’Amnesty International. Il vient d’être transféré de nuit et manu militari de la MACA, prison d’Abidjan, à celle de Korhogo aux conditions de détentions épouvantables, et où il sera à des centaines de kilomètres de sa famille, de son avocat et de ses proches.
Le Parti communiste français dénonce ces agissements et appelle à la libération immédiate de Samba David et des autres prisonniers politiques. Rappelons que le régime d’Alassane Ouattara a été installé par les chars français en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Depuis, toute décision prise à Abidjan se fait avec l’aval de Paris. Le gouvernement français pourrait demander le respect des droits humains et obtenir la libération de Samba David. Il ne le fait pas. Cela devient urgent.
(Surtitre de la Rédaction)
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Un jour de plus en prison est un jour de trop !

Conférence de presse
de
l’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion – Côte d’Ivoire

(AFFDO-CI) – Abidjan, le 12 avril 2018

 

PROPOS LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE

 

Mesdames et Messieurs les journalistes.

Chers amis des médias traditionnels et des médias sociaux,

Au nom de l’ Association des Femmes et Familles des Détenus d’opinion (AFFDO-CI) que j’ai l’honneur de présider…

Au nom des détenus d’opinion, eux-mêmes…

Nous tenons à vous exprimer la gratitude de l’AFFDO-CI pour les efforts que vous n’avez [pas] ménagés pour répondre à notre invitation de ce jour.

Notre reconnaissance va également aux associations de défense des Droits de l’Homme qui, malgré leur calendrier si chargé, ont aussi effectué le déplacement jusqu’ici.

Nos remerciements s’adressent aussi aux ex-détenus présents dans cette salle.

Permettez-nous de saluer notamment Docteur Blé Christophe, médecin particulier du Président Laurent Gbagbo.

Yako, Docteur pour ce que vous tous avez enduré pendant votre séjour carcéral.

Yako à tous les ex détenus présents en ces lieux pour toutes les souffrances dont vous avez été victimes.

Chers amis journalistes, et journalistes-blogueurs,

Depuis 7 ans, l’expression «détenu d’opinion» est devenue une rhétorique dans le langage des Ivoiriens parce que le piétinement, l’étouffement de la liberté d’expression, au moyen de pratiques illégales, sont devenus la règle dans notre cher pays la Côte d’ivoire.

Ce bâillonnement des libertés brise des familles, déscolarise des enfants et compromet gravement la réconciliation, chantée et dansée.

Il est aux antipodes du vivre ensemble prôné par ceux qui dirigent la Côte d’Ivoire.

Mesdames et messieurs,

Au moment où nous vous parlons, les autorités ivoiriennes recourent toujours à des arrestations arbitraires face à des revendications légales.

Ainsi, 21 personnes ont été abusivement séparées des leurs suite à une marche pacifique et démocratique de la plate-forme Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) organisée le 22 mars 2018.

Parmi ces personnes, Tcheide Jean Gervais, vice-président du FPI et porte parole de EDS.

Il est encore maintenu en prison au moyen d’un artifice judiciaire.

Gbokou Tchétché Alain, Serge Pkele et Gnazou Kouadio Raphaël sont également emprisonnés à la Maca après leur séjour à la DST.

Il faut préciser que Raphaël a été sauvagement torturé.

Pourtant nos parents, ces démocrates arrêtés, ne réclamaient tout simplement qu’une impérieuse réforme de la Commission Électorale Indépendante au profit de la démocratie.

Mesdames et messieurs,

Pour ce qui est du point des détentions, il faut noter que plusieurs pressions nationales et internationales ont fait passer le nombre des détenus d’opinion de 800 en 2013 à environ 300 aujourd’hui.

Ces chiffres, naturellement, ne prennent pas en compte les personnes détenues dans des lieux de détention inconnus.

