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Plus d’un millier de victimes ivoiriennes veulent faire éclater la vérité

Par Maître Habiba Touré

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 25 janvier 2016 – Cinq (5) ans après le début de la crise postélectorale, et quatorze (14) ans après le début des exactions subies par les populations civiles principalement à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, et qui ont été ciblées du fait de leur appartenance au groupe ethnique Wê, aucun membre des forces pro-Ouattara suspecté d’avoir commis ces graves crimes contre l’humanité n’a été poursuivi par Madame le Procureur près la Cour Pénale Internationale.

Face à ce désespoir et à cette négligence coupable, 1073 victimes et leurs ayants droit ont décidé d’adresser des demandes de participation au Service concerné de la Cour Pénale Internationale.

Parallèlement, un document de dénonciation de crimes accompagné des éléments de preuves a été également adressé au Bureau du Procureur.

Des centaines de victimes du groupe ethnique Wê continuent de se mobiliser en vue de saisir également la Section de Participation des Victimes et des Réparations de la Cour Pénale Internationale.

De par le nombre important des victimes, l’ancienneté des crimes subis en 2002, leur degré de cruauté renouvelé en 2011 puis en 2012 et cela de manière aussi ostentatoire, les victimes s’étonnent de l’inertie du Procureur de la CPI, alors qu’elles continuent de subir de nouveaux crimes et les conséquences des exactions déjà subies surtout dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Ce sentiment d’invincibilité et d’impunité qui se développe chez les forces pro-Ouattara, auteurs présumés de ces crimes, qui ont de surcroît bénéficié de promotions de la part du pouvoir ivoirien, et cela manifestement à titre de récompense, leur laisse tout le temps nécessaire pour faire disparaître les preuves.

Ces 1073 victimes ayant subi les pires souffrances, dont 230 enfants, attendent de Madame le Procureur BENSOUDA, qui est pratiquement arrivée à la moitié de son mandat, des poursuites à l’encontre de ces individus afin que la Cour Pénale Internationale ne perde pas le peu de crédibilité qui lui reste face aux critiques grandissantes dont elle fait l’objet.

Pour le Collectif des Avocats des Victimes,
Maître Habiba TOURE
Avocat à la Cour

 

Lettre ouverte à Europe Ecologie-Les Verts

Cette lettre fut envoyée il y a trois mois à plusieurs responsables d’Europe Ecologie-Les Verts par l’équipe d’animation de l’Inter-Collectif Afrique, collectif constitué de membres de différentes nationalités, associations et organisations politiques. En partant de l’analyse du bilan d’activités de l’ancien ministre Délégué au Développement Pascal Canfin, écologiste, le Collectif a interpellé les responsables d’EELV sur leur silence concernant la situation en Côte d’Ivoire et les relations franco-ivoiriennes.

La lettre est restée sans réponse.

Lettre ouverte à nos amis d’Europe Ecologie les Verts (mars 2014)

Cette contribution au débat porte sur le bilan d’activités du Ministre Pascal CANFIN dont l’objectif louable était de rendre l’Aide Publique au Développement plus équitable. Nous saluons aussi la technicité et la précision des sujets traités de manière générale par votre organisation sur les questions Afrique-France. Cela dit, nous ne croyons pas que cette stratégie ait le pouvoir d’infléchir la politique gouvernementale et sa gestion de l’héritage néocolonial.

Cette démarche ne constitue pas une réponse suffisante à la souffrance des sans-terre, des sans-voix et des sans-toit qui n’en peuvent plus de cet ordre inégalitaire. Elle risque même de contribuer à une mystification dans le style : la régulation et le respect des contraintes de la transition écologique ne nous inquiètent pas tant pour vous peuples du Sud qui crevez déjà de faim, que pour nous, riches pays développés vieillissants, qui ne savons plus quoi faire de nos déchets si ce n’est les déverser chez vous et tenter d’en limiter le nombre en vous interdisant notre mode de développement prédateur. Puisqu’il sied souvent de revenir à l’une des périodes sombres de notre histoire pour faire comprendre par analogie les raisonnements qui nous dérangent, c’est un peu comme si l’on obtenait l’engagement d’un général SS amateur de bon vin de gérer écologiquement une exploitation viticole française sous l’Occupation.

