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Tag Archives: Elections

Lire et voir 2016-09

Contribution d’Alain Cappeau : « Le procès politique intenté au Président Laurent Gbagbo » (16/09/2016)

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-321-le-proces-politique-intente-au-president-laurent-gbagbo.html

Déclaration du Front Populaire Ivoirien relative au contentieux électoral au Gabon (Abidjan, le 15/09/2016)
La déclaration s’adresse en particulier à l’opinion internationale et à ses dirigeants dont les prises de position sur la situation au Gabon devraient logiquement entraîner un changement de cap en ce qui concerne l’analyse du contentieux électoral en Côte d’Ivoire.

declaration-fpi-sur-le-gabon-20160915

Au Parlement européen, dans une intervention sur la situation au Gabon, le député Jean-Luc Mélenchon demande la libération de Laurent Gbagbo (13/09/2016) :

 

L’intervention très pédagogique du Dr Boga Sako Gervais sur la problématique du recomptage des voix dans les pays d’Afrique (Vicenza, le 10/09/2016) :

 

Parti Communiste Français : « Côte d’Ivoire, une mascarade électorale qui s’ajoute à un bilan catastrophique »

« En 2011, Alassane Ouattara a été installé à la présidence ivoirienne par les chars français à l’issue d’une élection contestée. Ce coup de force a eu lieu alors qu’il était possible et souhaitable de recompter les bulletins de vote ou de reprendre le scrutin.

Depuis cette date, le pouvoir renoue avec les pires traditions de la dictature d’Houphouët-Boigny. Il emprisonne, prive de droits, assassine et torture des centaines d’opposants politiques, associatifs et syndicaux. Il interdit leurs manifestations et s’immisce dans les débats internes de leurs organisations en vue de les modeler en faire-valoir démocratiques. Ceux qui ne se résignent pas sont impitoyablement pourchassés. Des centaines de milliers d’ivoiriens ont emprunté les chemins de l’exil et du déplacement intérieur. (suite…)

Le journal La Croix dénonce la répression de l’opposition en Côte d’Ivoire avant la présidentielle

Côte d’Ivoire : arrestations dans l’opposition avant la présidentielle

Par Laurent Larcher (à Abidjan)

Les autorités ivoiriennes ont arrêté une cinquantaine d’opposants depuis la mi-septembre.
Des ONG de défense de droits de l’homme s’inquiètent de leur sort.

« Les autorités politiques et policières se crispent à la veille de l’élection présidentielle (le dimanche 25 octobre, NDLR), elles se durcissent contre une partie de l’opposition », juge, inquiet, Hervey Kokou Delmas, le directeur exécutif du bureau d’Amnesty International en Côte d’Ivoire. Selon lui, depuis la mi-septembre, les forces de l’ordre ont procédé à des dizaines d’arrestations d’Ivoiriens issus de l’opposition.

Leur nombre ? Entre une cinquantaine et une soixantaine, selon les sources. Leur tort ? Avoir participé à des marches contre le processus électoral, organisées par la Coalition nationale pour le changement, une plate-forme issue de l’opposition. (…)

Suite de l’article

La Croix (version Web), 22 oct. 2015

Election présidentielle ivoirienne : le message de Michel Gbagbo

(22/04/2015)

Parti Communiste Français : la Côte d’Ivoire tourne le dos à la démocratie

Dans la Lettre des relations internationales du 1er trimestre 2015, le Collectif Afrique du PCF dénonce la répression et les procès politiques en Côte d’Ivoire.

Répression et procès politique : la Côte d’Ivoire tourne le dos à la démocratie et à la nécessaire réconciliation

La Côte d’Ivoire connaît une crise profonde et violente depuis septembre 2002, date de la tentative de coup d’État contre le président Laurent Gbagbo qui s’est transformée en « rébellion » occupant la moitié nord du pays.

A l’image de la Sierra Leone et du Liberia, des manœuvres de déstabilisation y ont été menées en complicité avec le président burkinabé Blaise Compaoré, avec l’appui des puissances occidentales – France en tête – et de multinationales. Tous jouant aux « pompiers pyromanes », cherchant ainsi à aggraver la division et l’affaiblissement du pays pour leurs intérêts respectifs. Par le moyen de la force militaire française, un ancien haut fonctionnaire du FMI et membre de l’Internationale libérale, Alassane Ouattara a été imposé à la tête de l’État ivoirien après une élection dont rien ne confirme qu’il l’ait remportée. Cela au détriment d’un dialogue politique et d’un recomptage des voix qui restait souhaitable et possible.