Voici un bref rappel des chiffres

MACA : 228 personnes

ECOLE DE GENDARMERIE : 03 personnes

MAMA : 34 personnes

DIMBOKRO : 15 personnes

CAMP BENAL DE BOUAKE : 07 personnes

BOUNA : 01 personne

BOUNDIALI : 03 personnes

MAN : 01 personne

ABENGOUROU : 07 personnes

KOROGHO : 01 personne

KATIOLA : 01 personne

Dans le chiffre de la Maca, il est bon de préciser que les 4 personnes accusées de troubles à l’ordre publique, lors de la dernière marche d’EDS, en font partie.

Chers amis,

Les méthodes utilisées à l’encontre des détenus d’opinion sont attentatoires, non seulement au droit des prisonniers, mais à leurs vies même.

Aussi avons-nous déjà enregistré 7 décès sans oublier que tous les détenus sont malades.

Concernant le droit des prisonniers, outre le fait qu’ils manquent de soins, c’est la pression et la forme de torture insidieuse qui leur sont infligées qu’il y a lieu de déplorer.

En effet, alors que les juges d’instruction chargés de leurs dossiers, siègent à Abidjan, les autorités s’offrent le droit de les transférer dans les prisons de l’intérieur.

L’information judiciaire les concernant va-t-elle se poursuivre par voie de commissions rogatoires ?

Sont-ce là des pratiques pour imprimer la célérité qui est de règle dans la Justice qui doit être rendue au nom du peuple ?

Pire, des personnes ayant purgé leur peine d’emprisonnement sont maintenues en détention aux motifs que de nouvelles charges pèseraient soudainement sur elles.

Les conditions de détention de cette catégorie de personnes sont rendues intenables pour des humains.

Chers amis des médias traditionnels et des médias sociaux,

Le cas qui nous interpelle, au plus haut point, et qui risque de faire école s’il n’est pas énergiquement dénoncé, reste celui de Mr Douyou Nicaise alias Samba David.

De quoi s’agit-il ?

Mr Doyou Nicaise a été arrêté à son domicile en Septembre 2015, suite à la manifestation démocratique organisée par la Coalition nationale pour le changement, en abrégé CNC.

Le motif standard invoqué n’était autre que sa participation à des troubles à l’ordre public ; finalement, il a été jugé et condamné à 6 mois d’emprisonnement fermes.

Chose révolutionnaire dans sa situation, c’est que, quoique condamné à 6 mois d’emprisonnement fermes par une juridiction régulière, Monsieur Doyou a été contraint d’exécuter sa peine, non pas dans un établissement pénitentiaire mais dans ce camp de torture qu’est la DST.

Pour un pays revendiquant sa place dans le giron des pays de droit, de telles situations cocasses laissent sans voix.

Ce n’est que presqu’à la fin de sa peine que le persécuté fut, comme par enchantement, accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, puis transféré à la Maca.

Est-il sans intérêt de rappeler que, pendant sa détention à la DST, Mr Doyou Nicaise a été victime d’une grave crise de paludisme qui l’a emmené au seuil de la mort pendant 3 semaines avant qu’il ne reçoive la visite d’un médecin.

Toute situation montrant clairement que d’autres personnes, détenues dans ce triste endroit, ne reçoivent aucun soin médical.

Cette privation du droit à la santé s’observe également dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, telle la MACA.

De tels agissements ne s’analysent autrement que comme une inexcusable violation du droit à la vie.

Aussi l’on est en droit de s’interroger sur les motivations du refus d’octroyer des soins de santé aux détenus d’opinion.

S’agit-il là de la mise en œuvre d’une politique d’extermination pour des motifs bassement politiciens ?

Est-ce la mort de nos parents que l’on souhaite ?

Pour empirer les souffrances de Samba David dont la situation est l’illustration la plus démonstrative de ce qui se passe dans les prisons, le détenu, comme vous le savez tous, Mesdames et Messieurs, a été nuitamment enlevé de sa cellule de la Maca, puis transféré manu militari à la prison civile de Korhogo.

Durant tout le trajet il lui a été interdit de boire de l’eau. Une torture de plus ! Une torture de plus !

Cette méthode de transfèrement des prisonniers loin de leurs juridictions d’attache, n’est d’ailleurs pas nouvelle.

Nous nous sommes toujours battues pour dénoncer cette forme de torture et avons obtenu gain de cause provisoire.