Est-il possible de vanter le bilan de M. CANFIN sur la gestion de l’Aide Publique au Développement et de rester silencieux sur toutes les questions soulevées depuis plusieurs années maintenant sur le droit des peuples africains, spécialement d’Afrique francophone, à disposer d’eux-mêmes ?

Le silence sur la situation politique qui prévaut en Côte d’Ivoire notamment est d’autant plus assourdissant qu’EELV n’avait de cesse d’exhiber une certaine chercheuse depuis 2001, Oumou KOUYATE qui conspuait L. GBAGBO et sa gestion calamiteuse du pouvoir selon elle après avoir lâché A. OUATTARA qu’elle avait pourtant soutenu jusque-là. Et de venir nous expliquer que le drame de la Côte d’Ivoire tenait à la corruption des politiciens renvoyant dos à dos tous les protagonistes et appelant la société civile à prendre le pouvoir. Mais il semble qu’en Occident aussi, les hommes politiques mentent, corrompent, mais nous ne nous souvenons pas avoir entendu EELV appeler à installer la société civile à la tête de la GRECE, de l’UKRAINE ou encore de la FRANCE. A en juger par une actualité récurrente et insistante depuis la mandature de N. Sarkozy, notre pays doit détenir la palme du nombre de dignitaires de haut rang inculpés pour affaires politico-financières, sans que la justice ait vraiment les moyens d’appliquer les sanctions qui s’imposent à de tels actes de corruption. Deux poids deux mesures: n’était-ce pas une erreur historique d’avoir soutenu N Sarkozy, dans sa guerre ouverte à l’encontre du pouvoir de L. Gbagbo, guerre déclenchée le 19 septembre 2002 à partir de la base arrière du Burkina-Faso dont le régime est aux ordres, soit quelques mois seulement après l’intronisation de J. Chirac, autre président de l’UMP à l’Elysée, grâce d’ailleurs indirectement au vote FN ? Lionel Jospin, premier ministre socialiste, n’avait-il pas respecté en son temps la non-ingérence dans les affaires nationales d’autrui ?

Quid de la légitimité démocratique dont procèdent normalement les institutions qui président aux destinées des peuples ? Et le cas échéant, sur quelle base auriez-vous voulu que les représentants de cette « société civile » soient désignés ? Par les bailleurs monétaires et financiers du Nord ? Commode pour perpétuer le clientélisme et les accords de coopération dans le sens de nos intérêts hexagonaux bien compris. Ou alors comptiez-vous vous appuyer sur les rapports mensongers de vos chères ONG, HRW en tête largement financée par SOROS qui ont servi de prétexte à l’adoubement illégitime de OUATTARA que vous n’avez pas dénoncé ?

De toute manière, indépendamment des divergences d’analyse sur les résultats des élections présidentielles, au bout de trois ans d’installation du régime Ouattara, le bilan est clair: il s’agit d’un régime liberticide et criminel, d’autant plus criminel qu’il est soutenu par le camp occidental, piloté par les USA et la France dans sa tentative d’éradiquer par tous les moyens une opposition pourtant pacifique. Nous continuons et continuerons de penser qu’il n’y a pas de réconciliation qui tienne tant que la Côte d’Ivoire sera dirigée de cette manière (lien vers un mémorandum en images de la crise ivoirienne depuis 2002 : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/memorandum-en-images-sur-la-cote-divoire.html).
(…)
Suite de la lettre ouverte sur Fraternafrique

Côte d’Ivoire. Attaques répétées des manifestations du Fpi : le Rdr prépare les ingrédients d’une guerre civile

Par Boga Sivori

Agacé par le refus des tenants du pouvoir d’apaiser le climat sociopolitique – refus qui s’est matérialisé par le transfèrement de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi) -, le comité central du Fpi, réuni le samedi 22 mars 2014, a décidé de renouer avec les manifestations de rue. A savoir les meetings, marches, sit-in et toute autre manifestation pacifique qu’autorise la démocratie.
Comme réplique, le Rdr, par la voix de son porte-parole principal, Joël N’Guessan, n’a rien trouvé d’autre que de donner officiellement l’ordre à ses militants de s’attaquer aux manifestations du Fpi. (suite…)