Ainsi depuis 2002 jusqu’en 2011 de nombreuses violences ont été commises de part et d’autre lors une guerre civile larvée opposant un pouvoir élu et une rébellion. Le point culminant de ce processus est le tristement célèbre massacre de Duékoué en mars 2011 lorsque les troupes pro-Ouattara s’emparent du sud du pays.

LA CPI, POURTANT SAISIE EN 2003 PAR L’ÉTAT IVOIRIEN SUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS, CHOISIRA DE NE CIBLER QU’UN DES CAMPS EN PRÉSENCE POUR LA SEULE PÉRIODE POST-ÉLECTORALE DE 2010/2011.

Suivant en cela les desiderata de membres du Conseil de Sécurité, dont la France. La CPI fait ainsi l’impasse sur le rôle du camp Ouattara, sans parler du rôle de la France et des multinationales complètement passé sous silence.

Pourtant le pouvoir d’Alassane Ouattara porté aux nues par une partie de la communauté internationale aggrave et multiplie les manquements aux droits humains en Côte d’Ivoire. Des centaines d’arrestations arbitraires et politiques, l’impunité concernant les violences meurtrières depuis 2011, la promotion et l’enrichissement de ceux qui les ont commis, la persistance de milliers de réfugiés et de déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le non-respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de « rassemblement et de réconciliation », la violation des droits civils et politiques, constituent le triste quotidien de la population. Cette dernière paie le prix fort d’un régime de plus en plus autocratique, corrompu et antisocial, secoué et déstabilisé par des conflits violents entre clans rivaux pour l’accaparement des richesses et du pouvoir que les multinationales et les puissances impérialistes veulent bien leur laisser.

A ce triste tableau il faut ajouter la nomination d’un nouveau président du Conseil Constitutionnel, militant acharné du principal parti au pouvoir, remplaçant celui qui avait été illégalement mis en place par Ouattara mais qui était sans doute considéré comme plus assez docile. Sans oublier, au grand dam de la société civile et de l’opposition politique, la remise en selle du président de la Commission électorale indépendante, acteur contesté de la crise post-électorale.

Par ailleurs, le pouvoir cherche non seulement à restreindre fortement la liberté de réunion et d’association mais aussi à s’immiscer dans les débats internes des organisations de la société civile, des syndicats et des partis politiques comme en témoigne la récente décision de justice, dénoncée par Amnesty International, qui interdit la candidature d’un des candidats à la présidence du Front Populaire Ivoirien, ce qui a pour résultat de favoriser une tendance au détriment de l’autre et d’alimenter un climat délétère au sein de l’opposition.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le récent procès de 83 militants pro-Gbagbo. Selon tous les observateurs indépendants, il y a eu de graves manquements : absence de preuves matérielles pour étayer les accusations, témoins à charges incapables de reconnaître les prévenus et se contredisant dans des récits fantaisistes…

Loin de viser à satisfaire un désir de justice et de vérité, fort légitime, les peines prononcées, extrêmement lourdes et allant bien au-delà des réquisitions du parquet, relèvent d’un jugement politique. Comment pouvait-il en être autrement d’ailleurs, quand la porte-parole du gouvernement ivoirien admettait elle-même le 22 octobre dernier que des « procédures politiques » étaient en cours. A la justice des vainqueurs s’ajoute un procès inique, signe néfaste pour les libertés publiques et les centaines de militants politiques et associatifs qui croupissent dans les geôles du pouvoir. Il s’agit en réalité d’une escalade dangereuse, avec des pratiques qui ne s’observent que dans les régimes dictatoriaux.

LE POUVOIR FRANÇAIS NE PEUT CONTINUER DE SE FAIRE COMPLICE D’UNE TELLE FORFAITURE. IL FAUT BRISER LE SILENCE AUTOUR DE CE QUI SE PASSE EN CÔTE D’IVOIRE.

A défaut, on continuera de voir sévir des personnages comme Gérard Longuet. Ce dernier, représentatif des versants les plus extrêmes, réactionnaires et colonialistes de la droite française, ancien ministre de la défense de Nicolas Sarkozy lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, actuel sénateur UMP et président du conseil d’administration de Sea-Invest Africa, est arrivé à Abidjan à la fin du mois de février en vue de réclamer, sous prétexte de faire des « affaires », sa « part de gâteau » pour services rendus au régime Ouattara. A défaut de briser ce silence complice, les hostilités, les désirs de revanche et les guerres civiles de demain ne manqueront pas d’apparaître. Il est encore temps d’arrêter cet engrenage.

