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En Côte d’Ivoire, 230 prisonniers sont détenus au secret

Visite à la famille de David SAMBA, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, détenu au secret

Correspondance

Les Fédérations FPI et JFPI de Yopougon et le Secrétaire National en charge des prisonniers politiques Michel Gbagbo ont accompagné ce samedi 12 décembre 2015 dans la matinée Monsieur le Maire de Ouaragahio, le Camarade Secrétaire National Pierre Dacoury-Tabley pour une visite de haute portée symbolique. La délégation a en effet rendu visite à Yopougon à la famille de Monsieur Samba David, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, détenu d’opinion en un endroit tenu secret par les autorités ivoiriennes.

Depuis plusieurs mois, Monsieur Samba David est venu grossir le lot des ‘’prisonniers fantômes’’ à Abidjan. Evalués à près de 230 personnes à ce jour, les prisonniers fantômes sont des personnes emprisonnées dans des centres de détention de manière anonyme et clandestine. Ils sont enregistrés par l’administration judiciaire. Ils ont été présentés à un juge qui les a inculpés. Leur statut est cependant extrajudiciaire. Ils sont dans des centres de détention clandestins ou dans des centres administratifs (tel que la DST) dont la vocation n’est pas de garder des prisonniers. Jusqu’à ce jour, nul ne sait, y compris la famille et les avocats, si Monsieur Samba David, Président des Indignés de Côte d’Ivoire est encore en vie.

Une somme de cent mille francs a été offerte par Monsieur le Maire de Ouragahio à la famille afin, a-t-il dit, d’essuyer ses larmes, en attendant le retour du prisonnier du pouvoir d’Abidjan. Depuis son accession à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire en 2011 suite à un conflit armé, Monsieur Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat, s’est illustré par un exercice autoritaire du pouvoir n’hésitant pas à violer toutes les lois nationales et internationales en vigueur en matière d’arrestation et de détention d’opposants. Près de 400 autres prisonniers politiques croupissent toujours depuis des années dans les geôles ivoiriennes dont quatre sont déjà morts suite à des tortures subies à la DST notamment.

(Titre et surtitre de la Rédaction)

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Guillaume Soro de nouveau convoqué par la Justice française

La Juge Sabine Khéris en charge de la plainte déposée par Michel Gbagbo pour « Enlèvement, Séquestration et Traitements inhumains et dégradants » a convoqué une nouvelle fois, pour le 24 novembre, Guillaume Soro.
La fois précédente, ce dernier avait invoqué le contexte de l’élection présidentielle pour demander un report de l’audition.

Qui s’inquiète des disparitions et détentions arbitraires auxquelles se livre la DST ivoirienne ?

Il semblerait que tout puisse arriver en Côte d’Ivoire, sans que jamais nos médias toujours si bien informés ne cherchent à en savoir plus ni, a fortiori, à nous en dire plus !

Un ancien ministre, Moïse Lida Kouassi est arrêté le 24 octobre, pour quelle raison ?
Ange Clément Toh, athlète, lanceur de javelot, est enlevé le 10 octobre 2014 et détenu à la DST : pourquoi ? que sait-on de l’affaire ? est-il encore détenu ?
Raphaël Dogo, ancien Secrétaire d’Etat chargé des handicapés, mais aussi Président de la Fédération des associations des handicapés de Côte d’Ivoire, est aux mains de la DST depuis plusieurs jours.
Depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, la vie des citoyens de Côte d’Ivoire est tombée entre les mains d’une police politique dénommée DST qui enlève, séquestre, interroge pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines jusqu’à la comparution devant un juge qui prononce invariablement une inculpation pour atteinte à la sûreté de l’Etat ou pour un délit similaire.

Le 15 novembre, le jeune Assemien Martin est décédé de maladie à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan.

Il y a plus de 700 détenus politiques en Côte d’Ivoire !