Le silence des autorités françaises sur la Côte d’Ivoire

Curieuse position de la France sur la situation des Droits de l’Homme en Afrique : la contradiction de Hollande

par Guillaume T. Gbato

La France, la grande France, est en guerre en Centrafrique depuis la fin de la semaine dernière. Mardi, de retour de Johannesburg, où il a assisté aux obsèques de l’ancien président sud africain, Nelson Mandela, le chef de l’Etat français, François Hollande, a fait une escale de quelques heures à Bangui, la capitale centrafricaine, à la suite de la mort de deux soldats français de l’opération «Sangaris». A cette occasion, et devant ses soldats, le chef de l’Elysée est revenu sur les raisons qui ont motivé son intervention rapide au pays de Bokassa. Pour lui, en effet, il s’agissait de «sauver des vies humaines».
Bel engagement plein d’altruisme, serait-on tenté de dire. Mais le hic, c’est que, dans d’autres circonstances similaires, on n’a pas entendu le président Hollande avec autant d’énergie.
En effet, en juillet 2012, alors que M. Hollande était déjà bien installé à l’Elysée, les dozos et autres milices proches du pouvoir ivoirien ont attaqué le camp des réfugiés de Nahibly, à Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Faisant des centaines de morts. Jusqu’à ce jour, on ne connaît pas la position officielle de la France et de son gouvernement sur cette tragédie que ne cessent de dénoncer les organisations internationales des Droits de l’Homme comme Amnesty international.
Jusqu’à ce jour, les enquêtes promises par le pouvoir n’ont jamais démarré et la France n’a rien dit. En tout cas, rien d’audible.
Plus généralement, en Centrafrique, Hollande et la France ont déclaré la guerre aux Séléka, coupables, à leurs yeux, du drame centrafricain. Curieusement, en Côte d’Ivoire, ils ferment les yeux sur les agissements des dozos, dont les méthodes ressemblent pourtant à celles de leurs homologues centrafricains.
Le président Hollande s’émeut de la mort de quatre cent personnes à Bangui en deux jours. C’est compréhensible. C’est même normal. Mais, le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, qui est très proche de lui, reçoit, en grande pompe, Guillaume Soro, dont les troupes sont responsables de la mort, en une seule journée, à Duékoué Carrefour, en mars 2011, d’environ un millier de Guéré.
Alassane Dramane Ouattara passe le clair de son temps en France, et, très souvent, à l’Elysée. Pourtant, tout le monde sait qu’en Côte d’Ivoire, les dozos qui lui ont prêté main forte dans sa conquête du pouvoir et qui font intégralement partie de son appareil sécuritaire tuent et violent à longueur de journée. A tel point que, même l’ONU, allié traditionnel du régime Ouattara, a été obligée, ces derniers jours, de dénoncer leurs méfaits. Mais, depuis, personne n’a entendu le président Hollande, encore moins son gouvernement. Dans de telles conditions, comment peut-on croire en la sincérité du président Hollande et du Parti socialistes au pouvoir en France. La vérité, c’est que ces interventions et considérations à géométrie variable discréditent plus la France qu’elles ne l’honorent. Malheureusement.

In : Notre Voie, n° 4590, 12 déc. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Voir aussi :
Rapport sur les abus des Droits de l’Homme commis par des Dozos en République de Côte d’Ivoire. ONUCI, OHCHR. Juin 2013

Côte d’Ivoire : lire le rapport de l’ONU sur les crimes commis par des Dozos

Texte intégral du rapport :

Rapport sur les abus des Droits de l’Homme commis par des Dozos en République de Côte d’Ivoire. ONUCI, OHCHR. Juin 2013

A Saint-Ouen, échanges autour du film « La Francia in nero » de Silvestro Montanaro

Samedi 23 novembre, à Saint Ouen (« Commune Image ») : la projection-débat du documentaire « La Francia in nero » (La France en noir) sur les massacres perpétrés par les rebelles contre les populations de côte d’Ivoire, a donné lieu à des interventions fort intéressantes, dont celles de :
– Dominique Josse, responsable Afrique au Parti Communiste Français.
– Maître Habiba Touré qui est revenue sur le contexte de la plainte déposée par Michel Gbagbo contre Guillaume Soro et les com’zones.
Le réalisateur s’est entretenu en vidéoconférence avec les participants.