Collectif Afrique
Commission des relations internationales

Lien URL à la lettre :
http://international.pcf.fr/sites/default/files/lri_janvier_2015-exe-bd_0.pdf

Simone Gbagbo à ses juges : je veux « donner ma part de vérité »

Intervention de Simone Gbagbo devant les juges de Ouattara (23/02/2015)

Source de la transcription : Steve Beko, 5 mars 2015

INTERVENTION DE MADAME SIMONE EHIVET GBAGBO

Monsieur le Président,
Je tiens à saluer la mémoire de toutes les personnes qui ont perdu la vie durant cette période douloureuse que traverse la Côte d’Ivoire.

Je compatis également aux souffrances et à la douleur de toutes les personnes blessées, mutilées, physiquement, moralement. Toutes ces personnes qui ont été pillées et qui ont perdu leurs biens et qui sont aujourd’hui désemparées.

Je salue enfin toutes les personnes qui se retrouvent en exil du fait de la crise postélectorale. Je salue la Cour, et suis ravie de comparaitre afin de donner ma part de vérité sur les poursuites dont je fais l’objet. Tellement de choses ont été dites !!! (suite…)

Lire et voir 2014-10

Laurent Gbagbo, le droit à la différence. Nicoletta Fagiolo

Part. 1 (10 sept. 2014) : Presidential election in Ivory Coast November 2010. [Vidéo, 45 mn]
https://www.youtube.com/watch?v=xwDLCb2UkXE

Part. 2  (20 sept. 2014) : Presidential elections in Ivory Coast November 2010. [Vidéo, 45 mn]
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=-_gvhoG0lu8

Le transfert du Président GBAGBO à la CPI : « plus qu’un crime, une faute ! »

L’humiliation n’a qu’un temps

Par Bernard Houdin

Le 7 juin 1990, Nelson Mandela déclarait à la tribune de l’Assemblée Nationale française : «Le nom de la France évoque chez notre peuple les images vivantes d’une lutte couronnée de succès contre l’autocratie, pour la démocratie et la justice. »

Près d’un quart de siècle plus tard, alors que la figure emblématique du premier président postapartheid de l’Afrique du Sud continue de guider les pas de tous ceux qui, africains ou non, se reconnaissent dans sa lutte indomptable pour l’égalité des hommes et la souveraineté des peuples, quelle image évoque aujourd’hui la France pour des millions et des millions d’africains qui ne rêvent que de la victoire de la démocratie et de la justice sur l’autocratie ? (suite…)

Lire et voir 2014-05

Prétendues manoeuvres de Gbagbo pour se maintenir au pouvoir : un politologue détruit les thèses de Bensouda. Arsène Dogba. In : Notre Voix, 20 mai 2014.
Autre source : Lecridabidjan.net, 21 mai 2014
« Le président Laurent Gbagbo avait-il échafaudé une politique visant à se maintenir au pouvoir comme le prétend Fatou Bensouda ? Dans ce texte, le politologue ivoirien, Arsène Dogba, démonte avec force arguments vérifiables, cette thèse du procureur de la Cour pénale internationale (Cpi). »

 

Le Pr Michel Galy, politologue français, prévient : La Côte d’Ivoire vers le syndrome centrafricain. Contribution de Michel Galy. In : Ivoirebusiness.net, 19 mai 2014.
http://ivoirebusiness.net/?q=comment/87283

 

Interviews des anciens ministres Assoa Adou et Ahoua Don Mello sur la situation des Ivoiriens en exil et sur le complot électoral de 2010 ayant abouti au renversement par la force et à l’emprisonnement de Laurent Gbagbo, le véritable vainqueur des élections présidentielles.
Devoir de Vérité Actu : Interview des ex-Ministres Assoa ADOU et Ahoua Don mello. Canal3 Monde. [Vidéo, 26, 28 mn]
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=xfxCCvd2mMw

 

Laurent Gbagbo à la CPI, c’est la démocratie qu’on assassine. Par Bernard Houdin. 7 mai 2014. In :  Le blog de Bernard Houdin, 12 mai 2014.
http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-houdin/120514/laurent-gbagbo-la-cpi-c-est-la-democratie-qu-assassine