C’est en effet en Octobre 2012 que le régime a expérimenté, pour la toute première fois, cet autre moyen de persécution, ayant pour finalité de saper le moral déjà fragile des personnes détenues.

C’est ainsi que le Ministre Douati Alphonse et 42 Co-Accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat avaient été déportés de la Maca au camp de Mr Koné Zakaria, avant d’atterrir finalement à la MAMA.

Si le Ministre Douati avait été ramené à la MACA, certains de ses Co-accusés ont été, eux, dispersés dans les prisons de l’intérieur du pays où ils demeurent toujours, pour la plupart.

Le cas de Mr Douyou Nicaise n’est plus un cas isolé. Le régime a repris le transfèrement tous azimuts des détenus politiques d’une prison à l’autre, sans même en avertir leurs conseils qui se retrouvent chaque fois devant le fait accompli.

Tous agissements portant atteinte aux droits de la défense.

C’est le lieu de dénoncer le non respect des délais prescrits par la loi dans le cadre des gardes à vues et de la détention préventive.

Alors qu’une garde à vue ne peut durer plus de 48 h, les autorités ivoiriennes ont transformé en règle, la détention d’une [ou] de plusieurs personnes à la police et à la DST.

Ainsi, pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois et aujourd’hui 7 ans, on assiste à des incarcérations de plus de 18 mois.

CHERS AMIS DES MEDIAS

L’Observatoire ivoirien des droits de l’homme (OIDH) et de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme qui suivent les procès, relaient régulièrement, dans [leurs] communiqués, de tels dysfonctionnements dommageables.

Même l’opinion s’offusque de la disproportion des peines. Que dire alors du ressenti des familles que nous sommes ?

Chers amis des médias,

C’est pour y remédier que l’Affdo-Ci, qui est une organisation pour le respect de la dignité humaine, sensibilise le gouvernement et dénonce les manquements.

Dans cette logique, l’AFFDO-CI a organisé une série de manifestation dont celle de rue entre 2013 et 2015 et a participé à la mobilisation générale pour les droits démocratiques.

Nous poursuivons nos efforts diplomatiques pour qu’une loi d’amnistie ou toutes autres mesures soient prises dans les plus brefs délais en vue d’obtenir la libération incertaine de nos parents.

En un mot nous entreprenons toutes actions citoyennes et humaines qui doivent favoriser le recouvrement de leur liberté par les nôtres.

Cela aura l’avantage de donner un sens à notre existence, à travers une vie commune au quotidien avec nos parents.

MESDAMES ET MESSIEURS

CHERS AMIS DES MEDIAS

HONORABLES INVITES

Maintenant, au cas où tous ces moyens de revendications démocratiques laiss[er]aient encore les gouvernants indifférents aux souffrances des familles, il en va que, dans un délai que nous communiquerons ultérieurement, nous marcherons sur toutes les prisons dans lesquelles sont détenus les nôtres afin de les libérer et ce, à tous les prix !

Nous savons que ce dernier acte de désespoir sera réprimé, les femmes seront arrêtées, emprisonnées, bastonnées, violentées, blessées, et même tuées certainement.

Mais il y survivra toujours un parent ou une famille de détenu d’opinion pour ouvrir ces prisons.

A l’instar des femmes qui ont libéré les hommes de la prison de Grand-Bassam pendant la lutte anti coloniale, nous libérerons nos parents vaille que vaille !

Je vous remercie !

DESIREE DOUATI

(Source : Association des Femmes et Familles des detenus d’opinion·vendredi 13 avril 2018)

Transfert en pleine nuit de deux prisonniers

Selon les renseignements communiqués via les réseaux sociaux, David Samba et Maurice Guire Dahoue, détenus à la MACA (Abidjan), ont été déplacés le 16 mars 2018 avant le lever du jour pour être transférés dans le Nord du pays, avec une première étape à Bouaké où Maurice Guire Dahoue aurait été incarcéré, puis à Korhogo, le nouveau lieu de détention de David Samba.