Voir la vidéo (extraits des échanges) :
Le Parti Communiste Français :  » le dossier contre Gbagbo à la CPI est creux ». EventnewsTv. 24 nov. 2013. 21 mn.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xhnkeesdyTs

Voir ou revoir le documentaire de Silvestro Montanaro (sous-titré en français) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eSumHaxLh4U

Meetings attaqués, journaliste assassiné, rapt de militants, quelle liberté pour le peuple ivoirien ?

Assassinat le 14 novembre 2013 de Désiré Gnonsiohoué, appelé aussi Désiré Oué, rédacteur en chef de Tomorrow Magazine :

Rédacteur en chef du journal chrétien « Tomorrow », qui connaît une grande audience dans le milieu chrétien, Désiré Woué, jeune Wê originaire du département de Bangolo vient d’être abattu, selon les témoignages de ses voisins de quartier à Cocody-Angré, par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’armée de Ouattara. (…)
Suite de l’article :
http://www.ivoirenewsinfo.net/derniere-heureun-journaliste-pro-gbagbo-assassine-son-domicile/


Meeting de Bouna 
:

BOUNA (603 km à l’EST d’Abidjan) – Dans le cadre de la remobilisation de ses structures dans le ZANZAN (Est de la Côte d’Ivoire), la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI) a lancé une tournée, dans le Nord-Est ivoirien du 14 au 22 Novembre 2013. (…)

« Les milices du RDR ont attaqué et chassé les militants de la JFPI venus apprêter la salle du Foyer des Jeunes de Bouna devant abriter le meeting de Koua Justin. Face à cette barbarie, le Secrétaire National par Intérim de la JFPI, le Camarade Koua Justin s’est rendu au Commissariat de Bouna pour porter plainte contre les agresseurs » a déclaré, au téléphone, un militant de la JFPI de Bouna. (…)
Suite de l’article :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/11/15/bouna-les-milices-du-rdr-attaquent-le-meeting-de-koua-justin.html


Meeting d’Oumé
:

Le mardi 5 novembre 2013, le président Pascal AFFI NGUESSAN avait prévu d’animer un meeting de remobilisation des bases du FPI au stade municipal d’Oumé. Toutes les précautions administratives avaient été prises par les responsables locaux de notre Parti, en rapport étroit avec le Préfet du département.

Mais, à la grande surprise des militants du FPI commis à l’aménagement du site du meeting, des individus armés de gourdins, de machettes et d’armes à feu se réclamant du RDR se sont rués dès 9 h 00 sur les installations qu’ils ont entièrement saccagées. (…)
Suite du Communiqué du Front Populaire Ivoirien du 6 nov. 2013 :
http://www.fpi-france.org/communique-secretariat-fpi-france.html


Rapt d’Alain Gnapi, militant du COJEP, par la DST le 7 novembre 2013 :

Le Jeudi 07 Novembre 2013 aux environs de 22 heures, à Yopougon Toits-Rouge, le camarade GNAPI ALAIN, Secrétaire National à la Mobilisation du COJEP et président de la Coordination de Yopougon a été enlevé par des individus non identifiés et conduit à une destination inconnue. Les démarches effectuées révèlent qu’après trois jours de garde à vue à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), il est écroué à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) pour atteinte à la sûreté de l’Etat, collaboration avec des bandes armées et activisme, par le juge KRA N’DRI du 10ème cabinet du tribunal spécial post-crise électorale. (…)
Suite de l’article :
http://www.civox.net/Atteinte-aux-libertes-publiques-Le-COJEP-denonce-l-enlevement-de-son-SG-a-la-mobilisation_a3971.html

Lire et voir 2013-09

La Cour Pénale Internationale, une arme à double tranchant…
En vue de la chienlit de 2015. Le Chef d’état ivoirien libère ses chiens de garde. Nick de Bessou, Président du Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises, 20 sept. 2013. In : ResistanCIsrael, 22 sept. 2013.
http://re.ivoire-blog.com/archive/2013/09/22/en-vue-de-la-chienlit-de-2015-431056.html

Allocution du Président Aboudrahamane Sangaré, 1er Vice-président du FPI, Porte-parole des ex-détenus politiques : Réception des ex-prisonniers politiques samedi 31 août 2013, QG Laurent Gbagbo.
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/09/04/allocution-integrale-d-aboudramane-sangare-a-la-reception-de-429452.html