Extraits :
« Vers le 15 juin prochain la Chambre Préliminaire I de la Cour Pénale Internationale (CPI) devra rendre sa décision finale concernant l’Audience de Confirmation ou d’Infirmation des Charges que le Bureau du Procureur de ladite Cour tente de faire peser sur le président Laurent Gbagbo.
Ainsi, plus de trois ans après son arrestation dans des conditions de violence exorbitantes du Droit international le plus élémentaire, plus de trente mois après son transfert à La Haye, le président Laurent Gbagbo est maintenu en détention au motif principal que le Bureau du Procureur de la CPI peine de plus en plus visiblement à étayer la moindre culpabilité contre lui. »
(…)
« Ainsi, en février 2007, lors d’un entretien avec un général ayant exercé des hautes responsabilités dans l’opération militaire française Licorne en Côte d’Ivoire, celui-ci m’avait déclaré textuellement :  » Nous savons qu’en Côte d’Ivoire c’est Gbagbo qui a le soutien de la population mais ON lui a tellement savonné (sic) la planche à l’international qu’il aura du mal à la remonter ! » La manœuvre contre Gbagbo vient de loin…
Il existe un adage en Côte d’Ivoire qui s’énonce ainsi : « si tu es l’ennemi de Gbagbo et que tu veux le rester, ne le rencontre jamais  ! »
L’acharnement politique et médiatique orchestré ces dernières années a « fabriqué » beaucoup d’ennemis au président Gbagbo, d’autant plus facilement que la profusion vertigineuse des canaux d’information évolue aujourd’hui en raison inverse du bon sens commun. (…) »

Lire et voir 2014-02

Abel Naki présente son livre « Côte d’Ivoire, notre CRI ! Chronique d’une Résistance au coeur de l’Occident ». Vidéo (15 mn), 2 fév. 2014 :
http://www.youtube.com/watch?v=5n3eJvkF-3I&feature=player_detailpage

Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne et président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), expose dans une interview quelles sont, de son point de vue, les conditions d’une élection présidentielle démocratique, sans violences, en 2015 en Côte d’Ivoire :
Interview – Koulibaly crache ses vérités: « Je serai candidat contre Ouattara. Mon plan pour le faire tomber « 
In : Nord Sud Quotidien, 6 fév. 2014
Source en ligne : Lecridabidjan.net

Extrait :
 » […] Monsieur Ouattara, depuis trois ans qu’il est au pouvoir, n’a montré aucune volonté à aller à des élections transparentes et apaisées en 2015. Bien au contraire, il maille l’ensemble du territoire avec des milices, dozos et hommes en armes ; il maintient en place une commission électorale forclose, qui n’a jamais été capable d’organiser un scrutin sans violence ni mort d’homme et qui compte en son sein des groupements armés […] »

Interview de Bertin Kadet : « Que la CPI se ressaisisse et libère Gbagbo ! »

Vérités sur les violences de la crise post-électorale.
Bertin Kadet : « Que la CPI se ressaisisse et libère Gbagbo »
Par Benjamin Silué, pour Le Nouveau Courrier

Le ministre Bertin Kadet, Docteur en Géographie et Maître Assistant à l’Ecole Normale Supérieure d’Abidjan, a participé à la rédaction du livre intitulé « l’introuvable preuve contre le Président Laurent Gbagbo » publié par l’Harmattan. Dans cette interview, il s’exprime sur ses différentes publications depuis la survenue de la crise postélectorale, et montre dans l’ouvrage collectif qui vient de paraître, en quoi les décisions prises par le Président Laurent Gbagbo pour la sécurisation du processus électoral l’ont été en application des accords [de] paix, validés par l’ONU et tous les acteurs de la communauté internationale impliqués dans la crise ivoirienne.
(…)
[Ci-dessous, la seconde partie de l’interview dans laquelle Bertin Kadet montre les conditions dans lesquelles se déroulèrent les élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire, pays où la moitié du territoire était occupée par une rébellion armée qui n’appliqua jamais les accords de désarmement :]

Et qu’en est-il du désarmement des forces belligérantes ?