Mise à jour du 29/11/2014 : Raphaël Dogo, après avoir passé plusieurs jours dans les locaux de la DST, vient d’être emprisonné à la MACA
Plus d’infos

Abidjan : nouvel enlèvement par la DST

M. Kibio Djiro Fernand, Ingénieur informaticien à la Direction du Budget, a été enlevé le 9 mai 2014, aux environs de 6 h du matin par des hommes encagoulés qui l’ont conduit dans les locaux de la DST, la police politique ivoirienne.
(Source : Blog de Alain Doh Bi, 9 mai 2014)

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, dans un pays comptant plus de 800 prisonniers politiques, aucun citoyen n’est à l’abri d’un enlèvement suivi d’une détention extrajudiciaire. Les familles, autres victimes de ces pratiques récurrentes, attendent des nouvelles, multipliant en vain les démarches pour obtenir de rencontrer leur proche.

 

 

 

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU declare la détention de Michel Atangana arbitraire et demande sa libération

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU vient de publier l’avis qu’il a adopté le 13 novembre 2013 concernant la détention de Michel Thierry Atangana. Il est à noter que le gouvernement camerounais n’a jamais répondu à sa précédente communication (en date du 12 août 2013).

« […] le Groupe de travail rend l’avis suivant :

La privation de liberté de Michel Thierry Atangana Abega, du 12 mai au 3 juillet 1997, décidée par les autorités judiciaires du Cameroun était arbitraire et relevait des catégories I, II et III des critères applicables à l’examen des affaires soumises au Groupe de travail. Sa privation de liberté à partir du 4 juillet 1997 est arbitraire et relève des catégories II et III des critères applicables à l’examen des affaires soumises au Groupe de travail.

31. Le Groupe de travail recommande au Gouvernement camerounais de procéder à la libération immédiate de M. Atangana.

32. Il recommande en outre au Gouvernement d’enquêter sur les faits et de sanctionner les personnes responsables de la privation de liberté de M. Atangana.

33. Le Groupe de travail demande au Gouvernement de verser à M. Atangana une indemnisation réparatoire des préjudices causés pour sa privation de liberté depuis le 12 mai 1997. »

A lire :
le texte complet de l’Avis
– l’article : « Au Cameroun, Michel Atangana continue à se battre pour sa libération »

Alerte arrestation !

Grâce à la mobilisation rapide de ses amis et camarades de parti, Laurent Akoun vient d’être remis en liberté.
Assez de ce harcèlement continu et de ces arrestations qui ont toujours lieu dès le départ des personnalités étrangères en visite (cette fois-ci Manuel Valls) !
Dépêche de l’AFP :
http://url.exen.fr/89035/

Au moment où sont publiées les propositions du FPI pour des Etats-généraux de la République, son Secrétaire général, Laurent Akoun, est embarqué de force par la DST ivoirienne.
Qui est contre la réconciliation en Côte d’Ivoire ?
Pour en savoir plus :
Côte d’Ivoire: le Secrétaire général du parti de Laurent Gbagbo arrêté à l’aéroport et conduit à la DST

Ils sont détenus sans raison et sans jugement

En Côte d’Ivoire, plus de 700 personnes de divers milieux professionnels sont toujours incarcérées pour des motifs liés au conflit postélectoral (2010-2011) ou pour leur activité politique.
N’oublions pas les anonymes victimes de ces persécutions !

Kouon Bonfils, Agent de sécurité au Novotel au moment de l’enlèvement d’Yves Lamblin, est emprisonné sans jugement depuis le 24 janvier 2012 :
http://eburneainformation.over-blog.com/2013/11/detenu-en-prison-sans-jugement-parce-soup%C3%A7onn%C3%A9-d-%C3%AAtre-pro-gbagbo-et-du-grand-ouest.html

Gnali Hyppollite dit Thabo M’Beki, un défenseur de la liberté d’expression et du droit au débat public, a été enlevé par la DST en septembre 2012, alors qu’il se rendait à un rendez-vous médical, puis incarcéré à la MACA en octobre de la même année.
http://eburneainformation.over-blog.com/2013/11/lib%C3%A9rez-thabo-m-b%C3%A9ki.html

Témoignage de l’ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody sur son séjour carcéral à Bouna

Le Pr Toto Jérôme Balou Bi, ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody (Abidjan), revient sur les conditions de sa déportation et de son séjour à Bouna à partir d’avril 2011, ainsi que sur les destructions et les sévices dont se sont rendues coupables à l’Université de Cocody les troupes au service d’Alassane Ouattara.