Question à Alassane Ouattara : à quel corps d’armée appartiennent les dozos ? Raphaël Adjobi. In : Les pages politiques de Raphaël, 2 sept. 2013.
http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2013/09/02/question-a-alassane-ouattara-a-quel-corps-d-armee-appartienn.html

Des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire récusent la thèse d’Alassane Ouattara selon laquelle leur région aurait été « abandonnée »

Extraits d’une contribution du Collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale

Selon la presse qui a couvert cette tournée, lors de sa récente visite d’Etat dans le nord de notre pays, le président Alassane Ouattara aurait entre autres déclarations, affirmé, face au triste constat qu’il a fait lui-même de la situation du nord que «le nord a été abandonné».
Afin, uniquement et exclusivement de rétablir la vérité historique, des cadres et population du nord que nous appellerons «un collectif des nordistes ivoiriens» de tous bords politiques et même sans étiquettes politiques, parce qu’ayant été témoins et acteurs des faits ci-après rappelés, a décidé, de rétablir quelques faits historiques vérifiables, pour conférer à la vérité «sa divine beauté», comme le disait le président Félix Houphouët-Boigny.

(suite…)

Témoignage de l’ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody sur son séjour carcéral à Bouna

Le Pr Toto Jérôme Balou Bi, ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody (Abidjan), revient sur les conditions de sa déportation et de son séjour à Bouna à partir d’avril 2011, ainsi que sur les destructions et les sévices dont se sont rendues coupables à l’Université de Cocody les troupes au service d’Alassane Ouattara.

Source : Exclusif L’invité du mois : Pr Balou Bi Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’Université de Cocody. EventnewsTV1, 26 août 2013 [Vidéo]

Tuerie de la prison d’Abidjan : le FPI demande une enquête internationale

FRONT POPULAIRE IVOIRIEN
Déclaration
012/2013
Relativement au massacre de prisonniers à la MACA

Dans la nuit du 23 au 24 Juillet 2013, une rixe entre les gardes pénitentiaires et un détenu de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), a déclenché une offensive des FRCI contre les prisonniers en panique, bilan : 3 morts selon les décomptes officiels et au moins 50 morts selon les prisonniers qui ont contribué à ramasser les corps et plusieurs blessés graves dont deux, dans un état très préoccupant.

LES FAITS

Des prétextes à la réalité, plusieurs versions ont circulé pour expliquer cette nième barbarie du pouvoir Ouattara contre ses propres citoyens.

A l’origine, un détenu du nom de Yacou le Chinois qui refuse d’être transféré dans une prison autre que la MACA. Pour faire barrage à ce transfert, il active son puissant réseau de malfaisants qu’il entretien et ces derniers ameutent les prisonniers en ouvrant les portes d’accès aux bâtiments de la prison. Les prisonniers en panique, se ruent dans la cour et trouvent en face d’eux les FRCI qui tirent sans sommation sur la foule en panique. Le vrai bilan reste à ce jour à déterminer.

LES PRETEXTES

Le premier prétexte utilisé pour justifier l’intervention des FRCI est que la foule en panique était armée. Ce premier prétexte était très grossier et surréaliste car après une fouille minutieuse des chambres des prisonniers, aucune arme n’a été découverte. Cela est tout simplement impossible car un prisonnier, avant d’être admis à la MACA est presque nu et subit une fouille corporelle en règle.

Le deuxième prétexte, celui de la tentative d’évasion a été retenu pour justifier le massacre. Qui voulait s’évader, le détenu Yacou ou tous les prisonniers? La seule personne qui avait des raisons connues de tous de s’évader selon toute vraisemblance est le caïd Yacou. Le sachant pourquoi massacrer les prisonniers en panique et épargner celui-là même qui est à la base de la panique qui, de surcroit est un FRCI « incarcéré » ayant la liberté d’aller et venir au vu et au su de tout le monde ?

ANALYSE

Pour le Front Populaire Ivoirien, ce cas n’est pas isolé, c’est un élément d’une série macabre qui rythme quotidiennement la vie des ivoiriens. A chaque instant des FRCI surarmés avec l’appui de mercenaires installés dans des plantations, des villages, des prisons, ont pour mission officielle ou officieuse d’assurer la sécurité en lieu et place de la police et de la gendarmerie désarmée.