Le désarmement des forces belligérantes constitue le second volet des tâches indispensables à la réussite de la sortie de crise. C’est du désarmement que dépend la sécurité du processus électoral. Le regroupement des ex-combattants, le stockage des armes et le démantèlement des milices au plus tard le 22 décembre 2007 sont des exigences de l’Accord de Paix de Ouagadougou.
Or concernant ce volet, les faits montrent que les groupes d’autodéfense de l’ouest ivoirien, le Front de Résistance du Grand-Ouest (FRGO) ont volontairement déposé les armes le 19 mai 2007 à Guiglo, sous la supervision de l’Opération des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire (ONUCI). Dès lors, il revenait à l’ONUCI conformément à sa mission, d’appuyer le gouvernement pour déployer les forces de sécurité dans cette région sensible et rassurer les populations. Concernant l’armée régulière, le Général Philippe Mangou, chef d’Etat-major des Fanci et les commandants des forces ont achevé le regroupement de leurs soldats et le retour des militaires dans les casernes dès janvier 2008.

La rébellion « forces nouvelles » a-t-elle suivi ce mouvement de désarmement ?

Hélas non, trois fois non. Les « forces nouvelles » n’ont pas désarmé à cette date. Ayant fait le constat de leurs atermoiements, l’accord complémentaire IV a réitéré cette exigence assortie d’une échéance expirant deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle (APO, Complémentaire IV, 2008). Mais en juillet 2010, la rébellion n’avait toujours pas démarré le désarmement de ses forces. (suite…)

Le Dr Assoa Adou rétablit la vérité sur le conflit postélectoral en Côte d’Ivoire

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL RELATIVE AUX PROPOS DE M. SORO GUILLAUME LORS DE SON VOYAGE EN THAILANDE

Le 13 Novembre (1) 2013, répondant à une question d’un parlementaire thaïlandais, Président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, voulant avoir des éclaircissements sur la décision de l’Etat ivoirien de transférer le Président Laurent Gbagbo à la Haye, M. Soro Guillaume a fait une série d’affirmations et d’extrapolations sur lesquelles il est utile de s’arrêter.

1- A propos des élections présidentielles

M. Soro affirme que « les élections se sont bien passées ». Or, il est connu et bien établi que, dans les circonscriptions électorales du Nord, c’étaient les rebelles de Soro et de Ouattara, en armes, qui régnaient en maîtres ; que les représentants du candidat Gbagbo ont été interdits d’accès aux bureaux de vote ; que des électeurs du candidat Gbagbo ont été empêchés de voter ; que des urnes ont été, soit, bourrées, soit emportées, soit saccagées ; que des procès-verbaux de bureaux de vote fictifs ont été comptabilisés au profit du candidat Ouattara ; que le candidat Ouattara y a obtenu, parfois, plus de 100 % des voix ? Toutes ces anomalies ont été relevées par la mission d’observation électorale de l’Union Africaine et de nombreux autres observateurs africains. (suite…)

Dr Boga Sako Gervais : « C’est à l’ONU de libérer l’otage Gbagbo ! »

Dans une Tribune publiée par la Dépêche d’Abidjan, le Président de la FIDHOP (Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la Vie politique) rappelle le rôle essentiel qu’a joué l’ONU dans le conflit postélectoral de 2010-2011 et en appelle aujourd’hui à sa responsabilité pour l’avenir de toute la Côte d’Ivoire.

Devant l’imbroglio juridico-politique auquel la Cour pénale internationale (CPI) nous donne d’assister depuis deux ans, il est de notre devoir, d’une part, de rafraîchir les mémoires de nos compatriotes Ivoiriens et Africains et d’en appeler à la lucidité et au réalisme de tous : le dossier Laurent Gbagbo est plutôt politique que judiciaire !
Et d’autre part, il nous faut mettre le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (c’est-à-dire, toute la Communauté internationale) face à ses responsabilités quant à ce qui pourrait advenir en Côte d’Ivoire, si le Président Laurent Gbagbo continue toujours d’être pris en otage à La Haye.

En cinq points, nos vérités seront synthétisées.

1/ Qui est principalement à l’origine de la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire en fin 2010 ?
C’est bien l’ONU !
Car c’est bien le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire à l’époque des faits, le nommé Yuan J. Choï, agissant en sa qualité de (simple) certificateur de l’élection, qui a créé le bicéphalisme au sommet de l’Etat ivoirien, juste trois jours après la tenue du second tour de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre 2010.
Alors que ses missions de certificateur le contraignaient pourtant à ne jamais se substituer aux institutions de la Côte d’Ivoire, qui demeurait toujours un Etat souverain, malgré la crise, M. Choï a gravement outrepassé ses compétences, en désignant un président autre que celui proclamé vainqueur du scrutin par le Conseil Constitutionnel ivoirien.
Par son fait, l’ONU s’est ainsi rendue principalement responsable du chaos que le pays connaîtra par la suite.
Activement soutenus à l’époque par la France et les Etats-Unis, à travers leurs ambassadeurs respectifs, l’erreur et le mensonge du fonctionnaire de l’ONU ont été vite distillés, telle une vérité absolue, dans tous les réseaux de la Communauté internationale, notamment au G20, à l’UE, à l’UA et au sein de la CEDEAO, grâce à la presse occidentale et à certaines ONG internationales des Droits de l’Homme.
Dès lors, l’usage de « tous les moyens » (dont la force) s’est trouvé justifié, afin de permettre à l’ONU d’imposer sa fausse vérité au Peuple Ivoirien, en dégageant le Président Gbagbo pour installer M. Alassane Ouattara dans le fauteuil présidentiel.