Source : Exclusif L’invité du mois : Pr Balou Bi Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’Université de Cocody. EventnewsTV1, 26 août 2013 [Vidéo]

Emprisonner d’honnêtes citoyens

« Emprisonner d’honnêtes citoyens pendant plus de 2 ans, sans chef d’accusation pour rechercher ensuite et trouver des prétextes d’accusation tous identiques d’atteinte à la sécurité de l’Etat transformés ensuite en crimes, etc et cela sans preuve, relève purement et simplement d’un déni de justice. »

Simone G. Nanwoulet

Détention arbitraire : le frère aîné de Damana Pickass à la Maca depuis 1 an sans jugement

Par Myriam Bakayoko

Adou Akesse André Damana, frère aîné de Damana Adia Pickass, arrêté le 20 août 2012, à Noé (Aboisso), et déféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), après un passage d’un mois à la DST, est toujours en détention sans aucun jugement. Injustement incarcéré depuis plus d’un an, il est accusé officiellement par le régime Ouattara de la même rhétorique : ‘’atteinte à la sûreté de l’Etat’’.

Mais officieusement son crime est d’être simplement le frère aîné de Damana Adia Pickass, le représentant du président Laurent Gbagbo à la très controversée Commission électorale indépendante (CEI), qui avait empêché Bamba Yacouba de publier, lors de la présidentielle de 2010, des résultats non encore consolidés. Cette façon d’agir du régime est un moyen malsain de pression et de chantage pour espérer contraindre à l’allégeance et neutraliser le président des patriotes ivoiriens en exil Damana Adia Pickass. L’on se souvient encore du chantage fait à Mme Simone Gbagbo alors internée à la Polyclinique Sainte Anne Marie (Pisam) de Cocody, lui demandant de signer un document dans lequel elle devait reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara au 2ème tour de la présidentielle de 2010. Et, pour avoir refusé de para[ph]er ce document, elle avait été reconduite dans les conditions inhumaines dans le goulag d’Odienné où elle séjourne depuis plus de deux ans. Après donc plus de 30 jours d’interrogatoire à la DST portant essentiellement sur son frère en exil, le juge reconnaît finalement le caractère arbitraire de l’interpellation d’André Damana. Malheureusement, pour confirmer que la Côte d’Ivoire vit désormais sous un régime d’exception, le juge avait décidé contre toute attente de le maintenir en détention et à la disposition d’un certain ‘’service d’enquêtes’’. Depuis lors, il croupit à la Maca à l’instar de nombreux prisonniers proches du président Laurent Gbagbo et qui sont détenus dans cet établissement pénitentiaire abritant essentiellement les Pro-Gbagbo et leurs familles ayant survécu aux bombes françaises qui ont aidé à l’installation du pouvoir actuel. Notons qu’à sa suite et comme lui, plusieurs autres membres de cette famille feront les frais de ce nouveau ‘’ délit de patronyme’’.

Leurs domiciles saccagés ou habités par des FRCI comme c’est le cas avec celui du leader de la COPIE en ce moment. En ce jour anniversaire de sa détention (hier), de nombreuses personnes notamment son frère cadet Damana Adia Pickass qui vit en exil au Ghana, ont tenu à lui (..) exprimer leur soutien et ont organisé des séances de prières [à] son intention, et lui demander de tenir bon et de rester moralement fort. Car tout comme lui, le président Laurent GBAGBO et son épouse et même d’autres Ivoiriens ont été humiliés et croupissent injustement dans diverses prisons à travers le monde.