Des faits divers sont montés en épingle avec divers prétextes pour faire massacrer des populations désarmées. De Nahibly, à Angovia en passant par les occupations de terres par les mercenaires de M. Ouattara à l’Ouest, au Nord, au Centre, à l’Est et au Sud, les mêmes scenarios, les mêmes acteurs, les mêmes victimes. Le régime de M. Ouattara est incontestablement et obstinément en guerre ouverte contre la paisible population ivoirienne.

Revendiquer sa terre occupée par un mercenaire, revendiquer la sécurité des plantations pillées par des bandes armées, revendiquer ses droits sur ses richesses et ses biens sont des appels lancés aux FRCI et aux mercenaires du régime pour une opération programmée de massacre. Les prisons dans les quelles sont enfermés les prisonniers politiques du régime, considérés comme des obstacles majeurs à cette politique d’horreur, constituent la cible privilégiée et visible de cette série macabre avec le même scénario.

Pendant que les ivoiriens sont massacrés, emprisonnés et contraints à l’exil, le régime de M. Ouattara dont la mission régalienne est d’assurer la sécurité des personnes et des biens en Côte d’ivoire, organise leur insécurité physique et juridique en multipliant délibérément et impunément les actes de violations constantes des droits humains. Bien au contraire, le régime se préoccupe beaucoup plus de la sécurité juridique, physique et économique des supposés apatrides en leur distribuant des armes et des terres.

Sous le regard complice de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme, la Côte d’Ivoire est en train d’être poussée vers une poudrière antinationale insoutenable et une désintégration sociale à terme.

NOS PROPOSITIONS

Pour mettre fin à ce scénario macabre le FPI demande :

1-Une commission d’enquête internationale sur les massacres de la MACA pour identifier les vraies causes, les vraies circonstances et le vrai chiffre sur les victimes. Les ivoiriens ne croient plus aux prétextes et aux chiffres de victimes souvent annoncés avant le décompte pour servir d’écran de fumé[e] aux inten[t]ions génocidaires du régime.

2-la libération de tous les prisonniers politiques.

3-Le cantonnement immédiat des FRCI et des Dozos. A moins que le régime Ouattara n’[ait] déclaré implicitement la guerre à «ses propres concitoyens », la place des forces armées en période de paix est dans les casernes et pendant cette période, la sécurité des biens et des personnes est assurée par des policiers et des gendarmes qui sont formés à propos. Continuer de contrôler de façon ostentatoire les citoyens ou à assurer au quotidien leur sécurité avec des armes de guerre relève tout simplement d’un Etat de guerre.

Le FPI demande, en tout état de cause, à tous les démocrates et à tous ceux qui ont un intérêt certain dans le développement d’une nation unie, solidaire et prospère en côte d’Ivoire, de donner de leur voix à celle des victimes pour que justice soit faite.

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr. KODJO Richard

Fait à Abidjan, le 1er août 2013

(Source : Blog d’Alain Doh Bi, 2 août 2013)

Côte d’Ivoire : le nouveau rapport d’Amnesty International sur l’attaque du camp de Nahibly le 20 juillet 2012

COTE D’IVOIRE : « C’EST COMME SI RIEN NE S’ETAIT PASSE ICI »
Un an après l’attaque du camp de Nahibly, la Justice se fait toujours attendre
Rapport du 29 juillet 2013

« La nature repousse, comme si rien ne s’était passé ici »

Défenseur ivoirien des droits humains

INTRODUCTION

Il y a un an, le 20 juillet 2012, une foule importante composée de membres de la population locale, de Dozos (une milice de chasseurs traditionnels soutenue par l’État) et d’éléments de l’armée ivoirienne ont attaqué et détruit le camp de personnes déplacées de Nahibly situé près de la ville de Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ce camp abritait à l’époque quelque 2 500 personnes. Les militaires et policiers des Nations unies présents sur les lieux n’ont pas mis un terme à cette attaque. Les responsables politiques et militaires locaux présents pendant l’attaque n’ont rien fait pour l’empêcher, ni pour protéger les personnes déplacées qui ont, pour certaines, été battues et tuées. Au contraire, des membres des forces armées, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ont arrêté des dizaines de personnes qui tentaient de fuir le camp ; un grand nombre d’entre elles ont été victimes de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires.