David Samba, Président de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, est un leader de la société civile. Il a été arrêté le 13 septembre 2015 pour avoir appelé à une marche pacifique. Il a été jugé le 2 octobre 2015 et condamné à 6 mois de prison pour trouble à l’ordre public. Alors que sa remise en liberté aurait dû intervenir le 13 mars 2016, il s’est vu accuser d’un nouveau « délit » et n’est toujours pas libéré à ce jour !
Pourquoi ce transfert inopiné (son avocat n’en a pas été informé !) ? Pour l’éloigner géographiquement des nombreuses personnes qui le soutiennent ? Pour faire pression sur l’opposition quelques jours avant la marche organisée le jeudi 22 mars par l’EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté) pour imposer le respect des droits du citoyen bafoués depuis le 11 avril 2011 ?

Voir le communiqué d’Amnesty International sur les conditions de son arrestation en 2015.

 

Le Parti Communiste Français s’interroge : Emmanuel Macron a-t-il réellement l’intention de changer la politique africaine de la France ?

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Emmanuel Macron veut-il réellement mettre un terme à la politique africaine de la France ?

Lors de son passage au Burkina Faso, le président Macron a tenu un discours qui ne change pas, invariablement quelle que soit la latitude. Il s’est fait VRP d’un modèle entrepreneurial, libéral, inégalitaire qui, depuis des décennies a démontré l’incapacité à répondre aux défis humains et environnementaux. Le continent africain en a fait la douloureuse expérience avec l’endettement, les politiques d’ajustement structurel, le démantèlement des services publics et le délitement des Etats au profit d’une économie de prédation utile aux transnationales. Considérer l’Afrique comme une start-up n’assure pas un avenir à une jeunesse en quête d’avenir, d’emplois, de progrès social et de paix.

Les annonces de quelques aides sonnantes et trébuchantes sont le corollaire de l’offensive d’une diplomatie économique assumée. Paradoxe d’un président qui assure qu’il n’y aurait plus « de politique africaine de la France »…  Alors dans ce cas, des actes doivent suivre. Les occasions ne manquent pas. A commencer par la restitution des œuvres d’art à l’Afrique. Mais également à l’ouverture des archives comme l’exigent les parlementaires communistes. M. Macron promet que les « documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè qui aura accès à tous les documents sur l’affaire Sankara ». Cela constitue une avancée à la condition que toutes les archives soient ouvertes, c’est-à-dire les documents classés « confidentiel défense »,  bien sûr, mais également les documents de haut degré de classification, ceux que l’Etat n’ouvre jamais, classés « très secret défense ».
Et, puisque M. Macron fait une halte à Abidjan, il aura l’occasion de parler des droits humains malmenés et de plaider pour la libération des très nombreux prisonniers politiques qui croupissent en prison en Côte d’Ivoire. Parmi ceux-là, il y a Assoa Adou, figure historique de la gauche ivoirienne, 72 ans, ancien syndicaliste et ancien ministre, et Samba David, dirigeant de la Coalition des indignés, embastillés en toute illégalité.
Enfin, Emmanuel Macron passe par le Ghana, frontalier du Togo. Ce dernier pays est une dictature installée et soutenue par l’État français depuis 50 ans. Le peuple togolais multiplie les manifestations depuis le mois d’août pour réclamer le départ de la dynastie des Gnassingbé. Des conseillers militaires, du financement et du matériel français sont utilisés par les forces armées togolaises tenues pour responsables d’exactions. La vente au Togo d’hélicoptères français de type Gazelle est envisagée par le premier ministre, pour un contrat de 20 M€. Sous la précédente mandature, Jean-Marc Ayrault avait suspendu cette vente, de peur que le matériel soit utilisé contre des civils. M. Macron va-t-il mettre en œuvre son propre discours ou faire la démonstration que la France garde une politique africaine, celle visant au soutien explicite d’un régime autoritaire et corrompu pour préserver des intérêts dans le cadre d’une diplomatie économique aveugle ?