2/ Qui a autorisé les bombardements d’Abidjan de mars 2011 ; principalement de la résidence présidentielle ?
C’est bien l’ONU !
Car c’est bien le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui adopta, le 30 mars 2011, la résolution 1975, qui comprenait les cinq points injonctifs suivants :
– le retrait immédiat de M. Gbagbo de la présidence de la République ;
– l’usage par l’ONUCI de « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protection des civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes » ;
– l’imposition de sanctions ciblées (gels des avoirs et interdiction de voyager) à l’encontre du Président Laurent Gbagbo et de certains de ses proches ;
– la reconnaissance de la CPI pour juger les auteurs de crimes graves en Côte d’Ivoire ;
– la référence explicite à « la responsabilité de protéger ».
Sur la base de cette fameuse résolution, l’armée française de la Licorne et les Casques bleus se sont rendus responsables de l’extermination de plusieurs centaines de jeunes patriotes, qualifiés de miliciens pro-Gbagbo, des civils non armés pourtant, mais qui ont commis le crime de soutenir le verdict du Conseil Constitutionnel de leur pays.
Et toujours sur la base de cette résolution, le Président de la République Laurent Gbagbo fut arrêté le lundi 11 avril 2011 aux environs de 11H Gmt.

3/ Qui a ordonné le transfèrement du Président Laurent Gbagbo devant la CPI ?
C’est bien l’ONU ! (Avec la complicité explicite de M. Ouattara !)
Car c’était l’une des injonctions du Conseil de Sécurité dans la résolution 1975. En effet, aux termes du Statut de Rome instituant la CPI, au même titre que les Etats signataires de ce texte ou du procureur de la Cour, le Conseil de Sécurité de l’ONU peut ordonner ou suspendre des poursuites contre des personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes contre l’humanité.
C’est là la preuve essentielle et irréfutable de la politisation intrinsèque qui caractérise la CPI !
Car, on peut aisément comprendre qu’avec leur droit de véto, des Etats parmi les puissants du monde peuvent décider du sort de certaines personnalités et des pays qui oseraient les défier ou s’opposer à leurs intérêts.

4/ Qui est donc le commanditaire de la prise d’otage du Président Gbagbo à La Haye ?
C’est bien l’ONU ! (En concurrence avec la France sarkozienne !)
En effet, s’étant autorisée[s] à désigner un Président de la République pour les Ivoiriens, en lieu et place du Conseil Constitutionnel ivoirien, l’ONU et la France se sont cru obligées de protéger le nouveau pouvoir d’Abidjan.
Pour permettre donc à leur « poulain » d’exercer le mandat qui venait de lui être offert, l’ONU et la France se sont servi de la CPI pour tenir loin de son pays, le « populiste » et très populaire en Côte d’Ivoire, mais aussi célèbre en Afrique et dans le monde, Monsieur Laurent Gbagbo.
Ainsi, en toute violation du principe sacro-saint de la présomption d’innocence, et alors que les preuves sont insuffisantes, voire inexistantes, pour ouvrir un procès contre lui, M. Gbagbo demeure l’otage de l’ONU à la CPI !
Heureusement qu’il y a encore des Juges au sein de la CPI qui refusent de cautionner cette supercherie mondiale et qui militent pour la libération de l’otage !