L’attaque contre le camp de Nahibly soulève les mêmes sujets de préoccupations que ceux relatifs à l’attaque généralisée et systématique lancée contre une population civile dans la région de Duékoué, en mars et avril 2011. Dans les deux cas, des membres des FRCI et des Dozos ont attaqué un groupe de personnes appartenant à la communauté guérée, globalement accusée de soutenir l’ancien président Laurent Gbagbo. Dans les deux cas, les militaires et les policiers de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), stationnés sur place et dans les environs, n’ont pas protégé les personnes ciblées par l’attaque. De même, les autorités ivoiriennes n’ont, dans aucun de ces deux cas, pris d’action immédiate pour relever de leurs fonctions les militaires suspectés d’être impliqués dans ces attaques, ni pour mettre fin au rôle joué de facto par les Dozos en matière de maintien de l’ordre et de la sécurité. Enfin, dans ces deux cas, quasiment aucun progrès n’a été enregistré en matière d’obligation de rendre des comptes et ce, malgré l’ouverture d’une enquête. En effet, même si l’enquête sur l’attaque de Nahibly a connu quelques avancées positives ces derniers mois, telles que l’exhumation des corps d’un puits de Duékoué en octobre 2012 (suite à de fortes pressions de la part des proches des victimes et de militants locaux des droits humains) et l’audition de plusieurs proches des victimes par les autorités judiciaires, l’impunité sévit toujours, laissant les victimes et leurs familles sans aucune possibilité de connaître la vérité ni d’obtenir réparation.

Face à ce climat d’impunité profondément ancrée, Amnesty International a appelé, dans un document publié en février 2013, à l’établissement d’une commission internationale d’enquête sur les violations et atteintes aux droits humains commises à Nahibly. Les autorités ivoiriennes ont rejeté cette recommandation affirmant que la justice nationale avait la capacité et la volonté de faire la lumière sur ces événements et de fournir une réparation aux victimes. Cependant, force est de constater que, cinq mois plus tard, aucun signe tangible ne vient indiquer que cela est le cas.

Dans le présent document, qui marque le premier anniversaire de l’attaque contre le camp de Nahibly, Amnesty International appelle à nouveau le président Alassane Ouattara à tenir ses promesses, faites à plusieurs reprises, de lutter contre l’impunité et d’assurer justice, vérité et réparation à toutes les victimes de la crise post-électorale.

En veillant à ce qu’une enquête exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sans délai sur l’attaque de Nahibly, conformément au droit et aux normes internationaux, le gouvernement ivoirien a l’opportunité de démontrer sa bonne foi et de démontrer sa volonté et sa capacité de faire la lumière sur toutes les violations des droits humains commises dans le pays durant la dernière décennie. Il ne s’agit pas seulement de rendre justice aux victimes de violations passées. Une telle enquête constitue également un élément clé pour empêcher de nouvelles violations et atteintes graves aux droits humains. En effet, Amnesty International s’inquiète du risque réel que de telles violations se reproduisent dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, compte tenu de la longue tradition d’impunité, de l’insécurité persistante, de l’hostilité omniprésente à l’égard de groupes perçus comme étant comme des partisans de Laurent Gbagbo et du rôle répressif joué par les Dozos avec l’accord tacite des autorités ivoiriennes.

Lire le rapport complet :
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR31/009/2013/fr
ou :
Rapport Amnesty 20130729

Commémoration du massacre de Nahibly

Il y a un an, le 20 juillet 2012, les réfugiés internes Wê du camp de Nahibly, près de Duékoué, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, étaient massacrés par des FRCI, des Dozos et autres individus en armes.
A l’occasion de cette commémoration, voici le texte de l’intervention de Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI, lors de la Conférence de presse du 25 juillet 2012, publié sur le Blog d’Alain Doh Bi :
Conférence de presse du FPI: Déclaration intégrale d’AKOUN Laurent. 25 juillet 2012.
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2012/07/25/conference-de-presse-du-fpi-integralite-de-la-declaration-d.html

Lire et voir 2013-07

Il y a un an, le 20 juillet 2012, les réfugiés internes Wê du camp de Nahibly, près de Duékoué, étaient massacrés par des FRCI, des Dozos et d’autres individus en armes.
A l’occasion de cette commémoration, voici le texte de l’intervention de Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI, lors de la Conférence de presse du 25 juillet 2012 :
Conférence de presse du FPI: Déclaration intégrale d’AKOUN Laurent. 25 juillet 2012. In : Blog de Alain Doh BI
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2012/07/25/conference-de-presse-du-fpi-integralite-de-la-declaration-d.html