Parti communiste français,

Paris, le 29 novembre 2017

 

Table ronde du 11 mai 2017 à Lyon : détail des interventions

Dans son bulletin RDV Info n°4, l’association CI-RDV présente le compte rendu complet et détaillé de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le 11 mai 2017, sur le thème :
« Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ? »

A lire ou télécharger : CI-RDV Info n° 4 20170723

 

Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

David Samba reçoit en prison la visite du responsable Afrique de la CGT

Jean Jacques Guigon,  Conseiller Confédéral CGT Afrique sub-saharienne, Maghreb, Liban, a rendu visite à David Samba.

Rapport de visite (source Facebook) :

14 octobre 2016 : fin de mission en Côte d’Ivoire.
Malgré une ONUCI rétive et sur le départ, malgré…, j’ai pu, j’ai réussi à me rendre à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan, la sinistre MACA, pour aller rendre une visite brève mais solidaire à notre camarade et ami David SAMBA, Président du Collectif « Les Indignés de Côte d’Ivoire ».
David a été scandaleusement, ignominieusement emprisonné pour « Trouble à l’Ordre Public » (…)  à 6 mois d’emprisonnement.
Après avoir été enfermé de longues semaines et dans les pires conditions au secret dans des locaux de la DST, il fut jugé, condamné à 6 mois de prison et transféré à la MACA. Cela fait aujourd’hui plus d’un an!
Ainsi va l’implacable et inique (in)justice en Côte d’Ivoire…
David était le porte parole des sans voix, des petites gens. Il parlait haut, il parlait fort, il parlait simplement au coeur des gens, au coeur de ceux très nombreux qui souffrent au quotidien. Il dérangeait donc forcément les dirigeants du pays.
Les 75′ que j’ai passées avec David à la MACA ont été extrêmement fortes.
– Je lui parlai de lui, il me parlait de la Loi « Travail » de France
– Je lui parlai de lui, il me parlait des autres, de tous ces ivoiriens en souffrance
– Je lui parlai de lui, de ce qu’il subissait injustement, de sa vie grillagée et amputée des siens, de sa vie emmurée parmi les 5000 détenus politiques ou de droits communs, lui il avait l’esprit résolument tourné vers l’idéal de son combat.
David doit être libéré et vite!
Condamné pour 6 mois de prison il y est toujours plus d’un an après sans avocat et sans jugement.
Oui David doit être libéré et vite, très vite!
Jean Jacques Guigon
PARTAGEONS !

David Samba et Jean Jacques Guigon

Voir aussi :
Libérez David Samba !

Libérez David Samba !

Alors que nous apprenons avec joie la remise en liberté de Jacob Essoh Nomel, Stéphane Meless Esmel, Constantin Lasme M’Bro et Anselme Oula, au même moment un autre prisonnier, David Samba, Président de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, dont la libération devait intervenir le 13 mars 2016, se verrait attribuer un nouveau délit commis en décembre 2015 !

Liberez Samba David

David Samba, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, est un leader de la société civile. Il a été arrêté le 13 septembre 2015 pour avoir appelé à une marche pacifique. Il a été jugé le 2 octobre 2015 et condamné à 6 mois de prison pour trouble à l’ordre public.

Cette pratique récurrente consistant à libérer les uns et dans le même temps en arrêter d’autres, ou les maintenir en prison sous n’importe quel prétexte, démontre une nouvelle fois qu’il s’agit bien de prisonniers politiques, de prisonniers d’opinion que l’on arrête ou libère au gré de la situation politique.

Les conditions de l’arrestation de David Samba

Si nous aimons la Côte d’Ivoire, ne passons pas par pertes et profits les prisonniers politiques de ce pays !

En Côte d’Ivoire, 230 prisonniers sont détenus au secret

Visite à la famille de David SAMBA, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, détenu au secret

Correspondance

Les Fédérations FPI et JFPI de Yopougon et le Secrétaire National en charge des prisonniers politiques Michel Gbagbo ont accompagné ce samedi 12 décembre 2015 dans la matinée Monsieur le Maire de Ouaragahio, le Camarade Secrétaire National Pierre Dacoury-Tabley pour une visite de haute portée symbolique. La délégation a en effet rendu visite à Yopougon à la famille de Monsieur Samba David, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, détenu d’opinion en un endroit tenu secret par les autorités ivoiriennes.