5/ Qui devra donc assumer les conséquences éventuelles en Côte d’Ivoire consécutives à la non-libération de M. Laurent Gbagbo ?
Ce serait bien l’ONU !
Toute la Communauté internationale doit bien se rendre compte du dépérissement inquiétant de la vie sociopolitique ivoirienne, depuis que le Président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye. En voici le résumé de la réalité du pays.
– La réconciliation nationale est paralysée ; voire morte ! Et le pire pourrait advenir à tout instant…
– La justice n’est que celle des vainqueurs sur les vaincus ; avec des milliers de familles de victimes de tous bords politiques qui crient justice !
– Les Droits de l’Homme continuent d’être violés au quotidien par les FRCI et « dozos », plus gravement aujourd’hui qu’hier et en toute impunité : ce fut le cas dans le drame du camp des réfugiés de Nahibly, en juillet 2012 ; c’est actuellement le cas dans la région d’Agboville, pratiquement en état de siège, sous le couvert de « l’opération Téré ».
– L’Etat de droit et les fondements de la République sont constamment remis en cause dans le pays, avec la dévalorisation, voire la ‘’disparition’’ des FDS, face à des ex-rebelles et à des « dozos » hyper-armés.

C’est pour toutes ces raisons que nous exhortons l’ONU et la Communauté internationale à se ressaisir en Côte d’Ivoire pendant qu’il est encore temps ! Il faut se souvenir des graves erreurs commises par le passé, dont le Génocide rwandais de 1994 qui hante toujours nos mémoires, afin d’éviter le pire à la Côte d’Ivoire.
Ce qui signifie simplement de libérer l’otage Laurent Gbagbo et d’exiger du régime d’Abidjan, la libération immédiate de tous les prisonniers, ainsi que le retour facilité et sécurisé de tous les exilés.
Car, aussi longtemps qu’il sera maintenu otage de l’ONU à la CPI, le Président Laurent Gbagbo continuera de conditionner la Paix et la Réconciliation en Côte d’Ivoire, et d’inspirer ou de mobiliser des milliers et des milliers d’Ivoiriens et d’Africains à travers le monde !

Fait à Rome, le 9 novembre 2013

Dr BOGA SAKO GERVAIS
• Enseignant-Chercheur à l’Université de Côte d’Ivoire ;
• Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;
• Président de la Fondation Ivoirienne pour Les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;
• Ecrivain-Essayiste.

In : La Dépêche d’Abidjan, 10 nov. 2013

Lire et voir 2013-11

Il y a 9 ans la France tuait impunément des Ivoiriens. Lu par Grégory Protché, Le Gri-Gri international. 09-18 nov. 2013. [Vidéos].
Contient : Articles du Nouveau courrier et reportages.
Partie 1 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=BXrP6I7yZ_4
Partie 2 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=YyrVd82T08k
Partie 3 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=fDd9TSvpga0
Partie 4 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eb0PC33yLXI
Partie 6 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=EQ8YBtwbnuQ
Partie 7 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=IurY9sYfpkg
Partie 8 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hX7OGjF-vZY

Nathalie Kouakou Yao, présidente d’Amnesty International Côte d’Ivoire, révèle: « La CPI a émis des mandats d’arrêt contre des pro-Ouattara ». Interview réalisée par Assane NIADA. L’Inter.
En ligne sur Ivoirebusiness.net, 14 nov. 2013.
Les cas Blé Goudé, Mme Gbagbo, les gendarmes arrêtés à Agban et Azito, les 41 jeunes extradés du Liberia, ce sont là quelques sujets brûlants abordés courageusement par la présidente de la section ivoirienne d’Amnesty International, Nathalie Kouakou Yao. Interview vérité d’une militante des droits de l’homme (…)
http://www.ivoirebusiness.net/?q=articles/exclusifnathalie-kouakou-yao-pr%C3%A9sidente-damnesty-internationale-c%C3%B4te-divoire-rev%C3%A8le-la-cpi

En Côte d’Ivoire, pendant le conflit postélectoral de 2010-2011, l’Union européenne a mis en place, à la demande d’Alassane Ouattara, un embargo touchant l’ensemble des produits, y compris les médicaments, entraînant indirectement de nombreux décès.
Dans l’article ci-dessous, Michel Galy dénonce l’embargo qui frappe aujourd’hui Madagascar et touche les personnes les plus démunies.
Madagascar : les élections, et après ?. Par Michel Galy. In : Indignez-vous, 13 nov. 2013.
http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2013/11/13/madagascar-les-elections-et-apres-par-michel-galy-5220214.html

Wattao, une insulte à l’intelligence. Par Bernard Houdin. 11 nov. 2013. In : Indignez-vous.
http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2013/11/11/wattao-une-insulte-a-l-intelligence-par-bernard-houdin-52191.html