Abou Cissé, l’oncle d’Alassane Ouattara : « Le Nord en a assez de la propagande d’Alassane ». Interview réalisée par Armand Bohui. In « Notre Voie », n° 4470, 17 juillet 2013.
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52959

Quand Alassane Ouattara voudrait que le Front populaire ivoirien « demande pardon » :
Rébellion, présidentielle, privatisation… Pardon, Monsieur le Président ! Armand Bohui. In « Notre Voie » n° 4467 des 13-14 juillet 2013.
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/130713/la-demande-de-pardon-des-ivoiriens-ouattara
et :
http://www.notrevoie.com/archives/apres_juillet_2010/a_la_une.asp?id=52863&issue=4467

Côte d’Ivoire : Gouvernement de schizophrènes ou la nécessité d’une révolution ivoirienne. Nick De Bessou (Président du Forum pour la Démocratie et la Résolution des crises). 9 juillet 2013.
In : Abidjandirect.net
http://abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=8349

Affaire Gbagbo : du respect du droit. Bernard Houdin (Conseiller Spécial du président Gbagbo, Représentant du Porte-parole pour l’Europe et l’Amérique). 8 juillet 2013. In : Le blog de Nicoleg, 9 juillet 2013.
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/090713/affaire-gbagbo-du-respect-du-droit-par-bernard-houdin

Réponse à : « Ouattara rattrape la misère de Gbagbo » : La rébellion, la vraie cause de la misère du nord. Jean Khalil Sella. In : Notre Voie, 8 juillet 2013.
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52750 

Dans certaines circonstances, le silence peut être synonyme de lâcheté et de complicité avec l’iniquité. Romuald Aboké Isidore. In : Regards croisés, 3 juillet 2013.
http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/07/02/dans-certaines-circonstances-le-silence-peut-etre-synonyme-d.html

Comment fonctionne la Cour Pénale Internationale :
Selon Le Monde, des intermédiaires de la CPI promettent aux témoins qu’ils iront « au pays des Blancs ». Philippe Brou. In : Nouveaucourrier.net, 2 juillet 2013. [En ligne].
http://nouveaucourrier.net/selon-le-monde-des-intermediaires-de-la-cpi-promettent-aux-temoins-quils-iront-au-pays-des-blancs/

Rapport d’Human Rights Watch du 01/07/2013 :
Côte d’Ivoire : Actes d’extorsion commis par les forces de sécurité : De lourdes conséquences sur la santé et les moyens de subsistance dans l’ouest du pays. Human Rights Watch, 1er juillet 2013. [En ligne].
http://www.hrw.org/fr/news/2013/07/01/cote-d-ivoire-actes-d-extorsion-commis-par-les-forces-de-securite

Renforcement de la solidarité internationale avec l’opposition ivoirienne contre la folie destructrice du régime de Ouattara

Le FPI « condamne avec force l’enlèvement de Koua Justin par l’Etat-RDR »

Déclaration
006/2013
Relativement à l’enlèvement du Secrétaire National de la JFPI, KOUA Justin

Le vendredi 7 juin 2013 à 17h30, le camarade KOUA Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI, a été enlevé, alors qu’il se trouvait au siège de son Parti sis à Cocody-Attoban, par le CCDO, qui l’a détenu 48h durant dans un lieu secret, avant de le présenter à un juge qui l’a inculpé « d’atteinte à la sureté de l’Etat, offense au chef de l’Etat, trouble à l’ordre public et participation à bande armée » et l’a placé sous mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), le mardi 10 juin 2013.

Les circonstances de cet enlèvement crapuleux rappellent la brutalité et l’illégalité des procédures ayant jusqu’ici accompagné le kidnapping de centaines de partisans du président Laurent Gbagbo dont les plus courantes sont :

– La violation de domicile,

– L’absence de mandat judiciaire,

– Les exactions contre des innocents et l’extorsion de biens personnels… et, en l’occurrence, le vol des clés du Cabinet du président MIAKA Ouretto, confirmant ainsi la barbarie et l’intolérance idéologique du régime en place. (suite…)