Depuis plusieurs mois, Monsieur Samba David est venu grossir le lot des ‘’prisonniers fantômes’’ à Abidjan. Evalués à près de 230 personnes à ce jour, les prisonniers fantômes sont des personnes emprisonnées dans des centres de détention de manière anonyme et clandestine. Ils sont enregistrés par l’administration judiciaire. Ils ont été présentés à un juge qui les a inculpés. Leur statut est cependant extrajudiciaire. Ils sont dans des centres de détention clandestins ou dans des centres administratifs (tel que la DST) dont la vocation n’est pas de garder des prisonniers. Jusqu’à ce jour, nul ne sait, y compris la famille et les avocats, si Monsieur Samba David, Président des Indignés de Côte d’Ivoire est encore en vie.

Une somme de cent mille francs a été offerte par Monsieur le Maire de Ouragahio à la famille afin, a-t-il dit, d’essuyer ses larmes, en attendant le retour du prisonnier du pouvoir d’Abidjan. Depuis son accession à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire en 2011 suite à un conflit armé, Monsieur Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat, s’est illustré par un exercice autoritaire du pouvoir n’hésitant pas à violer toutes les lois nationales et internationales en vigueur en matière d’arrestation et de détention d’opposants. Près de 400 autres prisonniers politiques croupissent toujours depuis des années dans les geôles ivoiriennes dont quatre sont déjà morts suite à des tortures subies à la DST notamment.

(Titre et surtitre de la Rédaction)

Arrestation et condamnation de David Samba : Amnesty International réagit

Côte d’Ivoire : Amnesty demande aux autorités ivoiriennes de mettre fin aux arrestations arbitraires d’opposants

La Côte d’Ivoire doit mettre fin à la vague d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et au recours à toute forme de mauvais traitements, a déclaré Amnesty International, lundi, dans un communiqué transmis à APA. (suite…)

Alerte répression !

David Samba, membre du Présidium de la Coalition Nationale pour le Changement, et coordinateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, a été enlevé le dimanche 13 septembre après-midi par des hommes du régime.

La mobilisation a payé

David Samba, coordonnateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, et ses trois compagnons ont été remis en liberté cet après-midi.

PCF : Arrestation du responsable des Indignés de Côte d’Ivoire. Le régime Ouattara dans les pas de Compaoré

Samedi matin 1er novembre Samba David, coordonnateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, a été arrêté avec trois de ses amis, passé à tabac puis amené au commissariat par les forces armées ivoiriennes. Tout cela est arrivé alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole à un meeting prévu et autorisé par le maire de la commune de Yopougon, puis interdit à la dernière minute par le ministère de l’intérieur pour raison d’instabilité au Burkina-Faso voisin selon les responsables de la police présents.

Ces brutalités et arrestations arbitraires, notamment envers des acteurs politiques et du mouvement social, sont malheureusement monnaie courante en Côte d’Ivoire. Dans ce pays il y a des centaines de personnes en détention ou en liberté provisoire pour des raisons politiques.

Au vu du très important mouvement populaire et social en cours au Burkina Faso qui a fait chuter Blaise Compaoré et dans lequel le « Balai Citoyen » est pleinement partie prenante, l’arrestation du dirigeant des Indignés de Côte d’Ivoire prend un relief particulier.

Le pouvoir d’Alassane Ouattara doit immédiatement libérer Samba David et plus généralement tous les prisonniers d’opinion.

A l’heure où le peuple burkinabé tente de se débarrasser du joug des forces de la réaction, le pouvoir ivoirien serait bien inspiré de changer d’attitude et de politique au lieu de continuer de prendre des mesures liberticides et de servir de lieu de refuge à l’ancien autocrate et déstabilisateur d’Afrique de l’Ouest, Blaise Compaoré. La présence de ce dernier risque fort d’être perçu[e] en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso comme un facteur de déstabilisation pour les deux pays.

Parti Communiste Français
Secteur Relations internationales

In : PCF, 3 nov. 2014