In : Notre Voie

Source : La Dépêche d’Abidjan, 21 août 2013

Nouvelles 2013-07-29

Mise à jour : 31 juillet 2013

Yamoussoukro, 31 juillet 2013 : des chefs de village du département de Gagnoa plaident auprès de Guillaume Soro en faveur des prisonniers politiques et des exilés :

A l’occasion d’un entretien avec Guillaume Soro dans la capitale ivoirienne, une délégation du Conseil des chefs de villages du département de Gagnoa conduite par son président, Gbizié Lambert, a rappelé ce qui bloquait toute avancée dans le pays :
(…) « Nous, Chefs traditionnels, menons donc une diplomatie coutumière qui se veut souterraine, nocturne, entre quatre murs. Elle règle toujours les grands problèmes de la société.
Aujourd’hui les problèmes de la société ivoirienne, sont entre autres :
– L’emprisonnement de notre fils Laurent Gbagbo à la Haye ;
– La détention de plusieurs fils du pays dont certains sont originaires du département de Gagnoa;
– L’exil de beaucoup d’autres ;
– Le gel de leurs comptes bancaires et l’occupation de leurs maisons ;

– La perte des emplois qu’ils occupaient hier ;
– L’insécurité dans nos villages et sur nos routes etc. » (…)
Source : Notre Voie, n°4483, 1er août 2013
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=53250

Dabou (Côte d’Ivoire), 27 juillet 2013 : interdiction du meeting de la Jdcy

Encore une fois, un meeting est interdit à la dernière minute : alors que la Jdcy (Jeunesse de l’Union Démocratique et Citoyenne) devait tenir un meeting (autorisé !) le samedi matin 27 juillet, ce même samedi matin elle se voit signifier par la mairie une interdiction sous le prétexte de l’organisation d’un autre activité le soir dans les mêmes locaux ! Le secteur est également quadrillé par les forces de police.
Voici les réactions de Serge Emile Alléba, Président de la Jdcy :
« On veut nous maintenir dans un climat de terreur et de peur pour opérer un passage en force en 2015. (…) 2015 passe par la libération de tous ceux qui sont détenus. Aujourd’hui une région du pays a été transformée en un Guantanamo pour les autres Ivoiriens. » (Propos relatés par F. Toti dans Le Nouveau Courrier du 29 juillet 2013).
La tournée nationale des jeunes de l’Udcy a été maintenue.

Abidjan, 27 juillet 2013 : libération du Dr Saraka (Konan Patrice)

Selon plusieurs sources, le médecin de Charles Blé Goudé, Dr Saraka, a été relâché le 27 juillet dans la soirée.
Arrêté à deux reprises (en septembre 2012 et en avril 2013), il fut détenu illégalement pendant 4 mois par la DST. Son état de santé s’étant considérablement dégradé, les multiples alertes lancées sur les réseaux sociaux ont contribué à mobiliser les organisations humanitaires afin d’obtenir sa libération.

Abidjan, MACA, 27-28 juillet 2013

Depuis la tuerie des 23 et 24 juillet 2013 à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan, les familles des détenus n’ont pas eu d’autorisation de visite, ce qui accentue leur inquiétude quant à l’état de leur proche et sur le nombre réel de personnes tuées ou blessées par les forces de répression.

Abidjan, 26 juillet 2013 : conférence de presse d’Achille Gnaoré, intervenant au nom des agoras et parlements de Côte d’Ivoire

Cette conférence marque la volonté de faire revivre, après plus de deux ans de silence imposé, et malgré tous les obstacles, les espaces de libre expression que sont les « agoras » et les « parlements ».
Pour en savoir plus :
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=53225

Niamey (Niger), 15 juillet 2013 : arrestation et extradition en Côte d’Ivoire du capitaine Bley Kouassi Urbain

L’ex-aide de camp du général Philippe Mangou est actuellement détenu au secret.
Pour en savoir plus : http://url.exen.fr/81882/

Lettre ouverte : la mère de Michel GBAGBO écrit à François HOLLANDE

Madame Jacqueline CHAMOIS

A Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française

LETTRE OUVERTE
Le 14 juillet 2013

Objet : Côte d’Ivoire / les prisonniers politiques / la situation de Michel GBAGBO

Monsieur le Président,

C’est avec consternation que j’ai appris la décision de la Chambre d’Accusation du Tribunal d’Abidjan concernant 84 personnes présumées pro-Gbagbo détenues pour la plupart depuis le 11 avril 2011, date de la prise du pouvoir par Alassane OUATTARA.