Interview du journaliste persécuté pour avoir dénoncé les crimes de la France en Afrique.
« Silvestro Montanaro, journaliste italien, depuis de nombreuses années racontait les injustices dont sont victimes les classes les plus défavorisées à travers le monde. C’est cette mission qu’il honora lorsqu’il decida de raconter la crise ivoirienne, et la vie de Thomas Sankara. Apparemment cet excès de zèle pour la défense des plus faibles n’était pas du gout de la RAI (télévision publique italienne) son entreprise, qui cédant aux nombreuses pressions a décidé de suspendre son émission C’ERA UNA VOLTA.
Dans cette interview exclusive réalisée et traduite de l’Italien au français pas ACC- Côte d’Ivoire, avec la collaboration de Gahié Kuidé Bosow, Silvestro Montanaro nous parle de son travail passionnant et de son combat pour la liberté d’expression. (…) »
http://cotedivoireinfo.wordpress.com/2013/11/04/interview-du-journaliste-persecute-pour-avoir-denonce-les-crimes-de-la-france-en-afrique/

Retour définitif de la paix en Côte d’Ivoire – Quand International Crisis Group rejoint l’opposition !
Cet article du Nouveau Courrier reprend les principales propositions contenues dans un rapport de l’organisation International Crisis Group pour contribuer au retour à la paix en Côte d’Ivoire :
http://nouveaucourrier.net/retour-definitif-de-la-paix-en-cote-divoire-quand-international-crisis-group-rejoint-lopposition/

 

Jacques Vergès, celui qui ne s’en laissait pas compter

Décembre 2010, en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara refuse la décision du Conseil Constitutionnel qui a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle après l’invalidation des résultats dans plusieurs régions où des fraudes s’étaient déroulées à une échelle massive, dans un climat de violence et d’intimidation à l’encontre des partisans de Laurent Gbagbo.
Alors que la plupart des pays et institutions de la Communauté internationale, relayés par les grands médias, minimisaient l’ampleur des fraudes et des actes de terreur qui ont accompagné le scrutin, Jacques Vergès a pris la parole, avec Roland Dumas – qui fut président du Conseil Constitutionnel français, et ministre des Affaires étrangères – sur les radios et télévisions, documents et photos à l’appui, pour montrer l’ampleur des fraudes et tenter de rétablir la vérité sur les résultats de l’élection.

Leur enquête est publiée dans :
Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire. Roland Dumas et Jacques Vergès. Paris : Edite, 2011

En apprenant la nouvelle de son décès, de nombreux Ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire lui ont rendu hommage. Parmi eux :

Bernard Houdin

 » (…) J’ai connu Jacques Vergès au début de ce que le magma « bien-pensant » a appelé la « crise postélectorale » ivoirienne, présentée, dans la Doxa « officielle » ( ?!) comme l’affrontement entre le Bien (le démocrate « élu », Alassane Ouattara) et le Mal (le dictateur « déchu », accroché au pouvoir, Laurent Gbagbo).

Dès les premières heures de cette « crise », Jacques Vergès a « senti » la réalité du dossier, en fait un nouveau mauvais coup porté au Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en violation de des principes fondateurs de la Charte des Nations-Unies, et au nom, comble de la perversité, de ces mêmes Nations-Unies, sous le couvert de la fameuse « Communauté Internationale » à propos de laquelle l’éditorialiste Jean Claude Guillebaud se demandait récemment si elle existait réellement et si quelqu’un l’avait une fois rencontrée…(…)  »

Lire le texte complet :
http://nouveaucourrier.net/bernard-houdin-rend-hommage-a-verges-salut-jacques/

Eric Kahé

 » (…) Maître Vergès n’était pas mon ami au sens d’une intimité partagée, ni mon avocat. Mais ce soir, je suis gagné par la tristesse de la perte de celui qui m’a honoré de sa visite en 2005, dans les décombres de Guitrozon, dans la commune de Duékoué, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, et qui a cru devoir consigner par écrit, ses aversions pour les horreurs qu’il y a vues. Son soutien n’était pas celui d’un professionnel du droit mais de quelqu’un qui comprenait ma peine solitaire. Je me souviens encore de son calme, de sa détermination et de sa méthodologie de collecte des faits pour la recherche de la vérité. Il avait tenu à interroger le maximum de victimes et de témoins, y compris parmi les membres des communautés mises en cause dans ce drame ! (…)  »

Lire le texte complet :
http://re.ivoire-blog.com/archive/2013/08/16/jacques-verges-et-guitrozon-427867.html