Au terme d’une seule journée d’audience (le 3 juillet 2013), le Tribunal a décidé, dans son délibéré du 10 juillet, de confirmer les charges présentées par l’Accusation, donc d’envoyer 84 personnes en Cour d’Assises (c’est-à-dire de les juger pour crimes).

Parmi elles, se trouvent le Président du Front Populaire Ivoirien, Pascal AFFI N’GUESSAN, l’ancien Gouverneur de la BCEAO, Philippe‑Henri DACOURY‑TABLEY, l’épouse du Président Laurent GBAGBO, Simone EHIVET GBAGBO, et de nombreuses personnes d’origines et de fonctions diverses.

Parmi elles aussi : mon fils Michel GBAGBO, citoyen français – et bénéficiant de la double nationalité – emprisonné depuis plus de deux ans. Vous avez déjà, par différents canaux, été alerté sur sa situation.
Je ne reviendrai pas sur les conditions de son arrestation, sinon pour rappeler les deux faits suivants :

– La Cour de Justice de la CEDEAO, saisie de son cas, a décidé le 22 février 2013 que sa détention était illégale et arbitraire ;

– Mon fils a porté plainte devant la Justice française, avec constitution de Partie civile, contre les auteurs de son enlèvement et de sa séquestration. Un Juge d’Instruction a été désigné pour cette affaire.

Aujourd’hui les avocats (de nationalités différentes) des personnes mises en cause par la Chambre d’Accusation du Tribunal d’Abidjan dénoncent de graves atteintes aux droits de la Défense :

– Pas de mise à disposition de l’intégralité du dossier ;

– Impossibilité pour les avocats d’obtenir l’accès au contenu des scellés ;

– Aucun élément de preuve n’a jamais été apporté.

Il s’agit donc bien d’un jugement collectif et politique.

Monsieur le Président,

Il a été porté à votre connaissance à de nombreuses reprises et par différentes sources – courriers, rassemblements, entretiens avec les représentants de mouvements politiques ivoiriens, communiqués des Comités de défense des prisonniers politiques, rapports des organisations humanitaires… – que des violations répétées des droits de l’homme étaient commises par et sous le régime d’Alassane OUATTARA  :

– Arrestations de présumés « pro-Gbagbo » et de membres de leur famille sans aucun mandat ;

– Détention prolongée, en des lieux tenus secrets, par la DST ;

– Pratique de la torture caractérisée par la répétition du même mode opératoire ;

– Blocage total des comptes d’un très grand nombre de personnes depuis avril 2011 ;

– Occupation illégale d’habitations de prisonniers ou d’exilés par des membres des FRCI (les Forces armées créées par Alassane OUATTARA) ;

– Exil forcé d’environ 100 000 personnes au Ghana, au Libéria, au Togo et dans de nombreux autres pays, dont la France ; les demandes d’asile politique en sont le témoignage ;

– Occupation illégale de terres publiques et privées.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous faire part de ma conviction : si, au nom du peuple français, vous aviez dénoncé officiellement et ouvertement la barbarie dont se rend coupable quotidiennement ce régime plus proche du franquisme que d’une République démocratique, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Il est vrai qu’Alassane OUATTARA abuse l’opinion internationale en présentant une image correspondant à l’opposé de la réalité et en brandissant l’étendard d’une “Réconciliation” dont il serait un fervent promoteur.

En fait :

vu les conditions dans lesquelles sont opérées les arrestations,

vu le caractère politique de celles-ci,

vu la négation des droits élémentaires de la Défense,

les décisions de justice prononcées à l’encontre des personnes proches de Laurent GBAGBO ou considérées comme telles ne peuvent présenter aucune garantie d’équité ni d’indépendance à l’égard du pouvoir en place.

Dans ce contexte, le principe de non-ingérence dans la Justice d’un autre pays ne saurait prévaloir sur l’obligation d’obtenir la libération d’un ressortissant arbitrairement emprisonné. Cette position fut d’ailleurs à la base de plusieurs interventions dans des situations similaires.

La France, quels que soient ses intérêts économiques, politiques et militaires en Côte d’Ivoire, a le devoir impérieux d’agir pour :

Exiger la remise en liberté immédiate de son ressortissant Michel GBAGBO ;

Défendre la démocratie et les droits de l’homme, y compris en Côte d’Ivoire ;

Mener une action politique et diplomatique – si nécessaire au niveau de l’ONU – en vue d’obtenir la remise en liberté des prisonniers injustement détenus pour des motifs politiques.

Assurée de pouvoir compter sur votre soutien, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma très haute considération.

Jacqueline CHAMOIS,
Mère de Michel GBAGBO

Version PDF de la lettre :
Lettre ouverte à François Hollande 14 juillet 2013

Alerte répression !

CÔTE D’IVOIRE

Dimanche 30 juin 2013, à Abengourou, huit jeunes gens ont été enlevés par des éléments des FRCI. Six ont été relâchés, et les deux autres – présumés proches de Laurent Gbagbo et du Front Populaire Ivoirien – emmenés vers une destination inconnue.
Plus de détails :
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52691

La DST enlève et torture :
Un agent de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) a confirmé que Justin Koua, le leader de la JFPI, a été enfermé nu des heures durant dans un conteneur, et qu’il n’a eu ni à boire ni à manger pendant les trois jours ayant suivi son arrestation le 7 juin.
Selon ses révélations, Jean-Yves Dibopieu, arrêté le 5 février au Ghana et extradé le 6 février 2013, et le Dr Konan Patrice dit Dr Saraka, médecin particulier de Charles Blé Goudé arrêté et détenu depuis le 16 avril 2013 seraient toujours dans les sous-sols de la DST.
Source : Le Nouveau Courrier n° 821, 6 juillet 2013, p. 5.

Droits de l’homme en Côte d’Ivoire : le rapport annuel d’Amnesty International

Rapport 2013 : la situation des droits humains dans le monde
Côte d’Ivoire

Tout au long de l’année, des personnes ont été détenues de manière arbitraire et torturées, dans un contexte où persistait l’insécurité et où des combattants armés non identifiés poursuivaient leurs attaques. Beaucoup ont été déplacées à la suite de ces événements. La liberté de la presse était menacée et des journaux ont été interdits. Les procédures judiciaires engagées aux niveaux local et international progressaient avec lenteur ; de nombreux prisonniers étaient maintenus en détention sans jugement. L’impunité restait généralisée, particulièrement pour les partisans du gouvernement responsables de crimes de droit international perpétrés durant la crise postélectorale en 2011. Le processus de dialogue et de réconciliation était dans l’impasse.
(…)

Lire la suite du rapport :

http://amnesty.org/fr/region/cote-divoire/report-2013

Ouragahio en Côte d’Ivoire : emprisonnement d’un sous-préfet sans motif valable

VIOLATION DES DROITS HUMAINS : UN SOUS-PREFET INCARCERE SANS MOTIF VALABLE

Par Zabril Koukougnon

La famille Kaphet de Bayékou-Bassi, dans la sous-préfecture de Ouragahio, ne sait plus à quel saint se vouer. Son fils Aimé Kaphet, Sous-préfet de son état, est en prison depuis plus de dix mois «sans véritable motif». Est-ce parce qu’il est ressortissant de Ouragahio, localité d’origine de Laurent Gbagbo ? Le pouvoir n’a pas le courage de le lui dire, mais tout indique que son incarcération pourrait y trouver aussi ses justifications.  (suite…)